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mardi 29 avril 2025

Télétravail : la direction hors sol !

Des négociations sur le télétravail au sein de l'UES ont enfin eu lieu !  (Sopra Steria, Sopra HR, Sopra I2S et Sopra Solutions).

Avec 4 réunions (les 29 octobre 2024, 6 décembre 2024, 16 janvier 2025 et 11 mars 2025) et des documents envoyés à chaque fois la veille par la direction...


La CFDT dénonce le fait que
l’accord en cours sur le télétravail
ne correspond pas à la réalité de l’entreprise!

C’est une des raisons pour laquelle la CFDT a demandé l’ouverture des négociations sur le télétravail depuis des années.

L’exemple le plus frappant, mais pas le seul, est que la taille réduite des locaux obligent à plus de 2 jours de télétravail par semaine. Et cela, sur de plus en plus de sites.

En réponse, la direction propose à l'issue des négociations un accord hors sol en voulant supprimer le 3ème jour de télétravail.

Cela, tout en occultant volontairement qu’elle utilise le télétravail occasionnel sur tous les sites de manière massive.

 

La CFDT émet de fortes réserves sur l’utilisation que la direction souhaite faire du télétravail.

La direction a dit en réunion ne pas vouloir « aller jusqu’au volontariat » pour le télétravail pour déménagement, travaux, ou autres fermetures temporaires qu’elle décide unilatéralement.

D’ailleurs la direction ne semble pas accepter qu’un salarié ne veuille pas faire de télétravail. Veut-elle forcer le salarié au télétravail sauf s’il fournit d’excellentes "raisons" ? 

 

La CFDT rappelle que le télétravail, en dehors du télétravail exceptionnel prévu par la loi, ne peut être imposé au salarié et reste soumis au volontariat.

Facile : pour contourner ce point, la direction propose d'ajouter des éléments (à sa main) dans le télétravail exceptionnel de la loi !  

Pour la CFDT, ajouter les « Déménagements internes », « Travaux », « Fermeture temporaire de nos locaux » dans les cas de télétravail exceptionnel n’est pas acceptable.

  • En effet, le télétravail exceptionnel est défini dans la loi, et s’impose aux salariés (cas de force majeur imprévisible, irrésistible et extérieur, comme les catastrophes naturelles ou épidémies). Il n’y a alors pas de refus possible.  Et l’employeur n’a pas obligation de proposer une solution de repli aux salariés.
    En cas de problème de connexion par exemple, le salarié se verrait-il imposer des RTT ou congés ? ou serait-il en « absence injustifiée »? (pouvant aller jusqu'au licenciement donc!)
  • Les conditions de recours à ce télétravail sont trop floues. « Temporaire » ne pose pas de bornes, et peut correspondre à une période de 3 mois, 6 mois, ou pourquoi pas 2 jours toutes les semaines pour compléter un Télétravail régulier.
  • Les raisons sont trop floues et résultent uniquement d’un choix de la direction. Pour fermer un site, comme Albi par exemple, il aurait suffi de mettre tout le monde en télétravail exceptionnel pour « fermeture temporaire », sans justification à fournir ni limite de temps…

 

Il faut donc un autre type de télétravail pour ce faire : un télétravail « employeur », encadré par les points suivants :

  • l’accord du salarié,
  • une indemnité de télétravail proportionnelle au nombre de jours,
  • une raison qui pourrait être « travaux » ou « Déménagement interne », et qu’il faudrait encadrer pour éviter tout abus en terme de durée et de cause. Une consultation préalable des Organisations Syndicales serait à mettre en place par exemple pour empêcher tout excès.

Ces propositions, faites par la CFDT en négociations, ont été ignorées par la direction.

La CFDT a également fait part de ses nombreuses propositions d’amélioration tout au long de la négociation, et regrette qu’elles n’aient pas été prises en compte.

 

Dans ces conditions, et dans l’intérêt des salariés, la CFDT ne peut engager sa signature sur les propositions d’accord sur le télétravail envoyées par la direction.

Sans signature, l’accord actuel continue de s’appliquer, malheureusement sans aucune amélioration.

La CDFT espère que la direction revienne à la table des négociations rapidement avec des propositions plus réalistes, pour le bien de l’ensemble des salariés et de l’entreprise.



mercredi 12 juin 2024

Jeux Olympiques : les conseils de la CFDT


Période des Jeux Olympiques : ce qu’il faut savoir !

Vous avez tous reçu par mail la note de la Direction Générale concernant les périodes des Jeux Olympiques et Paralympiques le 22 mai dernier.

Du 26 juillet au 11 août et du 28 août au 8 septembre, vos habitudes risquent d’être chamboulées.

Même si la direction annonce que tous les sites de l’entreprise resteront ouverts et qu’aucune fermeture de stations de métro ou RER à proximité des sites n’est annoncée, il est fort à craindre que leurs accès soient difficiles voire impossibles en fonction du jour et du trajet que vous aurez à effectuer entre votre domicile et votre site de travail.

Attention, l’accès au site de Kléber le 26 juillet sera quasiment impossible !

La direction propose du télétravail occasionnel pour pallier les difficultés de déplacement.

Elle oublie de préciser que si vous ne bénéficiez pas déjà de jours de télétravail régulier, ce télétravail occasionnel ne vous permettra pas de bénéficier de l’indemnité télétravail de 20€. Il faut donc cumuler télétravail régulier et télétravail occasionnel.

Les astuces CFDT : 

  • Anticiper la situation en effectuant dès le mois de juin une demande de télétravail régulier (attention le délai de prise en compte est de 30 jours calendaires avant la date envisagée de démarrage) ;
  • Informer en parallèle votre assistante de votre démarche pour qu’elle puisse vérifier que votre demande est bien parvenue à votre Directeur d’Agence et qu’elle puisse être effective à temps ;
  • Nous contacter en cas de difficulté : dscfdtsoprasteria@gmail.com !


Pour plus d'informations : https://anticiperlesjeux.gouv.fr/

lundi 16 octobre 2023

De la concertation pour des conditions de travail plus équitables !


Le temps de travail, ça s'enregistre

Certains aimeraient que « les ingénieurs, passionnés qu’ils sont par leur travail, ne comptent pas leurs heures ». Fort heureusement, ils ont aussi une vie personnelle, et la direction a le devoir de maintenir un équilibre entre ces deux temps. Et si d’aventure le projet sur lequel ils travaillent nécessite un surcroît d’efforts, ils savent se mobiliser pour autant que ce surcroît soit dûment enregistré et compensé.


Le temps de travail est un enjeu crucial, la lutte pour le contrôler est aussi vieille que le mouvement syndical. C’est dire l’importance de l’accord d’entreprise sur ce sujet. À Sopra Steria, nous avons 7h22 quotidiennes, assorties de jours de RTT. Mais il faut bien parler de fiasco quant à l’application de l’accord, car la grande majorité des salariés dépasse tous les jours cette durée. Or à peine 3% d’entre eux déclarent leur temps de travail, les autres étant dissuadés, a minima, de le faire. Pour la CFDT, il faut que ça change, la saisie devrait être systématique sans devenir fastidieuse. Et pourquoi pas une pointeuse, outil incontestable utilisé ailleurs, y compris pour des ingénieurs ?

En dehors de chez SHRS, cet accord porte aussi sur les congés et les jours de RTT. Or la dernière version, en vigueur depuis janvier (et de durée indéterminée), marque une régression. La ½ journée supplémentaire mise en avant cache le vol d’1 à 2 jours de fractionnement, pourtant clairement inscrits dans la convention collective, le tout avalisé par le syndicat maison. Les jours de RTT non consommés (même en cas d’arrêt de travail) y sont perdus sans recours. Chez d’autres employeurs, le CET (Compte Epargne Temps) permet de mener un véritable projet personnel contractualisé. Alors que chez nous, les 15 jours maximum qu’on y place font baisser la prime vacances, et leur utilisation est soumise à l’arbitraire le plus complet.

Pour la CFDT, il faut dénoncer et renégocier cet accord.


Télétravail : un accord infantilisant et au rabais

Le télétravail, officiellement inexistant jusqu’en 2017, accordé ensuite avec parcimonie (1 seul jour possible), est soudainement devenu massif avec le confinement. Il aura fallu cette crise sanitaire pour que la direction reconnaisse l’extraordinaire capacité des salariés à s’adapter, se réorganiser, être inventifs…
Avec la fin des confinements, un nouvel accord a été négocié que nous trouvons décevant. Opter ou non pour le télétravail, choisir ses modalités (nombre et choix des jours) doivent rester un choix personnel. Les salariés sont bien assez grands pour prendre en compte la cohésion d’équipe et les besoins de présence sur site. Or l’accord actuel laisse le manager décider seul si le télétravail est possible ou pas et d’en imposer les jours. Certains ont trois jours modifiables, d’autre aucun. Il faut des critères objectifs pour éviter l’arbitraire !

Télétravailler expose à des frais, d’équipement comme de fonctionnement, vous ne devriez pas en être de votre poche :

  • Équipement : c’est à l’employeur de fournir les outils de travail. Or la participation accordée par Sopra Steria est simplement déplorable : limitée à 50% des factures et plafonnée à 150€, de l’ordre de 10 fois moins que le coût d’un poste de travail professionnel ;
  • Fonctionnement : l’employeur utilise l’espace privé des salariés à des fins professionnelles. En guise de compensation, et alors que les factures de chauffage et d’électricité explosent ces derniers mois (+ 32% sur l’électricité), l’indemnité mensuelle forfaitaire de 20€ (très en-deçà du plafond légal de 57,20€) ne compense clairement pas les frais occasionnés.
Le télétravail est une très bonne affaire pour Sopra Steria : cela lui permet de réduire ses dépenses immobilières d’environ 30%.

Renégocier cet accord est une priorité, la CFDT y est prête.


Grandeurs et misères du flex office

Un temps pudiquement appelé « environnement de travail dynamique » par la direction, le flex office est imposé. Sur les sites concernés, plus de places attitrées, seulement des positions de travail à réserver. L’équipement y est minimaliste, ni clavier, ni réhausseur pour l’ordinateur, ni de repose-pieds, ni de plateau réglable. Cela représente une terrible régression en termes d’ergonomie du poste de travail. Quant aux affaires personnelles, il y a bien quelques casiers, mais moins que de salariés. Et selon les directions de site, ils ne doivent pas devenir des lieux de stockage et devront être vidés régulièrement. Bref nos effets personnels ne sont plus vraiment les bienvenus.

Sachez que, malgré les demandes de la CFDT, la direction a refusé toute négociation sur le sujet. Les problèmes auxquels nous sommes et serons confrontés, auraient pu être anticipés et évités, ils resteront d’actualité, c’est pourquoi la CFDT maintient sa demande de négociation.

Les risques psycho-sociaux (RPS), un grand mot pour de grands maux.

Les risques psycho-sociaux (RPS) sont le principal danger sur la santé auquel nous sommes exposés.

Leur prévention a fait l’objet d’un accord bâclé avec uniquement une ligne d’écoute.

Il faut s’attaquer aux causes premières (pointées par plusieurs rapports d’expertise) que sont la pénurie des ressources allouées aux projets, l’injonction de rentabilité, l’impossibilité de réaliser un travail de qualité, le management toxique…

La CFDT luttera pour faire respecter par la direction l’obligation légale de préserver la santé de ses salariés. Pour ne plus entendre la direction se moquer des « bobos à l’âme » !

  

mardi 25 juillet 2023

2 Cafés numériques en septembre ! Télétravail et Temps de Travail ! Retenez vos dates!


JEUDI 7 SEPTEMBRE de 13h00 à 14h00 !!
Venez échanger sur le télétravail
avec vos élus CFDT !

Ouvert à tous les salariés !

Pour participer à la réunion Zoom :

Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kd0t2dc8St

ID de réunion : 841 6704 5806
Code secret : 950382



ET AUSSI :

MARDI 19 SEPTEMBRE de 13h00 à 14h00 !

Venez échanger sur
le Temps de Travail et les Heures Sup'
avec vos élus CFDT !

Ouvert à tous les salariés !

 

Pour participer à la réunion Zoom :

ID de réunion : 870 6028 4821
Code secret : 191794


mardi 13 juin 2023

Mais où est passée la négociation Télétravail ?

Il y a huit mois et malgré l’inflation galopante, la direction avait refusé lors des Négociations Annuelles Obligatoires de discuter d’une revalorisation de l’indemnité de télétravail, repoussant cela à une négociation sur l’ensemble de l’accord télétravail.

Fin décembre, la direction propose, à partir du 17 février 2023, une série de réunions pour négocier un avenant à l’accord télétravail.

Cette première réunion, consacrée à la définition des modalités de négociation (périmètre, délégation, planning) a permis de finaliser ses points ainsi que l’expression de revendications de certaines organisations syndicales, reprenant étonnamment les revendications CFDT de la précédente négociation en 2021.

La seconde réunion, prévue le 9 mars dans un premier temps fut décalée à cause d’un CSE exceptionnel SSG. Puis à nouveau, cette réunion est décalée à la suite d’une demande d’une organisation syndicale  qui ne voulait pas se déplacer à Paris un vendredi. Finalement une nouvelle date a convenu le 11 avril ... pour être purement et simplement annulée par la direction !

Pire, depuis et sans concertation, la direction a supprimé cette négociation du calendrier social sans aucune explication.

Malgré les relances de la CFDT, la direction fait la sourde oreille sur ce sujet : mais où est donc passée la négociation télétravail ?!?

Elle a dû se perdre dans les étages de la direction, trop focalisée sur les économies à faire sur le dos des salariés, plutôt que sur l’amélioration des conditions de travail et leur bien être.

En attendant que la direction relance cette négociation,
et si elle souhaite la relancer,

la CFDT vous invite à écouter une chanson française
https://www.youtube.com/watch?v=oVB92jV9za0

et si vous avez le temps, cette interview de Laurent Berger https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-heure-bleue/l-heure-bleue-du-lundi-05-juin-2023-3142360

mardi 16 mai 2023

CAFE NUMERIQUE : Venez échanger sur le télétravail avec vos élus !


JEUDI 23 MAI de 13h00 à 14h00 !!
Venez échanger sur le télétravail
avec vos élus CFDT !

Ouvert à tous les salariés !

Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kcQSO5x3K8

ID de réunion : 836 4000 6116
Code secret : 630817


lundi 15 mai 2023

ACCORD TELETRAVAIL : entre miroir aux alouettes et discrimination

L’accord télétravail n'a pas été signé par la CFDT.

Le télétravail à Sopra Steria, c’est des millions d’économies pour l’entreprise sur l’immobilier, l’électricité, l’eau, la téléphonie, le ménage, l’usure du matériel, les déplacements… Avec cet accord, Sopra Steria fait supporter à ces salariés ces charges qui ne cessent d’augmenter. L’indemnité minable de 20€ ne couvre pas les frais engagés par les salariés…

La société devrait avoir honte de faire des économies sur le dos de ses salariés. Ces économies réalisées devraient être redistribuées aux salariés par une indemnisation équitable.

Le télétravail à Sopra Steria, c’est des détails qui agacent les salariés au quotidien, le casque sans fil fourni devient un casque filaire, les PC fournis n’ont pas suffisamment de ports USB et les réplicateurs de ports restent à la charge des salariés, les écrans supplémentaires ne sont pas systématiquement fournis.

Ces petites mesquineries engendrent un stress inutile.

L'accord télétravail doit être revu en profondeur pour une meilleure prise en compte des charges et des contraintes des salariés.

Le télétravail médical à Sopra Steria n’est pas reconnu comme du télétravail régulier. En conséquence, les salariés concernés sont exclus de certains dispositifs de l’accord (pas d’accès à la déclaration sur l’outil PTA, pas de droit aux équipements mobiliers et aux matériels informatiques complémentaires prévus à l’article 4.4…).

Sopra Steria et les signataires de cet accord sont coupables de discrimination, car selon le Code du travail « aucun salarié ne peut faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte en raison de son état de santé ».

L’herbe est-elle plus verte ailleurs ? Hélas, oui.

Par exemple chez notre concurrent CAP, c’est jusqu’à 61,75€/mois voire 74,75€ en cas de télétravail médical à 100%. Chez Accenture, c’est 35€ avec en prime un accord de flexibilité dans l’organisation du temps de travail. À Sopra Steria, grâce à nos syndicats maison (TU et Avenir), nous n’avons que le minimum et surtout beaucoup moins qu’à la concurrence.


vendredi 5 mai 2023

Flex Office : c’est surtout le salarié qui doit être flexible !

Vous pensiez avoir trouvé votre place dans l'entreprise qui vous emploie ?

Erreur ! Désormais avec la mise en place du flex office, il vous faudra la trouver chaque jour où vous vous rendrez sur site. Explications.

Quand vous arrivez sur site aujourd'hui, vous savez où vous allez, c'est bâtiment S, 3ème étage, pièce 319, second bureau du côté gauche. Et ce depuis votre arrivée dans l'équipe CenterWare du projet ORFEO. Oubliez. Désormais vous irez... là où vous le système de réservation vous trouvera une place disponible, comme dans un train.

 

"Mais dites-moi, j'avais deux écrans externes, dont un en format portait. Et puis une souris à prise latérale, et un clavier Dvorak".


C'est fini tout ça, votre poste de travail sera ba-na-li-sé : un écran, un clavier, une souris, point barre.
Et ces quelques objets qui personnalisaient votre place, la photo du chien/du conjoint/du paysage, le mug, les stylos et le cahier qui accompagnent toutes vos réunions ? Qu'à cela ne tienne, on a des blocs de casiers ici et là. Ne vous attendez pas à la contenance d'une armoire, ni même d'un caisson de bureau, ce sera celle d'un casier de piscine. Dans les premières versions du dispositif, il était prévu qu'on vous l'attribue pour la journée, comme le bureau. Genre vous déposez le sac à main et la barre chocolatée de la pause pour n'être pas obligé de les trimballer le midi, et donc vous remportez tout ça chez vous le soir. En conséquence il était prévu autant de casiers que de postes de travail. Depuis, il faut croire qu'une légère rumeur s'est fait entendre, car il se dit qu'on en ajoutera autant que de besoin, et on pourra donc y laissez ses (maigres) affaires plus durablement, ouf !

 

Et la cohésion d'équipe, me dîtes-vous ?
La plupart d'entre nous font deux jours de télétravail, et apprécient de retrouver leurs collègues, le lundi Aminata et Günter, le jeudi René et Margaret... Dommage, ce lundi Günter est envoyé au deuxième étage et Aminata au sixième. Attendez, on me souffle dans l'oreillette que le système de réservation permettrait de pré-affecter chaque jour des zones à des équipes, on va quand-même continuer à se retrouver. Mais là où ça se faisait de gré à gré, dans la souplesse qu'autorisait l'accord de télétravail, voici 
le retour de la planification hiérarchique.


Pourquoi ce système compliqué et stressant ? Devinez...

Il y aura désormais moins de postes de travail que de salariés rattachés au site, d'où des économies de frais pardi ! On parle d'une trentaine de millions d'euros, dès le démarrage du dispositif, pour le seul site Latitude, beaucoup plus avec l'extension progressive du système au fil des renouvellements de site.


Et pour qui ces économies supplémentaires, à votre avis ?
Gagné, pour les profits, pas pour les salaires.


Elle est pas belle, la vie ?

vendredi 14 avril 2023

Mais ... où est mon bureau ?


Le télétravail change nos habitudes de travail et nos présences sur site imposées par Sopra Steria.

La direction nous indique que nos locaux ne seraient occupés qu’à 50%.

Conséquence, la direction y voit une opportunité d’accentuer la diminution des locaux nécessaires et de transférer cette charge locative sur les salariés.

Flex office, bureaux partagés, … , que de mots (ou peut-être, maux) pour le même objet. Pour la direction, c’est complètement différent mais regardons-y de plus près :

  • Flex office : bureaux en libre-service pouvant être utilisés (et éventuellement réservés) par chaque salarié en fonction de ses besoins.
  • Bureau partagé : utilisation du même espace de travail (même siège, même bureau) par plusieurs personnes différentes à des moments distincts.

La direction n’a pas fait son choix de l’organisation de ces locaux, et teste, au petit bonheur la chance, en fonction des sites, différentes possibilités :

  • Pour certains, rien ne change, tous les salariés ont un bureau affecté, mais cela ne va pas durer.
  • Pour d’autres, les projets sont répartis en quartier (le nom peut changer), avec une attribution de bureaux partagés inférieure au nombre de salariés affectés à chaque projet (pour l’instant, environs 60%), laissant le soin au chef de projet d’indiquer aux membres de son équipe les jours de présence obligatoire sur site, ainsi que les jours très fortement recommandés (ou plutôt, obligatoires) de télétravail.
  • Pour les troisièmes, le flex office s’applique par quartier (le nom peut changer), avec l’utilisation de l’outil de visualisation ROOMZ, en espérant (vœux pieux) que personne n’aura pris l’espace de travail que vous auriez vu libre en arrivant dans les locaux, et subodorant que le télétravail diminuera le besoin d’espace de travail.
  • Pour les quatrièmes, le flex office s’applique, avec l’utilisation de l’outil de réservation ROOMZ, en espérant (vœux pieux) que le télétravail permettra de gérer le manque d’espace de travail.
  • Pour la plupart, c’est un mixte de ces solutions qui est en train de se déployer, en fonction des idées du responsable de site, d’éventuels salariés choisis et des contraintes plus ou moins absurdes imposées par la direction générale. A cela, le télétravail doit servir d’amortisseur en cas de problèmes (sans tenir compte de la volonté et des besoins des salariés).

La volonté de la direction générale n’est pas cachée :

  • Elle déclare souhaiter déployer ces solutions sur l’ensemble des sites, à l’ensemble de ses filiales.
  • Elle espère libérer au moins 40% des locaux.
  • Elle refuse de nous informer sur ce planning de déploiement !

Mais cela se fait au détriment de nos conditions de travail avec des questions toujours non résolues que la direction générale refuse d’aborder, même si certaines initiatives locales sont en cours pour tenter d’y apporter certaines réponses locales, générant ainsi des disparités regrettables entre les salariés de Sopra Steria :

  • Que se passe-t-il pour les salariés qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas faire de télétravail ?
  • Comment réagir lorsque en arrivant sur site, notre espace de travail prévu est occupé par un autre salarié, ou l’inverse ?
  • Comment accepter si nos jours de télétravail prévus sont systématiquement modifiés (permis par l’accord actuel de télétravail) pour répondre aux éventuelles contraintes projets, qui elles-mêmes doivent répondre aux contraintes de places disponibles.
  • Comment être sûr, avant de se déplacer, d’avoir l’espace de travail nécessaire pour réaliser la mission qui nous est confiée ?
  • Comment être sûr que l’espace de travail que nous avons choisi, nécessaire pour réaliser la mission qui nous est confiée, n’est pas occupé par un collègue en réunion ?
  • Comment éviter d’avoir des équipes dispersées dans nos locaux, et permettre ainsi le support nécessaire au sein de son équipe ?
  • Etc …

La CFDT a demandé une information consultation générale de chaque CSE sur ce déploiement en catimini du flex office/bureaux partagés, ce qui a été, pour l’instant, systématiquement refusé par la direction !

vendredi 17 mars 2023

Télétravail : la bonne affaire, oui, mais pour qui?

 À l’origine sous la pression de la CFDT, un accord de télétravail a été signé pour améliorer l’équilibre vie personnelle/vie professionnelle.

Depuis la COVID et devant les gains de productivité constatés grâce aux salariés Sopra Steria en télétravail, l’idée de généraliser le télétravail à moindre coût et de réduire les locaux en introduisant la notion de flex-office (bureaux partagés) a germé dans la tête de notre direction.

Alors à qui profitent vraiment la COVID, le télétravail et la sobriété immobilière aujourd’hui ?

Selon le Monde sur la base de l’étude Arseg 2022, le mL coûte en moyenne 681€ et grâce à l’opportune sobriété immobilière et au flex-office, la surface et le nombre de postes de travail sont divisés par 2.

Si on prend une moyenne de 8m² par salarié avec les espaces communs, le gain moyen annuel par salarié est donc de 2 724€ pour l’immobilier.

En contrepartie du télétravail, le salarié perçoit 12 x 20€ soit 240€ par an.

L’entreprise valorise le m² annuel chez le salarié à 30€ toutes charges comprises.

Merci à la direction et à son anti-syndicat dévoué qui a signé cet accord déloyal, déséquilibré et qui fait perdre encore plus de pouvoir d’achat aux salariés.

Maintenant le quoi qu’il en coûte est à la charge du salarié…

 


DERNIÈRE MINUTE

Conséquence de l'inflation et de la fuite des cerveaux, la direction s'est sentie obligée d'ouvrir une nouvelle négociation sur le télétravail en 2023. Peut-être un peu plus d'équité à l'horizon !

Pour suivre ces négociations, inscrivez-vous à la liste de diffusion l’Essentiel pour recevoir par mail les actualités au fur et à mesure : dscfdtsoprasteria@gmail.com

 

mardi 15 novembre 2022

Fermeture de sites ! La « sobriété » immobilière = Salariés : les contraintes - Direction : les économies !

Plus de 25% de sites en moins,
déjà 10 Millions d’€ d’économie,
Et nous, et nous, et nous ?

Le constat

Depuis plusieurs mois, la direction nous balade en annonçant, de temps en temps, la fermeture de bâtiments, une fois les décisions déjà prises.

TOULOUSE, LYON, BOULOGNE, et derechef TOULOUSE, puis NANTES ont le douteux privilège de voir certains de leurs sites fermés sans concertation.

Souvent, la direction nous délivre des excuses bidon pour expliquer que les procédures légales n’ont pu être respectées :

  • La principale justification donnée est la date de fin de bail pour ces bâtiments ;
  • Une autre, le faible remplissage des bureaux.

La loi impose à l’employeur de fournir les moyens de travailler. Cela passait par la règle qu’un salarié devait avoir un bureau dédié. Ce n’est plus de mise.

La direction change son paradigme sans discussion et veut imposer les bureaux partagés ou même passer au « flex desk ». Les jours de télétravail, qui doivent être choisis par les salariés, seront au final imposés par la direction.

L’annonce

Enfin, lors de l’annonce aux actionnaires, surprise, le directeur général de Sopra Steria, Cyril Malargé indique l’existence d’un plan de « sobriété immobilière » qui va impacter l’ensemble du Groupe, tant à l’étranger qu’en France. Pour une fois, des chiffres sont donnés.

Une réduction de 25% des locaux est annoncée d’ici 4 ans, avec l’objectif d’économie important (plusieurs dizaines de millions d’euros).

Les conditions de travail des salariés, le sujet n’est même pas évoqué. L’intérêt est uniquement financier !

Les faits

Partout, les bruits de couloir fusent. QUI, OU, QUAND sont des questions récurrentes qui alimentent l’inquiétude des salariés.

L’entreprise considère que la moitié des locaux n’est pas utilisée (lié au télétravail imposé – ce qui n’est pas légal – ou non), et notre directeur général déclare : « Nous n’allons pas payer pour des locaux inutilisés ».

Nous pouvons donc estimer que ces réductions seront importantes et concerneront tous les sites.

À LYON, prévision de fermeture d’un bâtiment.

À TOULOUSE, un bâtiment déjà fermé, le second est en cours, et il est prévu de remplacer l’ensemble des bâtiments actuels par un seul, de capacité moindre.

À NANTES, prévision de la fermeture de deux bâtiments et la direction refuse de s’engager sur le futur des bâtiments restant.

À BOULOGNE, bye bye, le beau bâtiment actuel, …

À PAU, un bâtiment fermé.

À FONTENAY-SOUS- BOIS, fermeture du bâtiment fin 2022.

Etc …

Tout cela représente déjà une économie
de plus de 10 millions d’euros cette année.
Pour les redistribuer en
augmentation générale aux salariés ? 
😊

En parallèle, la direction se décharge de ses obligations légales citant une vague présentation en CSE Central, sans aucune donnée chiffrée. Cela montre bien la qualité du dialogue social dans l’entreprise et la volonté de tenir compte des besoins et aspirations des salariés, bien aidé par le silence assourdissant du syndicat majoritaire.

La suite et les conséquences

Au vu de l’annonce de 25% de réduction de locaux faite aux actionnaires, on devine déjà que la direction va accélérer ce mouvement et vise plus haut pour dépasser cet objectif !

Dans les bassins d’emplois avec plusieurs bâtiments (BORDEAUX, RENNES, NANTES, LILLE, AIX, SOPHIA …), ou avec plusieurs étages, nombre de ceux-ci risquent d’être fermés, ou encore réduits, sous loués.

Et pour les salariés ? Des bureaux partagés et donc du télétravail imposé. Et des conditions de travail dégradées !

Sur certains sites, le passage en flex desk sera mis en place sans concertation (comme c’est le cas actuellement pour le site de LATITUDE et bientôt à NANTES).

En échange, rien pour les salariés, toujours aucune augmentation de l’indemnité malgré la hausse des prix !

Que se passe-t-il si le salarié ne demande pas le télétravail ou s’il ne peut travailler chez lui ?

L’accord télétravail à durée indéterminée a été signé par la direction et le syndicat maison il y a quelques mois seulement, et déjà la direction s’assoit dessus, sans susciter aucune réaction du signataire…

L’indemnité de télétravail atteindrait 2 Millions d’€ par an (si tout le monde déclare bien son télétravail régulier et/ou exceptionnel).

2 millions d’un côté, versus 10 millions de l’autre,
voici l’idée de l’équité pour la direction !

Sans oublier que cette réduction de site augure d’une diminution ou d’une stagnation du nombre de salariés en France ! Quel avenir pour le groupe en France ? Quand on sait que la part d’off-shore dans les effectifs augmente et atteint déjà 20% ...



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