Retrouvez l'historique de toutes nos comm's sur ce blog ! (menu en bas à droite)

vendredi 2 septembre 2022

Loi Pouvoir d'achat - à revoir !

 LOI POUVOIR D'ACHAT

Des mesures contrastées !

Le Parlement vient d’adopter le projet de loi « portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat » et le projet de loi de finances rectificative.

Ces deux textes devaient répondre à l’envolée de l’inflation, qui pèse sur de nombreux Français, en particulier les plus fragiles. S’ils contiennent des mesures attendues pour améliorer le pouvoir d’achat, la CFDT regrette des choix qui ne stimulent pas assez les politiques salariales des entreprises et qui ne prennent pas en compte l’évolution du travail.

La CFDT salue le relèvement des minimas sociaux, le plafonnement des hausses de loyer et la mise en place d’une prime de rentrée pour les bénéficiaires de minimas sociaux ou de la prime d’activité. Ce sont des mesures d’urgence qui vont apporter rapidement du pouvoir d’achat aux Français. La réduction de 3 mois à 45 jours pour l’ouverture de négociations salariales de branches lorsque les minimas conventionnels sont inférieurs au SMIC est aussi une bonne nouvelle. Mais la CFDT regrette que toute conditionnalité des aides publiques aux entreprises ait été rejetée.

De plus, certaines mesures vont à l’inverse avoir des conséquences négatives pour les travailleurs. Ainsi, pérenniser et tripler la « prime de pouvoir d’achat » revient à inciter à substituer des primes à des augmentation salariales, qui, elles, ouvrent des droits futurs aux travailleurs – en termes d’assurance-chômage, de retraite, etc. Là où il aurait fallu être créatif, et développer par exemple les dispositifs d’intéressement et de participation, le Parlement sert de vieilles recettes avec la monétisation des RTT.

L’enjeu fondamental de la juste répartition de la richesse créée dans l’entreprise est également absent de ces textes, tout comme la question de la solidarité fiscale, avec le rejet de la contribution exceptionnelle des plus hauts revenus.

À nouveau, la CFDT interroge ces choix, ainsi que celui de la diminution des cotisations patronales et la défiscalisation des heures supplémentaires, qui vont peser sur les ressources de l’État et nos capacités de financement de la protection sociale.

La CFDT continuera de porter ses revendications, sur les rémunérations, la fiscalité, le logement et l’énergie, pour répondre aux préoccupations des travailleurs. La période que nous vivons et les défis, écologiques et sociaux, auxquels nous faisons face, nous appellent à changer nos logiciels de pensée pour passer enfin du pouvoir d’achat au pouvoir de vivre. 

Découvrez le pacte du pouvoir de vivre ! :
https://drive.google.com/file/d/11jgJvsbIRP2Cy5uS99j76zVLTECCJUtE/view?usp=sharing

 



jeudi 1 septembre 2022

Sopra Steria Group SA ne paye pas d'impôts en France, mais en reçoit! Malgré ses excellents résultats et ses millions de dividendes versés... et ce n'est pas prêt de changer !

 Encore une nouvelle acquisition pour SSG, CS Group, qui va permettre encore de ne pas payer d'impôts pendant des années ! 

En effet, CS a 364 Millions € de déficit d'impôts reportables.

=> Sopra Steria Group SA ne paye pas d'impôts en France depuis déjà longtemps grâce aux déficits reportables de Steria, récupérés lors de la fusion. 

Cela recommence avec CS Group, autant dire que Sopra Steria Group n'est pas prêt de payer des impôts en France !


Ces déficits ont peut-être eu lieu il y a des années. Mais ces déficits étant reportables, ils sont déclarés par petits morceaux chaque année à l'État, juste ce qu'il faut pour ne pas avoir à payer d'impôts !

Et ils sont "reportables" donc cela dure des années...

Sans oublier que ces acquisitions éloignent la possibilité de recevoir une participation pour les salariés....

Et voilà comment on peut verser près de 66 Millions d'€ à quelques actionnaires,
sans verser d'impôt à l'Etat
ni aucune participation aux salariés!

Au contraire, SSG reçoit du Crédit Impôt Recherche chaque année pour plusieurs millions d'€ !


Quelques chiffres : Résultats 2021 = 156,9Millions d'€ soit 9,1% du CA

66 Millions de dividendes versés au titre de 2021

et 16 Millions d'€ de Crédit Impôt Recherche (CIR) reçus par SSG en 2021! 

(Depuis 2015, le CIR reçu atteint 100 Millions d'€!)



mercredi 31 août 2022

Votre bureau est-il suffisamment aéré? L'outil pour calculer !

Fin juin 2022 la direction SSG nous remontait ENFIN les premières mesures (inquiétantes) des mesureurs de CO2 sur les sites SSG non équipés de CTA. 

Par exemple :

Albi, 2 personnes avec la clim en marche dans une salle de réunion, on atteint 1195 ppm CO2 !
Rennes Antipolis, 8 personnes en 114/115, climatisation, 1136 ppm CO2.
Rennes Antipolis, dans un open space, alors qu’il y a une faible occupation, 856ppm puis 836 ppm, puis 854 ppm. Quand il n’y a plus que 2 personnes dans l’open space, on atteint quand même 910 ppm, avant de redescendre à 755 ppm après plus de 30 min, fenêtres ouvertes.
Rennes CdB, 1029 ppm CO2 en salle 003. Dès qu’il y a plus de 3 personnes dans la salle, on dépasse les 885, 4 personnes 977, …
Toulon, dans le bureau de l’assistante, 804 ppm, dans la salle de réunion 807ppm, Dans le bureau site sûr 1497 ppm ! Tous ces espaces sans fenêtre…
Tours : RAS, excepté bureau 1206 où on note 1704 ppm.
Vannes : 820ppm en salle Vénétis, entre 727 et 814 en salle 111…

Rien au CSE de fin juillet 2022, ni actions tirées des mesures passées, ni nouvelles mesures… 

Nous vous conseillons l’excellent outil de l’INRS pour estimer la quantité de ppm dans l’air en fonction du temps dans une pièce aérée ou non, selon le nombre d’occupants. https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=outil97    


Rappel : Les instructions de l'INRS et de l'état sont de ne pas dépasser le seuil de 800 ppm. Hors Covid, le seuil passe à 1000ppm. Mais même celui-ci est dépassé à l'heure actuelle sur certains sites SSG !

Très instructif ! où l’on apprend que les sites non aérés avec des fenêtre ouvrant à 9 cm ne peuvent pas permettre de descendre le taux de CO2, même en maintenant la fenêtre ouverte en permanence ! 

Cela confirme les remarques de vos élus CFDT sur l'irréalisme des instructions de la direction d’ouvrir 10 min par heure…



lundi 29 août 2022

Message de la CFDT CS Group : ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION À L’USAGE DES DIRIGEANTS ACTUELS ET/OU FUTURS

Message de la CFDT CS Group, dont la société va être rachetée par Sopra Steria : à méditer !

ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION À L’USAGE DES DIRIGEANTS ACTUELS ET/OU FUTURS
 

1er trimestre 2022 : 550 000 salariés ont démissionné, du jamais vu
 

En France, au premier trimestre 2022, environ 550 000 salariés, hors ruptures conventionnelles, ont démissionné. Ce phénomène s’observe aussi dans nos entreprises.

Le système est à bout de souffle. Les communications d’entreprise vides de sens et sans rapport avec la réalité du travail, n’arrivent plus à duper personne.

Ceci est une opportunité : les directions qui veulent attirer des salariés devront proposer des conditions de travail (matérielles et sociales) dignes et respectueuses du travail.

 

Si l’organisation du travail imposée ne donne pas satisfaction, les salariés peuvent aller voir ailleurs pour avoir mieux…et ils seraient bien bêtes de s’en priver


 

Respect du travail des salariés

Dans la situation actuelle, la survie des entreprises passe par leur capacité à recruter et garder son personnel.  Pour cela, une seule solution : mettre en place une organisation centrée sur la question du travail.


Dès lors, nous pourrions conseiller aux dirigeants actuels et/ou futurs :

  • d’arrêter leur communication insipide et creuse ayant pour vocation d’emballer du vide et de la coercition. Il n’y a pas pire répulsif que l’impression d’être pris pour un imbécile. Stop au baratin. Les salariés n’ont que faire de l’agilité, de la proactivité, de la marque employeur, des territoires / villages de flex-office et autres bureaux dynamiques…
  • d’arrêter de dégrader les conditions de travail : densification des bureaux, matériel obsolète, flex-office, généralisation contrainte du télétravail, dégradation des salaires du fait de l’inflation, etc...
  • d’arrêter de casser les collectifs de travail qui ont développé un savoir-faire pour travailler ensemble car c’est dans ces relations informelles que se niche le plaisir de travailler,
  • d’arrêter la prétention d’ « apprendre » aux équipes comment travailler (alors même que ces « élites »  ne connaissent pas le travail que nous effectuons).

En revanche, nous pourrions leur conseiller :

  • une communication d’entreprise centrée sur le travail réel,
  • une amélioration des conditions matérielles de travail,
  • une prise en compte, en priorité, de la richesse des collectifs de travail qui n’ont pas besoin des directions pour apprendre à travailler et avoir du plaisir à le faire.

C’est à ces conditions que les entreprises pourront attirer et fidéliser les salariés

 
Rachat par SOPRA : les fusions sont toujours synonymes de casse sociale
 

La réalisation du projet de rachat de CS-Group par Sopra entre pleinement dans ce cadre. Partout l’expérience a montré que ces fusions-acquisitions provoquent une casse sociale importante avec :

  • l’hémorragie des effectifs allant jusqu’à mettre en danger le travail à réaliser,
  • la casse des collectifs de travail ayant, au fil des projets, développé la capacité à travailler ensemble de façon efficiente (richesse inestimable).
  • un cortège interminable de salariés mis à l’écart, laissés pour compte, en arrêt maladie, en dépression, etc..

Avec le rachat de CS-Group par Sopra, deux possibilités incompatibles existent :

  • maintenir les équipes de travail et les collectifs de salariés sans les déstructurer
  • ou détruire la structure de CS-Group avec pour conséquence l’hémorragie des effectifs et une casse sociale importante.

Le maintien d’une structure juridiquement autonome permettra à la direction de Sopra de limiter l’hémorragie de salariés et la casse sociale. Nous demandons à la direction de CS-Group et de Sopra d’œuvrer en ce sens.

vendredi 26 août 2022

Intéressement 2022 SSG, SBS, I2S et HR : 1020€ brut maximum par salarié !

La participation, pour laquelle la direction refuse de signer un accord, sera par contre encore à 0€ pour la plupart des salariés…

Pour rappel, les résultats du groupe 2021 sont très très bons !!!

Le plus haut Chiffre d'Affaire jamais enregistré (4,531 Milliards d' €)!
Le Taux de marge opérationnelle d’activité, a augmenté de plus d’un point = 8,1 % soit le 2ème plus haut taux de marge depuis 2016!!!
La trésorerie est supérieur à 250 M€ (objectif annoncé = « entre 150 M€ et 200 M€ ») Un niveau JAMAIS atteint par le groupe.

L’accord prévoit qu’à 8% de ROA l’intéressement est de 1000€, donc à 8,1 %, nous avons 1020€ brut par salarié présent toute l’année 2021.

Un sur-intéressement, s’ajoutant à l’intéressement, peut être décidé au niveau du Conseil d’Administration. Selon la loi (L3314-10) le supplément d’intéressement (ou sur-intéressement) doit être distribué de la même façon que l’intéressement selon l’accord en place. Si sur-intéressement il y a, la direction se doit donc de procéder de la même façon, en fonction du temps de présence uniquement, et en ne distinguant pas temps partiel et temps plein. J

L’intéressement -> Détails :
Cela fait donc, en enlevant la CSG CRDS 9,2%+0,5% = 9,7%. Pour 1020 € brut => 1020-9,7%= 
921, 06€ net maximum pour une année 2021 de présence complète.

En réalité, l’expérience nous montre que les salariés ne touchent en moyenne que 80% de cette somme (absence, arrivée et départ en cours d’année…). L’intéressement réel est donc plutôt de 764€ en moyenne.

Pour qui ?
Pour tous les salariés de Sopra Steria Group, SBS, I2S, Sopra HR, ayant une ancienneté d’au moins 3 mois (tous contrats compris CDD, …) au 31/12/2021 ou à la date de départ en cas de rupture de contrat en 2021.
(Les mandataires sociaux non titulaires d’un contrat de travail n’ont pas le droit à cette prime, mais cela ne retire personne, car les DG et autres ont tous un contrat de travail chez SSG...)

Combien ?
Le calcul de la prime d’intéressement se fait seulement au prorata du temps de présence sur l’année 2021.
Les salariés à temps partiel ont le même montant d’intéressement que ceux à temps plein !
Ceci est un héritage des accords passés, négociés par la CFDT 😊

Sont donc déduites du temps de présence toutes les absences sauf : Accident de travail, accident de trajet, maladies professionnelles ; Maladies garantie (90 jours par année glissante) ; Congés maternité ou adoption ; Congés paternité ; Jours fériés ; Congés payés (principal, d’ancienneté…) ; Formation professionnelle ; Congés pour événements familiaux (mariage, naissance, décès, enfants malades…) ; Repos compensateur ; congés pour projet de transition professionnelle, congés de VAE.

Sont donc déduites : les arrivées/départs en cours d’année, les congés sabbatiques, les congés parentaux, les sans soldes,…

Comment ?
Cette prime doit être versée au plus tard le 31/05/2022.
ATTENTION, par défaut la prime d’intéressement est versée et bloquée sur le PEE, mais vous pouvez choisir de vous le faire verser. PENSEZ À CHOISIR LE PAIEMENT si vous le voulez, sinon l’intéressement sera bloqué sur le PEE !

----------------------------------------------------------------

Afin de nous permettre de continuer à vous informer, conseiller et défendre,
VOTEZ CFDT aux prochaines élections (fin 2023) !

jeudi 25 août 2022

Tous ensemble pour un meilleur partage de la richesse !

 


 
COMMUNIQUE INTERSYNDICAL

"La préservation du pouvoir d’achat nécessite
un meilleur partage de la richesse

A l’heure où les conflits sociaux se multiplient pour obtenir des revalorisations salariales légitimes au moins à la hauteur du taux d’inflation, la question du pouvoir d’achat est centrale pour les travailleurs et travailleuses. Alors que les débats commencent à l’Assemblée nationale sur cet enjeu prioritaire, nos organisations respectives réaffirment ensemble que le sujet relève également des politiques salariales dans les branches, les entreprises et la Fonction publique. Parce qu’elles considèrent que le salaire relève du partage des richesses, les organisations syndicales et de jeunesse sont unanimes sur le fait que le sujet prioritaire doit être l’augmentation des salaires, des retraites et pensions, des minimas sociaux et des bourses d’études.

Une succession de mesures ponctuelles et majoritairement financées par l’Etat ne peut constituer un ensemble suffisant pour répondre à l’urgence. Réduire les inégalités, notamment entre les femmes et les hommes, exige avant tout des mesures visant à une meilleure répartition des richesses au profit des salariés. Le salaire doit demeurer la base d’un partage des richesses rééquilibré en faveur des salariés. La prise en charge de mesures de pouvoir d’achat est aussi de la responsabilité des employeurs privés comme publics.

Les organisations syndicales et de jeunesse réaffirment que le SMIC doit demeurer un salaire d’embauche et qu’il ne peut pas être une trappe à bas salaires maintenant les salariés au SMIC toute leur carrière professionnelle.

La conditionnalité des aides aux entreprises est aujourd’hui un impératif. Elle doit permettre aux branches professionnelles et aux entreprises de mener des politiques plus concrètes en matière sociale et environnementale, notamment par le dialogue social. Le futur débat parlementaire doit permettre d’avancer notamment sur cette conditionnalité des aides aux entreprises qui ne jouent pas le jeu en matière salariale.

Les organisations syndicales et de jeunesse rappellent que ces exonérations et allègements de cotisations mettent à mal notre système de protection sociale collective.

Nos organisations conviennent de se réunir à nouveau début septembre afin de poursuivre leurs échanges.

Paris, le 12 juillet 2022"



vendredi 19 août 2022

ET VOUS, OÙ EN EST VOTRE SALAIRE ?

Contactez-nous, dscfdtsoprasteria@gmail.com

Vos élus CFDT ont créé un outil afin de déterminer votre positionnement salarial !

Il suffit d’un rendez-vous pour obtenir votre comparatif par rapport aux autres salariés de votre société (SSG, SBS, I2S, SHRS) de même profil, classification, avec l’âge, l’ancienneté, etc.
Et ainsi avoir des chiffres et vous défendre pour les prochains CRH !