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lundi 8 décembre 2025

Déclaration Intersyndicale de soutien "les rats quittent le navire"


Déclaration intersyndicale de soutien à Sophie Binet

Quand la vérité offense, la solidarité s’impose.

Nous, secrétaires généraux, présidents, et responsables d’organisations syndicales,

Apprenons que Sophie Binet, Secrétaire Générale de la CGT, est inquiétée par la justice pour avoir usé d’un dicton imagé et bien ancré dans la sagesse populaire face à l'attitude de certains dirigeants économiques.

Nous refusons l'hypocrisie. Nous refusons que le débat social se tranche dans les prétoires.

À l’attention de ces chefs d’entreprises qui s'offusquent des mots tout en méprisant les actes : n'est-il pas violent de menacer de quitter le « vaisseau France » après avoir accumulé des fortunes grâce aux aides publiques, aux infrastructures et au système éducatif de notre pays ?

Considérant que les véritables héros de notre économie sont les « marins » — les travailleurs et travailleuses — qui s’activent avec constance pour faire avancer le navire, même dans la tempête ;

Considérant que menacer de l'abandonner au moindre coup de vent budgétaire relève d'une ingratitude civique profonde ;

Nous l’affirmons, « Les rats quittent le navire », n'est pas une injure, mais le constat amer d'un comportement irresponsable. Elle illustre une réalité : celle de la fuite des capitaux et des responsabilités face à l'effort collectif.

Si qualifier ainsi la déloyauté envers la Nation est un délit, alors nous sommes toutes et tous coupables de clairvoyance.

C’est sereinement et solidairement que nous attendons la réaction des esprits chagrins, dont la préoccupation devrait être de rendre des comptes à la collectivité plutôt que de bâillonner la parole syndicale.

Nous faisons nôtre cette liberté de ton.

Marylise Léon (secrétaire générale de la CFDT)

Frédéric Souillot (secrétaire général de FO)

François Hommeril (président de la CFE CGC)

Laurent Escure (secrétaire général de l’UNSA)

Murielle Guilbert (co-déléguée générale Solidaires)

Julie Ferrua (co-déléguée générale Solidaires)

Caroline Chevé (secrétaire générale de la FSU)


mardi 18 juin 2024

Communiqué de presse - Bureaux d'études : Mobilisez vous contre le risque démocratique !

 


14 juin 2024

Salariés des bureaux d’études, la CFDT et la CGT vous appellent à vous mobiliser les 30 juin et 7 juillet face à la menace démocratique.

 

L’extrême droite est aux portes du pouvoir. 

Les résultats des élections européennes partout en Europe et surtout en France, montrent que l’extrême droite progresse fortement. La dissolution de l’Assemblée Nationale et l’organisation rapide d’élections législatives portent en elles le risque de voir revenir la menace brune. 

En tant qu’organisation syndicale, la CFDT et la CGT, sont sensibles à l’impact d’un tel parti, non démocratique, sur les droits des travailleurs et des travailleuses que nous représentons. Nous ne voulons pas voir au pouvoir un parti qui tourne le dos au social, qui divise les travailleurs entre eux, qui est passé en force contre la réforme des retraites…et surtout qui banalise les thèses racistes et sexistes. 

Nous ne pouvons pas laisser prospérer de telles idées en France et au sein des entreprises de notre branche des bureaux d’études. 

Laisser venir au pouvoir un parti d’extrême droite c’est prendre le risque de voir les droits pour lesquels nous nous sommes battus ne plus exister ou ne pas créer de nouveaux droits innovants. Ce n’est pas avec un parti d’extrême droite que nous aurions pu obtenir une loi relative à l’obtention de congés pour interruption involontaire de grossesse…droits acquis en primauté sur la branche des bureaux d’études. 

Sur le champ économique, là encore les positions de l’extrême-droite prennent les atours de revendications provenant du monde du travail mais pour mieux les contourner. Se refuser à parler de hausse de salaires pour préférer le thème du pouvoir d’achat en dit long sur le devenir des services publics, hôpital, écoles… dans une société gouvernée par le Rassemblement National.
Laisser venir au pouvoir un parti d’extrême droite c’est prendre le risque d’une opposition des travailleurs en fonction de leur religion, leur couleur, leur nationalité ou leur genre. La diversité est l’essence même de notre branche. 

Laisser venir au pouvoir un parti d’extrême droite c’est prendre le risque de remettre en cause le rôle des organisations syndicales. Sans organisation syndicale quels seront les droits dans nos entreprises, et en particulier les TPE ? 

Nous ne souhaitons pas prendre ce risque pour notre République et notre Démocratie. 

Nous appelons à manifester le plus largement possible ce week-end pour porter la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail. 

Nous appelons les salariés des bureaux d’études à voter massivement aux élections législatives. Notre branche a besoin de diversité de salariés, ce sont eux qui font notre richesse. 
 




mardi 11 juin 2024

Après le choc des européennes les exigences sociales doivent être entendues ! - Communiqué Intersyndical

 

Communiqué de presse intersyndical

10 juin 2024

Après le choc des européennes les exigences sociales doivent être entendues !

L’abstention et l’extrême droite ont atteint un record lors des élections européennes de ce 9 juin. Cette tendance est à l’œuvre dans toute l’Europe mais la France est le pays dans lequel les listes d’extrême droite font le score le plus élevé.

Les organisations syndicales alertent depuis des années sur la crise sociale et démocratique qui traverse notre pays. Un politique qui tourne le dos au social et qui crée déclassement, abandon de nos industries et de nos services publics, le passage en force contre la mobilisation historique contre la réforme des retraites, l’absence de perspectives de progrès et la banalisation des thèses racistes, constituent le terreau sur lequel l’extrême droite prospère.

En décidant de dissoudre l’Assemblée nationale, et d’organiser des élections législatives en trois semaines, après les premiers départs en vacances et à la veille des Jeux Olympiques, le président de la République prend une lourde responsabilité.

Il faut un sursaut démocratique et social. À défaut, l’extrême droite arrivera au pouvoir. Nous l’avons vue à l’œuvre dans l’histoire et aujourd’hui en Italie ou en Argentine par exemple : austérité pour les salaires et les services publics, réformes constitutionnelles remettant en cause l’indépendance de la justice et le rôle des syndicats, attaques contre les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, remise en cause du droit à l’IVG, politiques racistes qui mettent en opposition les travailleuses et les travailleurs en fonction de leur religion, de leur couleur ou de leur nationalité. Nous connaissons ses votes en France comme en Europe, ils sont toujours défavorables aux travailleuses et aux travailleurs.

Notre République et notre démocratie sont en danger. Il faut répondre à l’urgence sociale et environnementale et entendre les aspirations des travailleuses et des travailleurs et notamment :

- Augmenter les salaires et les pensions ;

- Revenir sur la réforme des retraites et sur celles de l’assurance chômage ;

- Défendre nos services publics et en garantir l’accès à toutes et tous sans condition de nationalité et sur tout le territoire. Notre école, notre recherche, notre système de santé, de prise en charge de la dépendance, notre système de justice sont asphyxiés et ont besoin d’investissements massifs ;

- Mettre fin à la verticalité du pouvoir en commençant par restaurer la démocratie sociale à tous les niveaux, entreprise, branche, territoire et interprofessionnel ;

- Mettre en place des mesures de justice fiscale et notamment taxer les super profits, dividendes et rachats d’actions ;

- Instaurer enfin l’égalité salariale et éradiquer les violences sexistes et sexuelles ;

- Instaurer le droit à la régularisation pour tous les travailleurs et travailleuses étranger·es sur la base d’un certificat de travail ;

- Relocaliser et transformer notre industrie pour répondre aux besoins sociaux en environnementaux en la protégeant du dumping social, fiscal et environnemental ;

- Créer de nouveaux droits pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs d’anticiper les transformations environnementales et de sécuriser leur emploi ;

Dans l’immédiat, nous appelons le président de la République à la cohérence. L’Assemblée nationale est dissoute, les réformes doivent donc être interrompues étant donné qu’il n’y a plus aucun contrôle démocratique. Le gouvernement doit en particulier immédiatement renoncer à sa réforme de l'assurance chômage.

Nous appelons à manifester le plus largement possible ce week-end pour porter la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail.

samedi 21 janvier 2023

Réforme des Retraites : l'intersyndicale appelle à une nouvelle journée de mobilisation le #31janvier

Communiqué intersyndical

Une puissante mobilisation qui oblige au retrait

Ce 19 janvier, partout sur le territoire, plus de deux millions de travailleuses et travailleurs, et de jeunes se sont mobilisé-es mis en grève et/ou ont manifesté, dans le public comme dans le privé, contre la réforme des retraites de ce gouvernement.
 
Cette réforme est inacceptable et va à l’encontre des intérêts de la population. Elle ne s'y trompe pas, puisque même avant d’être dans la rue plus de 600 000 personnes ont déjà signé la pétition intersyndicale.
 
Les travailleuses et les travailleurs aspirent à partir à la retraite en bonne santé, et avec un niveau de retraite qui permette de vivre dignement. Le message est très clair : le gouvernement doit renoncer à la fois à l’âge de départ à la retraite à 64 ans et à l’accélération de l’augmentation de la durée de cotisation. D'autres solutions existent, elles ont malheureusement été balayées d'un revers de main.
 
L’ensemble des organisations syndicales réaffirme son opposition à la réforme et sa détermination à avoir un système de retraite juste, financé aussi par un autre partage des richesses.
 
Afin de renforcer et d’inscrire dans la durée cette première mobilisation massive, les organisations syndicales appellent dès à présent à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle.
 
L'intersyndicale invite la population à signer massivement la pétition, et appelle à multiplier les actions et initiatives partout sur le territoire, dans les entreprises et services, dans les lieux d'étude, y compris par la grève, notamment autour du 23 janvier, jour de la présentation de la loi au conseil des ministres.
 
Elles appellent les salarié-e-s et les jeunes à préparer des assemblées générales pour discuter des poursuites de la mobilisation.
 
Et alors que le gouvernement appelle les organisations syndicales à être responsables et à ne pas bloquer le pays, nous réaffirmons qu'il est et sera le seul responsable de cette situation puisque 9 travailleuses et travailleurs sur 10 rejettent cette réforme injuste et brutale.
 
Nous sommes unis et déterminés à faire retirer ce projet de réforme des retraites, c’est pourquoi l’intersyndicale appelle à une nouvelle journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 31 janvier. L’intersyndicale se réunira le soir même.

Paris, le 19 janvier 2023



LA CFDT VOUS INFORME DES NÉGOCIATIONS EN COURS ET DES NOUVEAUTÉS
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POUR CELA UN SEUL MAIL A DSCFDTSOPRASTERIA@GMAIL.COM
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lundi 16 janvier 2023

La CFDT Sopra Steria appelle tous les salariés à cesser le travail et à manifester contre la réforme des retraites le 19 janvier 2023

#SSG #SBS #HR #I2S #BEAMAP #GALITT #2MoRO #CIMPA #AXWAY

IMPORTANT

Plus d'informations à venir sur les lieux et heures de RDV dans toutes les villes de nos sites en France.

La Première ministre a annoncé ce 10 janvier 2023 le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une forte accélération de l’augmentation de la durée de cotisation.

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et plus particulièrement celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et celles et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue.

Cette réforme va aggraver la précarité de celles et ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes. Le système de retraites par répartition n’est pas en danger, rien ne justifie une réforme aussi brutale.

Les arguments et propositions de la CFDT n’ont pas été entendus par le Gouvernement qui se contente de présenter une réforme injuste et inutile.

C’est pourquoi la F3C CFDT appelle les salariés et agents de son périmètre à se mobiliser fortement 19 janvier 2023 sur l’ensemble du territoire national, dans toutes les entreprises et administrations.

La F3C CFDT demande le retrait de cette réforme idéologique,  et l’ouverture d’une négociation loyale pour une véritable justice sociale.

Liens :
https://www.cfdt.fr/portail/actualites/reforme-des-retraites/reforme-des-retraites-64-ans-c-est-non-srv1_1254628

https://www.change.org/p/retraites-non-%C3%A0-cette-r%C3%A9forme-injuste-et-brutale-reformesdesretraites



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La F3C CFDT, à laquelle la CFDT Sopra Steria est rattachée, est le 1er syndicat de la branche des Bureaux d'Etudes.
La branche des bureaux d'études regroupe toutes les entreprises relevant de la convention collective national des Bureaux d'études techniques, cabinets d'ingénieurs-conseils, société de conseil.

Cette branche regroupe 757 100 salariés dont 37% de femmes et 59 710 entreprises dont 80% de TPE. (données février 2022).



mercredi 11 janvier 2023

Communiqué intersyndical - Retraites : première journée de mobilisation le 19 janvier

 


Communiqué intersyndical

Retraites : première journée de mobilisation le 19 janvier

La Première Ministre a annoncé ce 10 janvier 2023 le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation.

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et plus particulièrement celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l'espérance de vie est inférieure au reste de la population, et celles et ceux dont la pénibilité des métiers n'est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de celles et ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Le système de retraites par répartition n’est pas en danger, rien ne justifie une réforme aussi brutale. Attachées à un meilleur partage des richesses, les organisations syndicales n’ont eu de cesse pendant la concertation avec le Gouvernement de proposer d’autres solutions de financement, à commencer par l’amélioration de l’emploi des seniors. Jamais le gouvernement, arc-bouté sur son projet, ne les a étudiées sérieusement.

Suite à l’annonce de la réforme gouvernementale, toutes les organisations syndicales se sont immédiatement réunies pour construire une réponse commune de mobilisation interprofessionnelle. Celle-ci prendra la forme d’une première journée de grèves et de manifestations le 19 janvier 2023.

Parce qu’elles représentent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses, demandeurs et demandeuses d’emploi, et retraité.es, c’est cette date syndicale qui donne le départ d’une puissante mobilisation sur les retraites dans la durée.

Elles décident d’ores et déjà de se réunir le 19 janvier au soir avec les organisations de jeunesse pour prolonger le mouvement de mobilisation et convenir d’autres initiatives.

Les organisations syndicales appellent les salarié.es à se mobiliser fortement dès cette première journée dans l’ensemble du territoire et à participer aux différentes initiatives organisées en intersyndicale.

Paris le 10 janvier 2023