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lundi 11 mai 2026

CSE SOPRA STERIA GROUP : Consultation sur le Plan de Développement des Compétences 2026


Lors du recueil de l’avis le 23 avril dernier sur le plan de développement des compétences 2026 , l’avis proposé par la commission formation du CSE s’est avéré être un avis réservé. Suite à notre interrogation sur pourquoi un avis réservé alors que l’année précédente nous avions rendu un avis négatif et qu’il n’y avait aucune amélioration cette année.

Raison mise en avant : « Ne pas saper le moral de l’Académie ».

Les élus CFDT ont expliqué que le CSE rendait un avis sur le plan de développement des compétences et non sur le travail des équipes de l’Académie qui ne font qu’appliquer les orientations définies par la direction.

Ci-dessous, l’avis proposé par les élus CFDT :

« Les élus du CSE ne peuvent que donner un avis négatif sur le plan de développement des compétences 2026.

Les élus soulignent l’absence d’orientations de la formation sur 3 ans, empêchant une projection et une trajectoire de ce sujet.

Les élus du CSE constatent que le plan de développement des compétences manque d’ambition au vu des objectifs stratégiques affichés par l’entreprise. Nous sommes bloqués à 5 jours par an et par salarié depuis plusieurs années, ce chiffre n’étant jamais atteint. Il est bon de rappeler que l’objectif en 2018 était de 67 000 jours alors que pour 2026 la direction prévoit 64 000 jours pour le même nombre de salariés.

De plus, ces jours sont toujours inéquitablement répartis, avec, chaque année, les mêmes salariés en bénéficiant (les nouveaux, les jeunes) et les mêmes en étant exclus (les plus anciens, les salariés des fonctions, les temps partiels).

La formation devrait aider au maintien dans l’emploi des salariés expérimentés, mais elle n’est pas dirigée vers eux, et les nombreuses demandes du CSE depuis des années n’y ont rien changé. Aucune action n’est prévue pour changer cela.

La direction ne semble pas être dans une logique collective, et ne semble pas souhaiter embarquer tous et toutes les salariées dans la montée en compétences. Ceci est contraire à son obligation de maintien de l’employabilité.

Les élus du CSE réaffirment que l’IA et la formation doivent être des leviers de progrès partagés. La seule acculturation à l’IA ne saurait prévenir la fragilisation des emplois des salariés. Les élus du CSE craignent qu'un grand nombre de salariés soient, in fine, laissés pour compte dans le virage de l'IA, avec une fois de plus à la clé des RC voire des licenciements. Les élus du CSE déplorent que les moyens alloués à l'Académie ne soient pas à la hauteur des enjeux de transformation liés à l'IA et aux impacts prévisibles sur les emplois susceptibles d'être remplacés par l'IA.

Cet avis n’est absolument pas une critique du travail de l’équipe de l’Académie. »

vendredi 1 mai 2026

1er Mai : n’invisibilisons pas la fête des travailleurs et travailleuses !

Déclaration CFDT faite à la réunion du CSE de Sopra Steria Group de fin avril 2026 : 

1er Mai : n’invisibilisons pas la fête des travailleurs et travailleuses !

 

Les annonces du Premier ministre ouvrant la possibilité pour les artisans boulangers d’exercer ce 1er mai interrogent profondément sur le projet de société que nous voulons construire.

Si certains voient dans ce report la preuve que leurs alertes ont été entendues, la vigilance reste de mise. Le débat n’est pas clos : il est simplement différé.

Ces attaques répétées contre le 1er mai sont une très mauvaise nouvelle pour le monde du travail. C'est irrespectueux, notamment pour tous les travailleurs et les travailleuses, qui ont été au rendez-vous au moment du Covid.

C'est un symbole que l'on touche. Et la CFDT pense qu'aujourd'hui, en France, il y a bien d'autres sujets beaucoup plus importants, dont la représentation nationale devrait se saisir.

Car au-delà de la technique juridique, c’est bien la portée symbolique du 1er mai qui est en jeu. Seul jour férié obligatoirement chômé et payé, il reste fortement associé aux droits des travailleurs. Toute évolution suscite donc des inquiétudes, notamment sur un possible élargissement des dérogations.

 

La France ne peut-elle pas avoir UN jour sur 365 férié et chômé ? UN seul jour par an qui ne soit pas soumis à la production et au travail ? La vie humaine se résume-t-elle à cela ? Ce n’est pourtant pas trop un jour par an

Pour la CFDT, le 1er mai n’est pas un jour comme les autres. Héritage des luttes sociales, il demeure la seule journée obligatoirement chômée et payée pour l’ensemble des salarié.es. Il symbolise la reconnaissance, par la société tout entière, du monde du travail et de celles et ceux qui, chaque jour, font vivre nos entreprises, nos services et notre économie quelles que soient les circonstances.

Transformer progressivement cette journée en temps d’activité commerciale serait une faute. Ce serait casser un repère collectif essentiel et affaiblir la portée symbolique d’une date qui appartient à tous les travailleurs et toutes les travailleuses. Nous avons tant besoin en France de moments de cohésions, encore plus dans les temps actuels.

S’inscrire dans une logique de concurrence permanente, y compris le 1er mai, n’est pas sans conséquences.

Depuis des années, certains expliquent que le coût du travail serait trop élevé lorsqu’il s’agit d’augmenter les salaires. Dans le même temps, il faudrait aujourd’hui multiplier les dérogations et prévoir des compensations financières pour inciter des salariés volontaires à travailler ce jour-là. Cela démontre qu’il existe des marges financières lorsque la volonté est là.

Pour la CFDT, la vraie richesse des entreprises, ce sont leurs salariés et salariées. Sans leur engagement, leur professionnalisme et leur compétence, aucune réussite économique n’est possible

La reconnaissance ne passe pas par la remise en cause des acquis sociaux. Elle passe toute l’année par de meilleurs salaires, de meilleures conditions de travail, du respect et un juste partage de la valeur créée.

Non, le 1er mai n’est pas un jour comme les autres.

Le 1er mai doit rester la fête des travailleurs et travailleuses.

Le 1er mai doit rester la fête de tous les travailleurs et toutes les travailleuses.

 

Comme chaque année, la CFDT se mobilisera partout en France, afin de marquer dans chaque territoire la fête des travailleurs et des travailleuses. 

Elle appelle tous et toutes les salarié.es à se mobiliser en nombre dans les défilés du 1er mai, pour défendre ce jour et leurs droits, attaqués de toutes parts !



 

mercredi 15 avril 2026

Sopra Steria : Stratégie UES 2026, l'inconnu au bout du fil ...

 

LA FACE CACHÉE DE LA STRATÉGIE
Ce que la direction ne dit pas

La direction vient de présenter au CSE Central sa stratégie 2026 pour le Pôle France. Derrière les éléments de langage sur la « promesse collaborateur », la « bienveillance » et « l'excellence », une lecture froide des chiffres révèle une toute autre histoire : celle d'une entreprise qui a choisi de faire de l'humain la principale variable d'ajustement de son objectif de ROA supérieur à 10% et de 3 Md€ de chiffre d'affaires en 2030.

Pyramide des âges : juniorisation accélérée

Le bilan RH 2025 est sans ambiguïté. Sur le périmètre Intégration France :

·       63% des recrutements en N1, 23% en N2, soit 86% de profils juniors

·       Seuls 13,5% de recrutements en N3 et au-delà

·       Dans le Conseil, 61% des recrutements 2025 sont des N1, et l'objectif 2026 monte à 79% de juniors (N1+N2)

·       Effectif Conseil en recul de 4% en 2025 (1 227 → 1 176)

·       Effectif Intégration à 9 527 au lieu des 9 723 prévus : la croissance réelle n'a été que de 1% au lieu de 2,6%

Ce n'est pas un renouvellement : c'est une recomposition par le bas. Pendant que la direction cible une croissance du CA de +8,1% en 2026 et +15,8% en 2028, elle refuse d'embaucher dans les grades expérimentés à hauteur des besoins. Le message est limpide : les sachants coûtent trop cher.

Les « emplois sensibles » sont nommément identifiés dans le document : développeurs mono-technologie (SP, E&T, SF, Transport, Aéro) et testeurs mono-compétence. Officiellement 2 à 3% de la population, mais chacun sait que l'étiquette « mono-tech » est extensible à volonté selon les besoins de cost-cutting. Et face à cela, aucun plan GEPP réellement financé : juste un renvoi au « newskilling » individuel et à l'auto-formation.

L'Offshore : la France vidée de sa substance

Le document reconnaît noir sur blanc en 2025 une « dynamique insuffisante sur l'X-shore » comme un des « rendez-vous manqués ». La réponse 2026 tient en trois mots : « Relancer la dynamique Xshore ». Pas d'évaluation d'impact sur l'emploi France, pas de garde-fous, pas de contrepartie.

Le projet 2030 assume explicitement un « mix-model qui s'appuie sur l'ensemble des capacités du Groupe (in-shore / x-shore) ». Traduction : le cœur du métier, le delivery, part progressivement en Inde, en Tunisie, au Maroc. En France, il restera des account managers, des PMO, et quelques architectes vitrines pour rassurer les clients.

Ce que cela veut dire concrètement pour nous :

·       La destruction programmée de l'expertise technique locale

·       La transformation des ingénieurs français en gestionnaires de flux offshore

·       À terme, la suppression mécanique des postes dont la production aura été transférée

La « relance Xshore » n'est pas un outil au service d'une stratégie de croissance : c'est la stratégie elle-même.

L'IA : outil de productivité

La slide « Accélérer sur l'IA » liste quatre axes : sélectionner les partenaires, former, partager les cas d'usage, piloter le périmètre éligible. Pas un mot sur l'évaluation des risques psychosociaux, pas un mot sur le partage des gains de productivité, pas un mot sur l'impact sur le volume d'emploi.

Les chiffres parlent :

·       1 jour de formation IA par salarié sur 2026 (sur 5 jours de formation prévus au total)

·       Objectif : 50% des salariés certifiés IA (soit ~2 500 personnes)

Ce qui veut dire, en miroir, que l'autre moitié sera évaluée sur sa maîtrise de l'IA sans y avoir été formée

La promesse du « collaborateur augmenté » masque une réalité déjà connue : l'IA ne supprime pas le stress, elle supprime les tâches qui permettaient de souffler entre deux urgences. Le résultat net, c'est une intensification du travail et une charge mentale de contrôle permanent, sans aucune contrepartie salariale ni réduction du temps de travail.

Un mot sur la rentabilité du management. Puisque la direction ne jure que par l'automatisation et les KPI, appliquons sa logique au sommet. Un Directeur Général coûte plusieurs millions d'euros par an en salaire, bonus, stock-options et dividendes. Pour trancher dans les effectifs, piloter des ratios et appliquer des modèles de cost-cutting, une IA serait infiniment plus rentable, plus cohérente et parfaitement alignée sur l'objectif de ROA > 10%. Si le savoir-faire des techniciens est jugé remplaçable par des algorithmes, celui des décideurs l'est a fortiori. Voilà la seule vraie décision stratégique qui garantirait une croissance rentable sans sacrifier des milliers de familles.

« Promesse collaborateur » vs « Croissance rentable »

Le document parle de « bienveillance », « respect des autres », « action positive », « ouverture ». Confrontons ces mots aux actes :

La promesse

La réalité 2025-2026

Accompagner et former en continu

3,69 jours de formation / salarié dans le Conseil, un niveau historiquement bas

Collaborateur augmenté

1 jour d'IA / an, et 50% des équipes hors dispositif

Ancrage régional

84 agences → 81 agences (fermeture nette de 3 sites)

Rétention des talents, RPS

Mentionné en une ligne, aucun budget associé, aucun indicateur de suivi

Féminisation

Réduit à « demande de recrutement de profils femmes N4+ », sans objectif chiffré

Excellence du delivery

Officiellement reconnu : « delivery sous tension »

La « promesse collaborateur » est le paravent rhétorique d'une austérité qui ne dit pas son nom. On demande aux salariés d'être les entrepreneurs de leur propre survie professionnelle, de se former sur leur temps personnel, de tenir un delivery « sous tension » tout en absorbant les réorganisations (Conseil, SAP, BL Solutions & Expertises, Développement Régional) sans aucune évaluation préalable des risques psychosociaux…

Et si DG devenait IA !

jeudi 12 mars 2026

Intempéries : 2 poids, 2 mesures ?!

 Déclaration lue en CSE SSG ce jeudi 26 février 2026 : 

Intempéries : 2 poids, 2 mesures ?!

La CFDT s’interroge, avec l’ensemble des salarié.es, sur les critères de déclenchement des communications de site sur les intempéries !

Pourquoi Toulouse et pas Albi ni Rodez ? Pourquoi Nantes et pas Angers ? Pourquoi certaines tempêtes et pas d’autres ? Pourquoi certaines inondations et pas d’autres ? Pourquoi certaines intempéries et pas d’autres ?

Pourquoi certains ou certaines ont droit à du télétravail exceptionnel, ouvrant droit à l’indemnité de 22€ par mois, et pas d’autres ? D’autres y ont droit, mais on ne leur dit pas qu’il faut le déclarer et comment... Aucune procédure n’est partagée.

La CFDT demande une mise à plat et une explication des critères des communications intempéries.

La CFDT demande une équité de traitement pour tous les salariés et toutes les salariées.



vendredi 27 février 2026

Déclaration CFDT lue au DG France

 Déclaration lue ce jeudi 26 février matin, au DG France en CSE Sopra Steria :

Résultats

+14% de dividendes, près de 300 Millions d’€ de bénéfices,

mais presque pas d’augmentations aux salariés qui ont fait ces résultats...

Les salariés vont être choqués d’apprendre cela !



... Tout cela sans oublier l'augmentation de la rémunération du DG : voir Rémunération : 311% d’augmentation !



jeudi 26 février 2026

Nouveau Site de Bordeaux SPI : La direction entrave le travail des représentants des salarié.es !

Déclaration lue ce jeudi 26 février en entrée du CSE SSG :

Nouveau Site de Bordeaux SPI :
La direction entrave le travail des représentants des salarié.es !


Alors que le nouveau site de Bordeaux sera accessible aux salarié.es bordelais à partir du 10 mars 2026, en quatre vagues, et que le début du déménagement est prévu dès le jeudi 5 mars, les représentants de proximité (RP) et les élus du CSE de Bordeaux n’ont, à ce jour, toujours pas pu visiter le site.

La visite initiale, qui devait être la seule avant l’ouverture, était programmée pour le 3 février 2026, soit un mois avant l’ouverture du site. Elle a été reportée pour d’obscures « raisons de sécurité » au lundi 2 mars, soit trois jours seulement avant le déménagement.

Or, selon l’accord en vigueur, « la mission première des RP est d’assurer un rôle de relai du CSEE et de la CSSCT sur le terrain » et « d’être le relai de la CSSCT en organisant les visites de sites ». De plus, ils doivent « remonter obligatoirement auprès de la CSSCT une synthèse des actions menées ainsi qu’un état des lieux des conditions de travail des salariés ». Les RP doivent donc être associés à l’aménagement des locaux et non mis devant le fait accompli.

Force est de constater que la direction les empêche d’accomplir leurs missions, telles que définies par l’accord CSE-RP.

Aucun plan des nouveaux locaux n’a été communiqué aux RP : seule une présentation sommaire a été faite lors d’une réunion.

Les RP n’ont reçu aucun document spécifique. Seuls deux fichiers ont été transmis à l’ensemble des salariés de Bordeaux :

  • un fichier contenant des informations sur la préparation du déménagement ;
  • un fichier indiquant, pour certains salariés, leur bureau de départ et leur nouveau bureau.


La direction se moque ouvertement des représentants de proximité de Bordeaux.

À trois jours du déménagement, il est clair que la direction ne prendra pas en compte les remarques des RP concernant les conditions de travail et la santé des personnes. Cette situation rappelle un précédent récent : le déménagement de la société Connectiv’IT, de Talence vers Mérignac, organisé dans l’opacité, sans information ni des RP ni du CSE. Un RP avait d’ailleurs découvert ce déménagement par hasard, grâce à une affiche « Bienvenue à Connectiv’IT » apposée dans un ascenseur.

Par ailleurs, le CSE n’a jamais été informé ni consulté par la direction sur le processus de déménagement des sites bordelais.

La direction n’a informé aucune instance représentative du personnel (IRP) que les salarié.es bordelais seraient placés en télétravail forcé entre le 5 et le 10 mars, voire jusqu’au 13 mars pour certains. 

Pire, la direction n’a envoyé aucun mail ou note aux salarié.es pour leur dire qu’ils seraient en télétravail exceptionnel ou autre, les laissant dans une situation d’incertitude juridique totale. 

Quant à celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas télétravailler, la direction les ignore purement et simplement.

La CFDT rappelle que l’accord sur le télétravail n’autorise ni le télétravail pour déménagement, ni le télétravail contraint. La CFDT a demandé des négociations pour corriger cette situation, mais la direction a rejeté toutes les propositions.

La CFDT condamne fermement cette attitude de la direction, qui constitue une entrave au dialogue social et à l’exercice du mandat des RP et du CSE. Une telle pratique est préjudiciable tant pour les salarié.es que pour l’entreprise.


Lire aussi : 

BORDEAUX : 4 bâtiments en 1, qui dit mieux ?


mardi 13 janvier 2026

Devenez RP avec la CFDT !

REJOIGNEZ-NOUS
COMME REPRESENTANT DE PROXIMITE !

Vous êtes salariés SSG sur les sites de Grenoble, Niort, Orléans, Paris Latitude, Montreuil, Rouen, Strasbourg ?

Pour les postes de Représentants de Proximité sur votre site, un appel à candidatures aura lieu début février !

On vous explique :

Leur rôle au sein du Comité Social et Économique (CSE)

La loi ne définit pas concrètement les prérogatives des Représentants de Proximité (RP) et a laissé le soin aux Organisations Syndicales de négocier leur rôle exact, adapté à l’entreprise.
Ce rôle et les moyens associés sont prévus dans le dernier avenant à l'accord relatif à la mise en place des Instances Représentatives du Personnel (IRP).

Synthétiquement, cet accord prévoit :
  • une réunion avec la direction tous les mois pour les sites > 250 salariés et tous les deux mois sur les petits sites, avec respectivement 20h et 10h de délégation mensuels par RP ;
  • que le périmètre d’action est quasi équivalent à celui des anciennes instances DP et CHSCT, avec la mission de dialogue avec la direction locale et le devoir de veiller à la prévention des risques professionnels et à l’amélioration de la Santé, de la Sécurité et des Conditions de Travail ;
  • que les RP travaillent en lien avec le CSE et sa Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT), grande remplaçante des CHSCT au niveau national. Les RP désignent un rapporteur.
Leur implication sur le terrain est indispensable. Véritables relais locaux de la commission CSSCT du CSE, les Représentants de Proximité ont comme responsabilité la gestion des problèmes et conflits locaux mineurs avec les directions de site. Ils ont le pouvoir de faire remonter les dysfonctionnements ou les cas les plus graves au niveau national via la CSSCT et le CSE, pour traitement direct par la direction générale.
Le suivi au jour le jour des salariés, sur chacun des sites, est nécessaire afin de les protéger de tout abus et faire respecter leurs droits.

ALORS, POURQUOI PAS VOUS ?
Comment devenir Représentant de Proximité (RP) ?
Le CSE SSG désignera en mars 2026 les Représentants de Proximité des sites après avoir lancé des appels à candidatures pour chacun des périmètres de proximité dont des postes sont à pouvoir. Pour vous présenter, il faudra répondre au mail de l’appel à candidature de votre périmètre avant le 16 mars à midi :

ÊTRE UN RP CFDT
Travailler, soutenu par une équipe et le 1er syndicat de France.
La CFDT est un syndicat national qui permet à ses adhérents et élus d’accéder à des formations, du soutien juridique et d’être épaulés par un collectif pour réaliser leurs mandats.
À Sopra Steria, le collectif CFDT est multi-entreprises, il a un regard complet sur le groupe.
Cette équipe de travail est composée de femmes et d’hommes, salarié.e.s des sociétés du groupe qui veulent faire avancer le dialogue social en portant les valeurs de la CFDT.

Adhérer à des valeurs fortes qui guident nos convictions
La CFDT porte et se bat pour défendre ses valeurs ; alors rejoindre la CFDT, c’est vouloir adhérer à ces valeurs :
  • la solidarité en choisissant l’entre-aide pour défendre les droits de toutes et tous ;
  • l’émancipation en imposant le respect de la dignité et de la liberté dans l’entreprise pour satisfaire les besoins de chacun, matériels et intellectuels ;
  • la démocratie en permettant à tout.e.s de s’exprimer librement et d’être acteur de l’amélioration de ses conditions de travail ;
  • l’indépendance vis-à-vis des institutions qu’elles soient étatiques, politiques, religieuses ou patronales ;
  • l’autonomie indispensable pour permettre d’avoir une pensée libre et un regard détaché, elle est basée sur ses adhérents.

Il faut des volontaires pour représenter et défendre les intérêts des salariés !

Vous voulez être formés et intégrés une équipe réellement démocratique, pour apporter un vrai plus à vos collègues ? 

Vous voulez apprendre de nouvelles choses, notamment sur nos droits et les conditions de travail et découvrir une autre facette de votre travail au quotidien ?

Contactez-nous !
Pour cela un seul mail à dscfdtsoprasteria@gmail.com !

vendredi 14 novembre 2025

CSE Sopra Steria Group : Avis du CSE sur le projet d'évolution de l'organisation du Pôle France 2026

Depuis juillet 2025, les élus du CSE de Sopra Steria Group étaient consultés sur un projet d’évolution de l’organisation du Pôle France pour 2026.
Suite au rendu de l’expertise du cabinet SYNDEX, expert du CSE, les élus du CSE ont rendu un avis négatif à l’unanimité lors de la réunion extraordinaire du CSE de la mi-octobre :

"Les élus du CSE de Sopra Steria Group ont été convoqués en réunion extraordinaire le 10 juillet 2025 pour la « Consultation du Comité Social et Economique d’Etablissement Sopra Steria Group sur un projet d’évolution de l’organisation du Pôle France ».

Lors des échanges en CSE du 10 juillet 2025, le CSE a découvert qu’une TASK FORCE a réalisé un Tour de France pour étudier les faiblesses de l’organisation actuelle. Cette TASK FORCE n’a rencontré ni le CSE, ni les Représentants de proximité, ni l’expert SYNDEX !

Il est apparu également que cette réorganisation prévue pour le 1er janvier 2026 avait déjà démarré pour le Conseil alors que la direction avait annoncé que le projet serait lancé à partir d’octobre après l’avis du CSE.

La direction n’a pas fourni à ce jour, concernant ce projet, et ces impacts sur la santé, la sécurité et les conditions de travail des salariés :

  • Le détail par entité et par établissement (Agence, vertical, Business Line) des salariés par catégorie dans l’actuelle organisation et dans la nouvelle organisation ;
  • Le détail des équipes « structure » correspondantes dans l’actuelle organisation et dans la nouvelle organisation notamment les équipes commerciales ;
  • Le détail du volet économique correspondant à ce projet ;
  • Les mesures de prévention par rapport aux risques identifiés.

Après analyse du document projet, du rapport d’expertise remis par le cabinet Syndex, les élus du CSE constatent que du point de vue des conditions de travail et de la santé au travail, le projet de réorganisation proposé par la direction paraît problématique sur plusieurs points, comme l’a notamment mis en avant le rapport de l’expert.

En conséquence, les élus du CSE s’attachent aux éléments suivants :

Aucune communication en amont :

La direction a choisi de ne pas communiquer du tout sur le projet aux salariés avant la fin de la procédure d’information - consultation, contrairement à ce qu’elle avait annoncé en juillet (avec une information des salariés initialement prévue en septembre). Cette confidentialité imposée a généré un climat d’incertitude (alimenté par des bruits de couloirs), une limitation de l’exercice du mandat des élus du CSE, qui n’ont pas pu échanger avec les salariés concernés, une difficulté pour l’expert à évaluer les impacts réels, les salariés n’étant pas informés du projet lors des entretiens. Pour rappel lors de la précédente réorganisation, la direction avait communiqué auprès des salariés sur un projet avant même la fin de la procédure d’information  -consultation.

En premier lieu, nous relevons que le document projet est lacunaire concernant certaines informations clefs et ne permet pas d’appréhender pleinement les impacts du projet sur les conditions de travail notamment :

  • Absence de cartographie détaillée par fonction de l’organisation actuelle ;
  • Manque de visibilité sur les changements hiérarchiques et les périmètres concernés ;
  • Absence d’évaluation de la charge de travail et des risques professionnels ; la direction a pourtant l’obligation d’analyser les facteurs de risques professionnels liés à son projet.

En second lieu, concernant la conduite de changement, les élus du CSE déplorent l’absence de démarche participative dans l’élaboration du projet :

  • Aucun atelier de co-construction, groupe de travail, ou consultation terrain n’a été mis en place en amont ;
  • Aucune possibilité pour les salariés de poser des questions ou d’exprimer leurs besoins avant l’élaboration du projet.

En troisième lieu, concernant les impacts du projet sur les conditions de travail et la santé des salariés, le rapport d’expertise Syndex met en lumière plusieurs points de vigilance en matière de risques psychosociaux :

  • Contenu et sens du travail : le projet de réorganisation prévoit des changements de rattachement hiérarchique, de vertical, et d’agence pour plusieurs centaines de salariés, sans modification officielle des missions.
 Toutefois, ces changements peuvent entraîner :
  • Une évolution implicite du contenu du travail, notamment pour les Assistant·e.s et les DA/DAA, avec des tâches nouvelles ou redistribuées, parfois sans formation ni accompagnement.
  • Une perte de diversité des missions, lorsque des salariés perdent des responsabilités ou doivent choisir entre des fonctions (ex. : RH vs gestion pour les Assistant·e.s).
  • Une absence de perspectives claires d’évolution professionnelle, faute de plan de développement des compétences ou de visibilité sur les trajectoires internes. Cette réorganisation ne traite pas du sujet de l’IA alors que des grandes ESN annoncent déjà des départs pour les salariés jugés « non adaptables »
  • Une fragilisation du sens du travail, liée à l’incertitude sur les objectifs, les finalités du projet, et la cohérence des choix organisationnels.
  • Rapports sociaux : la réorganisation implique une recomposition des collectifs de travail, avec des effets potentiels sur les dynamiques relationnelles :
    • Modification des équipes : les salariés changent de vertical, d’agence ou de manager, ce qui peut rompre des liens de confiance établis.
    • Risque d’isolement : notamment dans les agences mono-sites ou les entités transverses comme la Business Line Solutions & Expertises ou le Conseil, où le management à distance persiste. L’agence régionale Paris (20 salariés) interpelle.
    • Pour les salariés du Conseil, les élus du CSE ne disposent d’aucune information sur leur devenir et leur mission alors même que cette réorganisation prévue au 1er janvier 2026 avait déjà démarré dans le Conseil dès le 1er semestre 2025.
    • Tensions relationnelles : liées à la recomposition des équipes, à l’absence de clarté sur les rôles, et à la gestion des transitions.
    • Affaiblissement du soutien social : les salariés peuvent perdre leurs repères, leur réseau de collègues, et le soutien managérial de proximité.
  • Bien que le projet ne prévoit ni suppression de postes ni déménagements imposés, un sentiment d’insécurité organisationnelle est exprimé par certains salariés, en raison :
    • De réorganisations successives depuis 2018, avec des effets non consolidés, générant une instabilité structurelle par absence/manque d’objectifs clairs et mouvants. Dans l’expertise RPS réalisée en septembre 2022 par Sextant pour le CSE, les résultats d’une enquête auprès des salariés montrait que des populations métiers étaient déjà fragilisées sur la question des exigences du travail : Filières Conseil, Commerce, Assistant.e.s, Centre d’expertise. Loin d’apporter des solutions sur ces sujets, il est à redouter un contexte dégradant encore plus les conditions de travail notamment pour ces populations mais aussi généralement pour les salariés.
    • D’un manque de visibilité sur les trajectoires professionnelles, les rattachements futurs, et les évolutions de postes.
    • D’une incompréhension des choix stratégiques : les salariés ne perçoivent pas la logique du projet ni ses bénéfices concrets en fonction des expériences passées.
    • D’une absence de garanties sur les conditions de travail futures : pas de projection claire sur la charge de travail, les moyens, ou les objectifs.
  • Une intensification et complexification du travail liée :
    • Au développement du business local, sans augmentation des effectifs prévue, pouvant entraîner une surcharge de travail pour les salariés des agences régionales, les commerciaux, les assistant.e.s et les managers.
    • A la création de la Business Line Solutions & Expertises, dont le fonctionnement reste flou, générera une double exigence : production client et développement d’expertise, sans les ressources dédiées.
    • A la création de l’entité Développement Régional qui n’est ni une Business Unit, ni une Business Line, ni un Vertical et dont le fonctionnement reste flou par rapport au fonctionnement actuel du Vertical I&S. Excepté le nom, rien d’autre ne semble évoluer.
    • Au management de proximité, qui bien qu’affiché comme un objectif, va intensifier la charge des managers déjà fortement sollicités, notamment les MOP (Managers Opérationnels). Dans l’expertise politique sociale, la direction reconnaît elle-même que les responsabilités du mentor récupérés par le MOP, ne s’accompagnent pas de temps dédiés supplémentaires. Il est aussi attendu des MOP de réaliser les entretiens professionnels chaque année au lieu de tous les 2 ans auparavant.

Les élus du CSE ne peuvent que constater, en complément des manquements remontés par l’expertise sur les conditions de travail :

  • Que les motivations stratégiques de la réorganisation ne sont pas claires.
  • Qu’ils n’ont pas d'information ni sur d'éventuels impacts de l'organisation 2024 sur les orientations stratégiques à court et moyen termes, ni sur d'éventuels ajustements stratégiques jugés nécessaires qui ont pu conduire à la réorganisation actuelle.
  • Qu’ils n’ont aucune information non plus sur d'éventuels liens (si ces derniers ont pu être étudiés en amont) entre les points clés de la réorganisation et les fluctuations du marché (situation des clients) et de la concurrence.

De même, la note d’information consultation ne fait aucun état des lieux préalable :

  • Du fonctionnement de l'organisation 2024 qui n’a été mené ni auprès de la hiérarchie des entités, ni auprès des salariés.
  • Des impacts de l'organisation sur le business en local / en central.
  • Ni de l'état d'esprit et la motivation des salariés, ni sur la perte éventuelle des compétences liée à des départs, ni sur les éventuels ajustements de compétences à organiser.

La reconnaissance de l’échec de la réorganisation menée en 2024 et la décision de revenir sur celle-ci représentent, à ce jour, le seul élément positif relevé par les élus. Toutefois, il convient de souligner que des efforts conséquents seront indispensables afin de restaurer la confiance des clients locaux, mise à mal par les précédentes décisions.

Au regard des éléments présentés, des incertitudes persistantes et des risques identifiés, les élus du CSE s’estiment insuffisamment informés et émettent un avis défavorable au projet de réorganisation du Pôle France 2026 tel qu’il est actuellement formulé.

Les élus du CSE demandent à la direction de revoir le projet

  • en intégrant les préconisations issues du rapport d’expertise
  • en garantissant une meilleure prise en compte des impacts humains et organisationnels
  • en mettant en place un dispositif de suivi des facteurs de risque induits par le projet qui auront été identifiés.

Les élus du CSE formulent les vœux du CSE suivants :

1. Les élus du CSE demandent la mise en place d’un Groupe de Travail pour le suivi de cette réorganisation (effectif, embauche, commerce, projet, les risques, plan d’action de développement) dont un suivi spécifique sur les entités régionales.

2. Les élus du CSE demandent une mise à jour du DUERP prenant en compte les risques sur la santé psychique et physique induits par la répétition des réorganisations à Sopra Steria Group.

3. Les élus du CSE demandent à être informés régulièrement sur le sujet via des réunions ordinaires ou extraordinaires à périodicité mensuelle.

4. Les élus du CSE demandent la mise à jour du document initial déjà fourni

  • La correction des effectifs ou l’explication des différences,
  • La liste des agences sources et cibles avec leur effectifs ainsi que les organigrammes détaillés à jour,
  • La liste des transferts (effectifs concernés),
  • Le plan stratégique de développement des clients régionaux,
  • Des précisions concrètes sur la conduite du changement, les actions de formation et le budget des projets, en précisant les jalons,
  • Les modalités permettant d’apprécier l’atteinte des objectifs du projet.

5. Les élus du CSE demandent le plan de communication et d’accompagnement des salariés pour cette réorganisation ainsi que les modalités d’affectation des salariés concernés : critères retenus, calendrier d’information des salariés, cas des salariés isolés ou en faible nombre sur des sites.

6. Les élus du CSE demandent une compensation pour les assistant.e.s qui vont perdre leur prime de recouvrement en raison du changement de leur périmètre de facturation (exemple des assistant.es qui auront en charge les agences de la Business Line Solutions & Expertises).

Cette résolution vaut avis et vœux du CSE.

Les élus du Comité Social et Économique de la société SSG rappellent que, selon l’article L. 2312-15 du code du travail :

« Le comité social et économique émet des avis et des vœux dans l’exercice de ses attributions consultatives. […]

L’employeur rend compte, en la motivant, de la suite donnée aux avis et vœux du comité. »

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Vos élus CFDT ont justifié leur vote négatif en déclarant :

« Les élus CFDT ne peuvent donner un avis favorable sur le projet d’évolution de l’organisation du Pôle France.

Sur le projet de réorganisation : le DG qui l’a initié vient de quitter le navire, ce qui donne à douter de la confiance qu’il avait dans ce projet !

Les élus et salariés ont l’impression de se faire prendre pour des idiots, à remettre en place 2 ans plus tard l’organisation abandonnée 2 ans plus tôt. Et la direction le justifie par des raisons toujours aussi « évidentes » et « qui vont de soit », sans une seule fois retirer les leçons des échecs passés ...

La direction de Sopra Steria nous présente un énième projet de réorganisation. Aucune analyse d’impact sur les conditions de travail des salariés, premiers concernés ! Comme le montre la note fournie, ainsi que le rapport d’expertise.

La direction, comme à son habitude, travaille seule dans sa tour d’ivoire. Cette réorganisation n’a pour seul objectif que de donner l’illusion de dynamisme aux analystes financiers. Ce projet ne prend pas en compte les salariés qui devraient être au cœur de celui-ci.

Comment, en cette période de turbulences, suite à l’annonce du départ du Directeur Général à la concurrence, les salariés peuvent-ils être rassurés sur leur avenir dans une entreprise qui se réorganise tous les 2 ans, sans ligne directrice claire.

L'absence de visibilité de perspectives va pousser au départ de salariés. Et pour ceux déjà en souffrance, souvent isolés, face aux incertitudes sur leur poste de demain, le projet crée des conditions de RPS majeurs et nombreux.»


vendredi 24 octobre 2025

Sopra Steria : Adopte un DG.com !

Suite au départ du DG, et à la demande de la CFDT d’une réunion de CSE extraordinaire, la direction a convoqué les membres du CSE à une réunion extraordinaire le jeudi 23 octobre de 10h30 à 11h30.

 

M Pasquier, président du Groupe, pour la première fois depuis des années, est venu répondre à la question de la CFDT sur les rumeurs de désaccords sur la stratégie. Ce fut bref : Non, il n’y en a pas eu. Mais « le poste de DG est compliqué »...



Les élus ont pu enfin poser les questions de nombreux salariés :

  • Sur le Plan de Succession, qui est censé, dans toute entreprise, prévoir le plan d’action en cas de vacance de la présidence ou du DG, le président répond qu’« il n’y en a pas franchement ». Et malgré l’expérience du départ précipité du DG, le président n’est toujours pas convaincu de l’apport d’un tel plan. Après moi le déluge ?
  • Risques de débauchage… il ne s’en inquiète pas…
  • Risques de reprise de clients et/ou projets : Alten n’est pas un concurrent direct de SSG, et ne ferait pas le même métier que nous … On en doute, pour échanger régulièrement avec ses salariés  !
  • Pour l’ancien DG, pas de clause de non-concurrence, démission au 14 novembre, parti en bons termes (sic !) Celui-ci était en contact depuis fin juin avec un chasseur de tête, malgré son augmentation de 20% en début d’annéecomme quoi tout n’était pas si rose...
  • Le risque le plus important : « ne pas trouver le bon DG » !
  • Le président cherche « l’homme idéal ». Malgré les protestations dans la salle, il n’est pas question de femme...
  • Il faut qu’il parle français et anglais, avec une expérience internationale et des références dans nos métiers :  si vous souhaitez candidater ou coopter quelqu’un, envoyez-nous les candidatures, nous ferons suivre :-) Mais pour ce qui est de ces choix passés, Pasquier reconnaît ne pas avoir « été succès dans sa succession »(sic !).
  • La direction espère un nouveau DG dans les 3 mois.
  • Malgré le message de début d’année pour inciter à former des adjoints « on a peu progressé pour la mise en situation des adjoints », « la structure de tête n’est pas assez costaud ». 
  • La CFDT n’a pas oublié de rappeler que les remous à la DG ne doivent pas servir d’excuses pour ne pas augmenter les salariés.

Avec 250Millions € pour les actionnaires  et 20% d’augmentation du DG, les augmentations de janvier 2025 ont été les plus faibles depuis 15 ans ! C’est aussi un risque pour l’entreprise, avec un effectif déjà en baisse.

 



jeudi 16 octobre 2025

Départ soudain du DG : La CFDT demande des explications et des échanges !

Suite au départ du DG (Voir notre article Dernière minute : Départ de Cyril Malargé, directeur général de Sopra Steria !), les inquiétudes et rumeurs sont nombreuses. 

La CFDT du groupe souhaite plus de transparence. 


Déclaration faite en réunion du CSE Sopra Steria Group (maison mère du groupe), le 14 octobre 2025 : 


"La CFDT remonte à la direction le besoin indispensable d’organiser rapidement un CSE extraordinaire pour pouvoir échanger sur le départ soudain du Directeur Général du Groupe Sopra Steria.
Les questions sont nombreuses et inquiétantes. Il y aurait eu des désaccords sur les orientations de l’entreprise. Que répond la direction ? 
Il est indispensable d’associer et de rassurer les salariés et leurs représentants à ce sujet."

 

Suite à cette déclaration, toutes les autres listes élues au CSE ont manifestée leur soutien à cette demande de la CFDT 



Pour nous permettre de continuer notre travail et nous soutenir, VOTEZ CFDT aux prochaines élections ! 

Sans voix, pas de poids, ni d'élus pour faire le travail !

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Mise à jour du 20/10/2025 : la direction répond à notre demande : une réunion extraordinaire du CSE Sopra Steria Group est prévue ce jeudi 23 octobre ! A suivre... 

Mise à jour du 24/10/2025 : lire notre article suite à la réunion extraordinaire du CSE Sopra Steria Group


mardi 14 octobre 2025

Sopra Steria Group : avis des élus du CSE sur la Politique Sociale 2024

   

Avis du CSE SSG sur la Politique Sociale, Emploi, l’égalité professionnelle et les conditions de travail 2024


1. Contexte économique et évolution des effectifs

Le secteur IT en France connaît un ralentissement après 15 ans de croissance. Le chiffre d’affaires du Groupe Sopra recule en 2024 (-0,5%) et davantage en 2025 (-4% à fin juillet). Les effectifs CDI diminuent à périmètre constant depuis 2021.

 

Les ruptures conventionnelles ont doublé entre 2023 et mi-2025, devenant le second motif de départ. Les élus du CSE s’alarment de cette hausse et rappelle que la loi est formelle : les ruptures conventionnelles ne doivent pas servir à gérer des difficultés économiques.

 

Les élus du CSE demandent à la direction :

  • Des explications sur la baisse d’effectifs à périmètre constant depuis 2022 : quelle est la logique sous-jacente ? Quelles sont les perspectives à court et moyen terme ?
  • Un plan détaillé sur les perspectives d’emploi à court et moyen terme.
  • La distinction des ruptures conventionnelles à l’initiative de l’employeur de celles à l’initiative du salarié dans les documents de suivi mensuel des effectifs.

2. Égalité professionnelle

La féminisation de l’effectif stagne : 31% des effectifs et 33% des recrutements depuis 3 ans. Le plancher collant ( notamment le métier d’assistante et des fonctions supports), et le plafond de verre (chute de la proportion de femmes dans les plus hautes classifications) persistent. 

Le nouvel accord d’égalité professionnelle exclut 38% des femmes du processus d’identification des écarts de salaire.


Les élus du CSE demandent :

  • le suivi de la féminisation de l’effectif N5 et N6 ;
  • une analyse du parcours des femmes en temps partiel ;
  • à la commission de suivi de l’accord d’analyser les pistes d’évolution suivantes
  • abaisser la condition de présence d’hommes pour la mesure des écarts de salaire à 3 hommes au lieu de 5 actuellement ;
  • supprimer les critères Filière/niveau/âge, ce qui permettrait d’évaluer toutes les femmes ;
  • abaisser l’écart de salaire à 2% au lieu de 3% et ajouter la comparaison à la moyenne. 

3. Temps de travail

Les élus du CSE jugent que le suivi du temps de travail n’est pas réalisé de manière effective chez Sopra Steria. Le nombre de salariés déclarant leur temps de travail reste ridiculement bas. Le nombre d’heures supplémentaires déclarées et acceptées ne cesse de diminuer depuis plusieurs années (26 363h en 2024).  La direction n’a donné presque aucun autre élément sur ce sujet cette année.

Les élus du CSE mettent en évidence chaque mois des cas de non-respect de la légalité sur le temps de travail (dépassements des 10h de travail par jour, dépassements des 46h par semaine, non-respects des 11h de repos quotidien, non-respects des 35h de repos hebdomadaire). La direction refuse de fournir des données individuelles à l’expert, ce qui permettrait de quantifier les infractions. Malgré les alertes, la direction refuse donc de faire un état des lieux et n’a lancé aucune action corrective.

4. Rémunération

Les augmentations annuelles chutent. Le montant des augmentations représente 1,7% de la masse salariale en 2025 contre 2,8% en 2024, avec la conséquence de 55% de salariés non augmentés. Ce sont les plus faibles augmentations depuis 15 ans.

 

Les élus du CSE demandent :

  • de la visibilité sur la trajectoire prévue de l’enveloppe d’augmentation pour l’année 2026 notamment afin de s’assurer de la cohérence de celle-ci avec les objectifs de recrutements et de fidélisation des salariés ;
  • des informations au sujet du maintien ou non de 2 CRH en 2026.

5. Les parcours professionnels et l’accompagnement de la seconde partie de carrière

L'analyse du cabinet Syndex par “cohortes” révèle ainsi des dynamiques de parcours.

Pour les jeunes diplômés, le taux de départ reste très élevé.

Pour les salariés seniors, les travaux des experts mettent en lumière des dynamiques de parcours plus limitées, en termes de promotion et d’augmentation. 

Les plus de 50 ans représentent 21% de l’effectif SSG ; et les plus de 55 ans représentent 11% de l’effectif SSG. On constate pour cette population un moindre accès à la formation ce qui est dommageable pour le maintien de leur employabilité. Les dispositifs existants pour accompagner la fin de carrière (préparation à la retraite, retraite progressive, CET, mécénat de compétences) sont jugés insuffisants.


Les élus du CSE constatent que les salariés de 45 ans et plus sont négligés voire discriminés (dynamique de parcours, promotions et augmentations). 


Les élus du CSE demandent :

  • la mise en place d’un plan d’actions à destination des salariés de plus de 45 ans en termes de formation, promotions et augmentations, la baisse des anomalies de parcours professionnels de ces dernières années étant plus liée aux départs de ces profils qu’à une prise en compte de la problématique par la direction ;
  • une politique plus ambitieuse et une négociation d’un accord senior qui s’inspirera de l’ANI Senior signé en 2024.

6. Emploi et développement des compétences

Selon la direction, environ 200 salariés seulement des métiers de l’intégration sont classés en catégorie « emploi sensible », et aucun pour le Conseil. Avec l’impact de l’IA et des NextGen, les élus n’y croient pas.

Les élus du CSE demandent à :

  • redéfinir la notion d’« emploi sensible » en y ajoutant la notion d’obsolescence de compétences, avec une anticipation à 5 ans, La direction ne parle que de 3% d'emploi sensibles ce qui n'est pas crédible, alors que l'IA bouscule une grande majorité d'emplois ; 
  • anticiper les transformations des métiers impactés par l’IA ;
  • être consulté sur le déploiement d’outils basés sur l’IA conformément au cadre légal ;
  • à accélérer les formations concrètes type « Prompt Engineering » qui sont actuellement sous-dimensionnées et pas assez mises en avant par le management dans les plans de développement des compétences alors que les clients attendent déjà des gains de productivité avec l’IA.

7. Entretiens professionnels

Les entretiens professionnels, au-delà des obligations découlant du cadre légal, sont primordiaux dans la gestion des parcours professionnels, d’autant plus dans un secteur IT en évolution constante et dans le cadre du plan de transformation NextGen.

Pourtant, la réalisation de ces entretiens n’a jamais atteint les 100% et reste de l’ordre de 60% de réalisation.

Les élus du CSE rappellent à la direction son obligation de transmettre au cabinet Syndex le détail de la réalisation de ces entretiens pour l’ensemble de l’effectif de SSG au titre de 2023 et 2024.

Les élus du CSE demandent 

  • à la direction de respecter la loi sur les entretiens professionnels ;
  • une information claire et exhaustive sur la réalisation des deux entretiens biannuels et de l’entretien à 6 ans ;
  • une plateforme unique pour suivre les entretiens, avec alertes automatiques pour les managers et salariés ;
  • que les entretiens professionnels légaux dédiée aux forfaits jours soient réalisés afin d’aborder de manière formelle : La charge de travail, l’organisation du travail, l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle et la rémunération. Ceci a fait l’objet d’un rappel de l’inspection du travail.

8. Évaluation des salariés

La répartition des augmentations selon l'évaluation de la performance est globalement cohérente : plus l'évaluation est bonne, plus la probabilité d'obtenir une augmentation est forte. Néanmoins, les élus du CSE constatent :

Pour un même positionnement performance, on observe une importante dispersion des augmentations ;

  • 13% des salariés dont la performance est évaluée comme "supérieure aux attentes" n'ont pas bénéficié d'augmentation ;
  • L'évaluation "conforme aux attentes" entraîne en 2025 pour 2 salariés sur 3 une non-augmentation annuelle. Pour le tiers restant, les augmentations se situent principalement entre 2% et 4%.

Ceci pose la question de l’équité et de l’égalité de traitement, qui ressort aussi dans les enquêtes GPTW.

Les élus du CSE dénoncent le risque de subjectivité, de discrimination et de manque d’équité dans l’évaluation issue des CRH dans ce nouveau cadre, sachant :

  • Que le critère « d’implication dans le collectif et les activités de l’entreprise » n’est pas précisément défini avec une liste des tâches/missions éligibles ;
  • Que le critère de « respect des valeurs du groupe » ouvre sur le risque de subjectivité inhérent aux critères comportementaux alors que l’évaluation doit reposer sur des critères objectifs (Cour de cassation) ;
  • Qu’il n’existe pas de pondération entre les critères de la contribution globale permettant de délimiter la portée de chacun d’entre eux au sein de l’évaluation ;
  • Qu’il n’existe pas de référentiel de niveau de l’augmentation en fonction de la position sur l’échelle de la performance (4 niveaux, précédemment 5).

Par ailleurs, les élus du CSE pointent le risque que l’« acquisition de compétences et certifications », sans obligatoire mise en application, prenne le pas sur le travail réalisé par le salarié, lors de son évaluation.

Les élus du CSE demandent :

  • à être informés du retour d’expérience issu de l’application de ce nouveau processus d’évaluation au titre du cycle CRH début 2026 ;
  • la politique de rémunération de Sopra Steria Group (comment sont choisis les heureux augmentés ?).

9. Suivi managérial des salariés

Les responsabilités du MOP sont encore étendues avec notamment la reprise des tâches dévolues précédemment aux mentors (entretiens d’évolution et plan de développement des salariés). De plus, le rythme des entretiens d’évolution devient annuel.

Les élus du CSE s’inquiètent de la charge de travail des MOP.

Les élus demandent :

  • la mise en place d’un suivi du temps passé à leurs missions managériales,
  • une étude des moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

10. Rémunérations variables

Le système de rémunération variable est jugé complexe et peu lisible.

Les élus du CSE dénoncent le manque d’objectivité des parts variables attribuées et le pouvoir discrétionnaire des managers dans leur évaluation. En effet, que ce soit dans les lettres d’objectifs ou dans le contenu des mails envoyés aux salariés en 2025, figurent des mentions juridiquement contestables, notamment « l’appréciation hiérarchique du comportement personnel » comme possible condition de distribution.

Les élus du CSE demandent :

  • une simplification, une consultation sur les modifications, et la communication des éléments de calcul à tous les salariés ;
  • que les salariés éligibles à la prime et qui ne l’ont pas eu, en bénéficie. En effet, les élus du CSE alertait déjà précédemment sur la signature très tardive des lettres l’objectifs et selon la jurisprudence, cela entraîne le versement de la totalité de la prime. Ils réclament donc que tous les salariés concernés bénéficient de cette prime.

11. Prévention des risques professionnels

L’accidentologie et l’absentéisme repartent à la hausse.

Les élus du CSE demandent : 

  • Un questionnaire annuel d’évaluation des RPS dont la formulation des questions respectera les standards faisant autorités en matière de santé au travail ;
  • L’implication de la commission SSCT dans la construction du questionnaire ;
  • Un volume d’entretiens qualitatifs pour compléter l’évaluation des RPS faite par le questionnaire ;
  • Que les mesures de prévention des risques soient davantage lisibles par site ;
  • Que l’entreprise se dote d'indicateurs de suivi de l’efficacité des mesures de prévention notamment sur la prévention primaire ;
  • Une meilleure lisibilité du PAPRIPACT avec une présentation par site et unité de travail du détail des mesures proposées (description, coût, indicateur de mesure) ;
  • La mise en place de mesures spécifiques dans DUER/PAPRIPACT concernant les malaises reconnus en AT ;
  • L’information directe des Accidents de Travail au CSE et la CSSCT, conformément aux prérogatives de SSCT ;
  • L’instauration d’un groupe de travail avec les membres CSE, direction et médecine de travail afin de travailler sur l’amélioration et la mise en place des préventions primaires ;
  • Une attention sur les BU particulièrement exposées aux facteurs de RPS et un suivi régulier sur celles-ci (SRES outsourcing, SRES professional services, immo&services généraux) dans la continuité de l’an dernier, ainsi que sur le Conseil.


Conclusion

Les élus du Comité Social et Économique de la société SSG rappellent que, selon l’article L. 2312-15 du code du travail :

« Le comité social et économique émet des avis et des vœux dans l'exercice de ses attributions consultatives. […]

L'employeur rend compte, en la motivant, de la suite donnée aux avis et vœux du comité. »

En application des dispositions légales précitées, les élus du CSE demandent à la direction de lui rendre compte de la suite qui sera donnée à l’avis, aux demandes et aux interrogations qu’ils viennent d’exprimer.