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mardi 11 mars 2025

Directive (UE) 2023/970 : Une avancée pour l’égalité salariale, mais des défis à relever !

La Directive (UE) 2023/970, adoptée en mai 2023, marque une avancée majeure pour l’égalité salariale en Europe. En imposant plus de transparence et en renforçant les droits des travailleurs, elle reprend plusieurs revendications portées par la CFDT. Toutefois, dans sa mise en œuvre la CFDT devra être vigilante pour garantir de réelles avancées dans les entreprises.

lundi 10 mars 2025

Intéressement 2024 versé en 2025 : 1517€ par salarié ! Merci la CFDT :)

Grâce à l’accord signé par la CFDT, tous les salariés de Sopra Steria Group, Sopra HR, Sopra I2S, Sopra Solutions, et SBS ont droit à un intéressement partagé le plus équitablement possible, non pas en fonction du salaire, ni du temps partiel ou non, mais uniquement du temps de présence dans le groupe sur 2024 !

L’accord signé par la CFDT pour les années 2024 à 2026 donne un intéressement de 1517€ par salarié !

En effet, suite à la publication des résultats 2024, le taux de 9,8% de ROA donne un intéressement de 1680€ brut, soit, après déduction de la CSG et CRDS (9,2%+0,5% = 9,7%), de 1517,04€ net.

Pour qui ?

Pour tous les salariés de Sopra Steria Group, SBS, I2S, Sopra HR, ayant une ancienneté d’au moins 3 mois (tous contrats compris CDD, …) au 31/12/2024 ou à la date de départ en cas de rupture de contrat en 2024.
(Les mandataires sociaux ont aussi le droit à cette prime s’ils ont un contrat de travail, ce qui est le cas chez SSG)

Comment ?

Cette prime doit être versée au plus tard le 31/05/2025.

ATTENTION, la loi passe par dessus tout accord, par défaut la prime d’intéressement est versée sur le PEE du salarié. Sinon, le salarié peut choisir de les avoir versé directement pour cela, PENSEZ à choisir le versement sur Amundii.

 

Au prorata du temps de présence sur 2024 :

Toutes les absences seront déduites du temps de présence sauf :

Accidents de travail, maladies professionnelles,

Périodes d'arrêt pour maladie ou accident notamment de trajet lorsqu'elles donnent lieu à maintien du salaire par l'employeur en application de la convention collective,

Congés de maternité et d’adoption,

Congés paternité et d’accueil de l’enfant,

Congés payés (congé principal, congé d’ancienneté…),

Jours fériés,

Formation professionnelle,

Congés pour événement familial (mariage, naissance, décès, enfants malades…),

Repos compensateur,

Congés pour projet de transition professionnelle,

Congés de Validation des Acquis de l’Expérience.

 

Même si l’intéressement ne remplace pas une augmentation ni du salaire, cela permet d’apporter un plus pour tous les salariés de l’entreprise, de manière équitable. Car c'est bien tous les salariés qui créent le résultat de l’entreprise contrairement à ce que veut nous faire croire la direction en augmentant que certains salariés ! 


La CFDT, un syndicat national, est la seule à vous informer autant. Elle existe hors de l’entreprise, a de nombreux contacts et est implanté partout : avoir la CFDT dans l’entreprise est indispensable ! Pensez-y aux prochaines élections ! Donnez-nous les moyens de vous aider au quotidien !


Consultation CSE Sopra HR Software : une stratégie qui inquiète



Des orientations stratégiques floues et une direction déconnectée

Suite à l’information du CSE sur les orientations stratégiques et à la présentation des documents, le cabinet SYNDEX a été missionné pour effectuer une expertise afin d'obtenir une analyse approfondie des décisions de la direction. Nous espérons ainsi obtenir des réponses plus précises. Un retour sera fait fin avril.

Si l'ambition affichée peut séduire sur le papier, la réalité pour les salariés soulève bien des questions.

Un virage technologique aux contours flous

La direction mise sur l’IA et le Cloud avec le programme "NOVA", intégrant automatisation, nouvelles solutions RH et outils innovants. De même, le projet "4YOU+" doit rendre le SIRH plus performant et orienté sur l’IA. Mais au-delà des slogans, peu de chiffres, peu de données concrètes. Quel impact pour les salariés ? Quels moyens et planning pour accompagner ces changements ?

Des perspectives de croissance... mais pour qui ?

L’entreprise déploie des stratégies ambitieuses : conquête du marché Medium Business (<12k salariés), intégration de l'IA dans les métiers, évolutions technologiques, migration vers le Cloud pour Pléiades Cloud-Only... Pourtant, la priorité semble être avant tout l’augmentation des revenus pour l’entreprise, sans prise en compte des conséquences sur la charge de travail, la transformation des métiers et le partage des valeurs. Toujours plus pour l’actionnaire, toujours moins pour les salariés ? Derrière ces stratégies, quelles garanties pour les salariés ?

Moins d’effectifs, plus d’exigences

Initialement prévu à 1 099 salariés fin 2025, l’effectif visé est désormais de 990. Une baisse justifiée par un recrutement "exigeant et sélectif". Mais qu’en est-il des conditions de travail ? Des salaires stagnants ? L'entreprise devient-elle moins attractive ? Que fait-elle pour retenir les talents ?

Une RSE invisible

Sur le volet RSE, la direction se contente de suivre les directives du groupe sans fournir d’explications claires. Pourtant, 100 salariés sont formés sur ces enjeux, mais aucune donnée chiffrée, aucun plan détaillé, aucun engagement présenté. La stratégie RSE est-elle une façade ou un réel engagement ? Le CSE demande une présentation complète de ce volet.

Des perspectives floues sur le Cloud et les produits : et après Pléiades ?

La migration vers Pléiades Cloud-Only suit une logique de Lift & Shift, mais aucune vision claire sur la suite. Pléiades E5 est obsolète, et la direction évoque deux options : migration vers 4YOU ou passage complet au Cloud.

Cette transition soulève de nombreuses inquiétudes parmi les salariés : quel avenir pour ceux travaillant sur les solutions On-Premise ? Quels moyens seront mis en place pour accompagner la montée en compétence et les mobilités internes ?

L’expert approfondira ce sujet afin de nous apporter plus de réponse.

Le directeur général de Sopra HR a reconnu que cette migration s'effectuera sur plusieurs années et il mise sur le Cloud-Only.

De plus, la fragilité du pipeline de projets et la difficulté de convaincre les clients de migrer posent des défis majeurs. Le risque est une transition forcée qui mettrait en péril les clients actuels.

Les élus du CSE ont également soulevé la question des solutions historiques comme Cobol et leur avenir. La direction assure qu’un travail de cartographie et de transformation progressive est en cours, mais aucune garantie précise n’a été donnée sur les moyens alloués ou les plans d’évolution des compétences des équipes.

Les évolutions de carrières inexistantes

Le constat est sans appel : aucune véritable mobilité interne, toujours pas de bourse à l'emploi. Très peu de promotions sont accordées et les augmentations sont au point mort. Comment motiver les salariés à s'investir dans la transformation de l'entreprise si aucune reconnaissance ni perspective d'évolution ne leur est donnée ?

Un dialogue social rompu

Lors de la présentation stratégique, un constat accablant : aucun chiffre concret n’a été communiqué. Interrogé sur ce point, le directeur général a simplement répondu : "Nous n’en avons pas, So what ?"

Une phrase qui résume bien la posture de la direction : un mépris total du dialogue social. Les élus du CSE ont demandé des données précises sur les impacts des choix stratégiques, mais la direction refuse d’apporter la moindre transparence. Comment justifier ces orientations sans chiffres ou données précises ?

Un avenir incertain

Face à des orientations stratégiques floues, un dialogue social méprisé et une vision à court terme uniquement axée sur la rentabilité, les salariés sont en droit de s’interroger. Quels moyens pour garantir l’avenir ? Quelle reconnaissance pour les équipes ?

vendredi 7 mars 2025

Résultats 2024 : Bénéfices record... mais pas au bénéfice des salariés !

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À transmettre à tous les salariés autour de vous :
pour avoir les nouvelles et infos de dernière minute par vos élus CFDT, il faut être inscrit sur l'Essentiel !
Pour cela un seul mail à  dscfdtsoprasteria@gmail.com !
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Les résultats 2024 sont tombés !

Pour résumer :

251 millions d’€ de bénéfices, en augmentation de 30% !

Dette du groupe divisée presque par 3

Trésorerie historiquement haute,

150 M€ de rachat d’actions pour les détruire,

une nouvelle distribution d’actions gratuites pour le Top Management,

et des dividendes toujours aussi haut avec 100M€ encore cette année,

… mais des augmentations de salaires ridicules ou retardées pour de rares privilégiés !

La CFDT a fait une déclaration à la Direction Générale en CSE Sopra Steria Group :

« La CFDT dénonce des Négociations Annuelles Obligatoire déloyales.

La direction refuse en négociations de discuter du sujet principal pour les salariés : la rémunération. Contrairement aux autres entreprises. Et voilà, comment chaque année, la CFDT dénonce des augmentations toujours plus orientées vers les plus hauts salaires. Pour rappel, en 2 ans, les 10 plus hauts salaires SSG se sont augmentés en moyenne de 100 000€ chacun (sur le salaire annuel) ! soit +25% en 2 ans !

La CFDT rappelle l’article L2242-5 du code du travail « Si, au terme de la négociation, aucun accord n’a été conclu, il est établi un procès-verbal de désaccord dans lequel sont consignées, en leur dernier état, les propositions respectives des parties et les mesures que l’employeur entend appliquer unilatéralement. ». La CFDT rappelle que la direction a l’obligation de préciser ce qu’elle compte faire sur les augmentations à la fin des NAO.
Mais la direction n’a donné aucune information sur ce qu’elle allait faire sur les augmentations, en fermant les NAO le 15 janvier 2025 !

La direction trouve 100 Millions pour les dividendes, trouve 150 M€ pour racheter des actions Sopra Steria pour les détruire, la direction ne cesse de « remercier chaque salarié » pour le travail fourni en 2024 dans les KickOff, mais la direction ne distribue que quelques faibles augmentations à quelques rares salariés !

Heureusement que la CFDT a signé un accord de revalorisation des minima salariaux dans la branche des Bureaux d’Études, ce qui a permis à quelques salariés mal payés d’avoir une revalorisation de 100€ ou 75€.

Et voilà qu’on apprend que la direction, qui se revendique « bienveillante », change les règles au dernier moment, en décalant les augmentations des salariés ayant des parts variables à juillet 2025 (sans rétroactivité) ! Et cela, juste pour améliorer les résultats du 1er semestre 2025 à afficher au « marché » ? Et la direction essaye de faire croire que c’est par bonté qu’elle n’a pas décalé le paiement de la part variable ! Alors que cela serait illégal !

Quel respect pour les règles partagées aux salariés sur les CRH ? Comment les salariés peuvent-ils avoir confiance en la direction ?

Le plan « Incentive », distribution d’actions gratuites au Top Management de l’entreprise, lui, n’est pas réduit.

La direction ne fait-elle des économies que sur le dos des salariés ?

L’entreprise va-t-elle si mal ? Comment cela se fait-il que les Organisations Syndicales et les Représentants du Personnel ne soient pas informés ? Pourquoi ne pas échanger sur les économies à faire afin que nous puissions en proposer pour les répartir enfin de manière égalitaire ?

Non, l’entreprise va très bien, la présentation des résultats le prouve : la dette de l’entreprise a pratiquement diminué de 2/3, la trésorerie explose, les bénéfices ont augmentés de plus de 30% pour atteindre 250 M€, les prix de vente ont augmentés, mais on explique aux salariés qu’il faut être patient et se serrer la ceinture !

Les dividendes seront-ils aussi repoussés ? NON ! Les dividendes seront servis, comme l’an dernier, à hauteur de 100 millions d’€ pour les actionnaires !

La CFDT rappelle que le mécontentement et la perte de confiance des salariés ne peut entraîner que démotivation et départs en série, ce qui aura des conséquences néfastes pour l’entreprise.

La CFDT demande à la direction de revoir sa décision sur les augmentations 2025 et de rémunérer le travail des salariés à sa juste valeur. »



Les chiffres :

Pour le Groupe : Le Chiffre d’Affaire (CA) est « plat » en diminution de -0,5% (5,776 milliards d’€). Même si l'action a baissé suite à l'annonce des résultats, il s'agit plutôt d'une sanction sur les prévisions prudentes pour 2025 ou la non-croissance du CA 2024, qu'un quelconque jugement sur la santé de l'entreprise !

La Trésorerie atteint des sommets (432,1M€) malgré les 150 Millions d’€ qui ont servi à racheter des actions SSG dans le but de les détruire en 2025.

Le ROA atteint 9,8% !

Soit un bénéfice de 251 Millions d’€ !

En France, le CA a diminué de 1,6% (2437,9M€). Défense et Secteur Public ont augmenté, là où les autres BU sont stables, exceptée Aeroline qui a diminué. Le Résultat Opérationnel d’Activité (ROA) est tout de même à 220,4M€ soit 9% !

Le groupe a « commencé à rééquilibrer le profil européen de SSG » et veut continuer à œuvrer en ce sens. En diminuant l’effectif de la France ou en augmentant l’effectif dans le reste de l’Europe ?

Force est de constater que l’effectif global n’augmente pas, et que l’effectif en France est en légère décroissance.

On a aussi appris que les prix de vente ont augmenté mais les salaires n’ont pas augmentés d’autant ! Dommage pour nous !

La direction a aussi affiché un objectif fort de réduction de l’âge moyen dans l’entreprise ! Sans afficher d’objectif de croissance d’effectif, ce qui n’est pas bon signe pour les salariés présents, qui ne peuvent rajeunir…

Les salariés ne sont qu’une variable d’ajustement dans cette entreprise, et au vu de l’apathie du marché du travail dans nos secteurs, la direction se dit qu’elle peut « se permettre » de faire des mécontents, et que le taux de départs n’en sera que « meilleur » (15,88% en 2024 pour SSG). (Très bientôt un article sur l’analyse des départs 2024 !)

Retrouvez la présentation financière ici.

 

La CFDT, un syndicat national, est la seule à vous informer autant. Elle existe hors de l’entreprise, a de nombreux contacts et est implanté partout : avoir la CFDT dans l’entreprise est indispensable ! Pensez-y aux prochaines élections ! Donnez-nous les moyens de vous aider au quotidien !

Nous te conseillons également notre communication mensuelle de février,  et notre blog, pour exemple, quelques articles :

Salariés en modalité 2 ! Le PMSS a augmenté, et votre salaire?

KICK OFF 2025 : du sermon à la carotte !

Titre Restaurant : austérité au menu !

La croisade des albigeois

Négociation Accord Télétravail : « Un, Dos, Tres, Un pasito pa'atras », (Un, Deux, Trois , Un pas en arrière)

La mobilisation ça marche ! Le site d'Albi est sauvé !

CRH de mi-année : MENSONGES. "Personne n'a eu", "Ce n'est que pour les nouveaux" : la direction SSG vous ment...

Pourquoi TU n'est pas un vrai défenseur des salariés? La preuve par les faits #1

BUREAUX D'ETUDES - Salaires : êtes-vous bien positionné ?

Congés pendant les arrêts maladie : la direction joue la montre !

Égalité professionnelle : des avancées non négligeables ! La CFDT Sopra Steria signe l'accord !

AUGMENTATION DES SALAIRES MINIMA CONVENTIONNELS grâce à la CFDT !

Les salariés de plus de 50 ans ou en situation de handicap sont de trop chez Sopra Steria ?!

"Pose tes congés pour faire tes déplacements professionnels" ?!

100 000€ d'augmentation pour les 10 plus hauts salaires.... les autres salariés au pain sec !

À partir du 8 novembre 16h46, les femmes « travaillent gratuitement » jusqu’à la fin de l’année !

Salaire du président du groupe Sopra Steria ! (Pourquoi ma progression salariale n'est pas la même ? :)

Groupe Sopra Steria : le mauvais élève des ESN sur l'Index égalité Pro encore en 2023 !

Plus de 1000 articles sur ce blog !

Loi Borloo : Kesako ? Et si vous aviez droit à des sous?

Nouvel accord Temps de Travail Sopra Steria Group : les 12 pièges qui s'y cachent !

Rions un peu - la langue en entreprise... Les goguettes !

Exclu CFDT ! L’Évolution du salaire depuis 15 ans chez SSG !

Sopra Steria Group SA ne paye pas d'impôts en France, mais en reçoit ! Malgré ses excellents résultats et ses millions de dividendes versés... et ce n'est pas près de changer !

Protégez-vous ! Adhérez !

jeudi 6 mars 2025

Journée internationale des droits des femmes - 8 mars

En tant qu’organisation syndicale, nous luttons tous les jours pour réduire les écarts entre les femmes et les hommes. La CFDT fait de l’égalité professionnelle une réalité dans les entreprises et les administrations.

Pour l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes 

  • Les femmes perçoivent 1/4 de salaire de moins que les hommes, à la retraite l’écart des pensions se creuse à hauteur de 40 %
  • Elles sont 58 % à être payées au SMIC et y restent plus longtemps
  • Alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes, elles ne représentent que 39% des cadres
  • Assignées à leur rôle de mère, elles occupent 80% des emplois à temps partiel, et 95% des congés parentaux sont pris par les femmes
  • Le poids de la parentalité, incluant la double journée et la charge mentale, pénalise exclusivement la carrière des mères, accentuant encore les inégalités salariales.

Pour la revalorisation des métiers à prédominance féminine 

Pour des services publics de qualité répondant aux besoins, notamment dans la petite enfance : il manque plus d’un million d’emplois dans les métiers du soin et du lien et plus de 200 000 places dans la petite enfance.

Pour des moyens réels alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles 

  • 80 % des plaintes sont classées sans suite
  • le gouvernement français refuse d’inclure la notion de consentement et le viol dans la directive européenne contre les violences faites aux femmes
  • les discours masculinistes se renforcent dans la sphère publique, prônant un retour aux « vraies valeurs » et à un sexisme décomplexé
  • Le Haut Conseil à l’Égalité, dans son rapport annuel, dénonce une aggravation du sexisme d’année en année

LE 8 MARS : mobilisons-nous
pour une société de progrès et de justice,
pour l’égalité entre les femmes et les hommes !



Publiée par : F3C CFDT

Communiqué de presse : 8 mars, journée internationale des droits des femmes : nous voulons enfin des actes !

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas une réalité dans nos entreprises et administrations. L’égalité professionnelle s’inscrit dans un projet de société et nécessite une volonté à la fois politique et budgétaire. Les législations successives et la mise en place de l’index égalité pour tenter de corriger les écarts ne suffisent pas.

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas une réalité dans nos entreprises et administrations.

L’égalité professionnelle s’inscrit dans un projet de société et nécessite une volonté à la fois politique et budgétaire. Les législations successives et la mise en place de l’index égalité pour tenter de corriger les écarts ne suffisent pas. Ce constat que nous posons, année après année est largement admis et pourtant il n’y a aucune réelle volonté du patronat et des gouvernements successifs pour appliquer et faire appliquer la Loi et aboutir à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Les chiffres sont têtus et illustrent ces inégalités au détriment des femmes :

  • Elles perçoivent des salaires de 23.5 % en moyenne inférieurs à ceux des hommes (en prenant en compte les temps partiels) ;
  • Elles occupent 42.6 % des emplois de cadre alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes ;
  • Elles représentent 57 % des Smicard-es ;
  • Elles occupent près de 80 % des emplois à temps partiels dont beaucoup de temps partiels imposés ;
  • Elles touchent des pensions de retraite de droits directs 38 % moins élevées en moyenne que celles de hommes ;
  • Elles sont à la tête de 82 % des familles monoparentales ;
  • Elles prennent 95 % des congés parentaux ;

Plafonds de verre, planchers collants, parois de verre sont autant de termes qui qualifient les carrières des femmes. Elles ont plus difficilement accès aux postes à responsabilité, elles sont plus nombreuses à être dans les bas salaires et à y rester, elles sont concentrées dans des métiers à prédominance féminine sous-valorisés et mal rémunérés.

Elles subissent aussi les carrières en accordéon qui les pénalisent sur leur rémunération durant leur vie active mais également sur leur pension de retraite. Le poids de la parentalité, incluant la double journée et la charge mentale, le manque de structures publiques de la petite enfance, pénalisent quasi-exclusivement la carrière des mères, accentuant encore les inégalités salariales. Elles sont 30 % à réduire leur activité professionnelle à l’arrivée du 1er enfant. Aujourd’hui, les métiers du soin et du lien sont en grande tension par manque d’effectifs et il manque plus de 200 000 places dans la petite enfance. Malgré les scandales récents dans les crèches privées, aucune mesure solide n’a été annoncée pour renforcer le service public de la petite enfance alors même qu’il s’agit d’un facteur déterminant pour l’émancipation des femmes.

Majoritaires parmi les personnels de la Fonction publique et principales usagères, les femmes seront les premières impactées par les coupes sombres envisagées dans le budget pour les services publics. Si la mobilisation intersyndicale a permis de faire reculer le gouvernement sur son projet d’imposer 3 jours de carence, il n’a pas renoncé à celui de baisser à 90% la rémunération des agent.es en cas d’arrêt maladie.

Nous combattrons cette injustice profonde qui pénalisera d’abord les femmes, leur rémunération et leur pouvoir d’achat. Enfin, les moyens alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sont encore très en deçà des besoins. La convention 190 de l’Organisation Internationale du Travail pour lutter contre la violence et le harcèlement au travail et la recommandation 206 associée sont appliquée à minima par la France.

Pour toutes ces raisons, partout en France, le 8 mars 2025 est l’occasion de rappeler nos revendications afin d’obtenir :

  • l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes
  • la revalorisation des métiers à prédominance féminine
  • la transposition ambitieuse de la directive européenne pour la transparence salariale et la révision en profondeur de l’index Egapro
  • l'abrogation de l’âge légal de départ en retraite à 64 ans qui pénalise en premier lieu les femmes
  • des services publics de qualité répondant aux besoins notamment dans la petite enfance
  • plus de moyens pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles

Les femmes ne veulent plus de paroles en l’air,
elles veulent des actes !

mercredi 5 mars 2025

Salariés en modalité 2 ! Le PMSS a augmenté, et votre salaire?

 Au 1er janvier 2025, le Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale a été augmenté de 1,6%, passant de 3864€ à 3925€ mensuel.

Cela a des conséquences diverses, mais pour les salariés et salariées en modalité 2 ("réalisation de mission") dans la branche des Bureaux d'études en particulier.

L'accord de branche du 22 juin 1999, signé par la CFDT, prévoit les dispositions suivantes pour les salariés en réalisation de mission ( modalité 2) : " Ces modalités s'appliquent aux salariés non concernés pat les modalités standard ou les réalisations de missions avec autonomie complète. Tous les ingénieurs et cadres sont a priori concernés, à condition que leur rémunération soit au moins égale au plafond de la sécurité sociale".

Ce forfait d'heures repose donc sur une condition d'éligibilité : les ingénieur.e.s ou cadres doivent percevoir un salaire au moins égal au plafond de la sécurité sociale.

Le salaire des salarié.e.s en modalité 2 doit tenir compte de l'augmentation du PMSS au 1er janvier 2025, et les salarié.e.s ne peuvent pas être payés en dessous de ce montant de 3925€.



Si votre rémunération n'est pas a minima égale à 3925€ mensuel, vous ne pouvez pas être en modalité 2.

Si vous êtes au plafond de la sécurité sociale, vérifiez bien que votre rémunération a augmenté en janvier 2025.

La cour de cassation dit que si on est sous le PMSS on ne peut pas être "en réalisation de mission" M2, donc soit il faut augmenter le salaire, soit la modalité de temps de travail est à changer ! Si la direction n'augmente pas le salaire, le salarié est fondé à réclamer le paiement de toutes les heures effectuées au-delà de la 35ème heure. Chaque salarié dans ce cas peut bénéficier du paiement des 3,5 heures effectuées chaque semaine au titre des heures supplémentaires avec majoration afférente.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à contacter vos représentants du personnel CFDT !

La CFDT est la seule à vous donner autant d'infos, 
utiles, concrètes et étayées !
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