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lundi 2 mars 2026

8 mars, journée internationale des droits des femmes : La France doit s’engager pour l’égalité !

Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent dans nos entreprises et nos services publics. Et les femmes continuent à être les premières impactées par les coupes budgétaires. 

La directive européenne 2023/970 transparence des rémunérations vise à « renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations et les mécanismes d’application du droit ». En transposant intégralement cette directive, la France a une occasion historique de franchir une étape pour l’égalité 

Nous exigeons une application ambitieuse de cette directive pour enfin obtenir : 

- l’égalité des rémunérations et des carrières entre les femmes et les hommes ; 

- la revalorisation des métiers à prédominance féminine. 

L’égalité entre les femmes et les hommes est au fondement de notre société et des droits humains. Il est nécessaire aujourd’hui d’avancer et de permettre aux femmes d’être enfin les égales des hommes. Cela passe en premier lieu par l’égalité entre les femmes et les hommes au travail où persistent des inégalités structurelles parfaitement identifiées par la recherche et par nos organisations syndicales. Parmi elles, la ségrégation professionnelle tient une place particulière au sens où elle est la première cause de ces inégalités sociales. 

Il est donc impératif de reconnaître la valeur du travail des femmes, particulièrement dans les emplois où elles sont les plus nombreuses (notamment en revalorisant les métiers du soin et du lien) et de revoir en profondeur les classifications des emplois souvent établis avec des biais sexistes. Ce travail d’examen et le cas échéant de révision des grilles de classifications doit se faire partout par la négociation collective, dans les branches professionnelles et/ou les entreprises et les grilles de la fonction publique. 

Pénalisées au travail durant leur carrière, les femmes le sont encore plus à la retraite. Les organisations syndicales ont obtenu la suspension de l’application de la dernière réforme. Cela ne vaut pas pour solde de tout compte, nos organisations, comme l’immense majorité des travailleuses et travailleurs, restent opposés à cette réforme injuste.

Nous avons besoin de services publics de qualité et renforcés pour répondre aux besoins notamment dans la prise en charge de la petite enfance et la dépendance qui pèsent essentiellement sur les femmes. Il faut agir pour une meilleure articulation vie professionnelle / vie personnelle en particulier en prenant des mesures fortes afin que les femmes ne soient plus obligées de concéder au temps partiel. Dans la Fonction publique, les 10 % de décote salariale en cas de congés de maladie ordinaire, appliqué y compris aux femmes enceintes, comme le projet de réduction du nombre de jours de congés « enfant malade » est une attaque inacceptable contre les droits des femmes. 

Enfin, le combat contre les violences sexistes et sexuelles reste une exigence et un prérequis à toute égalité femmes-hommes. Nos organisations défendent une augmentation des moyens affectés à la lutte contre ces violences, dans les entreprises, les administrations, les sphères privées et publiques et les réseaux sociaux. Là aussi, il faut transposer sans attendre la directive européenne 2024/1385 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique

Pour toutes ces raisons, le 8 mars 2026 sera l’occasion de réaffirmer que l’égalité réelle entre les femmes et les hommes est un enjeu social et démocratique. 

vendredi 30 janvier 2026

Liquidation de l’INC, éditeur de 60 millions de consommateurs. Une attaque sans précédent contre l’information et la protection des consommateurs

 



 

 

 

jeudi 22 janvier 2026

Le 22 janvier l’Assemblée nationale doit rejeter l’attaque du 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et payé

Communiqué de presse intersyndical


Le 22 janvier l’Assemblée nationale doit rejeter l’attaque du 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et payé

Certains groupes parlementaires et les organisations patronales ont lancé de nouvelles offensives pour obliger les salarié·es à travailler le 1er mai, seule journée fériée obligatoirement chômée, rémunérée et symbolique pour les travailleurs·euses à l’international.

C'est le sens de la proposition de loi adoptée au Sénat, « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » largement appuyée par le gouvernement de l’époque, qui a engagé la procédure accélérée, comme si l’urgence était de faire travailler les salarié·es le 1er mai !

La loi actuelle prévoit que seuls « les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail » peuvent faire travailler leurs salarié·es. La proposition de loi étend la dérogation à un ensemble de secteurs professionnels, aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu’ici déjà ouvrir ce jour-ci sans subir la concurrence des grandes entreprises.

Cette proposition de loi, soumise au vote d’une niche parlementaire le 22 janvier, remettrait en cause ce jour de repos rémunéré pour l'ensemble des salarié·es. Le projet d’établir une liste d'établissements visés, constitue une première brèche et remet en cause la précieuse exceptionnalité du 1er mai. Or à chaque fois qu'un principe est remis en cause, la dérogation s’étend progressivement à toutes et tous. Le travail le dimanche en est l’illustration. Une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être. Quant au « volontariat », ajouté pour rassurer, il n'existe pas réellement du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les TPE. Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salarié·es à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement pour les nouveaux·elles salarié·es.

Enfin, cette journée fériée doit rester exceptionnelle car elle commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, depuis les manifestations mortelles, notamment en France avec la fusillade sanglante de travailleurs à Fourmies le 1er mai 1891. Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus de 100 ans d’histoire de lutte sociale.

Par nos alertes syndicales nous avons participé à modifier la première version de la proposition de loi. Le texte adopté au Sénat reste un recul pour des millions de salarié·es. Par nos interpellations et notre mobilisation, nous pouvons encore empêcher cette régression sociale inacceptable.

Alors qu’elle est inscrite dans la niche parlementaire le 22 janvier, les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires, FSU, appellent les député·es à s’opposer à cette proposition de loi. Dans cette période troublée, gardons des temps en commun d’apaisement. Le 1er mai doit rester ce qu’il est : un jour férié et chômé.

Le 9 janvier 2026



jeudi 25 septembre 2025

Aucune réponse concrète aux attentes du monde du travail : l’intersyndicale appelle à une mobilisation massive le 2 octobre !




Après la réussite de la mobilisation interprofessionnelle du 18 septembre, l’ensemble des organisations syndicales avait posé un ultimatum. Elles ont été reçues ce matin par le Premier ministre, pour obtenir des réponses concrètes aux revendications exprimées par les travailleuses et les travailleurs.

Après la réussite de la mobilisation interprofessionnelle du 18 septembre, l’ensemble des organisations syndicales avait posé un ultimatum. Elles ont été reçues ce matin par le Premier ministre, pour obtenir des réponses concrètes aux revendications exprimées par les travailleuses et les travailleurs

L’intersyndicale déplore une occasion manquée. Après un long échange avec le Premier ministre sur les enjeux qui se posent pour le monde du travail, aucune réponse claire n’a été apportée à la colère des salarié·es, agent·es, demandeurs·euses d’emploi, jeunes, retraité·es …

Le Premier ministre a expliqué qu’il n’était pas en mesure de connaître la copie finale du budget 2026 qui sera adoptée par le Parlement, alors que l’intersyndicale attendait au moins des pistes sur une copie initiale. Ni rupture avec les mesures présentées en juillet, ni engagement sur ce que pourraient être des mesures de justice sociale et fiscale.

Le monde du travail a assez souffert et c’est pourquoi l’ensemble des organisations syndicales appelle à amplifier la mobilisation lors d’une nouvelle journée d’action et de grève interprofessionnelle le jeudi 2 octobre prochain pour exiger :

L’abandon de l’ensemble du projet de budget et notamment le doublement des franchises médicales, l’année blanche (désindexation des pensions, des prestations sociales, des salaires des agent·es de la fonction publique et du budget des services publics), la suppression de 3000 postes de fonctionnaires et la réforme de l’assurance chômage, ainsi que des projets attaquant le code du travail, et le 1er mai ; 

- La justice fiscale, avec la mise en place de dispositifs qui taxent les gros patrimoines et les très hauts revenus, et contraignent le versement des dividendes ;

 - La conditionnalité sociale et environnementale des 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises privées ; 

Des moyens budgétaires à la hauteur pour les services publics partout sur le territoire ;

 - Une protection sociale de haut niveau et l’abandon du recul de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans ;

 - Des investissements dans une transition écologique juste et la réindustrialisation de la France, et des mesures contre les licenciements.

Pour préparer et réussir les grèves et manifestations du 2 octobre, les travailleuses et travailleurs et leurs syndicats maintiendront la pression et leurs revendications salariales par des actions dans les entreprises, les services et administrations, par différentes initiatives, organisations de réunions d’information, assemblées générales du personnel …

Les organisations syndicales conviennent d’ores et déjà de se revoir très rapidement.

jeudi 28 août 2025

Budget 2026 : les travailleurs et les travailleuses ne se laisseront pas faire !


9 aout 2025

Budget 2026 : les travailleurs et les travailleuses ne se laisseront pas faire ! 


Alors que le chômage repart à la hausse dans une conjoncture économique déprimée. 

Au moment où une commission d’enquête sénatoriale met au jour le maquis des dispositifs permettant de transférer 211 milliards d’argent public vers les entreprises sans évaluation rigoureuse de leur efficacité, sans contrôle ni condition pour certains. 

En plein milieu de l’été, au moment où les françaises et les français tentent, pour ceux qui en ont encore les moyens, d’oublier un quotidien qui se dégrade, le gouvernement décide une nouvelle attaque en règle des droits des travailleurs et travailleuses. 

Sans rien écouter de l’avertissement unanime des organisations syndicales face à un projet de budget qui éreinte les travailleurs (malades, chômeurs ou retraités), et sans même prendre le temps de rencontrer toutes les organisations syndicales, la ministre du travail publie une lettre de cadrage pour la réforme de l’assurance chômage et un document d’orientation pour l’ouverture d’une négociation précisant les modalités de suppression de deux jours fériés. Une première étape, le gouvernement ayant annoncé sa volonté de réformer de nouveau le droit du travail à la rentrée, ouvrant ainsi « en même temps » grand les portes du musée des horreurs de la stigmatisation des demandeurs d’emploi et de la dérégulation du marché du travail. 

Les constats et propositions du gouvernement contenus dans les documents transmis affichent une volonté explicite de revenir sur 70 ans de luttes et d’acquis sociaux avec de nombreuses contrevérités. Le gouvernement prétend que la trajectoire budgétaire de l’assurance chômage s’est fortement dégradée depuis la loi de programmation des finances publiques pour 2023-2027. Or ces prévisions étaient fausses et même faussées comme le montraient celles de l’Unedic, de la Banque de France ou de la commission européenne. De plus, le gouvernement a agréé l’ANI du 14/11/2024 sans objection. 7 mois après, les prévisions économiques sont sensiblement identiques. Il n’y a donc aucune justification légale à exiger une nouvelle négociation sur l’assurance chômage. L’article L1 du Code du Travail s’inscrit dans une volonté, par la négociation, de maintenir un équilibre et une cohésion au sein de la société. Avec une négociation supprimant deux jours fériés, le projet du gouvernement vise exactement l’inverse. 

Les organisations syndicales regrettent profondément cette précipitation du gouvernement et avertissent solennellement que nous sommes à un tournant social et démocratique. Fortes des plus de 300 000 signatures sur la pétition stopbudgetbayrou.fr, elles se réuniront le 1er septembre pour examiner ensemble les moyens de réagir pour contrer ce nouvel accès de brutalité envers la société et le monde du travail.

ndlr : la réunion intersyndicale a été avancé à vendredi 29 août suite aux annonces de M Bayrou.

jeudi 27 mars 2025

La CFDT est opposée à l’application des sanctions contre les allocataires du RSA

N°13

27 MARS 2025


PROJET DE DECRETS SUR LA LOI POUR LE PLEIN EMPLOI 

La CFDT est opposée à l’application des sanctions contre les allocataires du RSA


Le gouvernement s’apprête à faire paraître les prochains décrets relatifs aux sanctions des allocataires du RSA dans le cadre du dispositif de « suspensions remobilisation » prévu par la Loi Plein Emploi. Ces sanctions pourront retenir de 30 à 100 % du montant de l'allocation si le contrat d’engagement n’est pas respecté.  

La CFDT dénonce avec force ces nouvelles sanctions pour plusieurs raisons. Tout d’abord, un minimum social ne devrait pas être conditionné, c’est avant tout un minimum vital. Ensuite, l’accompagnement social qui doit permettre de respecter ce contrat d’engagement est loin d’être garanti aujourd’hui par l’Etat. 

En effet, les moyens dédiés aux acteurs du réseau pour l’emploi ne sont clairement pas à la hauteur de la promesse faite par le gouvernement. La Loi de finances 2025 a diminué de 4 milliards le budget du Ministère du travail avec des conséquences directes pour les personnes les plus en difficulté et les professionnels qui les accompagnent. 

La CFDT demande que ne soient pas appliquées ces retenues financières visant les plus fragiles, en suspendant la parution du décret d’application. Priver ou réduire les ressources de personnes précaires n’a jamais fait une politique de l’emploi, ces mesures stigmatisantes et infantilisantes ne feront qu’augmenter le non-recours aux droits et la pauvreté.  

La CFDT soutient la pétition lancée par ATD Quart Monde : NON AUX SANCTIONS SUR LE RSA ! qui montre que sanctionner au lieu d’accompagner, c’est punir la pauvreté au lieu de la combattre. La pétition demande la non-publication du décret et la mise en place d’un accompagnement social digne, bienveillant et adapté aux aspirations et besoins des personnes en situation de pauvreté. 




jeudi 6 mars 2025

Communiqué de presse : 8 mars, journée internationale des droits des femmes : nous voulons enfin des actes !

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas une réalité dans nos entreprises et administrations. L’égalité professionnelle s’inscrit dans un projet de société et nécessite une volonté à la fois politique et budgétaire. Les législations successives et la mise en place de l’index égalité pour tenter de corriger les écarts ne suffisent pas.

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas une réalité dans nos entreprises et administrations.

L’égalité professionnelle s’inscrit dans un projet de société et nécessite une volonté à la fois politique et budgétaire. Les législations successives et la mise en place de l’index égalité pour tenter de corriger les écarts ne suffisent pas. Ce constat que nous posons, année après année est largement admis et pourtant il n’y a aucune réelle volonté du patronat et des gouvernements successifs pour appliquer et faire appliquer la Loi et aboutir à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Les chiffres sont têtus et illustrent ces inégalités au détriment des femmes :

  • Elles perçoivent des salaires de 23.5 % en moyenne inférieurs à ceux des hommes (en prenant en compte les temps partiels) ;
  • Elles occupent 42.6 % des emplois de cadre alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes ;
  • Elles représentent 57 % des Smicard-es ;
  • Elles occupent près de 80 % des emplois à temps partiels dont beaucoup de temps partiels imposés ;
  • Elles touchent des pensions de retraite de droits directs 38 % moins élevées en moyenne que celles de hommes ;
  • Elles sont à la tête de 82 % des familles monoparentales ;
  • Elles prennent 95 % des congés parentaux ;

Plafonds de verre, planchers collants, parois de verre sont autant de termes qui qualifient les carrières des femmes. Elles ont plus difficilement accès aux postes à responsabilité, elles sont plus nombreuses à être dans les bas salaires et à y rester, elles sont concentrées dans des métiers à prédominance féminine sous-valorisés et mal rémunérés.

Elles subissent aussi les carrières en accordéon qui les pénalisent sur leur rémunération durant leur vie active mais également sur leur pension de retraite. Le poids de la parentalité, incluant la double journée et la charge mentale, le manque de structures publiques de la petite enfance, pénalisent quasi-exclusivement la carrière des mères, accentuant encore les inégalités salariales. Elles sont 30 % à réduire leur activité professionnelle à l’arrivée du 1er enfant. Aujourd’hui, les métiers du soin et du lien sont en grande tension par manque d’effectifs et il manque plus de 200 000 places dans la petite enfance. Malgré les scandales récents dans les crèches privées, aucune mesure solide n’a été annoncée pour renforcer le service public de la petite enfance alors même qu’il s’agit d’un facteur déterminant pour l’émancipation des femmes.

Majoritaires parmi les personnels de la Fonction publique et principales usagères, les femmes seront les premières impactées par les coupes sombres envisagées dans le budget pour les services publics. Si la mobilisation intersyndicale a permis de faire reculer le gouvernement sur son projet d’imposer 3 jours de carence, il n’a pas renoncé à celui de baisser à 90% la rémunération des agent.es en cas d’arrêt maladie.

Nous combattrons cette injustice profonde qui pénalisera d’abord les femmes, leur rémunération et leur pouvoir d’achat. Enfin, les moyens alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sont encore très en deçà des besoins. La convention 190 de l’Organisation Internationale du Travail pour lutter contre la violence et le harcèlement au travail et la recommandation 206 associée sont appliquée à minima par la France.

Pour toutes ces raisons, partout en France, le 8 mars 2025 est l’occasion de rappeler nos revendications afin d’obtenir :

  • l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes
  • la revalorisation des métiers à prédominance féminine
  • la transposition ambitieuse de la directive européenne pour la transparence salariale et la révision en profondeur de l’index Egapro
  • l'abrogation de l’âge légal de départ en retraite à 64 ans qui pénalise en premier lieu les femmes
  • des services publics de qualité répondant aux besoins notamment dans la petite enfance
  • plus de moyens pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles

Les femmes ne veulent plus de paroles en l’air,
elles veulent des actes !

mardi 18 juin 2024

Communiqué de presse - Bureaux d'études : Mobilisez vous contre le risque démocratique !

 


14 juin 2024

Salariés des bureaux d’études, la CFDT et la CGT vous appellent à vous mobiliser les 30 juin et 7 juillet face à la menace démocratique.

 

L’extrême droite est aux portes du pouvoir. 

Les résultats des élections européennes partout en Europe et surtout en France, montrent que l’extrême droite progresse fortement. La dissolution de l’Assemblée Nationale et l’organisation rapide d’élections législatives portent en elles le risque de voir revenir la menace brune. 

En tant qu’organisation syndicale, la CFDT et la CGT, sont sensibles à l’impact d’un tel parti, non démocratique, sur les droits des travailleurs et des travailleuses que nous représentons. Nous ne voulons pas voir au pouvoir un parti qui tourne le dos au social, qui divise les travailleurs entre eux, qui est passé en force contre la réforme des retraites…et surtout qui banalise les thèses racistes et sexistes. 

Nous ne pouvons pas laisser prospérer de telles idées en France et au sein des entreprises de notre branche des bureaux d’études. 

Laisser venir au pouvoir un parti d’extrême droite c’est prendre le risque de voir les droits pour lesquels nous nous sommes battus ne plus exister ou ne pas créer de nouveaux droits innovants. Ce n’est pas avec un parti d’extrême droite que nous aurions pu obtenir une loi relative à l’obtention de congés pour interruption involontaire de grossesse…droits acquis en primauté sur la branche des bureaux d’études. 

Sur le champ économique, là encore les positions de l’extrême-droite prennent les atours de revendications provenant du monde du travail mais pour mieux les contourner. Se refuser à parler de hausse de salaires pour préférer le thème du pouvoir d’achat en dit long sur le devenir des services publics, hôpital, écoles… dans une société gouvernée par le Rassemblement National.
Laisser venir au pouvoir un parti d’extrême droite c’est prendre le risque d’une opposition des travailleurs en fonction de leur religion, leur couleur, leur nationalité ou leur genre. La diversité est l’essence même de notre branche. 

Laisser venir au pouvoir un parti d’extrême droite c’est prendre le risque de remettre en cause le rôle des organisations syndicales. Sans organisation syndicale quels seront les droits dans nos entreprises, et en particulier les TPE ? 

Nous ne souhaitons pas prendre ce risque pour notre République et notre Démocratie. 

Nous appelons à manifester le plus largement possible ce week-end pour porter la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail. 

Nous appelons les salariés des bureaux d’études à voter massivement aux élections législatives. Notre branche a besoin de diversité de salariés, ce sont eux qui font notre richesse. 
 




mardi 11 juin 2024

Après le choc des européennes les exigences sociales doivent être entendues ! - Communiqué Intersyndical

 

Communiqué de presse intersyndical

10 juin 2024

Après le choc des européennes les exigences sociales doivent être entendues !

L’abstention et l’extrême droite ont atteint un record lors des élections européennes de ce 9 juin. Cette tendance est à l’œuvre dans toute l’Europe mais la France est le pays dans lequel les listes d’extrême droite font le score le plus élevé.

Les organisations syndicales alertent depuis des années sur la crise sociale et démocratique qui traverse notre pays. Un politique qui tourne le dos au social et qui crée déclassement, abandon de nos industries et de nos services publics, le passage en force contre la mobilisation historique contre la réforme des retraites, l’absence de perspectives de progrès et la banalisation des thèses racistes, constituent le terreau sur lequel l’extrême droite prospère.

En décidant de dissoudre l’Assemblée nationale, et d’organiser des élections législatives en trois semaines, après les premiers départs en vacances et à la veille des Jeux Olympiques, le président de la République prend une lourde responsabilité.

Il faut un sursaut démocratique et social. À défaut, l’extrême droite arrivera au pouvoir. Nous l’avons vue à l’œuvre dans l’histoire et aujourd’hui en Italie ou en Argentine par exemple : austérité pour les salaires et les services publics, réformes constitutionnelles remettant en cause l’indépendance de la justice et le rôle des syndicats, attaques contre les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, remise en cause du droit à l’IVG, politiques racistes qui mettent en opposition les travailleuses et les travailleurs en fonction de leur religion, de leur couleur ou de leur nationalité. Nous connaissons ses votes en France comme en Europe, ils sont toujours défavorables aux travailleuses et aux travailleurs.

Notre République et notre démocratie sont en danger. Il faut répondre à l’urgence sociale et environnementale et entendre les aspirations des travailleuses et des travailleurs et notamment :

- Augmenter les salaires et les pensions ;

- Revenir sur la réforme des retraites et sur celles de l’assurance chômage ;

- Défendre nos services publics et en garantir l’accès à toutes et tous sans condition de nationalité et sur tout le territoire. Notre école, notre recherche, notre système de santé, de prise en charge de la dépendance, notre système de justice sont asphyxiés et ont besoin d’investissements massifs ;

- Mettre fin à la verticalité du pouvoir en commençant par restaurer la démocratie sociale à tous les niveaux, entreprise, branche, territoire et interprofessionnel ;

- Mettre en place des mesures de justice fiscale et notamment taxer les super profits, dividendes et rachats d’actions ;

- Instaurer enfin l’égalité salariale et éradiquer les violences sexistes et sexuelles ;

- Instaurer le droit à la régularisation pour tous les travailleurs et travailleuses étranger·es sur la base d’un certificat de travail ;

- Relocaliser et transformer notre industrie pour répondre aux besoins sociaux en environnementaux en la protégeant du dumping social, fiscal et environnemental ;

- Créer de nouveaux droits pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs d’anticiper les transformations environnementales et de sécuriser leur emploi ;

Dans l’immédiat, nous appelons le président de la République à la cohérence. L’Assemblée nationale est dissoute, les réformes doivent donc être interrompues étant donné qu’il n’y a plus aucun contrôle démocratique. Le gouvernement doit en particulier immédiatement renoncer à sa réforme de l'assurance chômage.

Nous appelons à manifester le plus largement possible ce week-end pour porter la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail.

lundi 10 juin 2024

ELECTIONS EUROPÉENNES Plus que jamais, combattre l’extrême droite ! - Communiqué de presse

 N°26

10 JUIN 2024

Elections européennes

Plus que jamais, combattre l’extrême droite !  


Ce 9 juin, les citoyens et les citoyennes étaient appelés à s’exprimer sur l’avenir de l’Europe. L’extrême droite portant un projet de repli sur soi et d’exclusion des différences, atteint un score historique en France. Cette poussée est malheureusement également observée dans de nombreux pays même si l’équilibre du pouvoir européen n’est pas bouleversé.

À l’heure où des défis majeurs doivent être relevés, où le réchauffement climatique bouleverse les équilibres environnementaux, économiques et sociaux ; à l’heure où les inégalités affaiblissent la cohésion sociale, où le rapport au travail est transformé par de nouvelles aspirations, c’est une très mauvaise nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs. 

 

Nous avons besoin de plus d’Europe. De plus d’Europe sociale, de plus d’Europe écologique, de plus d’Europe démocratique. Le projet de l’extrême droite propose à l’inverse une Europe repliée sur elle-même et mortifère.

En annonçant de façon totalement précipitée et dangereuse la dissolution de l’Assemblée nationale, le Président de la République transforme ce scrutin en rendez-vous hexagonal. La CFDT le déplore. Comme elle l’a toujours fait, elle mobilisera toutes ses forces pour que l’extrême droite n’accède pas au pouvoir. La CFDT agira en responsabilité. 


mercredi 17 janvier 2024

Loi Immigration : s'opposer au sabordage des valeurs de la République !

 

20 DECEMBRE 2023

loi immigration

S’opposer au sabordage des valeurs de la République

 

Le texte adopté hier soir par l’Assemblée nationale et le Sénat restera dans l’histoire comme une tache sur notre démocratie. L’extrême droite a soufflé les mots et les idées de la loi sur l’immigration votée par les parlementaires. Une loi qui porte atteinte aux droits fondamentaux de citoyens étrangers vivant de façon régulière sur le sol français, qui attaque le droit du sol, rétablit le délit de séjour irrégulier, durcit l’accès aux titres de séjour… Qu’en est-il de la promesse d’un texte équilibré reprise ironiquement dans le titre de la loi : « Contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » ?

 

Le Rassemblement national ne s’y est pas trompé. Il a salué « une victoire idéologique ». Les digues édifiées contre le nationalisme d’extrême droite ont été largement fissurées par les mots et les expressions prononcés dans les assemblées pendant la période des débats. Ce 19 décembre, elles se sont effondrées.

 

Dans le respect des engagements qu’il a pris au lendemain du second tour de l’élection présidentielle, la CFDT demande au Président de la République de ne pas promulguer cette loi qui fait honte à notre pays.

 

Les mots, les actes et les valeurs de l’extrême droite centrés sur le rejet de l’autre et le repli sur soi n’offrent aucune perspective positive pour les citoyens et notamment les plus fragiles.

La CFDT appelle toutes les forces humanistes et de progrès à s’opposer à la diffusion et à la banalisation du projet de l’extrême droite. Les prochaines semaines seront cruciales.

 

mardi 10 octobre 2023

Réforme du RSA : une atteinte à la solidarité nationale

 


N°39

10 OCTOBRE 2023 

PROJET DE LOI POUR LE PLEIN EMPLOI

Réforme du RSA : une atteinte à la solidarité nationale

L’Assemblée nationale procédera en fin de journée au vote solennel sur le projet de loi pour le Plein Emploi pour une promulgation à la fin du mois.

Pour la CFDT, ce projet de loi ne remplit pas la promesse d’un meilleur accompagnement vers un emploi durable et de qualité. En effet, ni la gouvernance du projet ni les moyens dédiés ne sont à la hauteur des ambitions. La CFDT est particulièrement inquiète pour les plus précaires. Alors que l’inflation ne fléchit pas, notamment sur les produits alimentaires, le projet de loi pour le plein emploi durcit les conditions d’accès au RSA en augmentant les obligations et les sanctions des allocataires.

 

Inscription automatique des allocataires sur la liste des demandeurs d’emploi, ainsi que leur conjoint, obligation des 15 heures d’activités, alors que la notion d’activité est toujours floue, nouvelles sanctions pour les allocataires notamment la suspension de l’allocation : toutes ces nouvelles contraintes vont encore fragiliser les plus précaires et aggraver le non-recoursÀ l’heure où les associations de solidarité tirent la sonnette d’alarme, ces durcissements sont insupportables.

 

La CFDT souhaite rappeler que si l’objectif de plein-emploi est souhaitable et partagé, il ne sera pas atteint en stigmatisant ou en durcissant les conditions de vie des personnes les plus précaires.

 

mercredi 4 octobre 2023

Salaires dans notre branche des Bureaux d'études : le compte n'y est pas ! Le SMIC rattrape les salaires à la traîne...

 

Communiqué de presse intersyndical

BUREAUX D’ÉTUDES TECHNIQUES : Salaires : le compte n'y est pas ! 

Lors de la réunion de négociation de la Branche du 28 septembre dernier, les Organisations syndicales majoritaires de la branche des bureaux d’études techniques (CFDT, CFECGC et CGT) ont refusé de signer l’Accord relatif aux minima conventionnels proposé par la délégation patronale Syntec-Cinov. 

Cet Accord est très loin des propositions faites par les Organisations syndicales. Il ne tient notamment pas compte du partage des richesses dans la Branche. L’inflation augmente, les dividendes au sein des grandes entreprises aussi…mais les minima conventionnels de la branche : non ! 

La grille de classification comporte encore deux niveaux sous le SMIC…un comble pour une Branche qui ne se trouve pas en difficulté économique, et dont le patronat se plaint tellement du manque d’attractivité auprès des pouvoirs publics qu’il négocie des aides au recrutement. 

L’Accord mis à signature est inacceptable quant à sa non- reconnaissance du travail des salariés. Les Organisations syndicales ne cautionnent donc pas les propositions indécentes faites, qu’il s’agisse du niveau des augmentations octroyées ou du tassement des grilles décidé unilatéralement. Selon la proposition patronale, le premier niveau Cadre s’établirait à 2 133 € soit un écart avec le Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (niveau établissant le niveau Cadre pour les cotisations sociales, à 3 666 € pour 2023) de plus de 1 500 €. 

La CFDT, la CFE-CGC et la CGT appellent à la mobilisation intersyndicale, organisée par la Confédération Européenne des syndicats, le 13 octobre prochain. Le partage de la richesse, le pouvoir d’achat, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes sont au cœur de nos revendications nationales et européennes. N’hésitez pas à nous rejoindre ! Venez nombreux !

Le 04 octobre 2023.
 


 

 

 

 

vendredi 15 septembre 2023

MONTANT NET SOCIAL : La CFDT alerte sur les conséquences pour les plus précaires !

 

Sous couvert de "simplification" de l'accès au RSA et à la prime d'activité, le montant net social (nouvellement apparu sur les bulletins de salaire) diminue l'accès à ces aides ! 
En effet, en intégrant dans ce "net social" des montants qui ne bénéficient pas au salarié, comme les cotisations à la prévoyance, cela diminue le droit d'accès au RSA et prime d'activité... on n'augmente pas les seuils, on augmente ce qu'il faut déclarer. Malin, mais pas très honnête! 
Comme si une assurance décès (dont au final, une infime minorité de salariés bénéficie un jour) aidait à se nourrir chaque mois !  


montant net social

La CFDT alerte sur les conséquences pour les plus précaires

Pour simplifier l’accès aux droits et le calcul des aides sociales, le gouvernement a décidé de faire porter sur le bulletin de salaire une nouvelle ligne : le montant net social, montant qui servira de base à tous les calculs d’aide sociale. Il servira d’indicateur pour calculer des prestations sociales délivrées par la branche famille comme la prime d’activité et le RSA basées sur des plafonds. 

L’obligation de déclaration sera effective au 1er janvier 2024 et devait faciliter l’accès aux droits. 

Toutefois, dans sa mise en œuvre, le gouvernement a décidé par décret d’y intégrer des montants d’aides diverses délivrées par les entreprises. Ainsi, des militants CFDT ont identifié que ce montant net social inclut des prestations sociales telles que la prévoyance complémentaire obtenue par des négociations au sein d’une branche professionnelle ou d’une entreprise, tout comme des CESU garde d’enfants ou autre avantage en nature…

 

De ce fait le montant des ressources déclarées augmente, faisant potentiellement significativement baisser le montant des prestations sociales associées. 

Sur le fond, l’injustice est particulièrement grande pour les plus bas niveaux de rémunération. Par exemple le fait pour une branche de bénéficier d’un très bon contrat collectif prévoyance n’a que des effets positifs sur les salariés qui ne bénéficient pas d’aides sociales. En revanche, « cet avantage » négocié par les partenaires sociaux de la branche viendra amputer les prestations sociales des salariés les moins bien rémunérés. Et l’intérêt bien réel de bénéficier d’une bonne prime décès ne compense pas une diminution de la prime d’activité ou du RSA : cela ne permet pas, par exemple, d’acheter à manger !

 

Pour la CFDT, cela serait particulièrement injuste et brutal dans un contexte de tensions sociales, d’inflation et de difficultés croissantes à subvenir à ses besoins, notamment pour les bas salaires.

Ainsi nous avons le cas de Martine, une salariée avec un net à payer avant impôt de 1599 euros et un net social qui s'élève à 1765 euros. Ceci entraîne une perte notable sur sa prime d’activité qui passerait alors de 144 €/mois avant impôts à 79 €/mois avec le net social, soit une perte de pouvoir d’achat de 65 euros par mois ! C’est extrêmement brutal.

 

Pour la CFDT, il est indispensable de reconsidérer le montant net social en excluant certains éléments comme la prévoyance, les CESU garde d’enfants etc. Les travailleurs précaires ne doivent pas être victimes d’une aberration administrative. Même en période de tension budgétaire, la CFDT refuse de leur faire revivre la réforme catastrophique des APL !