Déclaration lue ce jeudi 26 février en entrée du CSE SSG :
Nouveau Site de
Bordeaux SPI :
La direction
entrave le travail des représentants des salarié.es !
Alors que le nouveau site de Bordeaux sera accessible aux
salarié.es bordelais à partir du 10 mars 2026, en quatre vagues, et que
le début du déménagement est prévu dès le jeudi 5 mars, les
représentants de proximité (RP) et les élus du CSE de Bordeaux n’ont, à ce
jour, toujours pas pu visiter le site.
La visite initiale, qui devait être la seule avant
l’ouverture, était programmée pour le 3 février 2026, soit un mois avant
l’ouverture du site. Elle a été reportée pour d’obscures « raisons de sécurité
» au lundi 2 mars, soit trois jours seulement avant le déménagement.
Or, selon l’accord en vigueur, « la mission première des
RP est d’assurer un rôle de relai du CSEE et de la CSSCT sur le terrain »
et « d’être le relai de la CSSCT en organisant les visites de sites ».
De plus, ils doivent « remonter obligatoirement auprès de la CSSCT une
synthèse des actions menées ainsi qu’un état des lieux des conditions de
travail des salariés ». Les RP doivent donc être associés à l’aménagement
des locaux et non mis devant le fait accompli.
Force est de constater que la direction les empêche
d’accomplir leurs missions, telles que définies par l’accord CSE-RP.
Aucun plan des nouveaux locaux n’a été communiqué aux RP :
seule une présentation sommaire a été faite lors d’une réunion.
Les RP n’ont reçu aucun document spécifique. Seuls deux
fichiers ont été transmis à l’ensemble des salariés de Bordeaux :
- un
fichier contenant des informations sur la préparation du déménagement ;
- un
fichier indiquant, pour certains salariés, leur bureau de départ et leur
nouveau bureau.
La direction se moque ouvertement des représentants de
proximité de Bordeaux.
À trois jours du déménagement, il est clair que la direction
ne prendra pas en compte les remarques des RP concernant les conditions de
travail et la santé des personnes. Cette situation rappelle un précédent récent
: le déménagement de la société Connectiv’IT, de Talence vers Mérignac,
organisé dans l’opacité, sans information ni des RP ni du CSE. Un RP avait
d’ailleurs découvert ce déménagement par hasard, grâce à une affiche «
Bienvenue à Connectiv’IT » apposée dans un ascenseur.
Par ailleurs, le CSE n’a jamais été informé ni consulté
par la direction sur le processus de déménagement des sites bordelais.
La direction n’a informé aucune instance représentative
du personnel (IRP) que les salarié.es bordelais seraient placés en télétravail
forcé entre le 5 et le 10 mars, voire jusqu’au 13 mars pour certains.
Pire, la direction n’a envoyé aucun mail ou note aux
salarié.es pour leur dire qu’ils seraient en télétravail exceptionnel ou autre,
les laissant dans une situation d’incertitude juridique totale.
Quant à celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas
télétravailler, la direction les ignore purement et simplement.
La CFDT rappelle que l’accord sur le télétravail
n’autorise ni le télétravail pour déménagement, ni le télétravail contraint.
La CFDT a demandé des négociations pour corriger cette situation, mais la
direction a rejeté toutes les propositions.
La CFDT condamne fermement cette attitude de la direction, qui constitue une entrave au dialogue social et à l’exercice du mandat des RP et du CSE. Une telle pratique est préjudiciable tant pour les salarié.es que pour l’entreprise.
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