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lundi 18 mai 2026

Quand le malaise devient structurel : il faut agir

Depuis plusieurs mois, les remontées des équipes de différents périmètres dessinent le même constat : la situation sociale se dégrade fortement, et ce de manière transversale.


Une charge de travail qui explose

Les salariés font face à des charges de travail toujours plus lourdes, sans renfort, sans anticipation, et avec des difficultés de recrutement persistantes. Beaucoup nous signalent travailler dans un contexte de surcharge quasi permanente, sans réelle visibilité sur l'évolution des équipes. Dans le même temps, la direction exige toujours plus de rendement, tout en naviguant à vue, sans stratégie claire et sans prise en compte des risques que cela fait peser sur les équipes.


Une difficulté à recruter des profils spécifiques qui met tout le monde en tension

Les recrutements sont souvent compliqués, ou simplement décalés dans le temps. Cette situation entraîne une pression continue sur les équipes en place, au détriment de la qualité de vie au travail et de la santé des salariés.


Des augmentations en chute libre en 2026

Les CRH de début d’année ont été vécus comme un véritable choc chez les salariés :

  • augmentations extrêmement faibles,

  • absence de reconnaissance de l’investissement,

  • sentiment général d’injustice et de désengagement.

Les salariés le disent clairement : avec de telles augmentations, difficile de se sentir valorisés et/ou encouragés.


Un climat social qui se détériore

Le cumul de tous ces éléments conduit aujourd’hui à une démotivation profonde, une perte de sens et une inquiétude généralisée sur l’avenir des métiers et des équipes.


L’état actuel n’est pas tenable. Les salariés ne peuvent pas continuer à absorber toujours plus avec toujours moins.

 La CFDT alerte sur certaines décisions prises qui sont contraires aux valeurs affichées du Groupe.

Les salariés ne travaillent-ils pas avec le même objectif que la direction et les actionnaires : la réussite du Groupe ?

mercredi 13 mai 2026

CSE SOPRA STERIA GROUP : Proposition d'avis de la CFDT sur le travail du 1er mai


"Le 1er mai reste, en 2026, le seul jour férié et chômé protégé par le Code du travail (article L3133-4). Malgré les débats parlementaires récents, aucune modification législative n’a été adoptée pour élargir les dérogations au travail ce jour-là. Le gouvernement a confirmé que le 1er mai 2026 resterait un jour chômé pour la quasi-totalité des salariés, à l’exception des activités impossibles à interrompre (hôpitaux, transports, etc.) et malgré la volonté de certains d’y porter atteinte. Aucune de ces exceptions ne concerne les activités de Sopra Steria Group, qui ne relèvent ni d’un service public vital, ni d’une activité impossible à interrompre le 1er mai.

 

Le document fourni par la direction liste de nombreux projets pour lesquels des astreintes sont prévues, souvent avec des délais d’intervention très courts (20 minutes, 15 minutes ou même immédiatement « sans délai » sur certains projets), ce qui est incompatible avec la définition légale de l’astreinte. En effet, l’article L3121-5 du Code du travail précise qu’une astreinte ne doit pas placer le salarié à la disposition permanente et immédiate de l’employeur. Or, plusieurs projets exigent une réactivité immédiate, ce qui transforme de facto l’astreinte en temps de travail effectif.

De plus, certains projets ne prévoient pas de back-up systématique, ce qui montre l’absence de caractère « vital » ou « urgent » des interventions demandées. Le CSE rappelle que le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : il symbolise les droits sociaux et le repos des travailleurs. Demander à des salariés de se tenir prêts à intervenir à tout moment, sans interruption possible, revient à contourner la loi.

 

Les dispositifs proposés ne tiennent pas compte des besoins élémentaires des salariés (repos, vie privée, santé). Exiger une disponibilité immédiate ou quasi immédiate empêche les salariés de vaquer librement à leurs occupations, ce qui est contraire à la définition même de l’astreinte. Le CSE s’inquiète également de l’absence de garantie sur le respect des temps de repos légaux après une intervention, surtout pour les projets en 24/7.

 

Aucun des projets listés ne relève d’une activité impossible à interrompre le 1er mai, au sens de l’article L3133-6 du Code du travail. Les justifications avancées (maintenance applicative, supervision, etc.) ne constituent pas des urgences vitales pour la nation ou la sécurité des personnes. Le CSE rappelle que la jurisprudence impose à l’employeur de prouver l’impossibilité d’interrompre l’activité, ce qui n’est pas le cas ici.

 

Pour toutes ces raisons, le CSE émet un avis défavorable sur l’ensemble des dispositifs d’astreinte prévus pour le 1er mai 2026. Il demande à la direction de :

  • Respecter strictement le caractère chômé du 1er mai, conformément à la loi.
  • Ne pas organiser d’astreintes qui, par leur nature ou leurs contraintes, équivalent à du temps de travail effectif.
  • Revoir les projets pour lesquels une intervention le 1er mai est prévue, en privilégiant des solutions alternatives (report, automatisation, etc.).
  • Garantir que les salariés ne subissent aucune pression pour accepter ces astreintes, et que leur refus ne soit pas considéré comme une faute.

mardi 12 mai 2026

SOPRA FINANCING SOFTWARE : Négociation Épargne Retraite PERECO

« Prenons le pire, c’est parfait (SFS) »

 

La première réunion de négociation sur l’épargne retraite PERECO pour la société Sopra Financing Software a eu lieu mercredi 14 avril 2026.

La réunion débute, étonnement, par 30 minutes de présentation par un commercial d’Amundi qui présente le fonctionnement du PERECO en se permettant de donner des petits conseils éthiques d’investissement : « mon préféré c’est celui-là : l’or, ce n’est pas sur le cours de l’or, c’est sur les entreprises qui exploitent l’or dans le monde, il a un rendement exceptionnel ». 

La CFDT rappellera à l’assemblée que selon l’Organisation Internationale du Travail c’est environ 1 million d’enfants qui travaillent dans les mines. Ils travaillent dans des conditions dangereuses, ne vont pas à l'école et n'ont accès à aucun service de santé ni autres services de première nécessité. La CFDT est contre toute forme d’exploitation et ne comprend pas que l’on puisse proposer ce genre de « produits » aux salariés. Cette remarque ne suscitera aucune réponse ni d’Amundi, ni de la direction !

Une fois le commercial parti de la réunion, la négociation tente (enfin) de s’engager pour s’achever aussitôt : la direction annonce que la proposition c’est l’accord signé chez SSG pour une durée indéterminée et qu’il n’y a rien à négocier ! 

Un peu court pour la CFDT cette négociation ! La CFDT propose de plutôt prendre comme exemple l’accord signé chez Sopra HR qui est plus avantageux pour les salariés avec un abondement des versements des salariés payé par la direction. La direction répond par la négative en arguant que cet accord est ancien et dépassé.

La CFDT rappelle qu’elle est attachée à la retraite par répartition, qui reste le seul moyen d’assurer une retraite aux salariés. La capitalisation est un risque : le risque de tout perdre ou d’avoir un montant qui ne vaut plus rien au moment de la retraite. Et ceci d’autant plus avec les bouleversements mondiaux et le climat politique international actuels. Sans même parler de la provenance de cette argent sale           « gagné » sur de l’exploitation des enfants, des humains, de l’environnement, des entreprises qui tuent partout sur la terre pour accéder aux matières premières …

C’est pourquoi la CFDT présente ses revendications qui s’appuient sur un modèle des retraites juste et éthique :

  • Une aide au rachat de trimestre avec la participation de l’employeur,
  • Une augmentation de la cotisation retraite payée par l’employeur,
  • Une augmentation de la possibilité de cotisation temps plein en temps partiel (améliorer l’accord de 2024 : prendre en charge la cotisation salariale, permettre à tous les temps partiels, pas uniquement ceux au-dessus de 50% d’activité, plus de maximum de 10 ans de bénéfice de cet accord…).

La CFDT force une autre réunion de négociation afin d’avoir des retours à ses questionnements et des positions claires de la direction sur ces revendications. Une nouvelle date en mai a été positionnée. Mais la vision unilatérale de la répartition des richesses et l’attachement aux cadeaux aux plus riches semblent rester les priorités au niveau du Groupe et de toutes les sociétés. 

lundi 11 mai 2026

CSE SOPRA STERIA GROUP : Consultation sur le Plan de Développement des Compétences 2026


Lors du recueil de l’avis le 23 avril dernier sur le plan de développement des compétences 2026 , l’avis proposé par la commission formation du CSE s’est avéré être un avis réservé. Suite à notre interrogation sur pourquoi un avis réservé alors que l’année précédente nous avions rendu un avis négatif et qu’il n’y avait aucune amélioration cette année.

Raison mise en avant : « Ne pas saper le moral de l’Académie ».

Les élus CFDT ont expliqué que le CSE rendait un avis sur le plan de développement des compétences et non sur le travail des équipes de l’Académie qui ne font qu’appliquer les orientations définies par la direction.

Ci-dessous, [Pour lire] l’avis proposé par les élus CFDT :

« Les élus du CSE ne peuvent que donner un avis négatif sur le plan de développement des compétences 2026.

Les élus soulignent l’absence d’orientations de la formation sur 3 ans, empêchant une projection et une trajectoire de ce sujet.

Les élus du CSE constatent que le plan de développement des compétences manque d’ambition au vu des objectifs stratégiques affichés par l’entreprise. Nous sommes bloqués à 5 jours par an et par salarié depuis plusieurs années, ce chiffre n’étant jamais atteint. Il est bon de rappeler que l’objectif en 2018 était de 67 000 jours alors que pour 2026 la direction prévoit 64 000 jours pour le même nombre de salariés.

De plus, ces jours sont toujours inéquitablement répartis, avec, chaque année, les mêmes salariés en bénéficiant (les nouveaux, les jeunes) et les mêmes en étant exclus (les plus anciens, les salariés des fonctions, les temps partiels).

La formation devrait aider au maintien dans l’emploi des salariés expérimentés, mais elle n’est pas dirigée vers eux, et les nombreuses demandes du CSE depuis des années n’y ont rien changé. Aucune action n’est prévue pour changer cela.

La direction ne semble pas être dans une logique collective, et ne semble pas souhaiter embarquer tous et toutes les salariées dans la montée en compétences. Ceci est contraire à son obligation de maintien de l’employabilité.

Les élus du CSE réaffirment que l’IA et la formation doivent être des leviers de progrès partagés. La seule acculturation à l’IA ne saurait prévenir la fragilisation des emplois des salariés. Les élus du CSE craignent qu'un grand nombre de salariés soient, in fine, laissés pour compte dans le virage de l'IA, avec une fois de plus à la clé des RC voire des licenciements. Les élus du CSE déplorent que les moyens alloués à l'Académie ne soient pas à la hauteur des enjeux de transformation liés à l'IA et aux impacts prévisibles sur les emplois susceptibles d'être remplacés par l'IA.

Cet avis n’est absolument pas une critique du travail de l’équipe de l’Académie. »