Retrouvez l'historique de toutes nos comm's sur ce blog ! (menu en bas à droite)

Affichage des articles dont le libellé est Actualités. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Actualités. Afficher tous les articles

lundi 8 juin 2026

641 798 raisons de croire en la force du collectif CFDT


Derrière un chiffre, des personnes et des convictions

641 798. Voici le nombre officiel d’adhérentes et d’adhérents à la CFDT en 2025. Un chiffre ? Non. 641 798 histoires.

Derrière ce nombre, il y a des collègues comme vous et moi. Des salariés qui, un jour, ont décidé de ne plus rester seuls face à la pression, à l’injustice, ou simplement par solidarité. Parce qu’un collègue avait besoin de soutien. Parce qu’ils en avaient assez de subir sans réagir. Parce qu’ils ont compris que, ensemble, on va plus loin.

On nous caricature souvent : « Adhérer à un syndicat, c’est choisir un camp. » « Il faut être en colère H24. » « Il faut avoir un problème. » 

La réalité est bien plus simple.
La majorité des adhérents CFDT, ce sont des femmes et des hommes, qui tentent de tenir dans un monde du travail de plus en plus brutal, individualiste, épuisant. Et un jour, ils ont choisi de ne plus subir seuls.

Un syndicat en mouvement, ancré dans le réel

Chaque année, par transparence, la CFDT fait certifier son nombre d’adhérents par les commissaires aux comptes. Au 31 décembre 2025, nous étions 641 798.

Un chiffre en progression continue depuis quatre ans, avec une dynamique remarquable :

  • 52,4% de femmes parmi les adhérents,

  • Plus de 52 000 jeunes de moins de 35 ans qui rejoignent nos rangs.

Cette croissance, c’est la preuve que le syndicalisme CFDT répond aux attentes des salariés et des agents publics. Dans un contexte social tendu, nous apportons des solutions concrètes, parce que nous sommes présents sur le terrain, et ancrés dans les entreprises et les administrations.

Pourquoi la CFDT est-elle la première organisation syndicale de France ?

Parce que nous sommes indépendants. Indépendants de toute direction, de toute DRH, de tout manageur. Notre seule boussole, ce sont les valeurs de solidarité, de justice sociale et de dialogue.

Soutenir la CFDT, c’est choisir un syndicat qui :
 ✅ Écoute les salariés et défend leurs intérêts au quotidien,
 ✅ Agit pour améliorer les conditions de travail,
 ✅ Innove pour s’adapter aux défis de demain.

Et chez Sopra Steria ?

Chez Sopra Steria, comme ailleurs, la force du collectif fait la différence.

  • Vous subissez des pressions au travail ? Vous n’êtes pas seuls.

  • Vous constatez une injustice ? Agissons ensemble.

  • Vous voulez défendre un collègue ? La CFDT est à vos côtés.

Rejoignez-nous. Parce que chaque adhésion, c’est une voix de plus pour faire bouger les lignes. Parce que 641 798 adhérents, c’est 641 798 façons de rendre le travail plus humain.

Profitez de l'adhésion découverte :
2 mois pour faire connaissance

Du 1er juin au 30 septembre 2026, l’Adhésion découverte vous permet, de bénéficier jusqu'à 3 mois, des services et avantages des adhérents de la CFDT( le mois de l'adhésion + 2 mois) : votre première cotisation sera prélevée au terme du second mois après la date de votre adhésion.

Ce temps vous est offert pour découvrir notre organisation. Vous serez accompagné par les militants CFDT et aurez accès à tous nos services.

Au bout de ces trois mois :

  • vous souhaitez continuer à adhérer à la CFDT. Vous n’avez rien à faire de plus : Bienvenue à la CFDT ! Votre adhésion est officielle, et vous pouvez bénéficier, en plus, d’un accompagnement juridique et d’assurances.
  • vous avez changé d’avis ? C’est très simple : vous résiliez votre adhésion en ligne via le formulaire de contact de votre espace adhérent.

mercredi 11 mars 2026

Participation 2026 : une victoire historique de la CFDT après 13 ans d’attente

La persévérance syndicale de la CFDT porte ses fruits 

Pour la première fois depuis 13 ans, les salarié.es de SSG, percevront une participation. Cette avancée majeure est le fruit de l’engagement inlassable de la CFDT, qui a porté cette revendication avec détermination lors des négociations avec la direction.

Un principe fondamental défendu par la CFDT

Depuis des années, la CFDT martèle un message clair : quand l’entreprise prospère, les salariés qui construisent sa réussite doivent en être les premiers bénéficiaires. L’instauration d’un mécanisme de participation équitable était donc une demande légitime, et surtout attendue.

Une formule de calcul enfin appliquée

Grâce aux résultats 2025 de l’ensemble des salariés, la formule dérogatoire de calcul de la Réserve Spéciale de Participation (RSP) a enfin dégager un montant positif :

RSP = ½ × (B – 4C/100) × S/VA

  •  B (bénéfice net) : 83 millions d’euros
  •  C (capitaux propres) : supérieur à 1,5 milliard d’euros
  •  S/VA (masse salariale/valeur ajoutée) : environ 46 % Résultat : une RSP brute totale de 5 123 000 euros, qui sera répartie entre les salariés de SSG, selon les modalités prévues par l’accord. Cela donnerait une participation nette (-9,6% de CSG et CRDS) par personne d’environ 340€.

Un premier pas, mais pas une fin en soi.

Ce versement marque une étape importante, mais la CFDT ne s’arrêtera pas là.

Nos priorités restent inchangées :

Une redistribution plus juste des résultats de l’entreprise.

✅ Des dispositifs de participation et d’intéressement plus réguliers.

✅ Une reconnaissance tangible du travail quotidien des salariés.


Pour la CFDT, la création de richesse doit profiter durablement à celles et ceux qui la génèrent.

Nous restons mobilisés pour que cette dynamique se poursuive et s’amplifie.


Mais également l’intéressement prévu :
Résultats 2025 & Intéressement 2025 versé en 2026 : 1354€ par salarié ! Merci la CFDT :)

Retrouvez notre article sur la signature de cet accord :
Nouveauté Intéressement et Participation : Enfin ! Grâce à la CFDT !!

 

---------------

La CFDT, un syndicat national, est la seule à vous informer autant. Elle existe hors de l’entreprise, a de nombreux contacts et est implantée partout : Avoir la CFDT dans l’entreprise est indispensable ! Pensez-y aux prochaines élections ! Votez CFDT ! Et rejoignez notre équipe ! Donnez-nous les moyens de vous aider au quotidien !


jeudi 2 octobre 2025

Mobilisons-nous ! Aujourd'hui dans toute la France !

 



Découvrez ci-dessous quelques uns des lieux et horaires autour des sites du groupe Sopra Steria pour la mobilisation du 2 octobre 2025 : 

Auvergne-Rhone-Alpes 

Isère : 

  • Grenoble, départ du couloir gare Alsace Lorraine, à 14h

Loire : 

  • Roanne, centre universitaire, à 10h30

Puy de Dôme : Clermont Ferrand, place des carmes, à 10h

Rhône : 

  • Lyon, place Jean Macé, à 13h

  • Villefranche sur Saône, place de la Libération dite le "Promenoir", à 17h

Haute-Savoie : Annecy, paquier en face de Bonlieu, à 10h

Bourgogne-Franche-Comté : 

Côte d'Or : 

  • Dijon, place de la Libération, à 14h

Yonne : 

  • Auxerre, devant la préfecture, à 14h

  • Sens, devant la gare, à 10h

Bretagne : 

Finistère : 

  • Brest, Place de la Liberté, à 10h30,

Ille et Vilaine : 

  • Rennes, Place Charles de Gaulle, à 13h00

  • Saint-Malo, Sous-préfecture, à 11h00

  • Fougères, Esplanade des Chaussonières, à 17h30

  • Vitré, Place du Général de Gaulle, à 17h00

  • Redon, Place de Bretagne, à  17h00

Morbihan : 

  • Lorient, Rond point de la Base, à 10h30

  • Vannes, Rond point Intermarché et rond point Carrefour, à 10h30,

Centre Val de Loire : 

Indre et Loire : Tours, place de la liberté, à 14h

Loiret : 

  • Orléans, départ de la Cathédrale, à 10h30 
  • Gien, Place Jean Jaurès, à 10h
  • Montargis, Place du Pâtis, à 10h30
  • Beaugency, Place du Martroi, à 10h30

Grand-ESt : 

Meurthe et Moselle : Nancy, Place St Epvre, à 14h

Moselle : Metz, Place de la République, à 14h

Bas Rhin : Strasbourg, Place de la République, à 14h

Hauts-de-France : 

Nord : 

  • Lille, porte de Paris, à 14h40

  • Valenciennes, place d'Armes, à 10h

  • Dunkerque, place de la gare, à 14h30

  • Cambrai, lycée Paul Duez, à 10h30

  • Douai, place d'armes, à 10h

Oise : Beauvais, Avenue Jean Mermoz (préfecture,), RDV à 14h

Pas de Calais : 

  • Boulogne sur mer, bourse du travail, 6 rue d'Artois, 10h

Ile de France : Paris, place d'Italie, à 14h

Normandie :

Calvados : 

  • Caen – Place de la Gare 10h45

Seine-Maritime :

  • Rouen - Cours Clémenceau 10h

Nouvelle-Aquitaine : 

Gironde : 

  • Bordeaux, place de la Bourse, à 11h

  • Libourne, Hopital Robert Boulin, à 11h30

Occitanie : 

Aveyron : Rodez, le mail de Bourran, à 14h

Haute-Garonne : 

  • Toulouse, Saint Cyprien, à 14h

Hérault : 

  • Montpellier, place Albert 1er, à 10h30

  • Sète, mairie, à 10h30

  • Béziers, bourse du travail, à 10h30

Tarn : 

  • Albi, place du Vigan, à 14h

  • Castres, Place Soult, à 10h30

Tarn-et-Garonne : Montauban, esplanade des fontaines, à 11h

Pays de la Loire : 

Loire Atlantique :

  • Nantes, miroir d'eau, à 10h30

Maine et Loire : 

  • Angers, place Leclerc, à 14h

  • Segré, place du Port, à 10h

Sarthe : Le Mans, gare du Nord, à 13h30

Provence Alpes Cote d'Azur : 

Alpes Martimes : Nice, gare, avenue Thiers, à 10h

Bouches du Rhône : Marseille, vieux port, à 10h30

Tous les rassemblements ici : https://www.cfdt.fr/sinformer/toutes-les-actualites-par-dossiers-thematiques/2-octobre-tous-dans-la-rue-pour-defendre-le-monde-du-travail 

jeudi 28 août 2025

Budget 2026 : les travailleurs et les travailleuses ne se laisseront pas faire !


9 aout 2025

Budget 2026 : les travailleurs et les travailleuses ne se laisseront pas faire ! 


Alors que le chômage repart à la hausse dans une conjoncture économique déprimée. 

Au moment où une commission d’enquête sénatoriale met au jour le maquis des dispositifs permettant de transférer 211 milliards d’argent public vers les entreprises sans évaluation rigoureuse de leur efficacité, sans contrôle ni condition pour certains. 

En plein milieu de l’été, au moment où les françaises et les français tentent, pour ceux qui en ont encore les moyens, d’oublier un quotidien qui se dégrade, le gouvernement décide une nouvelle attaque en règle des droits des travailleurs et travailleuses. 

Sans rien écouter de l’avertissement unanime des organisations syndicales face à un projet de budget qui éreinte les travailleurs (malades, chômeurs ou retraités), et sans même prendre le temps de rencontrer toutes les organisations syndicales, la ministre du travail publie une lettre de cadrage pour la réforme de l’assurance chômage et un document d’orientation pour l’ouverture d’une négociation précisant les modalités de suppression de deux jours fériés. Une première étape, le gouvernement ayant annoncé sa volonté de réformer de nouveau le droit du travail à la rentrée, ouvrant ainsi « en même temps » grand les portes du musée des horreurs de la stigmatisation des demandeurs d’emploi et de la dérégulation du marché du travail. 

Les constats et propositions du gouvernement contenus dans les documents transmis affichent une volonté explicite de revenir sur 70 ans de luttes et d’acquis sociaux avec de nombreuses contrevérités. Le gouvernement prétend que la trajectoire budgétaire de l’assurance chômage s’est fortement dégradée depuis la loi de programmation des finances publiques pour 2023-2027. Or ces prévisions étaient fausses et même faussées comme le montraient celles de l’Unedic, de la Banque de France ou de la commission européenne. De plus, le gouvernement a agréé l’ANI du 14/11/2024 sans objection. 7 mois après, les prévisions économiques sont sensiblement identiques. Il n’y a donc aucune justification légale à exiger une nouvelle négociation sur l’assurance chômage. L’article L1 du Code du Travail s’inscrit dans une volonté, par la négociation, de maintenir un équilibre et une cohésion au sein de la société. Avec une négociation supprimant deux jours fériés, le projet du gouvernement vise exactement l’inverse. 

Les organisations syndicales regrettent profondément cette précipitation du gouvernement et avertissent solennellement que nous sommes à un tournant social et démocratique. Fortes des plus de 300 000 signatures sur la pétition stopbudgetbayrou.fr, elles se réuniront le 1er septembre pour examiner ensemble les moyens de réagir pour contrer ce nouvel accès de brutalité envers la société et le monde du travail.

ndlr : la réunion intersyndicale a été avancé à vendredi 29 août suite aux annonces de M Bayrou.

jeudi 14 août 2025

Signez la pétition contre le budget Bayrou ! Les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !

 

https://chng.it/7pJBFgCTFp

 Déjà 350 000 signatures!!! et vous?

plus d'explication ici : "Budget 2026 : les travailleurs et les travailleuses ne se laisseront pas faire !"  et sur la pétition.


Retrouvez aussi l'article Comment faire grève chez Sopra Steria?


"Budget : les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !

Le 15 juillet, le premier Ministre François Bayrou a présenté les axes d’un budget d’une brutalité sans précédent.

Après le mouvement social inédit de protestation contre la réforme des retraites, sans tenir compte des aspirations des travailleuses et travailleurs comme de l’évolution du monde du travail, le gouvernement nous annonce à nouveau une litanie de mesures là encore, brutales, injustes et inefficaces ! 

Citons la suppression de deux jours fériés, des coupes dans les services publics, la remise en cause du droit du travail, une énième réforme de l’assurance chômage, le gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires comme des contractuel·les, la désindexation des pensions de retraites, le doublement des franchises médicales, la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés… Le gouvernement a choisi de faire payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraité·es, les malades.

Or, face au sérieux des déficits publics, il existe des solutions qui intègrent les plus hauts revenus comme la contribution des entreprises.

Il est temps de reposer la question :

  • des entreprises qui continuent à percevoir chaque année 211 milliards d'euros d'aides publiques, sans transparence, ni évaluation, et surtout sans conditionner ces aides à l’atteinte de quelconques objectifs en matière d’emploi, de qualité de l’emploi, ni de respect d’ambitions sociales ou environnementales.
  • des dividendes records, surtout, en cas de licenciements ou délocalisations,
  • de la justice fiscale concernant les hauts revenus qui échappent à toute contribution réelle.

Et tout cela alors que des rapports récents montrent l’indécence de cette situation au vu de l’explosion des inégalités et du nombre dramatique de personnes basculant en dessous du seuil de pauvreté.

Le problème de la dette, c’est d’abord le manque de recettes. Il est temps d’accepter d’ouvrir la discussion sur la progressivité de la fiscalité, la contribution des hauts revenus ou des patrimoines, et la légitimité de l’optimisation fiscale !

Pas question que ce soient encore les travailleuses et travailleurs, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraité·es qui payent la facture, à la fois financièrement, mais aussi dans une flexibilité encore intensifiée !

L'ensemble des organisations syndicales appelle à refuser ce musée des horreurs, à défendre ensemble notre modèle social et la dignité au travail.

Ce que nous attendons, c'est un projet respectueux pour le Pays, porteur d’espoir et de justice.

Je signe cette pétition pour exiger l’abandon immédiat de ces mesures."

jeudi 27 mars 2025

La CFDT est opposée à l’application des sanctions contre les allocataires du RSA

N°13

27 MARS 2025


PROJET DE DECRETS SUR LA LOI POUR LE PLEIN EMPLOI 

La CFDT est opposée à l’application des sanctions contre les allocataires du RSA


Le gouvernement s’apprête à faire paraître les prochains décrets relatifs aux sanctions des allocataires du RSA dans le cadre du dispositif de « suspensions remobilisation » prévu par la Loi Plein Emploi. Ces sanctions pourront retenir de 30 à 100 % du montant de l'allocation si le contrat d’engagement n’est pas respecté.  

La CFDT dénonce avec force ces nouvelles sanctions pour plusieurs raisons. Tout d’abord, un minimum social ne devrait pas être conditionné, c’est avant tout un minimum vital. Ensuite, l’accompagnement social qui doit permettre de respecter ce contrat d’engagement est loin d’être garanti aujourd’hui par l’Etat. 

En effet, les moyens dédiés aux acteurs du réseau pour l’emploi ne sont clairement pas à la hauteur de la promesse faite par le gouvernement. La Loi de finances 2025 a diminué de 4 milliards le budget du Ministère du travail avec des conséquences directes pour les personnes les plus en difficulté et les professionnels qui les accompagnent. 

La CFDT demande que ne soient pas appliquées ces retenues financières visant les plus fragiles, en suspendant la parution du décret d’application. Priver ou réduire les ressources de personnes précaires n’a jamais fait une politique de l’emploi, ces mesures stigmatisantes et infantilisantes ne feront qu’augmenter le non-recours aux droits et la pauvreté.  

La CFDT soutient la pétition lancée par ATD Quart Monde : NON AUX SANCTIONS SUR LE RSA ! qui montre que sanctionner au lieu d’accompagner, c’est punir la pauvreté au lieu de la combattre. La pétition demande la non-publication du décret et la mise en place d’un accompagnement social digne, bienveillant et adapté aux aspirations et besoins des personnes en situation de pauvreté. 




mardi 15 octobre 2024

150 Millions sortis de Sopra Steria...pour engraisser les actionnaires !

Une nouvelle communication financière a été envoyée à tous les salariés le mercredi 02 octobre 2024.

Comme quoi tout va très bien dans le groupe puisque la direction gaspille 150 Millions d’euros pour racheter ses propres actions afin de les supprimer !!! 

Avec les 100 millions d'euros de dividendes versés cet été, ça fait juste 250 millions que la direction arrive à sortir de Sopra Steria en une seule année ! (sans oublier les dettes épongées de SBS et sa "vente" à Axway).

Les soi-disant difficultés économiques ont bon dos pour justifier : 

  • les Ruptures Conventionnelles (RC), 
  • les licenciements, 
  • les augmentations très faibles et très limitées en juillet 
  • et le peu d’augmentation en janvier ( moins de 3%) malgré les bons résultats 2023 !!

Tout ça pour …. engraisser les actionnaires* ! 

Bon cru pour eux que cette année 2024, ils ont déjà eu 52% des bénéfices de Sopra Steria qui leur ont été versés en dividendes et là, ça va être 150 Millions d'€ en plus !

En effet, on rachète les actions avec l’argent de l’entreprise, qui appartient en partie aux salariés, mais surtout la suite est déjà organisée !! 

La direction ne garde pas les actions achetées en auto-détention, ne les offre pas aux salariés, mais va purement et simplement les …. DETRUIRE ! 

Donc les actions restantes, qui appartiennent aux actionnaires, prennent encore plus de valeur !

Bref, un nouveau cadeau aux actionnaires alors qu’on explique aux salariés qu’il faut se serrer la ceinture, ne pas faire trop de frais de déplacements, et s’entasser dans des bureaux de plus en plus petits….


* Qui sont les actionnaires? Combien ont-ils gagnés ces dernières années ?

lundi 15 juillet 2024

PLAYLIST DE LA CFD'ETE 2024 ! 😎



La CFDT Sopra Steria vous partage sa Playlist de l'été ! 

Envoyez-nous un titre que vous souhaitez faire écouter à vos collègues !
Nous ajouterons vos sélections à la playlist CFD'été !
 😎

Bon courage à ceux qui travaillent encore
et bonnes vacances aux chanceux !



lundi 8 juillet 2024

ELECTIONS LÉGISLATIVES : UN SURSAUT RÉPUBLICAIN SALVATEUR, LA CFDT RESTE MOBILISÉE !




Au lendemain d’élections législatives de tous les dangers, la CFDT salue le sursaut démocratique qui a empêché l’extrême droite d’accéder au pouvoir. La CFDT est fière d’avoir contribué, par ses actions de terrain, par la mobilisation de milliers de ses militants, à repousser la terrible menace que représentent le Rassemblement national et ses alliés pour notre démocratie. Néanmoins, le nombre de députés d’extrême droite s’élève désormais à 143 sièges dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale sur 577. Leur score a presque doublé depuis 2022.

Le pire est évité mais le travail au service d’une société socialement plus juste et écologiquement plus durable doit s’intensifier. Ce coup de semonce a secoué toutes les forces de progrès, celles qui refusent le tri entre les citoyennes et les citoyens selon leurs origines, leur couleur de peau, leurs orientations sexuelles. La CFDT continuera de prendre sa part, avec détermination, aux côtés de tous ceux qui souhaitent agir pour l’intérêt de tous et pas seulement de quelques-uns, en écoutant les salariés et les agents de la fonction publique, en les associant davantage aux décisions qui les concernent, en exigeant que la dignité et le respect qu’ils réclament soient enfin reconnus. Nous devons tous tirer les leçons de cet épisode marquant de notre histoire.

La menace immédiate de l’extrême droite au pouvoir est écartée. Nous attendons avec attention, l’installation de l’Assemblée nationale, la désignation du futur Premier ministre, la nomination du gouvernement et le discours de politique générale.

Plus que jamais, la CFDT est résolue à faire entendre la voix des travailleuses et des travailleurs dans la construction des politiques à venir. Plus que jamais, le rôle des partenaires sociaux et de la société civile organisée pour apaiser les relations, écouter et répondre aux attentes des citoyens et des citoyennes sera primordial. Le futur gouvernement devra faire avec la CFDT. 


Publié le 08/07/2024

mercredi 26 juin 2024

L'EXTRÊME DROITE N'EST PAS UNE SOLUTION - SON HISTOIRE ET SES POSITIONS


 L'EXTRÊME DROITE N'EST PAS UNE SOLUTION - SON HISTOIRE ET SES POSITIONS

L’extrême droite porte un discours et un projet qui sont contraires à ceux de la CFDT, à ce que nous sommes et ce que nous faisons.

Engagée chaque jour pour les droits des travailleurs, la CFDT combat sans relâche l’extrême droite, qui va à l’encontre des intérêts des salarié·es, des agents et des agentes, des travailleurs et travailleuses indépendantes…

L’EXTRÊME DROITE CONSTITUE UN DANGER POUR NOTRE DÉMOCRATIE

L’extrême droite est un danger pour notre démocratie, comme le prouvent les gouvernements populistes dans le monde entier dès qu’ils sont au pouvoir (baisse des droits des travailleurs et travailleuses et des syndicalistes en Finlande, violence envers les syndicalistes et l’opposition en Italie…). Ce n’est pas un hasard si le RN prend régulièrement en exemple et soutient des dirigeants populistes et/ou d’extrême droite tels Vladimir Poutine, Viktor Orbán ou Giorgia Meloni.

Lorsque Marine Le Pen aborde la question démocratique, elle la réduit généralement à la question du droit de vote, à un rapport direct entre le président de la République et le « peuple », ne laissant aucune place aux corps intermédiaires, aux organisations de la société civile, qui sont tout autant le ciment de notre démocratie, à l’échelle des entreprises et des administrations, départementale, régionale…

L’arrivée de l’extrême droite au pouvoir nuira sans aucun doute à la capacité d’action des organisations syndicales et à la qualité du dialogue social que nous portons. En effet, le Rassemblement national a pour ambition d’abattre le système de représentativité issu de la loi de 2008. Ce système mesure le poids des organisations syndicales, en fonction des votes des travailleurs et des travailleuses et leur accorde le droit de négocier et signer des accords, en fonction de leurs résultats aux élections professionnelles. Cela participe de leur légitimité à agir et porter la voix des salarié.es et des agents et agentes des fonctions publiques. Pour le RN, il s’agit de permettre à quiconque de créer un « syndicat » indépendamment de l’obligation de respecter les règles républicaines.

Pour « revivifier le dialogue social » comme Marine Le Pen le déclarait sur les ondes le 12 avril 2022, l’ambition du RN est de faire émerger des syndicats « autonomes » dans les entreprises et d'interdire aux organisations jusqu’ici représentatives d’être actrices du dialogue social interprofessionnel ou de branches. Cela revient à supprimer les syndicats existants. La vision du travail par le RN est celle, commune à beaucoup de partis d’extrême droite dans l’histoire (sous le pouvoir mussolinien, dans l’Espagne franquiste et dans la France pétainiste) : à savoir un syndicalisme corporatiste, une notion de "collaboration de classes" entre patrons et ouvriers dans le cadre d’une société soi-disant sans conflits et surtout sans compromis, donc, sans dialogue social. Autrement dit, le patron décide, les syndicats valident.

En résumé, tout cela limiterait la liberté d’expression, la possibilité de donner son avis, de s’exprimer pour l’ensemble des citoyennes et des citoyens, des travailleurs et des travailleuses.

LE RASSEMBLEMENT NATIONAL ET SES RACINES NÉOFASCISTES

Derrière le discours lissé du Rassemblement national de ces dernières années se cachent une histoire et des actes lourds de sens. Le Front national a été créé en 1972, à l’initiative de jeunes néofascistes du mouvement Ordre nouveau, avec à sa tête Jean-Marie Le Pen. Nombre de militants et militantes anciens et actuels du Front national sont issus de groupuscules parfois ultraviolents d’extrême droite dont le GUD (Groupe Union Défense) ou l’association Génération identitaire (dissoute en 2021 en raison de ses actions violentes)…

Depuis l’arrivée de Marine Le Pen à sa tête, le Front national, devenu Rassemblement national en juin 2018, a entamé une démarche de « dédiabolisation », tout en conservant la flamme dans son logo – qui tire son origine du mouvement fasciste italien fondé par les partisans du dictateur Benito Mussolini, le MSI (Movimento Sociale Italiano).

Marine Le Pen s’inscrit dans la continuité du FN historique, auquel elle a adhéré en 1987. Un engagement qu’elle n’a jamais renié ni regretté publiquement.

Quant à Éric Zemmour, bien qu’il n’ait jamais adhéré au RN, son discours outrancier, raciste et haineux (il a été plusieurs fois condamné pour incitation à la haine raciale) ne laisse planer aucun doute sur l’extrémisme de son parti, Reconquête!.

Leur accession au pouvoir, l’élection de nombreux candidats et candidates de leur parti à l’Assemblée nationale entraîneront leur lot de violences racistes, antimusulmanes, antisémites, sexistes, homophobes, antisyndicales… L’agression homophobe qui a eu lieu à Paris au lendemain des résultats des élections européennes en est une triste illustration (lien vers un article de Libération sur le sujet)

L’EXTRÊME DROITE : LES ÉTRANGERS RESTENT LEUR BOUC ÉMISSAIRE

Pour l’extrême droite, l’immigration est à l’origine de tous les maux de notre pays. Elle fait un amalgame permanent entre immigration et insécurité, immigration et chômage, immigration et obscurantisme religieux – or aucune étude sérieuse ne valide de tels rapprochements. L’objectif de l’extrême droite est clair : empêcher les étrangers d’entrer en France, hors tourisme.

La CFDT – qui a toujours défendu les droits des travailleurs, qu’ils viennent d’Italie, de Pologne, d’Espagne, du Portugal, du Maghreb, du Vietnam, d’Afrique subsaharienne… –ne peut tolérer une telle vision. Si le propos n’est pas là de défendre les étrangères et étrangers au prisme de leur utilité pour notre société, n’oublions pas que, dans de nombreux secteurs (qualifiés d’essentiels durant la crise Covid…), une part importante de travailleurs et travailleuses est issue de l’immigration (dans la santé, les services, le nettoyage, la sécurité, la restauration…). Nous avons aussi un devoir de solidarité avec des personnes quittant des conditions de vie intenables dans leurs pays respectifs.

LA PRÉFÉRENCE NATIONALE, UNE IMPASSE

La préférence nationale est le coeur idéologique du Rassemblement national, et ce, depuis sa fondation. Concrètement, il s’agit d’attribuer préférentiellement aux Français des emplois, logements sociaux, allocations familiales, aides d’État. Cela signifie donc refuser des logements, des services de soins, des aides comme l’AME (aide médicale d’État) à des personnes qui, comme les autres, travaillent, cotisent, participent par leurs achats à l’économie nationale (la TVA s’applique à tous).

C’est l’application d’un principe de discrimination au sein de la population vivant sur le territoire national en fonction de son origine. Cela est contraire à l’article premier de la Constitution mais aussi à nos valeurs de syndicalistes, nous qui représentons des collectifs de travailleurs quelle que soit leur origine.

L’EXTRÊME DROITE : FAIBLE AVEC LES FORTS, DURE AVEC LES FAIBLES

Pour l’extrême droite, les minima sociaux et aides publiques pourraient être conditionnés afin de contrôler la vie des personnes en situation de précarité. Concrètement, ce serait supprimer ces aides si un enfant adopte un comportement jugé inadapté à l’école, par exemple. Une telle politique aurait des conséquences dramatiques pour les ménages concernés. Cela entraînerait une exclusion sociale et mettrait en danger parents et enfants, alors qu’un enfant sur quatre vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté en France. A contrario, les députés RN se

sont abstenus lors du vote à l’Assemblée nationale relatif au rétablissement de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) payé par les plus aisés.

L’EXTRÊME DROITE : UN ENNEMI POUR LA CAUSE DES FEMMES

Il suffit de regarder les votes des députés RN au Parlement européen pour avoir la preuve qu’ils ne sont en rien en faveur des femmes : ils se sont abstenus sur la lutte et la prévention des violences faites aux femmes ou encore concernant des mesures favorisant l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Au niveau national, ce n’est pas mieux : en 2023, ils ont voté contre une proposition de loi visant à renforcer l’accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publique.

L’EXTRÊME DROITE : UN LONG SOUTIEN À VLADIMIR POUTINE

Si les candidats d’extrême droite ont commencé à prendre leurs distances avec Poutine après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ils ont jusqu’alors justifié et même soutenu la politique antidémocratique de ce dictateur, qui n’aura eu de cesse de museler toute forme d’opposition. Mais leurs votes ne trompent pas : que ce soit à l’échelle nationale ou européenne, ils se sont abstenus lors du vote de mesures d’aide et de solidarité envers l’Ukraine.

L’EXTRÊME DROITE EST INCOMPATIBLE AVEC LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE JUSTE

Non, la transition écologique n’est pas punitive ! La pointer comme bouc émissaire, c’est regarder ailleurs et ne pas défendre notre pouvoir d’achat, notre santé et l’emploi.

Le RN oppose les sources d’énergie bas carbone entre elles (entre éolien et nucléaire par exemple). Pourtant, nous avons besoin de toutes les énergies bas-carbone, pour sortir totalement des énergies fossiles et défendre notre pouvoir d’achat. Les prix du gaz fossile, du charbon et du pétrole alimentent l’inflation et seuls les plus riches sont capables de payer leurs factures sans réduire leur qualité de vie. Aussi, le RN propose une baisse de la TVA sur l'électricité, le gaz, le fioul et les carburants, une mesure qui profitera... encore une fois aux plus riches qui sont les plus gros consommateurs.

Le RN critique l’interdiction de production de nouvelles voitures thermiques en s’appuyant sur la crainte des citoyennes et citoyennes concernant l’achat de voiture électrique. Mais nous avons besoin d’électrifier nos voitures pour réduire la pollution, défendre le climat et notre santé. La question n’est donc pas de revenir sur cette interdiction mais d’accompagner les foyers pour y accéder.

Le RN prétend défendre une alimentation de qualité accessible à tous mais dénonce le poids des normes environnementales agricoles. Notre monde se réchauffe, il est donc essentiel d’inciter et d’accompagner les agriculteurs et pêcheurs français à réduire leurs impacts environnementaux et à tenir compte de la biodiversité. Moins de pesticides, des fruits et légumes de saison, … cela permettra de garantir des revenus décents aux agriculteurs et l’accès à tous à une alimentation saine et locale.

Enfin, freiner la transition écologique, c’est priver les entreprises françaises d’opportunités de développement économique et d’emplois sur le territoire ; à l’instar des giga factories développées en Haut de France ou des activités de recyclage batterie en Haute Savoie. De plus, dans toutes ces transformations écologiques aujourd’hui inévitables, le RN ne propose aucune mesure d’accompagnement et de sécurisation des parcours des travailleurs.

LE RASSEMBLEMENT NATIONAL : UN MODÈLE D'ÉCOLE D'UN AUTRE TEMPS

S’il est indéniable que l’école en France traverse une crise, les solutions proposées par le Rassemblement national ne feraient que l’aggraver !

Ils proposent pour les élèves :

             Un programme scolaire en primaire concentré sur le français, les mathématiques et l’histoire de France telle que la rêve l’extrême droite, et non plus ouverture sur les autres et le monde, les enjeux climatiques, les sciences, les langues, les matières d’avenir comme le numérique…

 

 

             Une orientation précoce et subie des élèves et non plus l’acquisition d’un socle commun de connaissances, de compétences et de culture

             • Des méthodes d’enseignement uniformes et non plus des pédagogies adaptées aux besoins des élèves

             Le mérite et le travail comme seuls critères d’évaluation et non plus la prise en compte des inégalités sociales et économiques. La volonté sous-jacente étant de mettre fin à l’ascenseur social.

             La multiplication des sanctions, amendes pour les parents d’élèves, parfois en difficultés et non plus la dimension éducative et proportionnée de la sanction.

             Les contrôles et sanctions pour les personnels qui remettraient en cause la doctrine de l’extrême droite et non plus l’éducation aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

 

Pour la CFDT, l’école, avec les structures d’éducation populaire, préparent les citoyennes et les citoyens en devenir, qui seront aussi les travailleurs de demain. Elle doit être un lieu d’émancipation, de mixité sociale, d’inclusion des enfants en situation de handicap, de l’ouverture aux autres, du brassage des cultures, de la fraternité, de l’égalité et de l’éducation à la citoyenneté tout au long de la scolarité. Le Rassemblement national prône au contraire un modèle éducatif basé sur la fermeture aux autres et au monde, sur l’autorisé et la sanction. La répression par les sanctions peut exacerber le sentiment de rejet ou de marginalisation des élèves concernés, sans pour autant les aider à surmonter leurs difficultés. Et cela, aux rebours des revendications des personnels enseignants.

LE PROGRAMME DU RASSEMBLEMENT NATIONAL EST UNE ATTAQUE CONTRE LES TRAVAILLEURS ET LES TRAVAILLEUSES

LE RASSEMBLEMENT NATIONAL : UN PROGRAMME ÉCONOMIQUE QUI APPAUVRIRA LES TRAVAILLEURS

Pour le RN les richesses créées sont un gâteau dont la taille ne grossira pas. Pour lui, il faut donc exclure les « assistés » (comprendre les pauvres) et les immigrés pour avoir pour être moins nombreux à se partager le gâteau.

C’est faux : nous créons toujours davantage de richesses capables de satisfaire les besoins. Le problème, c’est que les plus riches accaparent la plus grande partie du gâteau. Il ne faut donc pas réduire le partage mais au contraire une meilleure redistribution des richesses créées.

Le programme économique du RN est aussi ultra-libéral. Il réclame moins d’impôts pour les entreprises en baissant les impôts de production qui financent la Sécurité Sociale. Ces impôts qui participent pourtant à avoir un système de santé accessible à tous et à toutes… L’extrême-droite revendique également moins d’impôts sur les successions, alors que les héritages sont déjà largement sous-taxées (75 % sont déjà exonérés d’impôt) : cette mesure bénéficierait exclusivement aux très aisés, au détriment des caisses de l’Etat et la solidarité encore une fois.

En revanche, rien dans le programme du Rassemblement national n’est proposé afin de réduire les inégalités et les écarts de salaires qui pénalisent surtout les femmes. Au contraire, le RN veut baisser les cotisations sociales, ce qui signifie réduire les salaires bruts. Cela se fera au détriment des travailleurs et travailleuses qui ne gagneront pas plus d’argent et perdront des droits (chômage, retraite, accident du travail…). Une politique qui accentuera les inégalités entre celles et ceux qui peuvent faire face aux accidents et événements de la vie et celles et ceux qui ne le peuvent pas.

En résumé, le programme du RN bénéficierait avant tout aux plus riches et surtout à ceux qui vivent de leur capital et non de leur travail. Le RN ne défend pas des mesures « sociales », mais un programme économique clairement libéral orienté contre les intérêts des travailleuses et des travailleurs.

RASSEMBLEMENT NATIONAL : LE MIRAGE DE L’AUGMENTATION DE 10% DES SALAIRES

Le Rassemblement national propose qu’une entreprise qui augmenterait de 10% les salaires, soit exonérée de cotisations patronales sur cette hausse. Cela pendant 5 ans et à chaque fois que l’entreprise augmenterait de 10 % le salaire.

Cette mesure qui peut sembler intéressante pour les travailleurs est un leurre ! Tout d’abord, il faut rappeler ce que le RN semble ignorer : les employeurs bénéficient déjà d’exonérations quasiment totales sur les salaires au niveau du Smic. Ils n’auraient donc aucun intérêt à augmenter les salaires de 10% puisque cela ne leur offrirait aucune baisse de cotisation. Cette mesure n’aurait donc quasiment aucun effet pour les travailleurs les moins bien payés.

Mais surtout, cette proposition est néfaste pour l’ensemble des travailleurs et des travailleuses. En effet, les exonérations de cotisations sociales sur les salaires produisent des inégalités, et ont un effet négatif sur la politique salariale des entreprises qui bloquent les augmentations de salaire. En effet, plus les entreprises augmentent les salaires, plus la hausse des cotisations est forte : ces exonérations encouragent donc les employeurs à maintenir les salariés dans de bas salaires s’ils ne veulent pas payer (beaucoup) plus de cotisations patronales.

Mais les cotisations sociales, c’est aussi du salaire indirect pour les travailleurs. Les réduire, c’est diminuer les droits futurs au chômage, à la retraite, aux accidents du travail… Par ailleurs, en 2022, il était estimé (par l’institut Montaigne) que la mesure représenterait un manque à gagner pour les recettes de l’Etat et de la Sécurité Sociale compris entre 7 et 10 milliards d’euros dès la première année (s’ajoutant aux 90 milliards d’euros d’exemptions et d’exonérations dont bénéficient déjà les entreprises qui impacte déjà notre système de solidarité). Et le manque à gagner augmenterait avec le temps dès lors que davantage d’entreprises y auraient recours. Ainsi, ce que ne dit pas le RN, c’est que pour compenser ce manque à gagner, il faudra augmenter ou créer de nouveaux impôts : au détriment de qui ? Probablement pas des plus aisés…

RASSEMBLEMENT NATIONAL = MOINS DE FONCTIONNAIRES ET LA CASSE DES SERVICES PUBLICS

Pour faire des économies, le rassemblement national propose de réduire drastiquement les postes administratifs dans les hôpitaux ou à l’Education nationale (-10%). Concrètement cela signifie supprimer des postes considérés comme inutiles pour le RN… et pourtant essentiels au bon déroulement des services publics. Comment un hôpital ou une école pourraient-ils fonctionner sans celles et ceux qui s’occupent des commandes, de la comptabilité, de l’enregistrement des dossiers, … ? Sans ces agent.es efficaces, les soignants risqueraient d'être débordés par des tâches supplémentaires à leurs missions, ce qui nuirait à la qualité du service rendu. De plus, et cela le RN le cache bien, cela pourrait se traduire par le recours à des prestations privées, augmentant alors le coût de ces missions qui ne peuvent être supprimées. Cela entraînera indéniablement des conséquences négatives sur le fonctionnement, le coût et la qualité des services publics, qui sont l’un des piliers de notre solidarité et notre vivre ensemble.