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mardi 16 mars 2021

Télétravail : Le rapport de force n'est pas bon pour les patrons en ce moment, ils refusent donc de négocier !

  Au niveau de notre branche, refus des patrons de lancer les négociations télétravail, tout comme dans notre entreprise, où la direction joue la montre... 

La CFDT demande l’ouverture des négociations Télétravail promis par la direction et alors que celle-ci a interrompu les négociations dans les différentes sociétés sous prétexte de faire ces négociations au niveau UES ou groupe, sans nouvelle à ce jour.

La grande majorité des salariés sont en télétravail en ce moment, et la direction sait que ce n'est pas le moment de fâcher les salariés en télétravail !

Si elle négocie un accord en ce moment qui n'est pas assez favorable aux salariés, cela se traduirait en motivation et en implication en télétravail, voire donc en marge de l'entreprise! 

La direction veut bien négocier, mais quand le rapport de force sera en leur faveur...

Communiqué de presse intersyndical :

BUREAUX D'ÉTUDES : QUAND LA NÉGOCIATION DU TÉLÉTRAVAIL SE CONFINE.


Face à la crise sanitaire, les Organisations syndicales de la branche des Bureaux d’études ont de nouveau demandé la négociation d’un accord relatif au télétravail. A cette demande, les organisations patronales Syntec et Cinov, affiliées au Medef et à la CPME, ont clairement opposé une fin de non-recevoir lors de la réunion paritaire du 25 février au motif d’un contexte incertain et d’une absence de mandat sur ce sujet.

C’est justement, pour les Organisations syndicales, parce que le contexte est incertain et qu’il y a urgence que les partenaires sociaux de la Branche doivent s’emparer au plus vite de ce sujet de négociation : de nombreux salariés sont en télétravail depuis bientôt un an et dans des conditions de moins en moins satisfaisantes.

Ainsi, de plus en plus de salariés ont besoin de retourner, même progressivement, même partiellement dans l’entreprise. Le télétravail tel qu’il est pratiqué aujourd’hui a atteint ses limites. En effet, avant la crise, il comprenait notamment les aspects fondamentaux de volontariat et de réversibilité. Alors que dans le cadre de la pandémie, le télétravail est forcé et non-réversible.

Par ailleurs, les impensés par rapport à la question de la protection et de la sécurisation des données comportent de réels risques pour les entreprises elles-mêmes. Cet aspect doit être pris en compte pour la branche elle-même et ses donneurs d’ordre.

Le télétravail n’a jamais été aussi stratégique pour lutter contre la pandémie. Or en l’état actuel, ce sont les salariés qui font office de variable d’ajustement. Les petites et moyennes entreprises ne sont pas en reste, la branche ne leur proposant aucun autre repère que le discours du Gouvernement.

Comme Syntec et Cinov ne veulent pas négocier un accord de branche, la contribution de la branche à un réel recul de l’épidémie du Covid s’éloigne.

Sans un accord de Branche, il est peu probable que les entreprises prennent d’elles-mêmes et spontanément les mesures concrètes adaptées à la situation exceptionnelle et incertaine que nous traversons. Le dialogue social fait ici cruellement défaut afin d’obtenir des garanties collectives et des droits en termes notamment de :

  • de protection des salariés
  • de moyen matériel
  • de santé physique et psychique
  • d’organisation du travail
  • des moyens d’expression et d’exercice des instances représentatives du personnel
  • de sécurité et de respect du RGPD
  • de respect des termes du contrat de travail signé par les salariés
  • de séparation des espaces de vie professionnelle et de vie personnelle

 

Les Organisations syndicales de la Branche, tout comme elles ont su le faire lors de la négociation sur l’APLD, sont pourtant tout à fait en capacité de négocier et conclure rapidement un accord sur le télétravail…pour peu qu’elles aient un ou des interlocuteurs en face.

Les Organisations syndicales renouvellent donc aujourd’hui leur demande d’ouverture de négociation d’un accord de télétravail dans l’intérêt des salariés, comme des entreprises et de la santé publique en France.


CFDT CTFC CGT FO

lundi 15 mars 2021

**SCOOP ** Les chiffres des augmentations 2021 ! Dans toutes les sociétés de l'UES Sopra Steria Group!

Mis à jour le 09/04/2021 : Attention, chiffres mis à jour suite aux dernières communications de la direction dans les différents CSE

 Transmettez autour de vous !

La CFDT vous informe des négociations en cours et des nouveautés, en vous abonnant simplement à la liste Essentiel pour cela un seul mail à essentiel-soprasteria+subscribe@googlegroups.com ! 

 

La CFDT est encore une fois la seule à vous fournir les chiffres des augmentations de toute l’UES Sopra Steria pour ce début d’année 2021 :

Sopra Steria, Sopra Banking, Sopra HRS et Sopra I2S !




Mais la CFDT a également rassemblé et compilé pour vous les chiffres que nous avons pu trouver des augmentations depuis 2003, et depuis 5 ans :

(Ouvrez l'image dans un nouvel onglet pour agrandir)


Augmentation des 5 dernières années :

(Ouvrez l'image dans un nouvel onglet pour agrandir)

Nous reviendrons très vite vers vous avec encore plus de détails car c’est une demande de nombreux salariés, afin de pouvoir se comparer et savoir exactement comment cela se passe dans l’entreprise !

Vos élus CFDT ne cessent de demander plus de transparence, mais ils ne font pas que réclamer, ils agissent en ce sens, pour permettre aux salariés d’accéder aux informations qui les concernent !



vendredi 12 mars 2021

Montant de l'Intéressement - Dividendes (sur les résultats 2020 versé en 2021) : "un grand merci" P.P.

 Les résultats sont tombés (lien sur « tombé » file:///D:/Bureau/Boulot%20CE/CE/26022021_CP_FY2020_SopraSteria_Francais_VF.pdf )

 Selon ses résultats, l’intéressement 2020 versés en 2021 doit donc être de 350€ bruts par salarié de SSG, SBS, SHR, I2S, Beamap présent pour l’année complète en 2020.

Les capitaux propres augmentent encore. Pour rappel, le niveau énorme des capitaux propres (1 397M€) permet de rendre impossible tout versement de participation. En effet, la formule dans le groupe est basée sur ce chiffre … Et la direction refuse de négocier une autre formule.

Pour les dividendes, après la suspension en 2019 pour cause de covid, le covid est toujours là, mais tout va bien pour les actionnaires, merci pour eux : à 2€ par action, soit le 3ème plus haut dividende jamais versé,

cela représente près de 41,1 Millions d’€ et donc 38,5% du bénéf versé aux actionnaires directement :

En 2021, les dividendes pour la famille Pasquier s’élèvent à 7M€ rien qu’avec les dividendes SSG/Axway.

Pour la Famille Odin = 3,3M€

Pour les Manageurs(Sopra Développement, SEI, Manageurs et Managers signataires du pacte avec VP et le gendre Pasquier) = 0,96 M€

En comparant à 2018, le résultat a diminué de presque 15%, mais la part du bénef reversée aux actionnaires a augmenté de 27% !

 

Sans oublier que les actionnaires ont toujours leurs actions, dont la valeur augmente régulièrement depuis des années sans qu’ils n’aient mis un seul euro de leur poche depuis des dizaines d’années ! Les salariés eux, ne peuvent rien revendre s’ils quittent Sopra Steria !

Sans oublier qu’un salarié malade pendant plus de 3 mois en 2020 ne touche pas son intéressement complet ! Par contre, pour les actionnaires, pas de problème de ce genre. 

Pour la famille Pasquier en 15 ans, l’augmentation du patrimoine entre actions et dividendes représente 372 M€ rien que pour Sopra Steria…

Pour résumer, 5M€ (à affiner) pour les 15 000 salariés français avec pour certains quelques 10aines d’euros seulement, et 41,1M€ pour les quelques 10aines d’actionnaires…

 Cette année, l’entreprise verse donc près de 8 fois plus pour les actionnaires que pour les salariés.

 

 Avec 45960 salariés, chaque salarié a donc produit en moyenne 2324€ de bénéfice net pour 2020 et touchera…. 1/6ème, soit 350€ d’intéressement (et uniquement les salariés français de SBS, SSG, SHRS, I2S,Beamap présents toute l’année 2020!)

 

Dans le communiqué de presse, l’entreprise affiche le résultat par action, mais en enlevant les actions auto-détenues (action SSG appartenant à SSG !)car ces actions ne donnent pas lieu à versement de dividendes… Ce calcul du résultat par action est donc complètement artificiel, juste pour dire : «  voilà ce qu’on pourrait se verser si on prenait tout ». Cette année, c’est 5,27€ par action ! comme c’est gentil, ils n’en prennent que 2€, ouf !

 

La direction va nous dire que c’est pour prendre en compte les résultats de 2019 car en 2020 il n’y a pas eu de dividendes pour cause de COVID.

Pas de problème, mais dans ce cas il serait bon que la direction résonne de même pour les salariés ! On attend avec impatience les « rattrapages » pour les salariés sur leurs salaires, participations, intéressement…

 

Pour finir quelques citations de M Pasquier :

« Nous sommes convaincus que, par notre capacité d’adaptation et notre solidarité, nous surmonterons ensemble cette crise. » PP 22/03/20 mail à tous les salariés

« Cela n’aurait pas été possible sans votre mobilisation et vos capacités d’adaptation : bravo à tous ! » PP 29/03/20 20 mail à tous les salariés

« un grand merci à toutes et à tous ! » PP 29/03/20 20 mail à tous les salariés.

jeudi 11 mars 2021

Edito mars 2021 : Négociations Télétravail encore télé-repoussée !



Une négociation est une discussion visant à aboutir à un accord gagnant-gagnant.

Or, il nous semble que pour la direction, c’est plutôt un rapport de force, dans lequel elle concède le minimum pour obtenir une signature. Elle s’abstient même de négocier si la signature des organisations syndicales n’est pas obligatoire.

Par exemple, concernant la négociation sur les revalorisations salariales (partie des Négociations Annuelles Obligatoires), la direction ne se donne même plus la peine de faire semblant : aucune négociation, elle ne fait qu’une annonce unilatérale après coup.

Nous constatons que notre direction et ses actionnaires refusent généralement le dialogue sur le télétravail. Malgré les demandes répétées de l’ensemble des syndicats, à tous les niveaux de négociation, interprofessionnelle, branche (de l’ingénierie, du numérique, du conseil et de l’événement) et entreprise, rien n’y fait. Elle prétexte n’être pas prête et ne pas savoir quoi négocier.

Pourquoi cette hésitation alors que nous sommes, au moins au niveau de la branche et plus particulièrement à Sopra Steria, essentiellement en télétravail depuis 1 an ? Cela ne va pas s’arrêter demain et le bilan est pourtant plus que positif !

Parce que les salariés, au travers des représentants qu’ils ont mandatés, sont dans une situation favorable pour négocier un GRAND accord sur le télétravail. Ce dernier permettrait de mener à bien cette transformation du travail vers le « digital » en considérant :

  • le vrai coût pour les salariés (énergies, équipements et entretien d’un bureau, co-working, etc.),
  • l’équilibre vie professionnelle sur site, vie professionnelle en télétravail, vie personnelle.

Notre direction ne voulant pas d’un accord sur le télétravail améliorant les conditions de travail et donc la qualité de vie, utilise tous les moyens à sa disposition pour retarder les négociations. En espérant au second semestre un retour à la vie professionnelle d’avant la crise sanitaire et négocier ainsi un accord au rabais.

Dans d’autres sociétés, où le dialogue social est plus avancé, les directions ont déjà négocié de nouveaux accords télétravail qui prennent en compte le bien-être des salariés en améliorant les conditions du télétravail.

Pourquoi notre direction refuse-t-elle le dialogue et se réfugie-t-elle dans la construction unilatérale d’un bilan, distille certaines informations sur l’utilisation du flex-office ? Dans le même temps, elle indique qu’il n’y a pas de réflexion sur le sujet (pas « mûr »), et considère que « ce n’est pas un télétravail mais un isolement sanitaire » …

 

La CFDT Sopra Steria demande l’ouverture immédiate de la négociation sur le télétravail !

 


Évolution de vos salaires ces dernières années compilés par vos élus CFDT !

Historique des augmentations de salaires depuis 2013

La CFDT a synthétisé 9 ans de cycle CRH et des augmentations qui en découlent. Les données commencent pour nos filiales à la date de création ou d’intégration dans le groupe. 

Pas de surprise, hélas, mieux payé, mieux augmenté, nous vous présentons la synthèse des données par sociétés et par classification. 

Pour chacune des sociétés, nous mettons en exergues quelques points marquants. Mais nous constatons une constante, l’augmentation des hauts salaires et une stabilisation voire une diminution des salaires des catégories syntec inférieurs ou égale à 3.1. 

Cette évolution des salaires des catégorie syntec inférieurs ou égale à 3.1 peut être expliqué partiellement par un turn over plus important de ces catégories pour les cadre (de 10% à 20% sur la période, en augmentation) et d’une très faible augmentation des non cadres. 

Et vous ! Où vous situez vous ?

 Pour SSG:

Pour vous faciliter la lecture du tableau, voici quelques exemples d’interprétation des données :

  • Le salaire moyen de la classification DHG a augmenté de plus de 900 € par mois entre 2011 et 2019 pour les femmes pour se situer à plus de 14 000 € par mois 
  • Le salaire moyen de la classification DHG a augmenté de plus de 4700 € par mois entre 2011 et 2019 pour les hommes pour se situer à plus de 17 000 € par mois 
  • Le salaire moyen de la classification I3.1 a baissé de 148 € par mois entre 2011 et 2019 pour les femmes pour se situer à plus de 4100 € mois 
  • Le salaire moyen de la classification I2.11 a augmenté de 36 € par mois entre 2011 et 2019 pour les hommes pour se situer à près de 2800 € mois 


(ouvrez dans un nouvel onglet pour agrandir les images)


Le montant des 10 plus hautes rémunération de SSG ont augmentée de 16,70% entre 2011 et 2019 !

 

 Pour SBS :

Pour vous faciliter la lecture du tableau, voici quelques exemples d’interprétation des données.

Voici quelques exemples manquant : 

  • Le salaire moyen de la classification DHG a augmenté de plus de 900 € par mois entre 2013 et 2019 pour les femmes pour se situer à plus de 13 000 € par mois 
  • Le salaire moyen de la classification DHG a augmenté de plus de 2200 € par mois entre 2013 et 2019 pour les hommes pour se situer à plus de 14 000 € par mois 
  • Le salaire moyen de la classification I2.3 a augmenté de 69 € par mois entre 2013 et 2019 pour les femmes pour se situer à plus de 3000 € mois 
  • Le salaire moyen de la classification I2.11 a baissé de 54 € par mois entre 2013 et 2019 pour les hommes pour se situer à plus de 2700 € par mois 




 Le saviez-vous ? 

Le montant des 10 plus hautes rémunération de SBS ont augmentée de 65% entre 2013 et 2019 !



 Pour I2S:

  • Le salaire moyen de la classification DHG n’a pas été indiqué tant pour lefemmes que pour les hommes  
  • Le salaire moyen de la classification 3.2 a augmenté de plus de 400 € par mois entre 2015 et 2019 pour les hommes pour se situer à plus de 6000 € par mois 
  • Le salaire moyen de la classification I2.3 a baissé de 149 € par mois entre 2015 et 2019 pour les femmes pour se situer à plus de 3600 € mois 
  • Le salaire moyen de la classification I3.1 a baissé de 440 € par mois entre 2015 et 2019 pour les hommes pour se situer à plus de 4200 € mois 




Le saviez-vous ?

Le montant des 10 plus hautes rémunération de I2S ont augmentée de 10,33% entre 2014 et 2019 !

 

 Pour SHRS :

La direction de daigne pas nous donner ces informations dans le bilan social. Y-aurait-il des choses à cacher ?

NB : Les informations sont extraites des bilans sociaux fournis par la direction.