Retrouvez l'historique de toutes nos comm's sur ce blog ! (menu en bas à droite)

Affichage des articles dont le libellé est Communiqué de Presse CFDT. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Communiqué de Presse CFDT. Afficher tous les articles

samedi 20 décembre 2025

La CFDT regrette l’absence de coup de pouce et appelle à une réflexion globale sur le SMIC

 

N°58 -  15 DECEMBRE 2025

FIXATION DU SMIC 


La CFDT regrette l’absence de coup de pouce au SMIC et appelle à une réflexion globale sur les salaires, les classifications et les parcours professionnels.

En effet, lors de la réunion de la Commission Nationale de la Négociation Collective, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (CNNCEFP) du 12 décembre 2025, la CFDT a regretté l’absence de « coup de pouce » au Smic, dans un contexte où le pouvoir d’achat est dégradé. Il s’agit de la préoccupation prioritaire des travailleurs et travailleuses.

 

La CFDT en appelle donc à une réflexion globale : un SMIC revalorisé, des négociations salariales sincères et régulières, des parcours professionnels valorisants et une réforme des exonérations pour inciter à la progression des salaires. L’objectif est clair : faire du salaire minimum un réel point de départ vers des carrières dignes et durables.

Le Smic augmentera de 1,18 % au 1er janvier 2026, conformément à la revalorisation légale, mais sans coup de pouce supplémentaire. Il s’établira à 12.02 € brut par heure et 1 823.06 € brut par mois pour 35 heures hebdomadaires.

Pour la CFDT, le débat sur le SMIC ne peut se réduire à son montant : il doit s’inscrire dans une réflexion globale sur les salaires, les classifications et les parcours professionnels. Il est inacceptable que des salariés restent durablement au Smic. 

lundi 1 décembre 2025

Accidents du travail et maladies professionnelles - 2024, une année noire

 communiqué de presse n° 56



Le dernier rapport des données de sinistralité issues de la branche accidents du travail – maladies professionnelles affiche des chiffres contrastés. S’il note une continuité de la baisse des accidents de travail, vraisemblablement liée à une sous déclaration de la part des employeurs, il souligne une inquiétante hausse des maladies professionnelles, des accidents de trajet et, plus dramatique, des accidents graves et mortels.

764 morts au travail en 2024, ce sont cinq décès de plus par rapport à 2023. Le nombre d’accidents du travail a par ailleurs augmenté de 26% pour les femmes. Les troubles musculosquelettiques augmentent de 6,6% et les affections psychiques de 9%. Ces drames humains touchent directement les travailleurs et les travailleuses, mais aussi leurs proches et les collectifs de travail.

La CFDT dénonce depuis plusieurs années la faiblesse des politiques de prévention des risques professionnels au sein des entreprises, et ce, malgré les engagements pris dans le cadre du plan Santé Travail et la mise en place du Fonds d’Indemnisation de Prévention de l’Usure Professionnelle – FIPU.


Pour la CFDT, agir et s’engager pour la prévention des Accidents et maladie professionnelle est impératif. C'est de la responsabilité de l’employeur.

Agir sur la prévention passe par :

  1. L'écoute des salariés sur la santé et la sécurité,
  2. Un dialogue social amélioré sur les sujets liés au travail
  3. Une prise en compte des risques émergents liés aux changements climatiques et à l'intelligence artificielle
  4. Un accompagnement de toutes les entreprises et notamment les plus petites pour la mise en place de plans de prévention

Il est urgent d’agir, que les entreprises et les administrations prennent leurs responsabilités et qu’elles assument leur rôle majeur dans les politiques de prévention.

Pour la CFDT, la santé des travailleurs ainsi que la baisse des accidents de travail et maladies professionnelles doivent devenir des priorités.



mardi 2 septembre 2025

Les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit ! - Communiqué de presse intersyndical -

 




Communiqué de presse intersyndical CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU du 29 août 2025


 

Les travailleurs et travailleuses que nos organisations représentent sont en colère. La multiplication des mobilisations sous diverses formes le confirme. Personne ne peut méconnaitre le mécontentement et la fatigue de la population.

Représentant.e.s de la CFDT, CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU, SOLIDAIRES, nous nous sommes réunis à Paris ce vendredi 29 août 2025. 

Les pistes de budget présentées le 15 juillet par le premier Ministre ont été immédiatement et unanimement condamnées par nos organisations. 

En effet, les différentes mesures budgétaires avancées sont d’une brutalité sans précédent. Le Gouvernement a choisi encore une fois de faire payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraité·es, les malades : la suppression de deux jours fériés, des coupes dans les services publics, la remise en cause du droit du travail, une énième réforme de l’assurance chômage, le gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires comme des contractuel·les, la désindexation des pensions de retraites, le doublement des franchises médicales, la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés… Autant de mesures aussi brutales que profondément injustes. Ce qui creuse la dette, ce sont aussi les baisses d’impôts pour les riches et les 211 Mds d’aides publiques captées par les plus grandes entreprises ! 

Ensemble, nous alertons solennellement sur ce contexte et la situation de notre pays. Depuis le passage en force du Président de la République sur la réforme des retraites notre pays s'enfonce dans une profonde crise sociale et démocratique.

Les inégalités et le nombre de personnes basculant en dessous du seuil de pauvreté explosent, les conséquences du changement climatique se multiplient et ont des impacts directs sur les travailleurs et travailleuses, les fermetures d’entreprises et suppressions d’emplois se multiplient, les services publics sont en crise, les salaires ne permettent pas de vivre dignement de son travail, les travailleurs et travailleuses essentielles attendent toujours reconnaissance et dignité au travail…. 

Plus que jamais, le partage de la valeur et des richesses, la revalorisation des salaires et l’égalité entre les femmes et les hommes sont indispensables.

Plutôt que de modifier son projet de budget afin de répondre à la situation inédite du déficit, le premier Ministre a décidé d’une stratégie de diversion en se soumettant à un vote de confiance le 8 septembre. Pour nos organisations, la construction d’un tout autre budget porteur d’espoir, de justice sociale et de justice fiscale est impérative. 

Nos organisations syndicales refusent que ce soient encore les travailleuses et travailleurs, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraité·es qui payent la facture, à la fois financièrement, mais aussi par une flexibilité accrue. 

Depuis le mois de juillet, elles se mobilisent dans l’ensemble des entreprises et administrations, dans les territoires et professions en allant à la rencontre des travailleurs et travailleuses afin qu’elles et ils signent la pétition intersyndicale stopbudgetbayrou.fr  

Aujourd’hui, nos organisations appellent à une journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire, le 18 septembre 2025, y compris par la grève et la manifestation.

Le musée des horreurs du projet de budget doit être abandonné. Les exigences sociales doivent être enfin prises en compte !

Nous voulons : 

  • des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques ;
  • des mesures pour lutter contre la précarité et renforcer la solidarité ;
  • des investissements dans une transition écologique juste et la réindustrialisation de la France et des mesures contre les licenciements ;
  • la justice fiscale, avec la mise en place de dispositifs qui taxent les gros patrimoines et les très hauts revenus, contraignent le versement des dividendes et conditionnent fortement les aides aux entreprises ;
  • une protection sociale de haut niveau et l’abandon de la retraite à 64 ans.       

 Nous appelons les travailleuses et les travailleurs à se mobiliser massivement pour changer la donne et gagner des avancées ! Nos organisations restent en contact, conviennent de se revoir après cette journée de mobilisation et de grève et se réservent la possibilité de prendre toute initiative nécessaire. 

 

mardi 17 décembre 2024

La CFDT SOPRA STERIA appelle les salariés au débrayage le 19 décembre contre la fermeture du site d’Albi !

SOPRA STERIA UNE ENTREPRISE EN PLEINE SANTÉ

Sopra Steria, société de service numérique, avec 52 000 salariés dans le monde, a réalisé un chiffre d’affaires de 5,8 milliards d’euros en 2023. Le groupe a versé près de 100 millions d’€ de dividendes en 2024, et utilise encore 150 millions d’€ pour racheter ses propres actions dans le but de les détruire. Le groupe annonce un Chiffre d’Affaires identique en 2024, avec plus de 9,7% de taux de marge opérationnelle et plus de 350 millions d’€ de trésorerie.

SOPRA STERIA RÉDUIT SES SITES EN FRANCE

Sopra Steria se targue d’être une entreprise phare pour la souveraineté nationale. Et pourtant, la direction a annoncé le 14 décembre vouloir « étendre de manière volontariste l’X-shore », est-ce au détriment des salariés français ?

La direction a déjà réduit la surface de nombreux sites français, ou les a remplacés par des bureaux partagés co-working. Pour la seule société mère Sopra Steria SA, même si le total des départs n’excède pas celui de l’an dernier pour le moment (environ 17% de départs par an tout de même), on constate une augmentation des Ruptures Conventionnelles principalement à l’initiative de la direction.

N’y a-t-il pas là une volonté de désindustrialisation du secteur numérique en France ?

LA CFDT SOUTIENT LES SALARIÉS

À la suite de la décision incompréhensible et soudaine de la direction générale de Sopra Steria de fermer le site d’Albi, la CFDT appelle les salariés à débrayer pour manifester leur opposition.

À quelques jours de Noël, la direction assène un coup de poignard dans le dos des salariés d'Albi en annonçant froidement la fermeture de leur site. Le vrai visage de Sopra Steria se dévoile : celui du mépris total envers les femmes et les hommes qui font sa richesse !

SOPRA STERIA RAYE ALBI DE LA CARTE

Une décision INCOMPRÉHENSIBLE et INJUSTIFIABLE !

Aucune raison économique : le site tourne à plein régime, sans AUCUN intercontrat, avec des locaux peu onéreux et la possibilité d'en trouver de moins chers et mieux adaptés.

Aucune raison humaine : les salariés sont EXEMPLAIRES, LOYAUX, et la direction vient même d'affecter 10 salariés sur ce site début 2024 ! Quelle hypocrisie !

Aucune raison projet : pire encore, Albi est le SEUL site régional autorisé à travailler sur un projet majeur du Crédit Agricole. Aucune raison géographique : ce site est l'UNIQUE implantation Sopra Steria sur ce bassin d'emplois.

Que dire de l'ÉCOEUREMENT des salariés d'Albi, qui se sont dévoués corps et âme, pour certains depuis 2004 (date du rachat d’Inforsud par Sopra) - 20 ANS de leur vie professionnelle BALAYÉS d'un trait de plume glacial !

Après Albi, quel sera le site suivant ?

Angers, Pau, Metz, Brest, Niort, Dijon, Isques, Clermont-Ferrand, Rodez, Nancy, Le Mans, Rouen, … ?

En soutien aux salariés, débrayons dès 8h30 jeudi matin !




mercredi 30 octobre 2024

Journée Mondiale du travail décent !

  


4 OCTOBRE 2024 - Journée mondiale du travail décent

 

Le travail décent est l’affaire de tous. Pour les organisations syndicales, il doit être au cœur des plans de croissance économique des gouvernements, de la même manière que les travailleurs doivent être placés au cœur des transformations du monde du travail. Ce 7 octobre, à l’appel de la Confédération syndicale internationale, nous rappellerons cette exigence à nos dirigeants à l’occasion de la Journée mondiale pour le travail décent.

Le travail décent n’est pas un concept abstrait. Se mobiliser pour lui, c’est œuvrer pour la justice salariale, la première préoccupation des travailleurs étant le pouvoir d’achat. Cela ne représente pas seulement une compensation financière, mais aussi la dignité de pouvoir vivre de son travail.

Le travail décent implique également des conditions de travail sûres, propres, saines et durables. Cela signifie améliorer les conditions de travail, réduire les risques professionnels et reconnaître la pénibilité de certains métiers.

Le travail décent repose sur la démocratie sociale en entreprise, permettant aux travailleurs de s’exprimer sur les organisations du travail. Trop souvent source de mal-être individuel, ces organisations doivent être repensées pour devenir plus vertueuses, et adaptées à l’humain pour favoriser la réussite collective.

Mais surtout, il ne peut pas y avoir de travail décent dans un monde en guerre.  A l’heure où les conflits armés, les inégalités économiques et les crises climatiques affectent plus que jamais les travailleurs, ce 7 octobre est aussi l’occasion que saisit le mouvement syndical mondial afin d’appeler à la paix et à la démocratie.

Pour la CFDT, la journée du travail décent, c’est l’occasion d’affirmer avec tous les travailleurs notre détermination à défendre un travail de qualité qui permette à chacun de vivre dignement et d’être respecté.

jeudi 12 septembre 2024

Partage de la valeur dans les Bureaux d'Etudes : les salariés sur le banc de touche ... la CFDT lance une pétition


L’inflation de ces dernières années a fortement impacté le pouvoir d’achat des salariés alors qu’en même temps les entreprises de la branche des bureaux d’études affichent, de façon générale, deux belles années de croissance. 

Les négociations annuelles sur les salaires se sont soldées par un échec ou une augmentation très faible dans de nombreuses entreprises de la branche, alors qu’au même moment celles-ci ont revu à la hausse, parfois fortement, le taux de distribution de leurs dividendes et ont communiqué sur leur bonne santé financière. La situation des salariés ne semble pas meilleure dans la plupart des petites et moyennes entreprises de la branche.

Les salariés, qui sont pourtant les artisans de cette prospérité des entreprises, sont donc les grands oubliés, leur pouvoir d’achat continue de s’étioler, la richesse produite n’est pas partagée.

Or la première richesse d’une entreprise réside dans son capital humain !

Par conséquent la CFDT, première organisation syndicale dans la branche des bureaux d’études revendique :

  • De vraies négociations salariales annuelles prenant en compte les difficultés des salariés face à une inflation sévère depuis plusieurs années.
  • Un partage équitable de la richesse créée dans les entreprises entre l’investissement, la rémunération des salariés et celle des actionnaires, à travers un dialogue social constructif et des négociations loyales sur le partage de la valeur. En plus des augmentations individuelles, ne bénéficiant souvent qu’à une minorité de salariés, une enveloppe budgétaire doit être consacrée à une augmentation générale.
  • Une parfaite égalité salariale entre les femmes et les hommes à travers des mesures budgétaires visant à supprimer l’écart entre les rémunérations des femmes et celle des hommes.
  • Une revalorisation en 2025 des salaires minima conventionnels permettant de compenser le désastreux impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat des salariés les moins bien rémunérés. 

Pour un partage de la valeur plus juste dans la branche des bureaux d’études techniques, des cabinets d’ingénieurs-conseils et des cabinets de conseils, signez la pétition CFDT !

Lien vers Communiqué de Presse




lundi 8 juillet 2024

ELECTIONS LÉGISLATIVES : UN SURSAUT RÉPUBLICAIN SALVATEUR, LA CFDT RESTE MOBILISÉE !




Au lendemain d’élections législatives de tous les dangers, la CFDT salue le sursaut démocratique qui a empêché l’extrême droite d’accéder au pouvoir. La CFDT est fière d’avoir contribué, par ses actions de terrain, par la mobilisation de milliers de ses militants, à repousser la terrible menace que représentent le Rassemblement national et ses alliés pour notre démocratie. Néanmoins, le nombre de députés d’extrême droite s’élève désormais à 143 sièges dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale sur 577. Leur score a presque doublé depuis 2022.

Le pire est évité mais le travail au service d’une société socialement plus juste et écologiquement plus durable doit s’intensifier. Ce coup de semonce a secoué toutes les forces de progrès, celles qui refusent le tri entre les citoyennes et les citoyens selon leurs origines, leur couleur de peau, leurs orientations sexuelles. La CFDT continuera de prendre sa part, avec détermination, aux côtés de tous ceux qui souhaitent agir pour l’intérêt de tous et pas seulement de quelques-uns, en écoutant les salariés et les agents de la fonction publique, en les associant davantage aux décisions qui les concernent, en exigeant que la dignité et le respect qu’ils réclament soient enfin reconnus. Nous devons tous tirer les leçons de cet épisode marquant de notre histoire.

La menace immédiate de l’extrême droite au pouvoir est écartée. Nous attendons avec attention, l’installation de l’Assemblée nationale, la désignation du futur Premier ministre, la nomination du gouvernement et le discours de politique générale.

Plus que jamais, la CFDT est résolue à faire entendre la voix des travailleuses et des travailleurs dans la construction des politiques à venir. Plus que jamais, le rôle des partenaires sociaux et de la société civile organisée pour apaiser les relations, écouter et répondre aux attentes des citoyens et des citoyennes sera primordial. Le futur gouvernement devra faire avec la CFDT. 


Publié le 08/07/2024

mardi 18 juin 2024

Communiqué de presse - Bureaux d'études : Mobilisez vous contre le risque démocratique !

 


14 juin 2024

Salariés des bureaux d’études, la CFDT et la CGT vous appellent à vous mobiliser les 30 juin et 7 juillet face à la menace démocratique.

 

L’extrême droite est aux portes du pouvoir. 

Les résultats des élections européennes partout en Europe et surtout en France, montrent que l’extrême droite progresse fortement. La dissolution de l’Assemblée Nationale et l’organisation rapide d’élections législatives portent en elles le risque de voir revenir la menace brune. 

En tant qu’organisation syndicale, la CFDT et la CGT, sont sensibles à l’impact d’un tel parti, non démocratique, sur les droits des travailleurs et des travailleuses que nous représentons. Nous ne voulons pas voir au pouvoir un parti qui tourne le dos au social, qui divise les travailleurs entre eux, qui est passé en force contre la réforme des retraites…et surtout qui banalise les thèses racistes et sexistes. 

Nous ne pouvons pas laisser prospérer de telles idées en France et au sein des entreprises de notre branche des bureaux d’études. 

Laisser venir au pouvoir un parti d’extrême droite c’est prendre le risque de voir les droits pour lesquels nous nous sommes battus ne plus exister ou ne pas créer de nouveaux droits innovants. Ce n’est pas avec un parti d’extrême droite que nous aurions pu obtenir une loi relative à l’obtention de congés pour interruption involontaire de grossesse…droits acquis en primauté sur la branche des bureaux d’études. 

Sur le champ économique, là encore les positions de l’extrême-droite prennent les atours de revendications provenant du monde du travail mais pour mieux les contourner. Se refuser à parler de hausse de salaires pour préférer le thème du pouvoir d’achat en dit long sur le devenir des services publics, hôpital, écoles… dans une société gouvernée par le Rassemblement National.
Laisser venir au pouvoir un parti d’extrême droite c’est prendre le risque d’une opposition des travailleurs en fonction de leur religion, leur couleur, leur nationalité ou leur genre. La diversité est l’essence même de notre branche. 

Laisser venir au pouvoir un parti d’extrême droite c’est prendre le risque de remettre en cause le rôle des organisations syndicales. Sans organisation syndicale quels seront les droits dans nos entreprises, et en particulier les TPE ? 

Nous ne souhaitons pas prendre ce risque pour notre République et notre Démocratie. 

Nous appelons à manifester le plus largement possible ce week-end pour porter la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail. 

Nous appelons les salariés des bureaux d’études à voter massivement aux élections législatives. Notre branche a besoin de diversité de salariés, ce sont eux qui font notre richesse. 
 




mardi 11 juin 2024

Après le choc des européennes les exigences sociales doivent être entendues ! - Communiqué Intersyndical

 

Communiqué de presse intersyndical

10 juin 2024

Après le choc des européennes les exigences sociales doivent être entendues !

L’abstention et l’extrême droite ont atteint un record lors des élections européennes de ce 9 juin. Cette tendance est à l’œuvre dans toute l’Europe mais la France est le pays dans lequel les listes d’extrême droite font le score le plus élevé.

Les organisations syndicales alertent depuis des années sur la crise sociale et démocratique qui traverse notre pays. Un politique qui tourne le dos au social et qui crée déclassement, abandon de nos industries et de nos services publics, le passage en force contre la mobilisation historique contre la réforme des retraites, l’absence de perspectives de progrès et la banalisation des thèses racistes, constituent le terreau sur lequel l’extrême droite prospère.

En décidant de dissoudre l’Assemblée nationale, et d’organiser des élections législatives en trois semaines, après les premiers départs en vacances et à la veille des Jeux Olympiques, le président de la République prend une lourde responsabilité.

Il faut un sursaut démocratique et social. À défaut, l’extrême droite arrivera au pouvoir. Nous l’avons vue à l’œuvre dans l’histoire et aujourd’hui en Italie ou en Argentine par exemple : austérité pour les salaires et les services publics, réformes constitutionnelles remettant en cause l’indépendance de la justice et le rôle des syndicats, attaques contre les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, remise en cause du droit à l’IVG, politiques racistes qui mettent en opposition les travailleuses et les travailleurs en fonction de leur religion, de leur couleur ou de leur nationalité. Nous connaissons ses votes en France comme en Europe, ils sont toujours défavorables aux travailleuses et aux travailleurs.

Notre République et notre démocratie sont en danger. Il faut répondre à l’urgence sociale et environnementale et entendre les aspirations des travailleuses et des travailleurs et notamment :

- Augmenter les salaires et les pensions ;

- Revenir sur la réforme des retraites et sur celles de l’assurance chômage ;

- Défendre nos services publics et en garantir l’accès à toutes et tous sans condition de nationalité et sur tout le territoire. Notre école, notre recherche, notre système de santé, de prise en charge de la dépendance, notre système de justice sont asphyxiés et ont besoin d’investissements massifs ;

- Mettre fin à la verticalité du pouvoir en commençant par restaurer la démocratie sociale à tous les niveaux, entreprise, branche, territoire et interprofessionnel ;

- Mettre en place des mesures de justice fiscale et notamment taxer les super profits, dividendes et rachats d’actions ;

- Instaurer enfin l’égalité salariale et éradiquer les violences sexistes et sexuelles ;

- Instaurer le droit à la régularisation pour tous les travailleurs et travailleuses étranger·es sur la base d’un certificat de travail ;

- Relocaliser et transformer notre industrie pour répondre aux besoins sociaux en environnementaux en la protégeant du dumping social, fiscal et environnemental ;

- Créer de nouveaux droits pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs d’anticiper les transformations environnementales et de sécuriser leur emploi ;

Dans l’immédiat, nous appelons le président de la République à la cohérence. L’Assemblée nationale est dissoute, les réformes doivent donc être interrompues étant donné qu’il n’y a plus aucun contrôle démocratique. Le gouvernement doit en particulier immédiatement renoncer à sa réforme de l'assurance chômage.

Nous appelons à manifester le plus largement possible ce week-end pour porter la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail.

lundi 10 juin 2024

ELECTIONS EUROPÉENNES Plus que jamais, combattre l’extrême droite ! - Communiqué de presse

 N°26

10 JUIN 2024

Elections européennes

Plus que jamais, combattre l’extrême droite !  


Ce 9 juin, les citoyens et les citoyennes étaient appelés à s’exprimer sur l’avenir de l’Europe. L’extrême droite portant un projet de repli sur soi et d’exclusion des différences, atteint un score historique en France. Cette poussée est malheureusement également observée dans de nombreux pays même si l’équilibre du pouvoir européen n’est pas bouleversé.

À l’heure où des défis majeurs doivent être relevés, où le réchauffement climatique bouleverse les équilibres environnementaux, économiques et sociaux ; à l’heure où les inégalités affaiblissent la cohésion sociale, où le rapport au travail est transformé par de nouvelles aspirations, c’est une très mauvaise nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs. 

 

Nous avons besoin de plus d’Europe. De plus d’Europe sociale, de plus d’Europe écologique, de plus d’Europe démocratique. Le projet de l’extrême droite propose à l’inverse une Europe repliée sur elle-même et mortifère.

En annonçant de façon totalement précipitée et dangereuse la dissolution de l’Assemblée nationale, le Président de la République transforme ce scrutin en rendez-vous hexagonal. La CFDT le déplore. Comme elle l’a toujours fait, elle mobilisera toutes ses forces pour que l’extrême droite n’accède pas au pouvoir. La CFDT agira en responsabilité. 


vendredi 26 avril 2024

Compte épargne temps universel !

N°16

24 AVRIL 2024

Compte epargne temps universel

Un droit nouveau pour les salariés


Le Bureau national de la CFDT a validé à l’unanimité l’accord créant un compte épargne temps universel (Cetu). Une avancée inédite pour des millions de travailleurs ! 

Le Compte épargne temps universel est un droit nouveau pour tous les salariés y compris ceux des plus petites entreprises. Ce dispositif, revendiqué depuis 10 ans par la CFDT, qui en a imaginé les contours et le contenu, est une avancée sociale majeure. 

Attaché à la personne, le CETU répond aux aspirations des salariés à travailler autrement et mieux articuler leurs temps de vie professionnelle et personnelle. Ce besoin a été réaffirmé à l’occasion de la réforme des retraites. 

L’universalité et la portabilité du CETU, tel que créé dans l’accord, permettront enfin à chaque salarié, quelle que soit son entreprise et la taille de celle-ci, d’épargner du temps et de l’utiliser au gré de ses besoins ou de ses choix tout au long de sa carrière professionnelle. 

Parce que les modalités d’utilisation des droits portés au compte permettront aux salariés de bénéficier de congés ou d’une réduction du temps de travail, ce dispositif pourra également constituer une réponse au report de l’âge de départ à la retraite au travers d’un aménagement de la fin de carrière.  

Pour accompagner l’évolution de ce dispositif dans le temps, l’accord prévoit la mise en place d’une gouvernance paritaire à deux niveaux : une gouvernance politique de définition des droits et une gouvernance de gestion des droits.  

Malgré l’opposition du Medef et de la CPME quant à la création du CETU lors de la négociation Pacte de la vie au travail, les bases de ce droit nouveau et novateur pour les salariés ont finalement pu être posées.  C’est dans le cadre de la négociation spécifique sur ce sujet initiée par l’U2P qu’un accord a été trouvé. 

La CFDT sera attentive à la transposition législative de ce texte ainsi que sa déclinaison dans les fonctions publiques.   

Le CETU est une avancée sociale obtenue par la CFDT. C'est le résultat d’une action syndicale engagée pour améliorer la vie des travailleurs et des travailleuses     

lundi 8 avril 2024

CFDT : L'IA et ses impacts sur les travailleurs et travailleuses !

 


N°11

13 MARS 2024

Commission de l’IA

Faire des travailleurs les acteurs de transformations numériques justes et responsables

 

Face au déploiement rapide et massif de l’IA, le rapport de la Commission de l’intelligence artificielle vise à faciliter des réponses françaises et européennes.

 

La CFDT qui a participé aux travaux salue les recommandations relatives à l’anticipation et l’encadrement, par le dialogue social, des transformations numériques au travail, ainsi qu’à la formation de tous les travailleurs et travailleuses. La CFDT revendique une démarche de co-construction et d’expérimentation des usages afin de choisir les bons outils, d’en tirer toutes les potentialités et d’en réduire les risques. La CFDT partage également les recommandations visant à investir dans l’évaluation des algorithmes et à accroitre la transparence environnementale. Ces recommandations pour protéger et accompagner les travailleurs doivent se concrétiser sans attendre.

 

Les recommandations appellent néanmoins plusieurs points de vigilance.  

 

Le rapport est excessivement optimiste sur l’impact de l’IA sur l’emploi, et n’apporte aucune réponse aux travailleurs occupant des métiers exposés à l’automatisation par l’IA. La CFDT revendique une assurance transition emploi pour les travailleurs exposés aux transformations numérique et écologique.

 

La protection de la vie privée et des droits fondamentaux des personnes n’est pas négociable et l’accès aux données sensibles (de santé notamment) ne peut se faire sans un cadre strict, transparent, contrôlé et démocratique.

 

La CFDT revendique un dialogue associant les pouvoirs publics et tous les acteurs de la chaine de valeur de l’IA (dont les représentants des travailleurs) sur le partage de la valeur, les critères sociaux et environnementaux d’une IA responsable et le respect de l'intérêt général comme condition des 25 Md€ d’investissements publics annoncés. 

Les gains générés par l’IA appellent en outre une réflexion sur le partage de la valeur dans les entreprises, tout au long de la chaîne de valeur de l’IA, et plus largement au sein de notre société.  

 

La CFDT est favorable à des investissements massifs dans l’évolution du service public pour améliorer l’outillage des agents et la qualité de service pour les usagers. Mais transformer l’administration exige de passer par le dialogue social et la prise en compte du travail réel des agents et de leurs compétences, ainsi que des besoins des usagers. La CFDT appelle depuis de nombreuses années à une véritable GPEC des services publics. La CFDT restera également vigilante sur le cadre de la « réserve citoyenne » proposée par la commission.

La CFDT continuera de s’engager pour le développement d’IA justes et responsables au service du progrès social et environnemental.

 

vendredi 2 février 2024

Communiqué de presse : Immigration : Largement censurée, cette loi demeure inacceptable !

 

N°01

25 JANVIER 2024

 immigration

Largement censurée, cette loi demeure inacceptable

Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision sur les 86 articles de la loi « pour améliorer l’intégration, contrôler l’immigration ». Il a censuré 32 articles jugés non conformes à la Constitution.  La CFDT prend acte des conclusions du Conseil constitutionnel. Elle ne peut que regretter le choix de l’exécutif d’aller au bout de ce processus législatif, quoiqu’il en coûte.

Car si la conformité de la loi à la Constitution est incontournable dans un État de droit, elle ne la rend pas pour autant acceptable. Tout au long du processus parlementaire qui a mené au vote de la loi, un grand nombre de responsables politiques de droite et d’extrême-droite ont multiplié les outrances et les anathèmes sur les étrangers en France. Cette séquence, ainsi que l’attitude de l’exécutif et du gouvernement, restera dans notre histoire récente comme une tache indélébile portée aux valeurs de la République.

La loi compte un grand nombre de mesures qui vont fragiliser les parcours d’intégration et porte en elle une atteinte aux droits des citoyens étrangers vivant sur le sol français. La CFDT poursuivra et amplifiera son soutien à ces hommes, femmes et enfants qui ont besoin du juste accompagnement que chacun de nous attendrait dans la même situation.

La CFDT poursuivra le combat afin de ne pas ajouter à l’indignité d’une loi des conditions d’application incompatibles avec l’engagement au service de l’intérêt général et les conditions de travail de millions de salariés et agents de la fonction publique, notamment les travailleurs sociaux, personnels de santé, agents de préfecture etc.

Aux côtés de ses militants qui accompagnent quotidiennement les étrangers pour faciliter leur intégration notamment grâce à la régularisation par le travail, la CFDT affirme aussi son soutien aux milliers de bénévoles qui mènent des actions au quotidien en faveur de l'accès à l'emploi, au logement et à l'apprentissage du français.

  

jeudi 25 janvier 2024

[COMMUNIQUE DE PRESSE CFDT] - SOPRA STERIA : entreprise florissante qui oublie ses salariés !

Communiqué de presse N°03 du 25 janvier 2024

Bureaux d'études
SOPRA STERIA : entreprise florissante qui oublie ses salariés ! 

SOPRA STERIA, entreprise française de services numériques :

  • 19 000 salariés en France (et 50 000 salariés dans le monde), 
  • 5,1 milliards d’euros de CA, 
  • 248 millions de bénéfices nets, 
  • 88 millions d'euros de dividendes versés en 2023.

En France, l'inflation sur 2 ans atteint 11,1 % et les prix de l'alimentation ont augmenté de près de 20%.

Malgré ce contexte difficile pour les salariés, SOPRA STERIA refuse les augmentations générales des salaires en dépit d'excellents résultats.

SOPRA STERIA refuse de négocier avec les partenaires sociaux depuis des années, alors même que la loi l’impose lors des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO).

SOPRA STERIA affirme « En tant qu’entreprise on n’est pas là pour compenser l’inflation », et pourtant, la société a bien augmenté ses prix de vente, sans répercussion sur les salaires !

Chez SOPRA STERIA, le partage de valeur reste bien mal réparti, avec un grand nombre des salariés qui cette année voit encore son pouvoir d’achat diminuer

25% des salariés n’ont eu aucune revalorisation l’an passé, et pour les autres elle n’atteint pas l’inflation.

Les dividendes, eux, ont augmenté de 115% en 2 ans.

La CFDT dénonce l'indifférence de SOPRA STERIA vis-à-vis de ses salariés et de leurs difficultés.

La CFDT dénonce cette pingrerie sociale entrainant la baisse des effectifs en France.

La CFDT dénonce l'absence totale de dialogue social dans l'entreprise.