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vendredi 11 décembre 2020

Together, let's open a window (côté conducteur) on the world! .... Inégalités?!

Vous avez aimé le mail de la direction du 8 décembre vous invitant à prendre des photos depuis votre fenêtre? vous allez adorer cette version... 

De:                                                  _Group Corporate Communications <group.corporate.communications@soprasteria.com>

Envoyé:                                         mardi 8 décembre 2020 08:34

À:                                                    #COUNTRY france-emp; #COUNTRY monaco-emp; #COUNTRY french polynesia-emp; #COUNTRY morocco-emp; #COUNTRY gabon-emp; #COUNTRY ivory coast-emp; #COUNTRY cameroon-emp; #COUNTRY senegal-emp; #COUNTRY tunisia-emp; #COUNTRY lebanon-emp

Objet:                                             Together, let’s open a window (côté conducteur) on the world!



Parce que le collectif est une valeur forte chez Sopra Steria, que diriez-vous de voyager ensemble pour terminer l’année ?

En cette période où nombre d’entre nous travaillent à distance, nous vous proposons de participer à l’opération « Together, let’s open a window (côté conducteur) on the world » en partageant des photos de vos Porsches Cayenne ou de vos Audis A8 devant un lieu qui vous est cher, pour nous rapprocher un peu plus les uns des autres.

Que le voyage commence !
Vous avez jusqu’au 18 décembre pour participer...

Comment faire ? C’est simple :

_1ère étape : prenez une photo indécente de votre voiture hors de prix, à l'entrée de votre club de golf préféré, devant le siège social de Sopra Steria à Kleber ou sur une plage à la Baule.

_2ème étape : donnez votre photo à votre assistante pour qu'elle poste votre photo sur le groupe Yammer dédié avec en légende le modèle de votre voiture, la ville et le pays de localisation de la photo.




_3ème étape : votre photo pourra être sélectionnée pour rejoindre le Wall des plus belles inégalités salariales de l'entreprise.

Bon voyage !

Group Communications


Cette communication est évidemment a but humoristique et à pour but de dénoncer les inégalités salariales au sein de l'entreprise.
Pour rappel la part des salariés non augmentés à SSG passe de 31% 2018 à 33% en 2019.
319 salariés n'ont pas été augmentés sur la période 2015-2019 et 1075 n'ont été augmentés qu'une seule fois depuis 2015.
En 2019, comme les 3 dernières années, la direction creuse les inégalités en maintenant des moyennes d'augmentations supérieures pour le management (4%) contre (3,1%) pour les productifs.
Les salariés ayant un salaire moyen au delà de 120k€ par an, continuent d'être augmentés de 3,3% en 2019.
La moyenne des parts variables attribuées aux salariés DHG, I3.3 et I3.2 s'établie à 8661€. 

Les inégalités ne sont pas une fatalité et doivent être combattues ! Rejoignez nous et refusez ce mode de fonctionnement.

Communication CFDT Sopra Steria

jeudi 10 décembre 2020

-ENQUÊTE TÉLÉTRAVAIL CFDT Groupe- Salariés, Donnez votre avis pour donner du poids à nos revendications !

 La nouvelle négociation sur le télétravail va démarrer très vite pour succéder, selon les sociétés du groupe, aux accords pour un an ou à la mise en place de chartre unilatérale par la direction!

Participez à notre enquête massivement et faites participer vos collègues, afin de donner du poids à vos demandes !



Attention, cliquer sur le bon lien selon votre société :

LIEN SSG : https://www.soorvey.com/quizz/1602082936

LIEN SBS : https://www.soorvey.com/quizz/1602082932

LIEN I2S/Beamap : https://www.soorvey.com/quizz/1602082737

LIEN HR : https://www.soorvey.com/quizz/1602082977



lundi 16 novembre 2020

Minima salariaux, enfin !

Extension de l’accord sur les minima salariaux
de la branche des Bureaux d’Etudes


Le 31 octobre 2019 après deux ans de disette, la CFDT signait l’accord sur les minima salariaux de la Convention Collective des Bureaux d’Études (dite Syntec).

Un an Jour pour Jour après la signature, cet accord a (enfin !) été étendu. Il est donc applicable depuis le 1er novembre 2020 pour toutes les sociétés de l’UES Sopra Steria Group .

Cet accord révise les minima salariaux, mais révise aussi en partie la numérotation des positions de la grille ETAM de la branche.

  • Les positions 1.3.1 et 1.3.2 (coeff 220 et 230) sont fusionnées pour devenir la Position 1.1
  • La position 1.4.1 devient la Position 1.2
  • La position 1.4.2 devient la Position 1.3

Les salariés actuellement classés en position 1.3.1 passent automatiquement au coefficient 230 à compter de la date d’entrée en vigueur du présent accord.

Nouveaux minima salariaux mensuels bruts des salariés ETAM


Nouveaux minima salariaux mensuels bruts des salariés CADRES

NDLD : L’organisation « maison » qui soutient toujours la direction, n’était pas présente à cette négociation de branche car elle n’existe qu’à Sopra Steria (CQFD). Elle ne peut donc agir à ce niveau pour les salariés.

Salarié.e.s vulnérables : retour à des critères plus étendus


Depuis février dernier, le virus « SARS-CoV-2 » (Covid-19) a grandement modifié les conditions de travail de l’ensemble des salariés. L’évolution de l’épidémie a également conduit à fixer de nouvelles règles pour les salariés les plus vulnérables car présentant un risque élevé de développer une forme grave d’infection au virus et ainsi une protection particulière contre les risques de contagion.

Le 15 octobre dernier, le Conseil d’état a suspendu les dispositions du décret du 29 août 2020. Il a en effet estimé que pour les autres situations supprimées de la liste, « le Gouvernement n’a pas suffisamment justifié, pendant l’instruction, de la cohérence des nouveaux critères choisis, notamment le fait que le diabète ou l’obésité n’ont été retenus que lorsqu’ils sont associés chez une personne âgée de plus de 65 ans ». Conséquence : le juge des référés du Conseil d’État a prononcé « la suspension des articles du décret du 29 août 2020 relatifs aux critères de vulnérabilité » qui avait restreint significativement la liste des pathologies (de 11 à 4) des personnes considérées à risque ou vulnérables au regard de la Covid-19, ces critères permettent aux salariés de bénéficier du télétravail ou du chômage partiel lorsqu’il est activé.

 

Ainsi, les critères de vulnérabilité permettant d'identifier les salariés présentant un risque de développer une forme grave d'infection au virus de Covid-19 sont à nouveau ceux précisés dans le décret du 5 mai 2020. Jusqu'à une nouvelle décision du gouvernement (nouvelle saisine en cours depuis le 23 octobre), ces anciennes dispositions s'appliquent à nouveau.

 

Qui sont les personnes vulnérables ? Quels sont les critères de vulnérabilité ?

Vous êtes donc considéré comme vulnérable si vous vous trouvez dans l'une des situations suivantes :

- Être âgé de 65 ans et plus ;

- Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d'accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;

- Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale : broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose notamment ;

- Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;

- Être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;

- Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;

- Être atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;

- Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;

- Être au troisième trimestre de la grossesse.

- Être atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise :

médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;

o   infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;

o   consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;

o   liée à une hémopathie maligne en cours de traitement.

La santé et la sécurité des salarié.e.s doivent toujours demeurer la priorité de l’employeur. Les salariés vulnérables ne sont donc plus obligés de se rendre obligatoirement sur leur lieu de travail car l’employeur doit favorisé le télétravail. Si le télétravail est impossible, l’employeur doit leur assurer des mesures de protection complémentaires pour travailler en présentiel :

- mise à disposition par l'entreprise de masques chirurgicaux pour les lieux de travail et les transports en commun lors des trajets domicile-travail et des déplacements professionnels, hygiène rigoureuse des mains, aménagement du poste de travail : bureau dédié ou limitation du risque (par exemple, installation d'un écran de protection de façon complémentaire au port du masque).

Si vous vivez avec une personne considérée comme vulnérable, l’employeur doit également vous favoriser le télétravail.

En cas de difficulté ou de demande d’information, vos élus CFDT peuvent vous accompagner : contactez-nous !

Salarié.e.s vulnérables : que dit ce nouveau décret ?


Depuis le 16 octobre, la liste des personnes vulnérables était à nouveau régie par le décret n°2020-521 du 5 mai 2020 à la suite de la suspension de celui n°2020-1098 du 29 août 2020 par l’ordonnance du Conseil d’État du 15 octobre 2020.

Que dit ce nouveau décret (n°2020-1365 du 10 novembre 2020?

A compter du 12 novembre et jusqu'au 31 décembre 2020, ce nouveau décret rétablit clairement la liste (étendue) des situations de vulnérabilités pour qu'un salarié soit considéré comme « vulnérable » face au COVID-19 :

- Être âgé de 65 ans et plus ;

- Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d'accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;

- Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;

- Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale : broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose notamment ;

- Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;

- Être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;

- Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;

- Être atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;

- Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;

- Être au troisième trimestre de la grossesse ;

- Être atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise :

médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;

o   infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;

o   consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;

o   liée à une hémopathie maligne en cours de traitement.

Depuis le 12 novembre 2020, un nouveau critère a été ajouté :

- Être atteint d'une maladie du motoneurone, d'une myasthénie grave, de sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, de paralysie cérébrale, de quadriplégie ou hémiplégie, d'une tumeur maligne primitive cérébrale, d'une maladie cérébelleuse progressive ou d'une maladie rare.


Nouvelles modalités de prise en charge

Les salariés vulnérables susceptibles d'être placés en activité partielle doivent répondre à deux critères cumulatifs :

- le premier critère tient à l'état de santé et à l'âge (cf. liste ci-dessus),

- le deuxième critère tient aux conditions de travail. Ainsi un salarié qui demande son placement en activité partielle ne doit pouvoir ni télétravailler, ni bénéficier des mesures de protection renforcées suivantes nécessaires à la reprise du travail en présentiel :

  • Isolement du poste de travail, notamment par la mise à disposition d'un bureau individuel ou, sinon, son aménagement, pour limiter au maximum le risque d'exposition, en particulier par l'adaptation des horaires ou la mise en place de protections matérielles ;
  • Respect, sur le lieu de travail et en tout lieu fréquenté par la personne à l'occasion de son activité professionnelle, de gestes barrières renforcés (hygiène des mains renforcée, port systématique d'un masque de type chirurgical lorsque la distanciation physique ne peut pas être respectée ou en milieu clos, avec changement de ce masque au moins toutes les 4 heures et avant ce délai s'il est mouillé ou humide) ;
  • Absence ou limitation du partage du poste de travail ;
  • Nettoyage et désinfection du poste de travail et des surfaces touchées par la personne au moins en début et en fin de poste, en particulier lorsque ce poste est partagé ;
  • Adaptation des horaires d'arrivée et de départ et des éventuels autres déplacements professionnels, compte tenu des moyens de transport utilisés par la personne, afin d'y éviter les heures d'affluence ;
  • Mise à disposition par l'employeur de masques de type chirurgical en nombre suffisant pour couvrir les trajets entre le domicile et le lieu de travail lorsque la personne recourt à des moyens de transport collectifs.

Si les conditions de travail du salarié ne répondent pas aux mesures de protection renforcées, le salarié peut demander son placement en activité partielle sur présentation à son employeur d'un certificat établi par son médecin traitant.

L'employeur peut refuser la demande d’activité partielle du salarié. Dans ce cas, le salarié doit saisir le médecin du travail et dans l’attente de l’avis de ce dernier, le salarié est placé en activité partielle "au regard du principe de précaution qui prévaut" comme l'a précisé le ministère du travail dans son communiqué.


En cas de difficulté ou de demande d’information sur la mise en œuvre de cette protection due aux personnes vulnérables, vos élus CFDT peuvent vous accompagner : contactez-nous !


Dépistage COVID

Que faire en cas de suspicion de COVID-19 ? 

Il est de votre ressort de rester en télétravail et de ne pas vous rendre sur votre lieu de travail si vous êtes porteur de symptômes* ou en forte proximité avec une personne infectée.

Vous devez informer votre manageur de proximité et votre référent Covid (directeur de site) ;

Consultez un médecin et faites-vous tester (c.f tableau ci-dessous).


*Rappel des symptômes :

La COVID-19 peut se manifester par : la fièvre ou la sensation de fièvre (frissons, chaud-froid), la toux, des maux de tête, courbatures, une fatigue inhabituelle, une perte brutale de l’odorat (sans obstruction nasale), une disparition totale du goût, ou une diarrhée.

 

APPLIQUER LES CONSIGNES ISOLEMENT
ET LES RECOMMANDATIONS DE 
DÉPISTAGE


Le coronavirus est toujours là.
Prenez soin de vous et restez prudents.



SURTEMPS DE TRAJET : la position de la CFDT

  


SURTEMPS DE TRAJET

Un accord au rabais
 entre Mystification et Discrimination 

Origine

L’article L3121-4 du Code du travail dispose que : « le temps de déplacement professionnel pour se rendre sur le lieu d'exécution du contrat de travail, qui dépasse le temps normal de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail, doit faire l'objet d'une contrepartie ».

Condamnation

En février 2020, la Cour d’appel a condamné Sopra Steria principalement au motif que la franchise sans indemnité n’était pas acceptable et que la compensation avait un caractère dérisoire.

Mystification et Discrimination

Mystification :

En totale violation de la loi, un salarié qui mettrait 10 minutes pour aller à son lieu de rattachement et qui met 50 minutes pour se rendre sur son lieu de mission n’aura aucune indemnité, malgré 80 minutes de transport en plus par jour à cause de l’accord.

Discrimination :

Alors que la loi n’évoque pas la notion de distance, mais seulement de temps, l’employeur pénalise les salariés qui vivent à plus de 50 km, par contraintes économiques, en leur imposant une franchise sans indemnité de 3 heures !

Mystification :

Si l’on devait tenir compte de la distance et selon l’URSAFF, un trajet supérieur à 50 km (aller) et à plus de 1h30 (aller) ouvre droit à une prise en charge Grand Déplacement (entre 143 à 183 €). Pour y faire obstacle, l’accord alloue aux salariés concernés seulement entre 4 et 8 € !

Décision de la CFDT

La CFDT ne signera pas « l’Accord sur la compensation relative à la prise en compte du temps de déplacement professionnel lorsqu'il excède le temps normal de trajet » qui est déloyal et contraire à ses valeurs, d’autant plus que l’absence de généralisation des ordres de mission, pourtant obligatoires, ouvre la porte à de nouvelles inégalités.


Une organisation maison, qui soutient toujours la direction,
a indiqué qu’elle signerait cet accord !


Cet article est déjà paru dans notre format Essentiel dans lequel la CFDT vous informe des négociations en cours et des nouveautés, en vous abonnant simplement à la liste Essentiel par un mail au robot de Yahoo EssentielSopra-subscribe@yahoogroupes.fr ! Transmettez autour de vous !