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vendredi 31 janvier 2025

La mobilisation ça marche ! Le site d'Albi est sauvé !

 Depuis décembre et la nouvelle de la décision de la directionde fermer le site d’Albi et de muter les salariés à plus de 100km de là, la mobilisation de la CFDT et des salariés s’est organisée !



  • Mobilisation sur VivaEngage avec des posts vus par plus de 5000 personnes !
  • Changement des photos de profil sur le réseau entreprise par les salariés volontaires pour afficher leur soutien à Albi : « Je suis Albi » ou « Solidarité Albi »
  • Rédaction d'un communiqué de presse national CFDT pour dénoncer ce projet et informer la presse
  • Grève et mobilisation de tous les salariés d’Albi devant le site, mais aussi de salariés solidaires devant le site de Rodez et d’autres encore pour un tractage devant Paris Kleber au même moment !
  • Mobilisation des élus en CSE Sopra Steria sous l’impulsion des élus CFDT, avec des affichages sur tous les PC et dans la salle de réunion, avec déclaration CFDT en CSE devant la Direction Générale, et remise sur le tapis du sujet Albi à chaque occasion !
  • Vote d’une expertise par les élus en CSE pour analyser le projet et faire des propositions 
  • Appel aux journalistes de presse écrite et de TV, avec un reportage sur France3, des articles dans la presse et des coups de fil à la direction de plusieurs journalistes.
  • Mobilisation et proposition faites par des acteurs immobiliers pour des location de bureaux compatibles.
  • Appel aux élus locaux, avec envoi d’une lettre du député d’Albi à la direction de SSG
  • Envoi d’une lettre à la Direction Générale SSG par la présidente de région, avec proposition de trouver un lieu de travail sur Albi !

L’excuse du manque de local compatible sur Albi n’a pas tenu longtemps devant les propositions fermes reçues !

Qui d’autre a su ainsi mobiliser autant de personnes pour défendre les salariés ? La CFDT, un syndicat national, existe hors de l’entreprise, a de nombreux contacts et est implanté partout : Avoir la CFDT dans l’entreprise est indispensable ! Pensez-y aux prochaines élections ! Donnez-nous les moyens de vous aider au quotidien !

Face à toutes ses actions, la direction a fini par reculer !



Elle a accepté la proposition de local de la Communauté d'Agglomération, et les salariés emménageront à l’automne dans un nouveau site dans la ville d’Albi, à moins de 2 km de leur site actuel ! 😊



Preuve en est qu’en ne baissant pas les bras et grâce à la solidarité, les salariés peuvent agir pour sauvegarder leurs conditions de travail.

Renseignez-vous, rejoignez-nous et agissez, pour vous ! 
Cela donne de beaux résultats !

Pourquoi ne pas adhérez ? Contactez-nous !

Cela a été rendu possible par une implication de salariés sur place avec la CFDT depuis des années, de représentants de proximité CFDT engagés. Pourquoi pas vous ? Devenez Représentant de Proximité avec la CFDT !



vendredi 10 janvier 2025

FERMETURE DU SITE D’ALBI : la mobilisation s'organise !

Pour clore l'année 2024 en beauté, les 30 salariés d'Albi ont appris avec stupéfaction le projet de fermeture de leur site.

La direction envisage la fermeture du site en septembre 2025 avec à la clé une mutation de tous les salariés à plus de 100 km de leur site actuel soit à Toulouse soit à Rodez.

Aucune information n’a été communiquée par la direction concernant l’impact sur les conditions de travail des salariés, sur leurs déplacements et le devenir des projets des différentes agences, ... Auront-ils seulement un bureau ???

L’unique explication donnée par la direction est l’impossibilité de trouver un espace en mode hôtel d’entreprise ou coworking.

Cependant, malgré la demande des élus CFDT, la direction n’a fourni aucun cahier des charges, ni les différentes recherches effectuées par le Service Immobilier de Sopra Steria.

Les élus CFDT ont voté en CSE une expertise et un accompagnement juridique.

En quelques jours, les élus CFDT se sont mobilisés avec les salariés du site :

  • Echanges avec la presse nationale
  • Réalisation d’un tract CFDT
  • Prises de contacts avec les élus locaux : députés, sénateurs, la région, le département, la communauté d’agglomération…
  • Prises de contacts avec la presse locale : écrite et TV :

(Source : images France 3 région Tarn - 12/13 du 19 décembre 2024)

  • Information des salariés sur le réseau entreprise Viva Engage
  • Des débrayages (Albi et Rodez) et un tractage (Kléber) ont également été organisés

L’ensemble des organisations syndicales s’est exprimé en séance en demandant à la direction de revenir sur sa décision.

Les élus CFDT avaient déjà tiré la sonnette d’alarme, il y a quelques mois,  sur le devenir des petits sites comme Angers, Pau, Metz, Brest, Dijon, Isques, Nancy, ...

La mobilisation, ça marche :  des actions sont en cours...
La CFDT espère une issue favorable et vous tiendra informé.

En soutien avec les salariés d’Albi, vous pouvez modifier votre photo de profil sur Viva Engage !

mardi 17 décembre 2024

La CFDT SOPRA STERIA appelle les salariés au débrayage le 19 décembre contre la fermeture du site d’Albi !

SOPRA STERIA UNE ENTREPRISE EN PLEINE SANTÉ

Sopra Steria, société de service numérique, avec 52 000 salariés dans le monde, a réalisé un chiffre d’affaires de 5,8 milliards d’euros en 2023. Le groupe a versé près de 100 millions d’€ de dividendes en 2024, et utilise encore 150 millions d’€ pour racheter ses propres actions dans le but de les détruire. Le groupe annonce un Chiffre d’Affaires identique en 2024, avec plus de 9,7% de taux de marge opérationnelle et plus de 350 millions d’€ de trésorerie.

SOPRA STERIA RÉDUIT SES SITES EN FRANCE

Sopra Steria se targue d’être une entreprise phare pour la souveraineté nationale. Et pourtant, la direction a annoncé le 14 décembre vouloir « étendre de manière volontariste l’X-shore », est-ce au détriment des salariés français ?

La direction a déjà réduit la surface de nombreux sites français, ou les a remplacés par des bureaux partagés co-working. Pour la seule société mère Sopra Steria SA, même si le total des départs n’excède pas celui de l’an dernier pour le moment (environ 17% de départs par an tout de même), on constate une augmentation des Ruptures Conventionnelles principalement à l’initiative de la direction.

N’y a-t-il pas là une volonté de désindustrialisation du secteur numérique en France ?

LA CFDT SOUTIENT LES SALARIÉS

À la suite de la décision incompréhensible et soudaine de la direction générale de Sopra Steria de fermer le site d’Albi, la CFDT appelle les salariés à débrayer pour manifester leur opposition.

À quelques jours de Noël, la direction assène un coup de poignard dans le dos des salariés d'Albi en annonçant froidement la fermeture de leur site. Le vrai visage de Sopra Steria se dévoile : celui du mépris total envers les femmes et les hommes qui font sa richesse !

SOPRA STERIA RAYE ALBI DE LA CARTE

Une décision INCOMPRÉHENSIBLE et INJUSTIFIABLE !

Aucune raison économique : le site tourne à plein régime, sans AUCUN intercontrat, avec des locaux peu onéreux et la possibilité d'en trouver de moins chers et mieux adaptés.

Aucune raison humaine : les salariés sont EXEMPLAIRES, LOYAUX, et la direction vient même d'affecter 10 salariés sur ce site début 2024 ! Quelle hypocrisie !

Aucune raison projet : pire encore, Albi est le SEUL site régional autorisé à travailler sur un projet majeur du Crédit Agricole. Aucune raison géographique : ce site est l'UNIQUE implantation Sopra Steria sur ce bassin d'emplois.

Que dire de l'ÉCOEUREMENT des salariés d'Albi, qui se sont dévoués corps et âme, pour certains depuis 2004 (date du rachat d’Inforsud par Sopra) - 20 ANS de leur vie professionnelle BALAYÉS d'un trait de plume glacial !

Après Albi, quel sera le site suivant ?

Angers, Pau, Metz, Brest, Niort, Dijon, Isques, Clermont-Ferrand, Rodez, Nancy, Le Mans, Rouen, … ?

En soutien aux salariés, débrayons dès 8h30 jeudi matin !




mercredi 13 mars 2024

Sites toulousains SSG : prévision NOIRE pour la ville ROSE !

Les CSE de SSG, I2S et SBS ont été informés et consultés entre décembre 2023 et février 2024 sur les changements envisagés sur les sites toulousains suite à la décision de la direction de fermer le bâtiment CIMPA. 


Les 3 CSE ont voté le recours à une expertise mutualisée, comprenant notamment l'analyse des réponses du questionnaire envoyé aux 2700 salariés toulousains entre le 29 janvier et le 7 février 2024. 1267 salariés avaient répondu, soit un taux de réponse de 47 %. Les conclusions de l'expert ne sont pas positives.

Ci-dessous l'avis négatif motivé du CSE Sopra Steria Group du 28/02/24, adopté à la majorité des élus, sur les conséquences santé, sécurité, conditions de travail, économiques, environnementaux et RGPD du projet portant sur les évolutions immobilières envisagées sur les sites de Toulouse :

AVIS NEGATIF motivé du CSE Sopra Steria Group sur les conséquences santé, sécurité, conditions de travail, économiques, environnementaux et RGPD du Projet portant sur les évolutions immobilières envisagées sur les sites de Toulouse :

"Lors de sa séance du 15 décembre 2023, les élus du CSE Sopra Steria Group ont décidé de faire appel à un expert pour être éclairés sur les conséquences santé, sécurité, conditions de travail, économiques, environnementaux et RGPD du Projet portant sur les évolutions immobilières envisagées sur les sites de Toulouse.

En s’appuyant sur :

  • Le rapport d’expertise,
  • Les éléments de réponse et de non réponse apportés par la Direction lors des réunions d’information/ consultation sur le projet
  • Les inquiétudes remontées par certains salariés vers les RP, la CSSCT et le CSE depuis le début de la procédure et encore actuellement ;

Les élus du CSE Sopra Steria Group ont décidé de rendre un avis NEGATIF MOTIVE sur le projet des évolutions immobilières envisagées sur les sites de Toulouse au regard des risques de dégradation des conditions de travail, des RPS (stress, charge mentale, dépersonnalisation de l’espace de travail…) et risques physiques (TMS, bruit, qualité de l’air…) générés par ce projet intermédiaire qui risque de durer plus de 3 ans avant la mise en œuvre effective du projet CAMPUS Toulouse.

Les élus du CSE Sopra Steria Group constatent que le projet présenté par la Direction ne respecte pas la loi sur au moins les points suivants :

  • Les problématiques de renouvellement d’air sont relevés sur les bâtiments qui ont pu être analysés sur cette question (Europarc) ; ce qui va générer des risques pour la santé des salariés (maux de tête…) ;
  • Des déficits en termes de capacitaires sanitaires sont relevés dans certains bâtiments (Colomiers 1, Ramassiers, Europarc) ; cela peut entraîner de devoir réduire les effectifs dans les bâtiments, comme cela est déjà arrivé ;
  • L’obligation d’amélioration continue des conditions de travail des salariés.

De plus, les élus alertent la Direction sur les points de vigilance et réserves suivants dans le cadre de ce projet :

  • Des synergies potentielles attendues entre équipes opérationnelles et non forcément porteurs de sens pour les salariés ; pouvant générer des inquiétudes en termes de mutualisations sous-jacentes, fusion…
  • Des mouvements multiples de salariés d’abord entre sites mais aussi entre les étages avec génération de ratios de pertes ou gains de postes très disparates et pour la majorité des ratios négatifs. Les taux de Flex Office en cible sont très contraignants < 0,6 et les sous-traitants ne semblent pas avoir été pris en compte. Or, les pics d’occupation relevés réinterrogent le nombre de postes prévus en cible, plus particulièrement sur Colomiers 1. S’il n’y a pas de réajustement/ rééquilibrage de postes ainsi qu’une communication importante et claire auprès des salariés, cela va générer des interrogations et des inquiétudes, des difficultés à trouver de la place dans son quartier et/ ou des débordements hors quartier, du télétravail « forcé ».
  • Les élus alertent la direction que le Flex office est identifié comme le premier point négatif du projet par 42% des salariés du bassin toulousain.

Les travaux d’aménagements seront réalisés sur site occupé avec des risques de nuisances sonores. Par ailleurs, les relocalisations temporaires durant ces travaux sont multiples. Les lieux d’affectation temporaires ne sont pas toujours clairs ainsi que le nombre de postes qui sera disponible sur ces lieux. Cela va générer des interrogations et des inquiétudes.

  • La Charte Environnement Dynamique de Travail jamais diffusée et donc inconnue des salariés, est uniquement centrée sur les espaces de travail et non sur les besoins des salariés. Le poste standard prévu dans le projet va générer des TMS car les salariés ne seront pas bien installés sur leur poste (repose pied, clavier déporté, réhausseur de PC…) et ils manqueront d’équipements (écrans…). Par ailleurs, des besoins en douches sont remontés par 34 % des salariés ;
  • La disparition des caissons est en inadéquation avec les besoins en stockages professionnels et personnels ;
  •  Les casiers prévus, non nominatifs, et devant être libérés chaque soir, ne seront pas en nombre suffisant ; ce qui va générer des transports et manutentions inutiles avec des risques tels que des maux de dos ;
  • Le nombre de salariés avec des aménagements de postes, qu’ils soient reconnus RQTH ou non, et induisant un bureau fixe non partageable, n’est pas clair. Il y a des risques que des salariés avec aménagements de postes soient oubliés et se retrouvent à partager leur poste. Il y a des risques de perte de matériels spécifiques et de dérèglement de ces matériels. Par ailleurs, ces postes doivent être clairement identifiés dans les espaces afin d’éviter qu’ils soient tout de même utilisés par d’autres salariés ;
  • Pour ce qui est de l’outil RoomZ, les données enregistrées et conservées par l’entreprise sont disproportionnées au regard de la finalité (poste disponible ou non) ;
  • Une évaluation des risques électromagnétiques au niveau des capteurs doit être menée pour les salariés porteurs de Dispositif Médical Implantable Actif préalablement à leur mise en service ;
  • Certains salariés voient leur temps de trajet augmenter dans le cadre du projet avec des risques de fatigue accrue et de stress ;
  • Il y a une quasi généralisation d’environnements de forte densité d’occupation des locaux (< 7 m2 par poste de travail) ce qui va générer des nuisances sonores dans les espaces de travail. De plus, certaines implantations sont à revoir (bench de 6 places qui sont à proscrire, postes à contre-jour, postes face aux murs…) ;
  • Dans le projet, il manque des salles de réunion (Colomiers 1, Eolis 1&2) ainsi que des espaces collaboratifs (bulles…) ; ce qui est en contradiction avec le déploiement des Environnements Dynamiques de Travail. Cela va générer des nuisances sonores dans les espaces de travail ;
  • Il y aura un manque de places de parkings (voitures et vélos) et de restauration au regard des besoins. Par ailleurs, les accroches vélo ne sont pas adaptées plus particulièrement sur les sites de Eolis 1&2, Ramassiers et Europarc ;

Enfin, les Ambassadeurs, non suffisamment outillés méthodologiquement risquent de ne pas bien remonter les besoins réels des salariés alors qu’ils existent des représentants du personnel locaux qui ne sont pas sollicités pour l’être;

Forts de ces constats, les élus du CSE Sopra Steria Group :

  • Demandent à la Direction de prendre en compte les conclusions et recommandations de l’expertise ainsi que les alertes et réserves du CSE en vue d’améliorer le projet des évolutions immobilières envisagées sur les sites de Toulouse ;
  • Demandent que les économies générées par ce projet, de l'ordre de 1,5 millions d’euros par an, soient utilisées pour ces améliorations ;
  • Demandent à être impliqués dans les discussions et décisions relatives aux ajustements qui seront donc opérés par rapport à ce projet.

Avec :

  1. Les actions que la Direction pense ainsi mettre en œuvre face aux différents points de vigilance et préconisations actés par l’expert ;
  2. Les actions que la Direction pense mettre en œuvre face aux mesures supplémentaires identifiées par le CSE Sopra Steria Group :

Places disponibles :

Réaffirmer l’obligation de volontariat du télétravail avec un nombre de places suffisant sur site, avec certains salariés remontant aux RP des difficultés depuis des années pour trouver une place lorsqu’ils viennent tous les jours.

Rangements et équipements des postes de travail :

60% des salariés se sentent mieux installés chez eux que sur site. Ce chiffre doit interpeller la direction. De meilleurs équipements sont attendus sur les postes de travail : sièges, 2eme écran pour 30% des salariés, adaptateurs …

Postes adaptés :


Défaut de luminosité sur site des Ramassiers :



RGPD :



Acoustique :

Avec le déficit de salles de réunions, une hausse du bruit est prévue avec donc dégradation des conditions de travail.



Temps de trajet :



Manque de places de restauration les jours d’affluence :

(idem Ramassiers et Europarc pour suivre les difficultés potentielles)


Besoin en salle de réunions :

4 sites sur 6 présentent un manque de salles de réunion par rapport aux besoins évalués dans les résultats du questionnaire salariés.


Avec 1,5 millions d’euros d’économies par an estimé suite à la mise en œuvre de ce projet, les élus demandent que sur la base des recommandations du CSE, des annonces budgétées soient faites dans le cadre de la révision du Programme annuel de prévention des risques professionnels. Le CSE attend aussi une réponse sur chaque recommandation qu’elle soit retenue ou non.

3. Le CSE demande un suivi ciblé des ajustements qui seront décidés ainsi qu’une mise à disposition des comptes rendus de réunion d’arbitrage sur ces points (entre la Direction et l’équipe projet).

L’analyse de ces points sus cités sera effectuée lors d’un point de situation tous les mois et ce, jusqu’à la fin de l’année 2024.

Les élus du CSE Sopra Steria Group demandent également à être impliqués dans la mise à jour du Document Unique dans le cadre du projet.

Les élus se réservent aussi le droit, en lien avec la CSSCT, d’effectuer des visites et enquêtes régulières dans les bâtiments concernés et d’en faire état dans le cadre des réunions de l’Instance.

Sites toulousains I2S : prévision NOIRE pour la ville ROSE !

 

Les CSE de SSG, I2S et SBS ont été informés et consultés entre décembre 2023 et février 2024 sur les changements envisagés sur les sites toulousains suite à la décision de la direction de fermer le bâtiment CIMPA. 


Les 3 CSE ont voté le recours à une expertise mutualisée, comprenant notamment l'analyse des réponses du questionnaire envoyé aux 2700 salariés toulousains entre le 29 janvier et le 7 février 2024. 1 267 salariés avaient répondu, soit un taux de réponse de 47 %. Les conclusions de l'expert ne sont pas positives.

Ci-dessous l'avis négatif motivé du CSE Sopra Steria I2S du 29/02/24, adopté à la majorité des élus, sur les conséquences santé, sécurité, conditions de travail, économiques, environnementaux et RGPD du projet portant sur les évolutions immobilières envisagées sur les sites de Toulouse :

"Lors de sa séance du 15 décembre 2023, les élus du CSE Sopra Steria I2S ont décidé de faire appel à un expert pour être éclairés sur les conséquences santé, sécurité, conditions de travail, économiques, environnementaux et RGPD du projet portant sur les évolutions immobilières envisagées sur les sites de Toulouse.
En s’appuyant sur :

  • Le rapport d'expertise ;
  • Les éléments de réponse et de non réponse apportés par la direction lors des réunions d'information / consultation sur le projet :
  • Les inquiétudes remontées par certains salariés vers les RP, la CSSCT et le CSE depuis le début de la procédure et encore actuellement.

Les élus du CSE Sopra Steria I2S ont décidé de rendre un avis NÉGATIF MOTIVÉ sur le projet des évolutions immobilières envisagées sur le site de Toulouse au regard des risques de dégradation des conditions de travail, des RPS (stress, charge mentale, dépersonnalisation de l’espace de travail…) et risques physiques (TMS, bruit, qualité de l’air…) générés par ce projet intermédiaire qui risque de durer plus de 3 ans avant la mise en œuvre effective du projet CAMPUS Toulouse.

Les élus du CSE Sopra Steria I2S constatent que le projet présenté par la direction ne respecte pas la loi sur au moins les points suivants :

  • Des problématiques de renouvellement d’air sont relevés sur les bâtiments qui ont pu être analysés sur cette question (Europarc) ; ce qui va générer des risques pour la santé des salariés (maux de tête…) ;
  • Des déficits en termes de capacitaires sanitaires sont relevés dans certains bâtiments (Colomiers 1) ; cela peut entraîner de devoir réduire les effectifs dans les bâtiments, comme cela est déjà arrivé ;
  • L’obligation d’amélioration continue des conditions de travail des salariés.

De plus, les élus alertent la direction sur les points de vigilance et réserves suivants dans le cadre de ce projet :

  • Des synergies potentielles attendues entre équipes opérationnelles et non forcément porteurs de sens pour les salariés ; pouvant générer des inquiétudes en termes de mutualisations sous-jacentes, fusion… ;
  • Des mouvements multiples de salariés d’abord entre sites mais aussi entre les étages avec génération de ratios de pertes ou gains de postes très disparates et pour la majorité des ratios négatifs. Les taux de Flex Office en cible sont très contraignants < 0,6 et les sous-traitants ne semblent pas avoir été pris en compte. Or, les pics d’occupation relevés réinterrogent le nombre de postes prévus en cible, plus particulièrement sur Colomiers 1. S’il n’y a pas de réajustement/ rééquilibrage de postes ainsi qu’une communication importante et claire auprès des salariés, cela va générer des interrogations et des inquiétudes, des difficultés à trouver de la place dans son quartier et/ ou des débordements hors quartier, du télétravail « forcé » ;
  • Les élus alertent la direction que le flex-office est identifié comme le premier point négatif du projet par 42% des salariés du bassin toulousain ;
  • Les travaux d’aménagements seront réalisés sur site occupé avec des risques de nuisances sonores. Par ailleurs, les relocalisations temporaires durant ces travaux sont multiples. Les lieux d’affectation temporaires ne sont pas toujours clairs ainsi que le nombre de postes qui sera disponible sur ces lieux. Cela va générer des interrogations et des inquiétudes ;
  • La Charte Environnement Dynamique de Travail jamais diffusée et donc inconnue des salariés, est uniquement centrée sur les espaces de travail et non sur les besoins des salariés. Le poste standard prévu dans le projet va générer des TMS car les salariés ne seront pas bien installés sur leur poste (repose pied, clavier déporté, réhausseur de PC…) et ils manqueront d’équipements (écrans…). Par ailleurs, des besoins en douches sont remontés par 34 % des salariés ;
  • La disparition des caissons est en inadéquation avec les besoins en stockages professionnels et personnels ;
  • Les casiers prévus, non nominatifs, et devant être libérés chaque soir, ne seront pas en nombre suffisant ; ce qui va générer des transports et manutentions inutiles avec des risques tels que des maux de dos ;
  • Le nombre de salariés avec des aménagements de postes, qu’ils soient reconnus RQTH ou non, et induisant un bureau fixe non partageable, n’est pas clair. Il y a des risques que des salariés avec aménagements de postes soient oubliés et se retrouvent à partager leur poste. Il y a des risques de perte de matériels spécifiques et de dérèglement de ces matériels. Par ailleurs, ces postes doivent être clairement identifiés dans les espaces afin d’éviter qu’ils soient tout de même utilisés par d’autres salariés ;
  • Pour ce qui est de l’outil RoomZ, les données enregistrées et conservées par l’entreprise sont disproportionnées au regard de la finalité (poste disponible ou non) ;
  • Une évaluation des risques électromagnétiques au niveau des capteurs doit être menée pour les salariés porteurs de Dispositif Médical Implantable Actif préalablement à leur mise en service ;
  • Certains salariés voient leur temps de trajet augmenter dans le cadre du projet avec des risques de fatigue accrue et de stress ;
  • Il y a une quasi généralisation d’environnements de forte densité d’occupation des locaux (< 7 m2 par poste de travail) ce qui va générer des nuisances sonores dans les espaces de travail. De plus, certaines implantations sont à revoir (bench de 6 places qui sont à proscrire, postes à contre-jour, postes face aux murs…) ;
  • Dans le projet, il manque des salles de réunion (Colomiers 1, Eolis 2) ainsi que des espaces collaboratifs (bulles…) ; ce qui est en contradiction avec le déploiement des Environnements Dynamiques de Travail. Cela va générer des nuisances sonores dans les espaces de travail ;
  • Il y aura un manque de places de parkings (voitures et vélos) et de restauration au regard des besoins. Par ailleurs, les accroches vélo ne sont pas adaptées plus particulièrement sur le site de Eolis 2 ;
Enfin, les Ambassadeurs, non suffisamment outillés méthodologiquement, risquent de ne pas bien remonter les besoins réels des salariés alors qu’ils existent des représentants du personnel locaux qui ne sont pas sollicités pour l’être ;

Forts de ces constats, les élus du CSE Sopra Steria I2S :

  • Demandent à la Direction de prendre en compte les conclusions et recommandations de l’expertise ainsi que les alertes et réserves du CSE en vue d’améliorer le projet des évolutions immobilières envisagées sur les sites de Toulouse ;
  • Demandent que les économies générées par ce projet, de l'ordre de 1,5 millions d’euros par an, soient utilisées pour ces améliorations ;
  • Demandent à être impliqués dans les discussions et décisions relatives aux ajustements qui seront donc opérés par rapport à ce projet ;

Avec :

  1. Les actions que la direction pense ainsi mettre en œuvre face aux différents points de vigilance et préconisations actés par l’expert ;
  1. Les actions que la direction pense mettre en œuvre face aux mesures supplémentaires identifiées par le CSE Sopra Steria I2S :

Places disponibles :

Réaffirmer l’obligation de volontariat du télétravail avec un nombre de places suffisant sur site, avec certains salariés remontant aux RP des difficultés depuis des années pour trouver une place tous les jours.

Rangements et équipements des postes de travail :


60% des salariés se sentent mieux installés chez eux que sur site. Ce chiffre doit interpeller la direction. De meilleurs équipements sont attendus sur les postes de travail : sièges, 2ème écran pour 30% des salariés, adaptateurs …

Postes adaptés :



RGPD :



Acoustique :
Avec le déficit de salles de réunions, une hausse du bruit est prévue avec donc dégradation des conditions de travail.


Temps de trajet :




Manque de places de restauration les jours d’affluence :



Besoin en salles de réunion :
On note un manque de salles de réunion par rapport aux besoins évalués dans les résultats du questionnaire salariés.



Avec 1,5 millions d’euros d’économies par an estimé suite à la mise en œuvre de ce projet, les élus demandent que sur la base des recommandations du CSE, des annonces budgétées soient faites dans le cadre de la révision du Plan annuel de prévention des risques professionnels. Le CSE attend aussi une réponse sur chaque recommandation qu’elle soit retenue ou non.

  1. Le CSE demande un suivi ciblé des ajustements qui seront décidés ainsi qu’une mise à disposition des comptes rendus de réunion d’arbitrage sur ces points (entre la Direction et l’équipe projet).

L’analyse de ces points sus cités sera effectuée lors d’un point de situation tous les mois et ce, jusqu’à la fin de l’année 2024.

Les élus du CSE Sopra Steria I2S demandent également à être impliqués dans la mise à jour du Document Unique dans le cadre du projet.

Les élus se réservent aussi le droit, en lien avec la CSSCT d’effectuer des visites et enquêtes régulières dans les bâtiments concernés et d’en faire état dans le cadre des réunions de l’Instance.