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lundi 11 mai 2026

CSE SOPRA STERIA GROUP : Consultation sur le Plan de Développement des Compétences 2026


Lors du recueil de l’avis le 23 avril dernier sur le plan de développement des compétences 2026 , l’avis proposé par la commission formation du CSE s’est avéré être un avis réservé. Suite à notre interrogation sur pourquoi un avis réservé alors que l’année précédente nous avions rendu un avis négatif et qu’il n’y avait aucune amélioration cette année.

Raison mise en avant : « Ne pas saper le moral de l’Académie ».

Les élus CFDT ont expliqué que le CSE rendait un avis sur le plan de développement des compétences et non sur le travail des équipes de l’Académie qui ne font qu’appliquer les orientations définies par la direction.

Ci-dessous, [Pour lire] l’avis proposé par les élus CFDT :

« Les élus du CSE ne peuvent que donner un avis négatif sur le plan de développement des compétences 2026.

Les élus soulignent l’absence d’orientations de la formation sur 3 ans, empêchant une projection et une trajectoire de ce sujet.

Les élus du CSE constatent que le plan de développement des compétences manque d’ambition au vu des objectifs stratégiques affichés par l’entreprise. Nous sommes bloqués à 5 jours par an et par salarié depuis plusieurs années, ce chiffre n’étant jamais atteint. Il est bon de rappeler que l’objectif en 2018 était de 67 000 jours alors que pour 2026 la direction prévoit 64 000 jours pour le même nombre de salariés.

De plus, ces jours sont toujours inéquitablement répartis, avec, chaque année, les mêmes salariés en bénéficiant (les nouveaux, les jeunes) et les mêmes en étant exclus (les plus anciens, les salariés des fonctions, les temps partiels).

La formation devrait aider au maintien dans l’emploi des salariés expérimentés, mais elle n’est pas dirigée vers eux, et les nombreuses demandes du CSE depuis des années n’y ont rien changé. Aucune action n’est prévue pour changer cela.

La direction ne semble pas être dans une logique collective, et ne semble pas souhaiter embarquer tous et toutes les salariées dans la montée en compétences. Ceci est contraire à son obligation de maintien de l’employabilité.

Les élus du CSE réaffirment que l’IA et la formation doivent être des leviers de progrès partagés. La seule acculturation à l’IA ne saurait prévenir la fragilisation des emplois des salariés. Les élus du CSE craignent qu'un grand nombre de salariés soient, in fine, laissés pour compte dans le virage de l'IA, avec une fois de plus à la clé des RC voire des licenciements. Les élus du CSE déplorent que les moyens alloués à l'Académie ne soient pas à la hauteur des enjeux de transformation liés à l'IA et aux impacts prévisibles sur les emplois susceptibles d'être remplacés par l'IA.

Cet avis n’est absolument pas une critique du travail de l’équipe de l’Académie. »

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