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vendredi 13 mars 2026

Accord Egalité Professionnelle entre les femmes et les hommes : le rapport de la CFDT



À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars,  ce rapport rappelle que, malgré l’obligation légale d’égalité salariale entre les femmes et les hommes en France depuis 1972, le chemin vers une égalité réelle reste long.

Ce premier rapport de la CFDT, publié en mai 2025, dresse un bilan de la mise en œuvre de l’accord en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au sein de l’UES Sopra Steria (Sopra Steria Group, Sopra HR Software, Sopra I2S et Sopra Financing Software (ex Sopra Solutions)). Il couvre la période de janvier à mai 2025, en raison du manque de données antérieures et des retards dans la transmission des informations par la direction. Son objectif est d’évaluer les avancées et les lacunes dans des domaines clés tels que les rémunérations, l’articulation des temps de vie, le recrutement, les parcours professionnels et la santé des salariés.

Sur le volet des rémunérations, le rapport révèle que 1 793 salariées femmes, soit entre 34% et 100% selon les sociétés, n’ont pas pu bénéficier d’une comparaison salariale avec leurs collègues masculins. Cette situation s’explique par des critères de comparaison trop restrictifs, qui rendent impossible l’analyse des écarts pour une grande partie des effectifs féminins. Parmi les salariées étudiées, 26% présentent un écart salarial défavorable, soit 718 femmes concernées. Par ailleurs, l’enveloppe budgétaire dédiée au rattrapage des écarts salariaux, fixée à 0,1% de la masse salariale, a été sous-utilisée, voire totalement inutilisée dans certaines entités comme SFS. La CFDT souligne également que 60% des écarts salariaux détectés ont été considérés comme "justifiés" par la direction, un taux jugé inacceptable. Malgré ces constats, 290 salariées ont tout de même vu leur salaire revalorisé en début d’année.

En ce qui concerne l’articulation des temps de vie, le rapport pointe un manque criant de données pour évaluer l’efficacité des dispositifs existants, comme les aménagements pour la parentalité, les congés paternité ou les places en crèche. La  CFDT demande une meilleure traçabilité et une révision du système de crèches pour répondre aux besoins des salariés. Aucune information n’a non plus été fournie sur le respect de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, comme le nombre de réunions en dehors des horaires fixes ou les demandes d’heures supplémentaires.

Sur le recrutement et les parcours professionnels, le rapport met en lumière des inégalités persistantes. Les femmes restent sous-représentées dans les postes à haute responsabilité, avec seulement 14% de femmes parmi les dirigeants de haut niveau (DHG) chez Sopra Steria Group. Bien que le taux de promotion des femmes soit globalement supérieur à celui des hommes, certaines classifications restent en retard. Par ailleurs, l’absence de données sur les salaires d’embauche et les actions de communication ne permet pas d’évaluer l’équité du recrutement.

Enfin, le thème de la santé des salariés n’a pu être analysé faute d’indicateurs, comme les arrêts maladie ou les accidents de travail par genre. La CFDT insiste sur la nécessité de mettre en place des outils de suivi pour mesurer l’impact des conditions de travail sur la santé des femmes.
En conclusion, ce rapport souligne des progrès limités et appelle à des actions concrètes : une révision des critères de comparaison salariale, une utilisation intégrale des enveloppes de rattrapage, et la création d’indicateurs clairs pour suivre les avancées. La CFDT demande également une meilleure transparence sur les dispositifs existants, comme le guide de la parentalité ou les congés parentaux, afin de garantir une égalité réelle entre les femmes et les hommes dans l’entreprise.

Rendez-vous en juin 2026 pour notre prochain rapport, qui analysera les écarts corrigés lors du CRH 2026. Nous espérons que la direction aura utilisé tout le budget dédié, auquel s’ajoute, après une alerte de la CFDT, une partie du budget 2025 que la direction n’avait pas utilisé.

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La CFDT, un syndicat national, est la seule à vous informer autant. Elle existe hors de l’entreprise, a de nombreux contacts et est implantée partout : Avoir la CFDT dans l’entreprise est indispensable ! Pensez-y aux prochaines élections ! Votez CFDT ! Et rejoignez notre équipe ! Donnez-nous les moyens de vous aider au quotidien !


lundi 2 mars 2026

8 mars, journée internationale des droits des femmes : La France doit s’engager pour l’égalité !

Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent dans nos entreprises et nos services publics. Et les femmes continuent à être les premières impactées par les coupes budgétaires. 

La directive européenne 2023/970 transparence des rémunérations vise à « renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations et les mécanismes d’application du droit ». En transposant intégralement cette directive, la France a une occasion historique de franchir une étape pour l’égalité 

Nous exigeons une application ambitieuse de cette directive pour enfin obtenir : 

- l’égalité des rémunérations et des carrières entre les femmes et les hommes ; 

- la revalorisation des métiers à prédominance féminine. 

L’égalité entre les femmes et les hommes est au fondement de notre société et des droits humains. Il est nécessaire aujourd’hui d’avancer et de permettre aux femmes d’être enfin les égales des hommes. Cela passe en premier lieu par l’égalité entre les femmes et les hommes au travail où persistent des inégalités structurelles parfaitement identifiées par la recherche et par nos organisations syndicales. Parmi elles, la ségrégation professionnelle tient une place particulière au sens où elle est la première cause de ces inégalités sociales. 

Il est donc impératif de reconnaître la valeur du travail des femmes, particulièrement dans les emplois où elles sont les plus nombreuses (notamment en revalorisant les métiers du soin et du lien) et de revoir en profondeur les classifications des emplois souvent établis avec des biais sexistes. Ce travail d’examen et le cas échéant de révision des grilles de classifications doit se faire partout par la négociation collective, dans les branches professionnelles et/ou les entreprises et les grilles de la fonction publique. 

Pénalisées au travail durant leur carrière, les femmes le sont encore plus à la retraite. Les organisations syndicales ont obtenu la suspension de l’application de la dernière réforme. Cela ne vaut pas pour solde de tout compte, nos organisations, comme l’immense majorité des travailleuses et travailleurs, restent opposés à cette réforme injuste.

Nous avons besoin de services publics de qualité et renforcés pour répondre aux besoins notamment dans la prise en charge de la petite enfance et la dépendance qui pèsent essentiellement sur les femmes. Il faut agir pour une meilleure articulation vie professionnelle / vie personnelle en particulier en prenant des mesures fortes afin que les femmes ne soient plus obligées de concéder au temps partiel. Dans la Fonction publique, les 10 % de décote salariale en cas de congés de maladie ordinaire, appliqué y compris aux femmes enceintes, comme le projet de réduction du nombre de jours de congés « enfant malade » est une attaque inacceptable contre les droits des femmes. 

Enfin, le combat contre les violences sexistes et sexuelles reste une exigence et un prérequis à toute égalité femmes-hommes. Nos organisations défendent une augmentation des moyens affectés à la lutte contre ces violences, dans les entreprises, les administrations, les sphères privées et publiques et les réseaux sociaux. Là aussi, il faut transposer sans attendre la directive européenne 2024/1385 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique

Pour toutes ces raisons, le 8 mars 2026 sera l’occasion de réaffirmer que l’égalité réelle entre les femmes et les hommes est un enjeu social et démocratique. 

jeudi 6 mars 2025

Journée internationale des droits des femmes - 8 mars

En tant qu’organisation syndicale, nous luttons tous les jours pour réduire les écarts entre les femmes et les hommes. La CFDT fait de l’égalité professionnelle une réalité dans les entreprises et les administrations.

Pour l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes 

  • Les femmes perçoivent 1/4 de salaire de moins que les hommes, à la retraite l’écart des pensions se creuse à hauteur de 40 %
  • Elles sont 58 % à être payées au SMIC et y restent plus longtemps
  • Alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes, elles ne représentent que 39% des cadres
  • Assignées à leur rôle de mère, elles occupent 80% des emplois à temps partiel, et 95% des congés parentaux sont pris par les femmes
  • Le poids de la parentalité, incluant la double journée et la charge mentale, pénalise exclusivement la carrière des mères, accentuant encore les inégalités salariales.

Pour la revalorisation des métiers à prédominance féminine 

Pour des services publics de qualité répondant aux besoins, notamment dans la petite enfance : il manque plus d’un million d’emplois dans les métiers du soin et du lien et plus de 200 000 places dans la petite enfance.

Pour des moyens réels alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles 

  • 80 % des plaintes sont classées sans suite
  • le gouvernement français refuse d’inclure la notion de consentement et le viol dans la directive européenne contre les violences faites aux femmes
  • les discours masculinistes se renforcent dans la sphère publique, prônant un retour aux « vraies valeurs » et à un sexisme décomplexé
  • Le Haut Conseil à l’Égalité, dans son rapport annuel, dénonce une aggravation du sexisme d’année en année

LE 8 MARS : mobilisons-nous
pour une société de progrès et de justice,
pour l’égalité entre les femmes et les hommes !



Publiée par : F3C CFDT

Communiqué de presse : 8 mars, journée internationale des droits des femmes : nous voulons enfin des actes !

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas une réalité dans nos entreprises et administrations. L’égalité professionnelle s’inscrit dans un projet de société et nécessite une volonté à la fois politique et budgétaire. Les législations successives et la mise en place de l’index égalité pour tenter de corriger les écarts ne suffisent pas.

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas une réalité dans nos entreprises et administrations.

L’égalité professionnelle s’inscrit dans un projet de société et nécessite une volonté à la fois politique et budgétaire. Les législations successives et la mise en place de l’index égalité pour tenter de corriger les écarts ne suffisent pas. Ce constat que nous posons, année après année est largement admis et pourtant il n’y a aucune réelle volonté du patronat et des gouvernements successifs pour appliquer et faire appliquer la Loi et aboutir à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Les chiffres sont têtus et illustrent ces inégalités au détriment des femmes :

  • Elles perçoivent des salaires de 23.5 % en moyenne inférieurs à ceux des hommes (en prenant en compte les temps partiels) ;
  • Elles occupent 42.6 % des emplois de cadre alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes ;
  • Elles représentent 57 % des Smicard-es ;
  • Elles occupent près de 80 % des emplois à temps partiels dont beaucoup de temps partiels imposés ;
  • Elles touchent des pensions de retraite de droits directs 38 % moins élevées en moyenne que celles de hommes ;
  • Elles sont à la tête de 82 % des familles monoparentales ;
  • Elles prennent 95 % des congés parentaux ;

Plafonds de verre, planchers collants, parois de verre sont autant de termes qui qualifient les carrières des femmes. Elles ont plus difficilement accès aux postes à responsabilité, elles sont plus nombreuses à être dans les bas salaires et à y rester, elles sont concentrées dans des métiers à prédominance féminine sous-valorisés et mal rémunérés.

Elles subissent aussi les carrières en accordéon qui les pénalisent sur leur rémunération durant leur vie active mais également sur leur pension de retraite. Le poids de la parentalité, incluant la double journée et la charge mentale, le manque de structures publiques de la petite enfance, pénalisent quasi-exclusivement la carrière des mères, accentuant encore les inégalités salariales. Elles sont 30 % à réduire leur activité professionnelle à l’arrivée du 1er enfant. Aujourd’hui, les métiers du soin et du lien sont en grande tension par manque d’effectifs et il manque plus de 200 000 places dans la petite enfance. Malgré les scandales récents dans les crèches privées, aucune mesure solide n’a été annoncée pour renforcer le service public de la petite enfance alors même qu’il s’agit d’un facteur déterminant pour l’émancipation des femmes.

Majoritaires parmi les personnels de la Fonction publique et principales usagères, les femmes seront les premières impactées par les coupes sombres envisagées dans le budget pour les services publics. Si la mobilisation intersyndicale a permis de faire reculer le gouvernement sur son projet d’imposer 3 jours de carence, il n’a pas renoncé à celui de baisser à 90% la rémunération des agent.es en cas d’arrêt maladie.

Nous combattrons cette injustice profonde qui pénalisera d’abord les femmes, leur rémunération et leur pouvoir d’achat. Enfin, les moyens alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sont encore très en deçà des besoins. La convention 190 de l’Organisation Internationale du Travail pour lutter contre la violence et le harcèlement au travail et la recommandation 206 associée sont appliquée à minima par la France.

Pour toutes ces raisons, partout en France, le 8 mars 2025 est l’occasion de rappeler nos revendications afin d’obtenir :

  • l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes
  • la revalorisation des métiers à prédominance féminine
  • la transposition ambitieuse de la directive européenne pour la transparence salariale et la révision en profondeur de l’index Egapro
  • l'abrogation de l’âge légal de départ en retraite à 64 ans qui pénalise en premier lieu les femmes
  • des services publics de qualité répondant aux besoins notamment dans la petite enfance
  • plus de moyens pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles

Les femmes ne veulent plus de paroles en l’air,
elles veulent des actes !