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mardi 12 mai 2026

SOPRA FINANCING SOFTWARE : Négociation Épargne Retraite PERECO

« Prenons le pire, c’est parfait (SFS) »

 

La première réunion de négociation sur l’épargne retraite PERECO pour la société Sopra Financing Software a eu lieu mercredi 14 avril 2026.

La réunion débute, étonnement, par 30 minutes de présentation par un commercial d’Amundi qui présente le fonctionnement du PERECO en se permettant de donner des petits conseils éthiques d’investissement : « mon préféré c’est celui-là : l’or, ce n’est pas sur le cours de l’or, c’est sur les entreprises qui exploitent l’or dans le monde, il a un rendement exceptionnel ». 

La CFDT rappellera à l’assemblée que selon l’Organisation Internationale du Travail c’est environ 1 million d’enfants qui travaillent dans les mines. Ils travaillent dans des conditions dangereuses, ne vont pas à l'école et n'ont accès à aucun service de santé ni autres services de première nécessité. La CFDT est contre toute forme d’exploitation et ne comprend pas que l’on puisse proposer ce genre de « produits » aux salariés. Cette remarque ne suscitera aucune réponse ni d’Amundi, ni de la direction !

Une fois le commercial parti de la réunion, la négociation tente (enfin) de s’engager pour s’achever aussitôt : la direction annonce que la proposition c’est l’accord signé chez SSG pour une durée indéterminée et qu’il n’y a rien à négocier ! 

Un peu court pour la CFDT cette négociation ! La CFDT propose de plutôt prendre comme exemple l’accord signé chez Sopra HR qui est plus avantageux pour les salariés avec un abondement des versements des salariés payé par la direction. La direction répond par la négative en arguant que cet accord est ancien et dépassé.

La CFDT rappelle qu’elle est attachée à la retraite par répartition, qui reste le seul moyen d’assurer une retraite aux salariés. La capitalisation est un risque : le risque de tout perdre ou d’avoir un montant qui ne vaut plus rien au moment de la retraite. Et ceci d’autant plus avec les bouleversements mondiaux et le climat politique international actuels. Sans même parler de la provenance de cette argent sale           « gagné » sur de l’exploitation des enfants, des humains, de l’environnement, des entreprises qui tuent partout sur la terre pour accéder aux matières premières …

C’est pourquoi la CFDT présente ses revendications qui s’appuient sur un modèle des retraites juste et éthique :

  • Une aide au rachat de trimestre avec la participation de l’employeur,
  • Une augmentation de la cotisation retraite payée par l’employeur,
  • Une augmentation de la possibilité de cotisation temps plein en temps partiel (améliorer l’accord de 2024 : prendre en charge la cotisation salariale, permettre à tous les temps partiels, pas uniquement ceux au-dessus de 50% d’activité, plus de maximum de 10 ans de bénéfice de cet accord…).

La CFDT force une autre réunion de négociation afin d’avoir des retours à ses questionnements et des positions claires de la direction sur ces revendications. Une nouvelle date en mai a été positionnée. Mais la vision unilatérale de la répartition des richesses et l’attachement aux cadeaux aux plus riches semblent rester les priorités au niveau du Groupe et de toutes les sociétés. 

mardi 28 avril 2026

Négociations Don de jours et Télétravail UES (SSG, I2S, SHRS, SFS) : les revendications CFDT

 Négociations UES

Qualité de Vie et les Conditions de Travail (QVCT), 2ème réunion


Comme nous l'écrivions précédemment,(https://cfdtsoprasteria.blogspot.com/2026/04/negociations-ues-pour-le-don-de-jours.html) la négociation sur la Qualité de Vie et les Conditions de Travail a débuté. La CFDT a envoyé ses revendications à la direction sur les 2 sujets de cette deuxième réunion : l'accord Don de Jour et un nouveau type de Télétravail. 

Revendications CDFT : 

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Accord don de jours : 

La CFDT propose que le formulaire de don soit adressé non pas au service social, mais aux acteurs RH locaux qui le traiteraient en collaboration avec le service paye. Ceci afin de fluidifier le traitement, et d’alléger la charge du service social (qui sera notifié à l’issue du traitement du don).

Nous souhaitons que les documents justificatifs lors de la prise des jours (point 5.4 de l’accord) puissent comprendre une attestation sur l’honneur, lorsque la présence de l’aidant n’est pas liée à un acte médical mais à une situation du quotidien liée à la dépendance de la personne aidée, générant de la fatigue et donc un besoin de récupération.

Nous revendiquons une possibilité de recours quant à la décision d’attribution de jours, qui permette d’intervention d’un représentant du personnel auprès du service social.



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Accord télétravail

Dans la partie 6 relative au télétravail exceptionnel, nous revendiquons que soit ajoutée une série de situations ouvrant le recours au télétravail. Il s’agit des conditions climatiques impérieuses et des perturbations dans les transports en communs (ces deux motifs seront à retirer des situations autorisant le télétravail occasionnel), ainsi que la fermeture du site de rattachement du salarié pour cause de force majeure, de travaux (qu’ils soient planifiés ou consécutifs à une urgence accidentelle) ou de déménagement.

L’ensemble de ces situations doit ouvrir droit à l’indemnisation prévue à l’article 7.3.5., dont la formulation doit être revue pour être automatiquement verséenon pas « le salarié […] peut demander le versement d’une allocation forfaitaire » mais « le salarié […] reçoit une allocation forfaitaire ». De même au § suivant, non pas « Cette allocation peut également être demandée par le salarié en télétravail exceptionnel. », mais « Cette allocation est également versée au salarié en télétravail exceptionnel. » 



La direction ayant fermé la possibilité de négociations sur les autres sujets du télétravail, nos revendications se concentre sur ce point.


Reste à attendre les réponses de la direction...

vendredi 21 novembre 2025

Temps de travail, organisation du travail et "Partage de la valeur" : les revendications CFDT !


Dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) pour l'année 2026, le thème du temps de travail et de l'organisation du travail a été abordé en réunion de négociations le 20 novembre 2025.

Ces négociations concernent l'ensemble des salariés et salariées de l'UES, donc de Sopra Steria Group, Sopra I2S, Sopra HR et Sopra Financing Software (ex-Sopra Solutions).

La CFDT a fait un certain nombre de revendications :

1)     Nos revendications concernant Durée effective et organisation du temps de travail

  • Temps de travail :
    La CFDT demande un véritable suivi du temps de travail réel effectué par les salariés.

  • Don du sang :
    La CFDT demande la mise en place et la promotion d’absences autorisées et rémunérées des salariés pour le don du sang, plaquettes et plasma.

  • Heures supplémentaires et heures de dépassement :
    La CFDT demande la modification des outils de suivi de temps de travail afin que les heures supplémentaires se déclenchent à moins de 35h en cas de pose de congés payés        (conformément à la décision de la cour de Cassation).

  • Limites légales sur le temps de travail :
    La CFDT demande la mise en place d’un suivi de tous les cas de non-respect des limites légales sur le temps de travail (10h maximum de temps de travail quotidien/46h hebdomadaire et  minimum temps de repos quotidien de 11h consécutives/ de 35h consécutives hebdomadaire).

    La CFDT demande la mise en place d’un réel suivi pour les forfaits jours.

    La CFDT demande à la direction de enfin respecter pour tous les salariés les limites légales sur le temps de travail. 

    La CFDT demande l’accès au temps de travail (PTA ou autre) des 4 sociétés de l’UES.

  •  Congés et préavis :
    La CFDT demande à la direction de revoir sa règle de calcul de décalage de fin de préavis en cas de pose de congés. Les congés, chez Sopra Steria, étant en jours ouvrés, il faut que le  décalage soit aussi calculé en jours ouvrés. Sans entrer dans l’illégalité ou non d’une telle pratique, les salariés ne peuvent pas s’y retrouver dans une règle déjà assez compliquée. (Des congés posés avant la lettre de démission décalent la durée de préavis d’autant, car l’employeur ne bénéficieraient pas des 3 mois de préavis pour passer le relai à un autre salarié et ne pas désorganiser l’entreprise).

  • Congés RTT perdus :
    La CFDT demande le report des jours RTTS en fin d’année, jusqu’à fin mars, comme c’est le cas pour les RTTh non posés en fin d’année.

  • Congés perdus :
    La CFDT demande que la somme équivalente aux congés et RTT perdus par les salariés chaque année soit reversée par la direction, pour bénéficier à l’ensemble des salariés par un mécanisme à définir. Aujourd’hui cette somme augmente le bénéfice de l’entreprise sans aucun retour vers les salariés.

  • Congés menstruels :
    La CFDT demande l’instauration de deux jours de congés mensuels dénommés "absence    exceptionnelle rémunérée" afin de faire face aux contraintes rencontrées pendant la menstruation ou dans la période de péri-ménopause. Ces jours seraient fractionnables en demi- journées mais non cumulables d'un mois à l'autre.

  • Congés événements familiaux :
    La CFDT demande de remettre au clair les conditions de recours aux congés pour événements familiaux dans tout l’UES (en cas de décès pendant les congés, fractionnement du congé événements familiaux en cas de décès, délai de prise de ces congés pour événements familiaux, information tardive d’un décès, …). Selon les cas et les endroits, des salariés se sont vu refuser leur jour d’absence, ou leur fractionnement.

  • CET pour toutes les sociétés du Groupe :
    La CFDT demande la mise en place d’un vrai CET dans toutes les sociétés du Groupe permettant de placer les RTT et les jours de congés perdus (sans maximum de jours). Plus de limitation à 15 jours chez SSG, possibilité d’y verser les RTT, … et la mise en place d’un CET pour HR.

  • Don de jours :
    La CFDT demande (depuis au moins octobre) la renégociation de l’accord Don de jours, qui se termine fin décembre 2025.

    La CFDT demande la mise en place de réunions de négociations sur ce thème. Pour être "pro-actif", la CFDT propose l'utilisation des dates de négociation prévues pour l'accord SFS pour cette négociation.

    En attendant, la CFDT demande que les congés et RTT soient reportés et ne tombent pas en fin d’année 2025 mais soient prolongés début 2026.

  • Consultation des Registres Uniques du Personnel (RUP) à distance :
    La CFDT demande la mise en place d’un accès à distance des RUP et non devoir se déplacer sur chacun des plus de 50 sites pour y consulter la liste du personnel. Pour une société informatique, il serait temps de sortir du registre papier à imprimer tous les mois et consultables uniquement sur site si on tombe bien (absence, non disponibilité du fichier,…).

  • Respect des noms et prénoms :
    La CFDT demande le respect orthographique des signes diacritiques des noms et prénoms des salariés (tirets, accents...) dans l’annuaire de l’entreprise, comme l’obligation légale et européenne le demande. Les salariés demandent la reconnaissance de leur nom et prénom réel.

  • Futurs retraités :
    La CFDT demande que la prime de départ à la retraite soit calculée sur la base d’un temps plein.

    En effet, après des années d’ancienneté dans le groupe, une salariée peut voir sa prime de départ à la retraite calculée sur un temps partiel car elle a voulu (ou pu) finir sa carrière en temps partiel.

  • Temps partiels seniors :
    La CFDT demande la mise en place d’un accord concernant les temps partiels seniors afin d’assurer une rémunération à temps plein pour les accompagner dans la fin de leur carrière.

  • Jours de repos dans les associations RSE :
    La CFDT demande la mise en place de jours d’absence rémunérée pour implication dans des associations, ceci dans le cadre de la démarche RSE de l’entreprise.

  • Validation des congés payés :
    La CFDT demande la validation automatique des congés payés au bout du délai de 7 jours  dans les outils des congés payés. La règle de validation tacite au bout d’une semaine existe, alors pourquoi n’est-elle pas implémentée dans les outils, ce qui éviterait des tensions inutiles.

  • Forfait jours :
    La CFDT demande à ce que tous les salariés en forfait jours aient bien un entretien charge de travail et remise des objectifs.

    La CFDT demande l’accès au temps de travail des forfaits jours pour les IRP. La direction se doit de respecter le maximum de jours travaillés par an pour cette population mais elle refuse de suivre ceci et de le partager avec les représentants du personnel.

  • Travail en week-end et jours fériés :
    La CFDT demande à ce que le travail des samedis, dimanches et jours fériés soit rémunéré avec un minimum de 7h payées par jour travaillé. Il n’est pas acceptable de gâcher son week-end pour n’être payé que 2h supplémentaires, si la direction demande à un salarié de travailler le week-end, qu’elle le dédommage en conséquence.

  • Révision des accords temps de travail :
    La CFDT demande de revoir les horaires pour réduire les plages de présence obligatoires et permettre une réelle adaptation des horaires pour les salariés.

    La CFDT demande la possibilité de s’absenter sur les plages obligatoires dans le cadre de l’utilisation des compteurs +4/-4h à la main des salariés.

    La CFDT demande la réduction de la pause déjeuner obligatoire.

    La CFDT demande la limitation du nombres d’astreintes successives. Afin de préserver la santé de chacun, et pour en finir avec les salariés en astreintes 24h/24 pendant des semaines voire mois sans interruption.

  • Semaine de 4 jours :
    La CFDT demande la mise en place de la semaine de 4 jours payés 5 dans le cadre de la réduction du temps de travail. Pour que SSG se place en avance du progrès social et acquière une vraie attractivité pour les futurs salarié.es.

  • Télétravail exceptionnel :
    La CFDT demande la révision de l’accord télétravail : révision de l’accord Télétravail pour être enfin applicable à l’entreprise. Par exemple, Télétravail Exceptionnel à la demande de l’entreprise (coupure EDF et travaux). Jours de télétravail réellement choisis par les salariés et non imposés par des contraintes de bureaux.

2)     Nos revendications concernant le Partage de la valeur :

La CFDT demande un réel partage de la valeur chez Sopra Steria pour que les salariés reçoivent une part équitable des bénéfices issus de leur travail. La CFDT ne veut plus que 92% des bénéfices soient utilisés pour faire des retours aux actionnaires comme cela a été le cas en 2025.

  • Respect de l’accord PERCO HR :
    La CFDT demande le respect de l’accord du dispositif PERCO chez Sopra HR concernant l’article 4.3 sur le transfert de jours de repos vers le PERCO et le respect du code monétaire et financier. À ce sujet voir : Salarié.e Sopra HR : vous pouvez alimenter votre PERCO ! 


Sur le partage de la valeur, la direction ne voulant rien négocier, nous n'avons pas élaborer plus les revendications récurrentes de la CFDT, que vous pouvez retrouver dans nos anciens articles, avec par exemple un intéressement basé sur le montant des dividendes

MD = Montant des dividendes versés pour l'année

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 Vous voulez apporter vos bonnes idées sur ces sujets ?
Vous voulez participer aux négociations ?
Vous voulez rejoindre la CFDT ?

Contactez-nous ! dscfdtsoprasteria@gmail.com


Sans vous, nous ne pouvons pas agir.
Nous avons besoin de salariées et salariés,
adhérant aux valeurs CFDT,
pour défendre vos conditions de travail.

Sans syndicat, pas de droit !


La CFDT, un syndicat national, est la seule à vous informer autant. Elle existe hors de l’entreprise, a de nombreux contacts et est implanté partout.

Avoir la CFDT dans l’entreprise est indispensable !
Pensez-y aux prochaines élections ! Donnez-nous les moyens de vous aider au quotidien !


mercredi 12 février 2025

Négociation Accord Télétravail : « Un, Dos, Tres, Un pasito pa'atras », (Un, Deux, Trois , Un pas en arrière)

Le Télétravail est régi par un accord à durée illimitée en vigueur depuis juillet 2021 dans l’UES Sopra Steria (accord non signé par la CFDT).

A la demande de la CFDT, la direction a accepté d’ouvrir une négociation sur le sujet en octobre 2024.

La réunion du 16 janvier dernier a vu la CFDT porter les revendications suivantes :

Pour le Télétravail Régulier (TLR)

  • Le nombre de jours de télétravail hebdomadaire accordé ne doit pas être diminué du fait d’un temps partiel, de jours fériés, de congé, de maladie, etc.
  • Mobilier : durée de remplacement porté à 4 ans (au lieu de 5 ans) et montant de la prise en charge à 200€ (au lieu de 150) maximum.
  • Indemnisation : passage de l’allocation forfaitaire à 25 par mois (au lieu de 20€).
Pour le Télétravail Occasionnel (TLO
  • Une attention particulière doit être portée concernant les femmes enceintes qui pourraient demander à bénéficier de jour de télétravail occasionnel à partir du troisième mois de grossesse et ce jusqu’au début du congé de maternité.
Pour le Télétravail Exceptionnel (TLE)
  • Dans le cadre d’un télétravail le samedi ou le dimanche, pour un salarié ne  bénéficiant pas du télétravail régulier, versement de l’indemnité de télétravail.
  • Commission de suivi de l’accord : réunion biannuelle comprenant un représentant des OS non-signataires.

 

Qu’en dit la direction ?

Fidèle à son habitude, la direction ne négocie que si elle a un intérêt, en l’occurrence :

La suppression du 3éme jour optionnel de TLR

Pour rappel : celui-ci peut être accordé par le manager sur demande du salarié et pour la durée du projet uniquement.

La direction fait de cette suppression une condition sine qua non à toute évolution de l’accord.

Mais quelle mouche a piqué notre direction pour quelle en fasse une ligne rouge ?

Selon elle, on assiste à une dérive anarchique du 3éme jour pour lequel les salariés imposent la situation du TLR à leurs managers impuissants en multipliant les jours de TLR non déclarés ou en demandant des jours de TLO non justifiés.

Au-delà de ce choix, la direction entend aussi mettre fin au TLR majoritaire des lundis et vendredis (le fameux « Aqua Poney » du vendredi 17h).


La CFDT a pourtant bien alerté la direction de la dangerosité du passage à 2 jours fermes de TLR :

  • La capacité insuffisante des sites actuels ou à venir (pour pouvoir accueillir tout le monde, un nombre de poste a minima de 60% de l’effectif est nécessaire) ;
  • La problématique de gestion des accords clients de Télétravail à 3 jours ou plus ;
  • Le risque de perte de contrats Clients ;
  • La perte d’attractivité de Sopra Steria pour les jeunes embauchés ;
  • Le risque de mécontentement aggravé des salariés (habitude de travail, coût et temps de déplacement, ... ) ;
La direction en est consciente et en prend le risque ; mais néanmoins ouvre la porte en cas de signature de quelques avancées :

  • Une augmentation à la marge de l’allocation forfaitaire ;
  • Une augmentation du montant de l’aide à l’achat du mobilier ;
  • A certains cas d’usage (exemple : prise en compte des jours d’absence dans la semaine pour le décompte des 2 jours accordées) ;
  • Commission de suivi ouverte aux OS non-signataires.

Suite au prochain numéro

Devant la position ferme de la CFDT sur son opposition à la suppression du 3ème jour de TLR, la direction convie les organisations syndicales représentatives à une ultime réunion de négociation en mars.

La CFDT ne manquera pas de vous informer de la suite à venir.

lundi 13 janvier 2025

Egalité professionnelle : des avancées non négligeables ! La CFDT Sopra Steria signe l'accord !

Sans syndicat majoritaire dont la seule signature est suffisante, la négociation sur le nouvel accord Egalité Professionnelle s’est tenue dans un contexte plus favorable aux échanges et débats d’idées.

Cependant, c’est aux forceps que la CFDT, moteur sur le sujet depuis des années, a obtenu des avancées jusque-là impensables !
Une partie de nos revendications historiques ont été prises en compte après de nombreux échanges. 

Pour rappel, fin octobre, la CFDT avait déjà présenté et signé un accord spécifique pour les dispositions sur le maintien des cotisations à 100% pour les temps partiels afin de les sécuriser et ne plus les lier à l’égalité professionnelle.

Les avancées notoires de cet accord Egalité Professionnelle : 

  • Des engagements d’égalité de traitement à l’embauche, à l’accès aux formations, à la rémunération et aux promotions entre les femmes et  les hommes.
  • Le maintien intégral du salaire mensuel pendant la durée du congé maternité sans condition d’ancienneté.
  • Enfin ! L’obtention d’un budget dédié pour corriger les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes.
  • La mise en place dans les CRH, d’une étape dédiée à la détection des écarts et à leur correction.
  • Pour SSG, I2S, SSOL, la mise en place de jours de congés enfant malade jusqu’à 15 ans pour les salariés femmes et hommes. Pour les femmes bénéficiant actuellement des jours mère de famille, elles auront le choix de conserver ce droit ou de basculer sur le système jours enfants malades. 
  • Pour SHRS, la pérennisation des jours enfant malade et du jour de rentrée scolaire.
  • La mise en place d’une vraie commission de suivi pour : 
    • Suivre les indicateurs ;
    • Repenser et diversifier l’offre de soutien à la parentalité (garde d’enfants, ...) ;
    • Et toutes les actions que la CFDT jugera utiles pour faire avancer l’égalité professionnelle.

Évidemment, l’accord n’est pas parfait, avec notamment :

  • Un budget de rattrapage des écarts encore trop faible, limité à 0,1% de la masse salariale.
  • Une méthode de détection des écarts, intégrant un critère de performance, rendant cette correction des écarts très partiale.
  • Des sujets encore tabous pour la direction ! Comme le congé menstruel ou la problématique de l’endométriose ... qui sont encore difficiles à aborder.  

Cependant, en faisant partie de la commission de suivi, la CFDT pourra enfin peser, pour que les engagements de la direction ne soient pas que des paroles en l’air. 

C’est un pied dans la porte, le début, la CFDT l’espère, de vrais progrès sur le sujet de l’égalité professionnelle.

vendredi 24 mai 2024

Négociations Annuelles Obligatoires 2024 - Temps de travail - Nos revendications !

 Négociations Annuelles Obligatoires 2024 - Bloc 1 :

« La durée effective et l'organisation du temps de travail », notamment la mise en place du travail à temps partiel. Dans ce cadre, la négociation peut également porter sur la réduction du temps de travail (Article L2242-15)

Premières revendications :

·        Pour les salariés bénéficiant de la retraite progressive : lors du départ à la retraite, le calcul de l’indemnité de départ à la retraite puisse se faire sur la base d’un salarié à temps plein ;

·        Temps partiel seniors : mise en place d’un accord permettant aux salariés d’être rémunéré à 100% pour un temps de travail à 80 % (exemple : 80% payé 90% chez HR par accord)

·        Octroi de jours de repos supplémentaires (RTT ou autre) pour l’implication des salariés dans des associations dans le cadre de la démarche RSE de l’entreprise

·        Pose de congés payés dans PTA : validation automatique sur l’outil à l’issu des délais légaux

·        Révision de l’accord Temps de Travail :

-      Accès au temps de travail des forfaits jours indispensable pour les IRP (dont accès à la coche des 11h)

-      Revoir horaires obligatoires pour réduire les plages obligatoires et permettre une réelle adaptation des horaires pour les salariés.

-      Pouvoir s’absenter sur les plages obligatoires dans le cadre de l’utilisation des +4/-4h

-      Réduire la pause déjeuner obligatoire

-      Limitation du nombre d’astreintes successives

-      Augmenter le CET : arrêter les dates bloquantes et faire sauter le max à 15 jours et augmenter le nb de jours versables par an, permettre l’utilisation pour un temps partiel pour départ à la retraite, pour projet personnel, etc

-      Perte des RTT : demande le report de ses jours en fin d’année

-      Travail du dimanche : indemniser/récupération les salariés en heure comme les salariés au forfaits jours

-      Semaine à 4 jours

·        Télétravail : le cadre de cette négociation est aussi selon la loi « organisation du temps de travail » : révision de l’accord Télétravail pour qu’il soit enfin respecté à l’entreprise. Par exemple, le télétravail exceptionnel à la demande de l’entreprise (coupure EDF). Jours de télétravail réellement choisis.

·        Mise en place d’un congé menstruel

vendredi 22 mars 2024

Négociations Qualité de Vie au Travail chez SSG, I2S, SBS, et SHR : c’est mal parti !

Vendredi 15 mars, première réunion de négociations sur la Qualité de Vie au Travail au sein de SSG, I2S, SBS et SHRS.

Pour la CFDT, il n’est pas loyal de sortir le thème QVT des NAO. Les NAO sont OBLIGATOIRES, et annuelles, et cette façon de faire est pour la direction le moyen de faire trainer les négos pendant plusieurs années et avec des mois de ‘trous’.

Avec 3 réunions (15/03, 5/04 et 2/05), dont 1 d’initialisation, on sait déjà que la direction veut en plus éviter certains thèmes de la négo obligatoire !

 

  • La 1er thème à aborder selon la loi : 
    « 1° L'articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle pour les salariés ; »les expertises chez SSG par exemple montrent que les salariés ont une charge de travail trop importante et ne peuvent assurer cet équilibre »

De plus, suite aux modifications des conditions de travail avec la généralisation du télétravail, le risque empiétement de la vie pro sur la vie perso est accru. Sans remettre en cause le télétravail, qui est un bénéfice pour les déplacements et le climat, il faut donc mettre en place des mesures permettant de borner les journées de télétravail.

Également, l’accord sur le temps de travail instituant les horaires variables induit une séparation moins claire entre vie pro/vie perso. Sans remettre en cause les horaires variables, il faut mettre en place des mesures permettant de borner les journées de travail, de respecter le choix des horaires par les salariés et de leur permettre de faire ces choix librement.

La vie personnelle, familiale, associative, doit être respectée dans l’enceinte de l’entreprise.

  • « 2° Les objectifs et les mesures permettant d'atteindre l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, notamment en matière de suppression des écarts de rémunération, d'accès à l'emploi, de formation professionnelle, de déroulement de carrière et de promotion professionnelle, de conditions de travail et d'emploi, en particulier pour les salariés à temps partiel, et de mixité des emplois. Cette négociation s'appuie sur les données mentionnées au 2° de l'article L. 2312-36. »

L’accord Femmes/hommes arrive à échéance 13 juillet 2024, rien n’a été prévu pour la suite. Il faut aborder ce thème dès maintenant pour aboutir à quelque chose. De plus, la loi sur la retraite a été modifiée, il est indispensable d’aborder le cas des seniors, hommes et femmes face aux nouvelles obligations. Repousser cette négo de la part de la direction serait déloyal, il n’est pas acceptable d’attendre fin mai pour commencer les négociations !

La direction n’a pour but que de faire durer en espérant que la majorité change avant l’accord suivant. Cela ne respecte pas le vote des salariés. Il faut que le sujet soit traité, prise en charge des cotis employeurs retraite à taux plein existe, il ne faut pas qu’il y ait de ‘trous’ après juillet.

  • «3° Les mesures permettant de lutter contre toute discrimination en matière de recrutement, d'emploi et d'accès à la formation professionnelle, en favorisant notamment les conditions d'accès aux critères définis aux II et III de l'article L. 6315-1 ;»

Au vu du faible nombre jours de formations délivrés aux seniors, au vu de l’empêchement d’accès à l’emploi pour les représentants du personnel syndicaux, une négociation et un accord sur le sujet est indispensable.

 

  • «5° Les modalités de définition d'un régime de prévoyance et, dans des conditions au moins aussi favorables que celles prévues à l'article L. 911-7 du code de la sécurité sociale, d'un régime de remboursements complémentaires de frais occasionnés par une maladie, une maternité ou un accident, à défaut de couverture par un accord de branche ou un accord d'entreprise.»

Les salariés cotisent sur ces régimes de complémentaires santé et prévoyance, il est indispensable qu’ils soient associés à toute décision prise sur ce sujet et qu’un accord soit enfin mis en place. L’augmentation de l’âge de départ à la retraite entrainera des surcoûts sur les régimes santé et prévoyance et les salariés ont leur mot à dire sur les mesures prises.

De plus la différence de traitement entre les salariés de l’UES n’est pas compréhensible ni équitable. (ndlr : pour exemple, les conjoints des salariés SHRS sont toujours couverts en 1er rang par la complémentaire, mais pas les conjoints des autres salariés.)

 

  • «6° L'exercice du droit d'expression directe et collective des salariés prévu au chapitre Ier du titre VIII du présent livre, notamment au moyen des outils numériques disponibles dans l'entreprise ;»

Indispensable d’aborder ce thème, car rien n’est prévu à ce jour dans l’UES Sopra Steria. 18 000 salariés qui n’ont aucun droit d’expression directe, ce n’est pas acceptable. De même, la nouvelle loi précise bien qu’il faut le prévoir via les outils numériques de l’entreprise, ce qui est formellement interdit chez SSG.

Même dans les DirectLive, il n’y a pas de droit de poser questions. Les rares réunions où on le peut, c’est avec filtrage.

 

  • «7° Les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion et la mise en place par l'entreprise de, en vue d'assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale. À défaut d'accord, l'employeur élabore une charte, après avis du comité social et économique. Cette charte définit ces modalités de l'exercice du droit à la déconnexion et prévoit en outre la mise en œuvre, à destination des salariés et du personnel d'encadrement et de direction, d'actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques.»

Ce thème est également obligatoire et indispensable à aborder dans notre entreprise où on constate chaque mois que les temps de travail maximum légaux et les temps de repos minimum ne sont pas respectés.

La charte existante est donc notoirement insuffisante, et il est nécessaire de mettre en place des dispositifs de régulation de l'utilisation des outils numériques et des actions réellement efficaces afin a minima de respecter la loi, sans oublier l’équilibre vie pro/vie perso et l’impact sur la santé des salariés.

Nous rappelons à la direction son obligation de résultat sur la santé des salariés.

 

  • «8° Dans les entreprises mentionnées à l'article L. 2143-3 du présent code et dont cinquante salariés au moins sont employés sur un même site, les mesures visant à améliorer la mobilité des salariés entre leur lieu de résidence habituelle et leur lieu de travail, notamment en réduisant le coût de la mobilité, en incitant à l'usage des modes de transport vertueux ainsi que par la prise en charge des frais mentionnés aux articles L. 3261-3 et L. 3261-3-1.»

La loi permet désormais de rembourser 75% de l’abonnement transport sans cotisations.

De plus l’accord manque d’ambition au vu de la communication du groupe sur la RSE. La transition écologique et el réchauffement climatique exige des mesures plus fortes.

 

·        L'exposition aux facteurs de risques professionnels est également à aborder : avec les RPS, les troubles psycho-sociaux et burn-out se multiplient (cf. le régime prévoyance et expertises).

Il faut une meilleure détection des RPS et des « garde-fous » pour éviter les cas d’abus remontés par le passé. Il faut plus de prévention sur ce sujet, et ne pas se limiter au curatif.

 

Pour rappel, la base légale: L2242-17.