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jeudi 13 novembre 2025

Sopra HR Software : avis du CSE sur l'acquisition de NEOCASE


Les élu.es du CSE ont été informé.es lors du CSE extraordinaire du mercredi 24 septembre 2025 d’un projet d’acquisition et intégration de la société Neocase Software. Une note d’information leur a été transmise à la suite de cette réunion.

Dans le cadre de ses attributions consultatives, le CSE doit émettre un avis motivé sur ce projet d’acquisition susceptible d’affecter la marche générale de l’entreprise.

A première vue, les élu.es ne sont pas contre ce projet d’acquisition, au contraire, pour toutes les raisons qui ont été fournies (éléments des réponses en Annexe).

Mais la frilosité de la direction à fournir des informations chiffrées (ne serait-ce que le prix exact d’acquisition), projectives (durée d’amortissement ou autres), ne permettent pas aux élu.es de rendre un avis totalement éclairé et de les rassurer sur la solidité de ce projet.

Le montant maximum d’acquisition calculé à partir des informations fournies montre que notre trésorerie est suffisante pour cette acquisition, elle consommera près des 2/3 de notre trésorerie actuelle (32,3 M€ dans le V2 de septembre 2025). Il restera à voir si cette trésorerie ne risque pas de totalement être liquidée lors de sa ponction pour les dividendes en fin d’année 2025 (en moyenne 10 M€ tous les ans sur nos réserves, 60 M€ au total sur les 2 dernières années). Le matelas de trésorerie sera donc à reconstituer pour garantir la sérénité et la pérennité de SHRS. Il avait été évoqué à de précédentes réunions du CSE que du fait des ponctions pour les remontées de dividendes, le groupe serait présent financièrement pour nous aider lors d’une acquisition. Or il n’en est rien à notre connaissance. Ceci pourrait être compensé par une absence prochaine de versement de remontée de dividendes.

Les études (internes et externes) qui ont permis d’étayer le prix d’acquisition, notamment le rapport de la due diligence menée conjointement avec le service M&A du groupe et l’équipe Sopra HR Software permettant de valider l’opportunité d’achat et la pertinence du business model de la cible, n’ont pas été transmises aux élu.es malgré leurs demandes. Si les élu.es avaient eu recours à une expertises, ces documents auraient pu leur être fournis ou du moins expliqués par leur expert. Les élu.es regrettent donc cette situation, la conclusion pourrait alors être que pour toute future consultation, ils feront appel systématiquement à une expertise.

Concernant les perspectives chiffrées de ce projet d’acquisition, aucun élément n’a été fourni pour une vision courte (2026) et moyen terme (à 3 ans).

Les élu.es ont été rassuré sur toute la partie business, c’est une très belle opportunité d’acquisition, reste en suspens la question du devenir de l’activité des clients ayant du Neocase Software en stand-alone et qui ne sont pas éligibles à du 4YOU ou qui n’ont pas de besoin de solution RH, quelle vision à court et moyen terme va leur être présentée ?

La roadmap du produit Neocase s’intègrera à celle de 4YOU, l’impact sur les équipes de Sopra HR Software reste flou, mais identifié comme un enrichissement.

La direction annonce que cette acquisition n’aura aucun impact sur les salaires ou éléments variables pour l’année 2026. Le montant des augmentations en janvier 2026 devraient alors être dans la moyenne des 3 dernières années, au regard de l’avancée des budgets présentés en V2. Cette acquisition ne doit être en aucun cas un prétexte pour diminuer la sélectivité ou geler les augmentations. Pour le versement de la participation en 2027, il pourrait y avoir un impact négatif qui dépend de l’acceptation des déficits antérieurs de Neocase Software par l’administration fiscale. Également pour 2028 s’il y a du report.

Concernant les calculs des rémunération variables sur objectifs (Résultat Opérationnel pour Sopra HR Software (ROA, incluant l’EBITDA et les charges exceptionnelles, DSO, croissance), les élu.es veulent que les objectifs soient mis en adéquation avec les impacts potentiels (comme le DSO ?) de l’intégration de Neocase Software, et leur soient présentés dès que possible.

La direction s’est engagée à ne pratiquer aucun licenciement de salarié.es de Neocase Software lors de son acquisition. Cette décision devra perdurer pour l’ensemble des fonctions. La direction devra s’adapter à de nouvelles situations humaines : comme l’interdiction actuelle de pratiquer une activité Cloud autre qu’à Latitude et à Annecy, qui devra être modifiée pour un ou plusieurs salarié.es de Neocase Software ayant une activité Cloud qui seront rattaché.es à Nantes.

14 salarié.es de Neocase Software sont en province et n’avaient pas d’autre site que celui de La Garenne-Colombes et ne s’y présentaient qu’une fois par mois, pour 1 à 3 jours, sur frais de déplacement, en accord avec le management et dans le cadre organisationnel en place. Aucun nouveau temps de trajet ou distance n’ont été fourni.es pour les nouveaux sites de rattachement des salarié.es de Neocase Software. Pour ces salarié.es dont le nouveau site de rattachement proposé est à grande distance (+1h de trajet), les élu.es demandent que soit pérennisé le mode organisationnel en place.

Encore aujourd’hui, il y a des équipes Pléiades et des équipes HR Access. Il parait nécessaire de garder une identité et un pôle « Neocase » pour éviter une dilution des salarié.es dans les équipes tel que présenté et de perdre une dynamique permettant la vie de ce produit (innovation, évolution, croissance, développement, maintenance). La création d’un pôle de compétences « Neocase » est indispensable.

Les élu.es resteront vigilant.es sur les avancées des négociations d’un accord de transition pour l’intégration des salarié.es de Neocase Software. Les élu.es ont déjà eu à traiter des accords de ce type pour les intégrations de sociétés (IBM, DSRH, Neosphere) au sein de Sopra HR Software et se mettront à la disposition des représentants de personnel de Neocase Software. Les élu.es proposent de mettre en place des réunions de suivi de cette intégration avec les représentants du personnel de Neocase Software.

Il est actuellement demandé beaucoup d’efforts aux équipes en place, avec déjà des annonces de réduction budgétaire pour 2026. Or l’intégration d’une équipe, d’un produit, d’une roadmap, de technologies va nécessiter un investissement non négligeable de la part de toutes et tous. Cette dimension globale doit être prise en compte par l’ensemble des équipes et quantifiée afin d’assurer cette intégration.

Les questionnements pour lesquels même la direction n’a pas encore de réponse :

- Il n’y a pas eu de présentation précise sur la partie technologie, est-ce un projet connexe qui va progressivement s’intégrer et dans quel sens ? Tout en AWS ou évolution globale vers OVH ?

- Quel est le devenir de la filiale Neocase Software Inc. aux USA ?

En conclusion, les élu.es du CSE de Sopra HR Software rendent un avis positif pour ce projet d’acquisition et d’intégration de la société Neocase Software.


vendredi 12 septembre 2025

Sopra HR Software : Politique économique & financière 2024

  

Sopra HR : 3% des effectifs… mais 31% du dividende !

Encore une année record, mais toujours peu pour les salariés.

En 2024, Sopra HR Software a de nouveau affiché des résultats financiers exceptionnels : profitabilité record, forte contribution au dividende du Groupe et endettement minimal. Pourtant, ces performances ne se traduisent toujours pas par une meilleure reconnaissance des efforts fournis par les salariés.

Les élus CFDT du CSE alertent : ce décalage grandissant entre les résultats et la redistribution fragilise la cohésion et la motivation des équipes.

 

Des résultats exceptionnels… et un effort collectif énorme

  • Chiffre d’Affaires solide, malgré la baisse des licences et des services.
  • Résultat net en forte hausse, au-delà des années précédentes.
  • Profitabilité record : Sopra HR contribue pour 31% au dividende du Groupe, alors qu’elle ne représente que 3% des effectifs.
  • France en progression : la part d’activité française dépasse les objectifs budgétaires, quand l’international reste disparate.
  • Hausse du Crédit Impôt Recherche (CIR) et du résultat fiscal servant de base à la participation (+12%).
  • Cloud en forte croissance : nombre de bulletins produits en hausse.

 

 

Des équipes sous pression

Ces résultats ne sont pas tombés du ciel. Ils ont été obtenus grâce à l’intensification du travail :

  • Effectifs stables malgré une activité en hausse, ce qui signifie que la charge par salarié augmente.
  • Sous-traitance en léger recul, mais sans embauches supplémentaires, donc plus de pression sur les équipes internes.
  • Heures supplémentaires souvent non déclarées — pensez à les déclarer systématiquement ou refusez-les si elles ne sont pas payées !

 

 

Un pilotage budgétaire qui interroge

Un autre point étonne : chaque ligne du budget R&D a été exécutée exactement comme prévu, au centime et au jour près.

Comment, dans une activité aussi mouvante que la recherche et le développement, peut-on atteindre une telle "perfection" ?

Pour les élus, cela soulève des doutes sur la flexibilité réelle du pilotage et sur la transparence des données communiquées.

 

 

Redistribution : des choix qui interrogent

Malgré ces résultats records, les salariés ne voient pas la couleur des efforts fournis.

  • Hausses de salaires faibles, inférieures à l’inflation.
  • Pas de plan WeShare (actionnariat salarié).
  • Plans d’actionnariat (LTI) réservés à une minorité de dirigeants.
  • La participation reste la seule vraie redistribution collective… mais ce n’est pas suffisant !

Pendant ce temps, les bénéfices sont presque intégralement remontés au Groupe pour financer les dividendes, parfois même au détriment des réserves.

Et si on faisait un autre choix ?

Avec une réduction de ces ponctions, Sopra HR pourrait augmenter les salaires, verser des primes exceptionnelles, renforcer l’intéressement, ou investir dans les compétences et l’emploi.

 

 

Des questions stratégiques sans réponse

Malgré nos demandes répétées, de nombreuses questions restent sans réponse :

  • Quelle stratégie pour le développement international de Sopra HR ?
  • Quels indicateurs sont utilisés pour prévenir la surcharge de travail ?
  • Comment sont ventilés les investissements par solution (Pléiades, HR Access…) ?
  • Quelle politique de formation et de mobilité pour accompagner les équipes ?

 

 

Chaque année, le discours change : "prudence", "avenir incertain", "contexte difficile"… mais le résultat reste le même : les salariés ne sont jamais véritablement revalorisés.

Pendant ce temps :

  • Les actionnaires reçoivent des dividendes importants.
  • Le haut management continue de bénéficier de dispositifs très avantageux.

Il est temps d’ouvrir un vrai dialogue sur :

  • La redistribution des résultats,
  • L’investissement dans l’emploi et la formation,
  • La reconnaissance réelle des efforts collectifs.


mercredi 10 septembre 2025

Nouveau site de Bordeaux

  

Une présentation a été faite aux élus lors du CSE de juillet 2025.

Les Informations essentielles :

  • Sopra Steria devrait avoir réceptionné ce site, qui fait partie d’un ensemble de 4 Bâtiments, le 31 juillet 2025.
  • Situé dans la zone Industrielle de Mérignac à proximité de l’extension de la Ligne A du Tramway en direction de l’aéroport, Sopra Steria occupera le bâtiment A sur environ 11 000 m2 et sur 5 étages.
  • L’installation prévue début février 2026 regroupera les équipes de SSG (bâtiments de Pythagore et Galilée), ainsi que celles des sociétés du Groupe : CS-Group, SHRS et une partie de celles de CIMPA pour environ 350 postes de travail.
  • Ce nouveau bâtiment sera accessible en mode « environnement dynamique », c’est-à-dire avec pré-réservation des espaces de travail avec les outils RoomZ ou Outlook (salles de réunion).
  • Des espaces de convivialité, de restauration, de repos (allaitement), de douches ainsi que d’une salle de « Fitness » sont prévus.
  • Des espaces dédiés sont aussi prévus pour les Représentants du Personnel (RP), pour le CSE ainsi qu’un local infirmier avec un poste ad-hoc en cours de recrutement.

Fort de ces informations, vos élus CFDT ont formulé des remarques et ont alerté la direction sur les points suivants :

  • Places de parking automobile :
    • 85 places de parking prévues en diminution de plus de 50% par rapport aux sites actuels et largement insuffisantes par rapport au nombre de postes prévus
    • La direction assure que la proximité du tramway compensera ce manque (ou pas)
    • 30 places de parking supplémentaires mais non effectivement attribuées à Sopra
    • La direction ne peut confirmer que ces places supplémentaires seront attribuées (mais a bon espoir)
    • Le PLU de la commune prévoit une obligation supérieure du nombre de places de parking
    • La direction se renseigne (c’est un peu tard)
  •  Espace de restauration insuffisant (44 places) et à proximité d’espace de jeux :
    • La direction reconnaît le fait, mais pense que les salariés auront l’intelligence d’organiser leur temps de pause déjeuner en services différents (ben voyons)
    • La direction va étudier le déplacement de la salle de jeux (bien vu)
  • Espace de travail principalement en Open Space (risque de RPS accentué) :
    • La direction veut renforcer le travail d’équipe et la productivité (au détriment de la santé des salariés)
  • Les Représentants du Personnel ne sont pas associés à l’accueil des salariés et à la conduite du changement. Ils demandent à faire partie des ambassadeurs :
    • La direction répond qu’il faut voir cela avec la directrice de site (syndrome de la patate chaude)
  • Caractéristiques du Poste Infirmier :
    • La direction ne sait pas s’il s’agira d’un poste à temps complet ou partiel, prestataire ou salarié avec ou sans délégation de visite médicale (flou total) 
  • Nuisances sonores des travaux sur la réalisation des 3 autres bâtiments et sécurité pour les salariés lors de leurs déplacements :
    • La direction a confiance dans le promoteur/bailleur dans la gestion des travaux (circulez, il n’y a rien à voir)
  • Information sur l’utilisation de la salle de Fitness (accessibilité, horaires, sécurité, prise en charge, coach éventuel) :
    • La direction n’a rien prévu du tout, et assure un libre accès sans formateur et compte sur la responsabilité des salariés. Agacée, elle menace même de supprimer cet espace si les élus continuent à lui poser des questions (vive le dialogue social)

Au regard des non-réponses de la direction et des préoccupations importantes (accessibilité, santé, sécurité), vos élus CFDT ont demandé une expertise sur le sujet comme cela se fait habituellement sur les aménagements de sites importants :

  • La direction monte sur ses grands chevaux et s’offusque d’une telle demande, sûrement au vu de la qualité prétendue de sa présentation et de la qualité de ses réponses
  • La direction en rajoute avec phrases désormais mythiques :
« On est de bonne foi dans ce cas-là » ainsi que
« Je n’ai pas parlé pendant 2h pour avoir une expertise »


Un vote est donc organisé sur la question de réaliser une expertise.

Les syndicats « patronaux », au garde-à-vous et doigt sur la couture du pantalon, votent « naturellement » contre et préfèrent que les salariés essuient les plâtres à leurs risques et péril.

La demande d’expertise est rejetée à 17 voix pour et 17 contre.


jeudi 31 juillet 2025

Charité bien ordonnée : la réalité sur la situation financière de l'entreprise

  

Le CSE était consulté sur la situation économique et financière de Sopra Steria Group.

L’avis proposé par certains élus était trop complaisant avec la direction, notamment concernant la mise en place de l’intelligence artificielle et le programme We Share. Pire, l’avis ne s’inquiète que du tiers des salariés les mieux lotis (avec parts variables ou pouvant s’offrir des actions).

L'avis proposé par la CFDT :

"Sur la Consultation sur la situation économique et financière de 2024, la CFDT et les élus CFDT Sopra Steria Group expriment un avis résolument négatif en raison de multiples manquements et décisions préjudiciables aux intérêts des salariés. Cet avis s’appuie sur une analyse rigoureuse des données fournies par Sopra Steria au cabinet TRINÔME, mandaté par le CSEE SSG. Il met en lumière des choix stratégiques et financiers qui fragilisent la situation des salariés tout en favorisant outrageusement les actionnaires.

La CFDT et les élus CFDT constatent que l'entreprise perçoit de l'argent avec les impôts au lieu d'en verser. En effet, l'optimisation du crédit d'impôts, et la récupération d'une aide notable avec le crédit impôt recherche (CIR) permet à l'entreprise de dégager un bénéfice net de 17M€ tout cela malgré ses bons résultats et le versement de dividendes.

La CFDT et les élus CFDT sont choqués que cet argent ne serve pas au partage avec les salariés mais tout simplement à racheter des actions, verser des dividendes et augmenter les dirigeants (100 000€ d'augmentation cette année pour le DG). 

Les augmentations, bien trop dérisoires (moins d'1,69% d'augmentation en 2025, la plus faible depuis au moins 15 ans), constituent une dévalorisation du respect et du travail des salariés. Alors que la marge opérationnelle atteint son plus haut niveau sur cinq ans, l’entreprise disposait des ressources nécessaires pour revaloriser les salaires, mais elle préfère accorder des augmentations insignifiantes. En sus, le fait de différer des augmentations salariales de janvier à juillet 2025, représentant une économie de 6,5 M€ pour l’entreprise, est un choix supplémentaire de ce mépris. Tous cela pèse directement sur le pouvoir d’achat des salariés. Ces mesures, dans un contexte d’inflation cumulée de 12,1% entre 2021 et 2024 rajoutent au sentiment de déclassement vécu par les salariés Sopra Steria Group.  La CFDT condamne vertement ces décisions qui sacrifient les intérêts des salariés au profit d’une rentabilité financière à court terme.

L’entreprise réalise également des économies substantielles au détriment des télétravailleurs. L’indemnité de télétravail, fixée à 20€ par mois (3 fois inférieure au montant de référence de l’URSSAF) représente un coût annuel d’environ 3 M€. Parallèlement, elle économise plus de 10 M€ par an grâce à la réduction des coûts immobiliers, dont 7,6 M€ en Île-de-France. Ce gain, réalisé sur le dos des salariés en télétravail, n’est pas réinvesti pour améliorer leurs conditions ou compenser leurs frais réels (électricité, internet, matériel). La CFDT et les élus CFDT jugent cette situation scandaleuse et exigent une indemnité de télétravail revalorisée pour refléter les coûts réellement supportés.

Le rapport met également en évidence une gestion des effectifs préoccupante. Malgré la stabilité des effectifs productifs en 2024, la réduction continue de la sous-traitance accroît la surcharge de travail des salariés, sans amélioration notable des conditions de travail. De plus, le recul des effectifs x-shore à 15% reflète une dépendance accrue aux filiales à bas coûts, ce qui fragilise les emplois locaux et limite les perspectives de carrière en France.

Enfin, la CFDT s’indigne de la priorité accordée aux actionnaires, illustrée par le programme de rachat d’actions de 150 M€ et le versement de 96 M€ de dividendes. Ces choix contrastent avec l’absence de mesures concrètes pour améliorer les conditions salariales et sociales des salariés. Avec une dette nette réduite à moins de 400 M€ et un excédent de trésorerie de 231 M€, l’entreprise dispose de marges financières conséquentes pour récompenser ses salariés, ce qui est manifestement négligé.

Face à ces constats, la CFDT et les élus CFDT CSE SSG émettent un avis négatif sur la situation économique de l’entreprise, qui reflète une stratégie privilégiant systématiquement les actionnaires au détriment des salariés, véritables moteurs de la performance de Sopra Steria Group.

Le dialogue social doit être rééquilibré pour répondre aux attentes légitimes des salariés."


mardi 29 juillet 2025

VICTOIRE DES SALARIÉS D’ALBI !

 

Avis du CSE sur le projet de déménagement des salariés du site d’Albi

Lors de la réunion ordinaire du mois de Juillet, le CSE était consulté sur le déménagement des salariés d'Albi vers leur nouveau site Albi Innoprod.

L’avis proposé par la CFDT est adopté à l’unanimité en CSE :

"Même si le CSE se réjouit de l’abandon de la fermeture du site d’Albi annoncée juste avant les fêtes de fin d’année 2024, il tient à rappeler que le déménagement sur ce nouveau site n’a été rendu possible que grâce à la mobilisation des salariés, des représentants du personnel du site, des élus du CSE, ainsi que des élus locaux et des pouvoirs publics.

Le CSE espère que ce ne sera pas juste un effet d’aubaine et que la direction tiendra son engagement de maintenir le nouveau site d’Albi de façon pérenne et pas seulement pour 23 mois (durée de la convention d’occupation).

En effet, la Communauté d’Agglomération de l’Albigeois (C2A) a réalisé des travaux spécifiques pour permettre l’installation de Sopra Steria dans ses locaux (local pour installation de la baie de brassage pour le réseau Sopra, isolation de la partie Sopra des autres locaux via une porte sécurisée, etc.).

Ce nouveau site aura les avantages suivants :

  • Il est situé à 1,3 km du site actuel : pas d’incidence sur le temps de déplacement domicile/travail.
  • Il est neuf : il s’agit d’une extension de l’hôtel d’entreprise de la C2A.
  • Il dispose d’un parking conséquent avec recharge électrique et racks à vélo : les salariés d’Albi ne disposent pas d’un réseau de transport en commun adéquat leur permettant de venir sur site, ils se déplacent pour la plupart en voiture.
  • Un restaurant (RES) devrait ouvrir en septembre et les salariés pourront continuer de déjeuner au restaurant de l’école des Mines (avec qui une convention existe).

Cependant, il aura également des inconvénients :

  • Il ne disposera que de 23 postes de travail (même si 2 postes ont été rajoutés dans les 2 grands bureaux du fond) : à ce jour 29 salariés sont rattachés au site d’Albi, auxquels se rajoutent 2 alternants, 1 sous-traitant et 1 ou 2 salariés d’autres sites venant travailler régulièrement à Albi. Certains jours, l’effectif présent sur site dépasse les 23 personnes.
  • L’affectation des bureaux en fonction des agences ou clients risque également d’engendrer des problèmes de places disponibles et inciter les salariés à travailler dans la salle de réunion.
  • La configuration du site ne permettra pas de prévoir une extension de postes.
  • Le nombre de casiers (30 prévus) risque d’être insuffisant.
  • Et le plus important, il s’agit d’une convention d’occupation de 23 mois qui ne garantit pas la pérennité du site.

Cela étant précisé, le CSE rend cependant un avis favorable au projet de déménagement des salariés d’Albi sur le site Albi InnoProd, cette solution ayant l’agrément des salariés du site et étant toujours meilleure qu’une fermeture pure et simple et une mutation sur les sites de Toulouse ou Rodez.

Le CSE restera néanmoins vigilant sur les points suivants :

  • La fréquentation sur site : veiller à ce que chacun puisse travailler sur site quand il le souhaite.
  • La pérennité du site : prolongation de la convention d’occupation au-delà des 23 mois.
  • Le nombre de salariés affectés au site : afin d’éviter une fermeture insidieuse du site."
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Pour celles et ceux qui auraient raté les épisodes, historique de cette victoire :