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lundi 18 juin 2018

*** Négo Temps de Travail en cours *** Sopra Steria Group SA : Enfin une avancée !


Une nouvelle réunion de négociations sur le temps de travail a eu lieu aujourd’hui 14 juin. La direction bouge ENFIN et arrive avec des propositions !


Comme nous vous l’expliquions, suite à l’échec de l’outil de saisie du temps de travail (3% de salariés saisissent), la CFDT a dénoncé l’accord qui ne fonctionne pas. Sans accord, nous revenons le 1er janvier 2019 à des horaires fixes et à 35h sans RTT.  Seulement, les salariés travaillent déjà bien plus que les 36h50 exigées et ont pris gout à la liberté des plages horaires de l’horaire variable et aux RTT.
La direction est au pied du mur, elle doit signer un accord.
La CFDT a fait ses propositions en mars, elles ont apparemment été regardées avec attention par la direction, et celle-ci avance dans le sens proposé par la CFDT !
Certaines de nos propositions ont fait mouche :
La direction propose déjà 1 RTT SALARIÉ DE PLUS PAR AN ! (soit 11 RTT pour la plupart des salariés 6 RTTh et 5 RTTs)
Nous sommes encore loin de la reconnaissance globale de toutes les heures travaillées
mais cette première avancée ouvre une porte pour continuer à négocier et à ne rien lâcher pour vous !
La direction souhaiterait également proposer le forfait jour aux salariés dès la classification I3.1 (avec un salaire d’au moins 120% du minimum de sa classification soit 4167,72€ pour I3.1). Pour le moment, ce ne sont que les I3.2 et plus qui sont en forfait jours. Chacun étant libre de signer ou non son avenant forfait jour.
Les salariés I3.1 perdent alors 3 jours de RTT. Ce qui permettrait sans doute à la direction de financer en grande partie l’ajout d’1 jour de RTT à toutes et tous.
La direction propose de déclarer et d’inclure les heures d’intervention d’astreintes dans le temps de travail hebdomadaire. Il nous reste à faire qu’elles soient bien traitées comme des heures supplémentaires et majorées
Ø  Au-delà de cette bonne nouvelle, la direction reste encore bloquée sur la validation obligatoire du temps de travail par le manageur.
Ø  De même, nous n’avons pas encore réussi à obtenir le Compte Épargne Temps dans cette négociation.
Mais il nous reste 6 mois avant la fin de l’accord existant,
et cette avancée est un bon signe !
Toute l’équipe CFDT est mobilisée et continue de se battre pour obtenir le meilleur pour tous les salariés !
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Vous le sauriez déjà si vous étiez inscrit !
Transmettez à tous les salariés de l’UES SSG autour de vous : pour avoir les nouveautés au CE, les nouvelles et infos de dernière minute, par vos élus CE CFDT, il faut être inscrit sur l'Essentiel, pour cela un seul mail au robot de yahoo, à EssentielSopra-subscribe@yahoogroupes.fr ! 
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mardi 5 juin 2018

L'Essentiel du CE des 24 et 25 mai 2018 : Salariés Non Augmentés depuis 3 ans et plus, formations bénévoles, Transfert de la GAP à HR, mise à jour du RI,...


Retrouvez ci-dessus l’Essentiel de la réunion du CE des 24 et 25 mai dernier, avec les points importants et les impressions de vos élus CFDT, en toute liberté !

N’oubliez pas de transmettre à vos collègues : pour se tenir au courant de l’actualité et de ses droits chez Sopra Steria, abonnez-vous à l’Essentiel : juste un mail vide au robot yahoo EssentielSopra-subscribe@yahoogroupes.fr !

Au menu ce jour :
·         Le salariés non-augmentés depuis 3 ans et plus, et la population visée par les augmentation de juillet
·         L’économie de l’entreprise,
·         Les entrées/sorties de l’entreprise : du mieux ou n’est-ce qu’un leurre ?
·         Des formations pour tous, mais bénévolement ?
·         Le transfert du service entier de la GAP (paie) vers la société HR !
·         La mise à jour du Règlement Intérieur, qui définit ce qu’un salarié a le droit de faire ou non dans l’entreprise, et les sanctions encourues
·         La mise en place du covoiturage, ou un écran de fumée pour le green-washing de l’entreprise !
·         …



n  Point 1 : Informations économiques
 « Aucune entité au-dessus de son budget. Ni en France, ni dans le groupe. » Vincent Paris l’avoue, les résultats ne sont pas reluisants.
Toutes les BU France sont légèrement en-dessous ou en-dessous de leur budget. Habituellement, la situation est plus contrastée, et c’est bien cette unanimité qui est inquiétante !
D’autant plus que le budget annuel continue d’être revu à la baisse.
Une partie de Cassiopae a intégré SSG, une autre SBS avec ces progiciels. Les ventes de Cassiopae ont été décuplé, cela entraine un appel d’air de compétence : Un appel à la mutation vers SBS pour Cassiopae risque fort d’avoir lieu d’ici peu !
Nous rappelons qu’il reste encore des salariés mis de côté à Bordeaux, sans mission et sans qu’on leur en cherche ! Certaines ont même été sorties de mission pour... ne rien faire ! Les élus s’en indignent auprès de la direction, qui s’engage à revenir vers nous avec une solution décente !
Quant à CIMPA, notre filiale exAirbus, elle n’est pas encore à son objectif de 2020 d’atteindre 30% de son CA sur d’autres clients qu’Airbus, puisqu’aujourd’hui on est à 17%.
n Point 3 : Entrées/Sorties des effectifs
Cyril Malargé vient nous présenter ce point, et il est fier : c’est le premier mois où les entrées sont plus importantes que les sorties !
Vos élus CFDT font remarquer que la direction oublie sans doute les 130 personnes de Cassiopae qui s’ajoute aux effectifs depuis le 1er avril.
Sans eux, ce n’est pas le même bilan.
Zut. Silence embarrassé de la direction.
Nous soulignons que d’après le document même de la direction, la raison principale des départs des plus de 5 ans d’expérience est le salaire insuffisant. C’est cette population qui manque cruellement sur les projets, et qui a aujourd’hui un impact économique sur les résultats qui n’atteignent pas le budget ! Et ils ne sont pas concernés par le CRH remaniés de juillet ! Que fait la direction pour résoudre cela ?
Silence encore. La situation n’est donc pas prête de s’améliorer !
n Point 12 : Déploiement de formations e-learning dans le cadre de la sécurité
Un plan de formation obligatoire va être déployé pour chaque salarié avant la fin de l’année. 10 à 15 modules en e-learning sur la sécurité, les règles anti-corruption, seront à faire par chacun. Quand ? à l’heure où on décale les congés car les projets sont surchargés ? pas de réponse. La tentation sera donc grande de demander aux salariés, en toute illégalité, de les faire sur leur temps perso de week-end ou de soirée !!! Inadmissible.  Comment feront les salariés en clientèle, que le client veut voir 5j/7 ? pas de réponse. Ce sera encore à lui de se débrouiller, autant dire que beaucoup vont se faire avoir… Comment a-t-on l’assurance que ces modules seront effectués sur le temps de travail ? Pas de réponse.
Pourquoi tout à coup cet empressement ? Et pourquoi cette volonté forte de la direction n’a-t-elle jamais pu s’exercer dans d’autres domaines ?
Pourquoi aucune formation obligatoire d’ici la fin de l’année sur le harcèlement ? ou le handicap ?
La priorité de la direction est claire… 
n Point 2.1 : Salariés non-augmentés depuis 3 ans et plus
Enfin des chiffres !
Tous ces cas doivent être revus au CRH de juillet avec éventuellement une augmentation ou un plan d’actions. La direction a promis un retour au CE fin septembre.


Vos élus demandent de regarder toutes les augmentations inférieures à 60€, car on ne peut alors parler d’augmentation mais ces salariés ne sont pas dans ces chiffres ! Pour exemple, une élue cite le cas d’une revalorisation de 7€ pour atteindre le minimum de la convention collective !
En résumé, LES AUGMENTATIONS DE JUILLET CONCERNERONT :
               n   L’égalité professionnelle Femmes-Hommes : femmes I2.2 et I2.3
               n   Les salarié.e.s non augmentés depuis 3 ans et plus
             n   Les salarié.e.s de 1 à 2 ans d’expérience
n Point 4 : Transfert de la GAP chez HR !
La direction prépare le transfert de l’activité GAP à HR (une trentaine de personnes).
La session est gratuite et on nous explique que cela n’aura pas de coût supplémentaire pour SSG !
La veille Vincent Paris nous expliquait qu’après ce transfert, nous allions payer à HR 15€/bulletin.
Le calcul est pourtant simple, en prenant seulement la refacturation des bulletins de salaire SSG par HR, nous devrions payer en 2019 : 2 340 000€ (15€ * 13 000 bulletins : 195 000€ * 12 mois : 2 340 000€).
Il parait évident que le compte n’y est pas où alors les 30 salariés de la GAP aujourd’hui couteraient en moyenne à SSG : 78 000€/an.
Même en rajoutant aux salaires chargés les coûts abonnés, on a vraiment du mal à y croire. oO
n Point 5.2 : Mise à jour du Règlement Intérieur de SSG : Charte Informatique
Le nouveau règlement intérieur comprend des annexes, dont la nouvelle version de la Charte Informatique. La direction y a ajouté de multiples injonctions, toutes plus irréalistes les unes que les autres. Exemple : il faut vérifier chaque jour que son antivirus est à jour et que la mise à jour est bien à la date de la dernière mise à jour (laquelle ??? où trouver cette info ?). En regardant entre nous, pas un seul n’a la même date de maj, et pourtant aucun ne se souvient avoir refusé de mise à jour ! Alors, coupables ? Sanctionnables ? Virables ? Mais encore : vérifier les licences de tous les produits qu’on vous dit d’utiliser, que ce ne soit pas une copie de licence, etc… oO
Sans parler des autres règles présentées ici comme susceptible à sanction si on ne les respecte pas, alors qu’il devrait s’agir tout au plus de quelques recommandations, qui n’ont rien à faire dans un règlement Intérieur ! Un règlement intérieur est en effet loin d’être anodin, si on ne respecte pas une de ces obligations, les sanctions sont claires, et peuvent aller jusqu’au licenciement avec mise à pied !
Pourquoi tant de rajouts aussi contraignants ? Nous espérons que la direction va revoir sa copie…
n Point 5.3 : Mise à jour du Règlement Intérieur de SSG : Annexe sur le RGPD
Une nouvelle annexe au règlement intérieur sur le Règlement Général de Protection des Données (RGPD). Ce règlement, mis en place le 25 mai, impose à notre entreprise de faire un travail sur les données collectées et de construire un « Registre des Traitements », où les données et traitements de ces données sont précisés, avec délai, conservation, accès, etc. Rien à voir avec cette « notice » qui ne nous apprend rien, à part que la direction a des données sur les salariés (lesquelles? mystère) et qu’elle peut les transmettre à une liste pléthorique de personnes ou organisations !

Déclaration de vos élus CFDT :
« Les élus CFDT s’interrogent :
Quel est l’intérêt de cette notice ?
- Pourquoi aucun détail sur les données concernées et collectées ni la justification de chacun d’entre elle ?
- Pourquoi aucun détail sur les délais de conservation et la raison justifiant cette conservation des données ?
- Pourquoi aucun détail sur les personnes ayant accès à ces données ?
Ce document ne répond à aucune des obligations légales de l’entreprise pourtant en place dès demain. Il mélange tout, n’apporte aucune information au salarié, mis à part que toutes les données, indispensables ou non, sont conservées éternellement et transmissibles au monde entier ou presque, sans contrainte autre que le bon vouloir de la direction. »
La direction ne répond pas à nos questions et refuse de nous fournir le Registre des Traitements, obligatoire par la loi. Qu’a-t-elle à cacher ?!
Les élus demandent à la majorité un CE extraordinaire sur ce sujet, en espérant avoir plus d’informations alors.
n  Point 5.5 : Modification Règlement Intérieur : Calendrier
 La direction annonce qu’elle va convoquer l’ICCHSCT sur ce sujet.  C’est une réunion d’un seul élu pour chacun des 22 CHSCT locaux. Nous ne comprenons pas, puisque normalement chaque CHSCT doit être informé et consulter sur le Règlement Intérieur (RI). Nous faisons une décla :
« Les élus CFDT s’étonnent de la réponse du directeur juridique de la direction à propos de la consultation des CHSCT sur le règlement intérieur.
La loi est pourtant claire, même pour un non juriste :
L’article L4616-1 précise la mise en place de l’ICCHSCT pour « les consultations prévues aux articles  L. 4612-8-1,  L. 4612-9, L. 4612-10 et L. 4612-13 ». Or la consultation des CHSCT pour modification du RI est prévue à l’article L1321-4, non cité dans la loi sur l’ICCHSCT.
Il est donc évident qu’il convient de consulter tous les CHSCTs concernés indépendamment sur la modification du RI. »
Suite à ce CE, nous apprenons que la direction se range à notre avis, et va bien consulter chaque CHSCT. Chacun en local pourra donc remonter les incohérences et dangers de ce RI avec la manière de travailler locale et un travail commun va pouvoir être organisé !
n Point 9 : Travail du dimanche
Encore des mensonges dans les tableaux de la direction. Vos élus fatiguent sur ce sujet… Pourquoi certains ne récupèrent qu’un seul jour après un travail du dimanche alors qu’il est indiqué 2 et que les autres en ont deux ? Sans parler des refus de congés, et des récupérations repoussées en aout ! Quant aux déplacements de salariés toulousains sur l’Ile de France, la direction n’a aucune information si celui-ci est fait sur le temps de repos du salarié ou non…
n Point 13 : Projet de report du CIF
La direction veut refuser (pardon, reporter) le congés formation CIF d’une salariée.
Pourquoi ? parce qu’elle est indispensable au service : à seulement 2 ans d’ancienneté dans un service de 30 ? parce que ce serait mieux qu’elle soit là dans cette période de changement (transfert de la GAP vers HR). Et si le transfert qui n’est qu’un projet ne se fait pas ? Toutes ses raisons ne valent rien, et pourraient empêcher n’importe quel salarié de partir en CIF, il en faut un peu plus selon la loi. Sachant que de plus, la direction lui propose de repousser son congé au 1er juillet 2019, mais qu’alors il n’y aura pas de session de formation puisque les formations débutent en octobre ! et alors, il lui faudra faire une nouvelle demande, que la direction pourra refuser (pardon reporter) ! Retour à zéro donc, d’autant plus que si elle change de société, la direction d’HR ne se sentira engagée de rien.
Petite victoire, après nos échanges en CE, la direction décide de revenir sur sa décision et d’accepter la demande de CIF !
En espérant que sa formation sera possible entre financement et acceptation, bon courage à cette salariée !
n Point 22.1 : Mise en place d’une plateforme de covoiturage
Une plateforme de covoiturage mise en place par l’entreprise, ça sert à quoi ?
Pas à diminuer les couts pour le salarié, puisqu’IDVROOM facture 10% du prix du voyage +0,20 centimes (ou 7% via le porte-monnaie électronique), comme pour tous les utilisateurs « privés » !
À pouvoir restreindre sa recherche aux salariés SSG, mais pourquoi ?
Après moult débats, nous finissons par comprendre :
IDVROOM va fournir à la direction des statistiques sur le bilan carbonne économisé grâce aux covoiturages des salariés SSG !
Ainsi la direction pourra le rajouter à sa comm’ Développement Durable (de lapin)… Super !
Et les Plans de déplacements avec les communes, les transports publics, qu’enfin SSG influe sur les réseaux de transports pour le mieux-être de ses nombreux salariés ?!.... silence….

jeudi 31 mai 2018

*** Négo Temps de Travail en cours ? *** Sopra Steria Group SA : Perdus dans la Matrice ?


La CFDT vous informe des négociations en cours et des nouveautés, en vous abonnant simplement à la liste Essentiel pour cela un seul mail au robot de Yahoo, à EssentielSopra-subscribe@yahoogroupes.fr ! Transmettez autour de vous !

Retrouvez notre précédent article sur le sujet, avec nos propositions et les réponses de la direction :  http://cfdtsoprasteria.blogspot.com/2018/04/negociations-temps-de-travail-chez.html

Commençons par un petit rappel de l’historique de ces négociations : la CFDT demande l’ouverture des négos sur le temps de travail depuis début 2017 et finalement la direction daigne les ouvrir début janvier 2018 soit un an avant l’échéance de l’accord actuel.

Depuis nous nous sommes vus le 1er février, le 15 février, le 15 mars, le 5 avril et le 3 mai et à chaque fois la CFDT et les autres organisations syndicales demandent à la direction ses propositions qu’elle nous promet pour la « prochaine fois ».

La CFDT a envoyé un projet d’accord à la direction le 3 avril.

La direction avec ses moyens et ses équipes nous a annoncé, le 5 avril, ne pas pouvoir nous fournir de projet d’accord écrit avant le … (accrochez-vous bien) … 28 mai !

Et évidemment rien n’est arrivé.

Encore plus fort, ce matin même le 29 mai, la direction annule la prochaine réunion de négociation « au regard de l’avancement de ses travaux préparatoires » !

Alors que penser de l’attitude de la direction ?


Que prépare-t-elle dans le dos des salariés ? Pourquoi cherche-t-elle à faire trainer au maximum cette négociation ? et surtout quel sort réserve-t-elle aux salariés au 1er janvier 2019 ?

Si aucun accord n’est signé d’ici là, les 10 jours de RTT disparaissent, les 2 jours de ponts aussi et c’est le retour des horaires collectifs fixes à 35h !
Il en sera de même pour les salariés de SBS car la direction traine et attend de voir ce qui est fait à SSG.

La direction ne peut se permettre une telle catastrophe pour les salariés, au risque de démissions en rafale, alors qu’elle veut déjà enrayer le taux de départ de 20% et la juniorisation des équipes.

Mais finalement, notre temps de travail et nos congés ne sont peut-être pas vraiment la priorité de la direction …

Serait-ce parce que chaque jour de congé en moins améliore directement la marge ?


lundi 28 mai 2018

L'Essentiel de la réunion de CE de fin avril : Effectifs, PAP, Formation,Expérimentation nouveau management, Congés payés, Robotisation de nos métiers, Changement du Règlement Intérieur,...

n  Point 1 : Points trimestriels : Effectifs, PAP, Formation, Immobilier
La direction fournit aux élus les informations trimestrielles concernant les effectifs, les PAP, la formation, les astreintes et l’immobilier. Ce dernier point étant le seul qui est réellement présenté par un intervenant, le reste se cantonnant à une série de PDF sans aucune analyse de la part de la direction. Vos élus CFDT, comme à l’accoutumée, se lancent dans le décorticage de tous ces tableaux et analysent.
Point 1 suite : Effectifs
En ce début d’année, le taux de départ continue son augmentation déjà affolante sur 2017 (18%).
836 départs depuis le 1er janvier 2018.
Si on continue à ce rythme, on atteindra un taux de départ de 25,5% pour 2018 !
1 personne sur 4 aura quitté la société à la fin d’année.
Les embauches sont toujours à la peine et n’arrivent plus à compenser les départs. La vague des stagiaires sera cruciale pour limiter la fuite du bateau qui ressemble de plus en plus au Titanic. 13238 à fin décembre, 12886 à fin mars 2018. Presque 870 départs pour un peu plus de 510 entrées. Vos élus CFDT n’arrêtent pas d’alerter la direction sur le souci que représente ce taux de départ aussi important et la direction écoute, acquiesce et présente des analyses qui ne cherchent qu’à essayer de démontrer que le problème n’est pas salarial !
La direction ne veut pas entendre que cette société ne peut pas garder les salaires si bas, une participation à 0 et un intéressement qu’il faut chaque année augmenter pour qu’il ne soit pas trop ridicule.  
Point 1 suite : PAP
Sur une année glissante, le taux de réalisation des PAP est, comme le rappelle les élus CFDT, toujours le même. À fin mars c’est 68%. La demande d’avoir la remontée des évaluations des salariés (très satisfait, satisfait, satisfait mais, insatisfait) reste toujours « infaisable ».
C’est moche pour une boite d’informatique quand même de ne pas pouvoir compiler des données.
On sent bien que les efforts de la direction sont plus les résultats opérationnels que le recueil de l’avis des salariés de ce qu’ils pensent de leur travail. Il faut noter que deux agences ont des taux de PAP beaucoup plus élevés (+ 90%). Quand vos élus demandent si la direction a analysé comment les « bons élèves » font pour obtenir des taux de réalisation des PAP aussi importante afin de le mettre en pratique partout, la direction répond que c’est l’effort d’un manager sur le thème. Et c’est tout ? Et pourquoi les autres managers ne font pas l’effort ? ont-ils des sanctions alors que la réalisation des PAP est une demande de leur hiérarchie ? ah non dommage. Mais ne vous inquiétez pas car ils auront bien leur part variable quand même.
Point 1 suite : Formation
SSG est en retard de 4500 jours de formation sur le prévisionnel de fin mars, soit près de 30% de l’objectif.
Contrairement aux bonnes intentions développées par la direction générale, les managers locaux privilégient sans surprise le court terme et la gestion des résultats des projets plutôt que l’employabilités de chacun.
Avec le report des congés à fin septembre et le taux d’inter chantier presque nul, les chiffres de la formation ne sont pas prêts de s’améliorer.
n Point 2 : Expérimentation d’un modèle managériale sur 4 agences
La direction vient présenter aux élus une expérimentation d’un nouveau modèle managérial. Dans le contexte actuel, il parait en effet évident qu’il faut faire évoluer les pratiques de l’entreprise dans ce domaine tellement le modèle actuel est usé et obsolète.
Le thème que la direction souhaite expérimenter sur des salariés de 4 agences (environ 1000 salariés quand même !) concerne très précisément le processus du PAP, des bilans de mission et des CRH : « Repenser le dispositif actuel de management RH pour donner du sens à la mission des collaborateurs et les fidéliser ». Joli titre. Et au fur et à mesure de la présentation c’est bien le seul aspect sur lequel vos élus CFDT sont d’accord avec la direction.
La direction présente une expérimentation réelle sur des salariés sans aucun mode opératoire. Tout est flou, aussi bien la méthodologie, les outils utilisés, les indicateurs de mesure, les budgets … même le planning de cette mise en situation réelle est approximatif et incomplet.
Vos élus CFDT réclament avant le démarrage de quoi que ce soit avec des salariés la consultation des CHSCT concernés afin de valider tout ce qui va être mis en œuvre et la direction refuse ! Elle annonce qu’une expérimentation n’est pas grave et que c’est lors du passage à la totalité de la société que les CHSCT seront consultés … donc la direction veut tester un nouveau modèle managérial, sur une population de salariés qu’elle n’a même pas analysé d’un point de vue psychologique, avec des outils qu’elle va « affiner » au fur et à mesure à tâtons et pour couronner le tout sans indicateurs de mesure lui permettant de stopper l’expérimentation en cas de mal être des salariés. On a connu des rats de laboratoire mieux traités non ?
Rentrons un peu dans les grandes lignes des nouveautés que veux tester la direction :
-          Le PAP est supprimé au profit d’un bilan de mission mode « contrôle continu » tout au long de l’année
-          Le rôle d’évaluateur du manager de proximité est transféré au manager opérationnel qui devient votre supérieur hiérarchique (votre chef de projet, oui, oui vous lisez bien, il pourra signer vos augmentations, vos avertissements et votre licenciement … c’est important la proximité non ?). Il le remplace donc pour faire vos évaluations au fil de l’eau et votre plan de carrière
-          Le rôle de médiateur du manager de proximité est remplacé lui par un nouveau protagoniste : « le mentor® »
-          Les réunions de CRH par agence évoluent par périmètre : « projet, programme, client, géographe, … » à la carte. De qui on ne sait pas mais à la carte comme ça arrange.
Forcement vos élus CFDT réagissent sur tous les points qui ne sont ni assez détaillés, ni assez réfléchis par la direction car ils sont « en cours d’élaboration et seront à même d’évoluer au cours de l’expérimentation ».
Pour revenir sur le mentor, le direction le présente comme une personne qui aura « de la hauteur de vue, de la légitimité dans la BU, une vision stratégique, une posture et une sensibilité RH, qui sera motivant, empathique, qui aura un parler vrai et un courage managérial » et bien sûr il sera N4 minimum et est désigné par le directeur d’agence. Vos élus CFDT réagissent immédiatement en soulignant le nombre réduit de N4+ dans l’entreprise et que cela va encore créer plus d’éloignement avec les salariés. La direction répond que c’est en cours de réflexion, qu’elle va voir … de là à ce qu’elle recycle les manager de proximité en mentor il n’y a qu’un pas …
Il ne faut pas être un grand scientifique pour comprendre que tout cela n’est qu’une gigantesque farce expérimentale d’autant plus qu’on apprend au cours de discussions que le processus actuel est conservé et que les salariés continueront d’avoir des PAP pendant l’expérimentation.
Vos élus CFDT condamnent la façon de faire de la direction :
-          La méthodologie de l’expérience sur, au moins 1000 salariés, est non maitrisée et peut être dangereuse pour les salariés (risques de RPS pour plusieurs populations)
-          Les instances concernées, les CHSCT, ne sont ni associés, ni consultés avant le démarrage de l’expérience en grandeur nature
Il n’est pas normal d’effectuer des tests en grandeur nature qui peuvent, s’ils ne fonctionnement pas, provoquer du mal être au travail sans avoir une méthodologie solidement décrite, validée par des organismes compétents externes et accompagnée.
On ne joue pas avec la santé des salariés et la direction semble facilement l’oublier.
Tout ceci sans oublier que les évaluations « test » sont des vraies, et que bonnes ou pas, elles resteront dans le dossier du salarié ! Et tout cela pour 1000 personnes.
n Point 4 : Informations économiques
En ce début d’année, la plupart des marges du groupe sont en perte de vitesse, la direction n’y voit aucune raison RH, 800 démissions en 3 mois feraient partie d’un turn over normal pour une ESN.
Néanmoins V. Paris constate bien que la marge de SSG est faible pour ce premier trimestre, très loin de celle de Cap Gémini donnée à 5 %.
Malgré une augmentation de 2% des prix de vente sur l’ensemble des projets, n’y a-il pas un petit souci RH ?
Pour nous donner un os à ronger, V. Paris signifie sa volonté de mettre en place un feed-back, une évaluation faite sur les managers par les équipes, en s’inspirant du modèle anglo-saxon. Ainsi qu’un remaniement de l’Academy.
n Point 4 : CP restants
Le nombre de congés en 2018, en ce début d’année est moins important qu’en 2017.
En avril 2017, il restait 14514 jours de congés à prendre.
En avril 2018, c’est 23143 jours de congés qu’il reste !
Vos élus CFDT rappellent que les salariés demandent leurs congés dans des systèmes parallèle de mail, outils excell ou autre, dans de nombreuses agences, ce qui fait que la direction ne voit pas ce qui est réellement demandé et refusé.  Le diagnostic est donc biaisé.
Paradoxalement les résultats économiques et les marges des BU sont moins bonnes, il faut donc plus de salariés pour délivrer les mêmes projets, avec la même qualité.
Alors oui, on peut se demander, si le turn over, le nombre élevé de démission n’est pas entrain sournoisement de dégrader la compétitivité de l’entreprise, en se privant des profils les plus expérimentés aptes à assurer un deliver de qualité.
Espérons que notre employeur fasse la même analyse.
Concernant le report des congés annoncés (mail de C. Malargé ou X.Hurstel),
la gestion sera totalement MANUELLE
(sic ! normal pour une boite d’informatique),
nous vous conseillons donc de
FAIRE UNE CAPTURE D’ÉCRAN DE PTA avec les jours restants
et de tracer par écrit vos demandes de report de congés pour éviter toute mauvaise surprise.
ET VÉRIFIEZ BIEN VOS SOLDES DE CONGÉS EN JUIN !
n  Point 4 : RTT supprimés
Nous apprenons aussi que 225 salariés bienfaiteurs n’ont pas pris leur RTT 2017 et qu’il y a eu l’apurement de ceux-ci fin mars.
Cet apurement représente 472 jours, ces 472 jours sont allés purement et simplement dans la poche et surtout les profits de SSG.
Ces dons n’auront aucune conséquence sur l’annualisation du temps de travail et seront totalement transparents sur la durée du temps de travail pour ces salariés, malgré les risques de surmenage et les obligations de la direction. Vos élus alertent la direction et la préviennent des conséquences graves que cela peut avoir sur la santé des salariés, dont elle est responsable !
Vos élus CFDT demandent à la direction si elle ne met pas ces jours de côté pour en faire don aux salariés qui en ont besoin dans des circonstances exceptionnelles ? Non, ils vont directement dans les bénéfices. Point.
n Point 5 : Expérimentation sur les thèmes du RPA et de l’IA (chatbot) dans les Centres de Services
Nous y voilà, notre entreprise se lance dans les prémices de l’automatisation, robotisation, intelligence artificiel (IA) pour son propre compte, on nous présente des Chatbots, des RPA (Robotic Automatisation Process), une plateforme digitale qui facilite le développement et le déploiement rapide d’assistants virtuels intelligents permettant de réaliser des tâches répétitives et remplaçant plusieurs salariés.
On va au-delà des tâches répétitives puisque des logiciels vont être capables de traiter seuls des supports de niveau procédural.
La direction est incapable de nous dire combien de salariés travaillent sur ces supports et sur quoi ils seront affectés suite à la disparition de ce travail.
Elle est surtout soucieuse de connaître les gains de productivité, de formaliser la démarche de généralisation, engendrés par ces nouveaux outils sans se préoccuper du coût social, mais tout en se voulant très rassurante : il ne s’agit pour l’instant que d’exonérer les salariés de tâche répétitive et sans plus-value.
Mais il y a-t-il du travail avec plus de valeur ajoutée pour chacun ?
n Point 10 – Modification du Règlement Intérieur
La direction souhaite selon ses dires faire un toilettage du règlement intérieur. Elle veut surtout accroître son côté liberticide et rendre un peu plus les salariés responsables de tout. Malgré les avis négatifs rendus en 2014 lors des dernières modifications du règlement intérieur par de nombreux CHSCT ; en 2018, la direction persévère et rajoute des clauses allant dans son sens ; à titre d’exemple, le nouveau respect du principe de « neutralité politique, philosophique et religieux » sans plus de précision.
Même le directeur juridique ne cache pas son embarras sur la neutralité philosophique, il ne sait pas bien ce que cela signifie, le flou de l’expression permettra ainsi de sanctionner qui l’on veut quand on le veut !
Parallèlement, comment expliquer à ceux qui ont pris l’habitude de mettre des signes religieux ostentatoires (croix, foulard,...), qu’il faut faire preuve désormais de neutralité ?
Les discussions sur ce Règlement Intérieur doivent continuer avant sa mise en place… à suivre.
n Point 8 : Travail du 1er mai
La direction nous présente les différents projets pour lesquels il est absolument nécessaire que des salariés SSG travaillent le 1er mai : OSS résolution, PMU, SNCF…
Nous nous apercevons qu’un projet initialement prévu ne l’était plus : BIO SIMPA NG, comme quoi la nécessité de l’activité le 1 er mai fluctue d’une semaine sur l’autre, à se demander s’il ne pourrait pas en être de même pour les autres projets. Pensons en particulier au PMU, faire courir des chevaux sous la pluie du 1 er mai entourés de belles toilettes est-il bien nécessaire pour la sauvegarde de l’activité française ?
En dépit des avis CHSCT négatifs, le 1er mai sera travaillé par un certain nombre de salariés SSG, bien loin de l’esprit même de ses origines.
Déclaration CFDT :
 « La CFDT est totalement contre ces travaux qui ne comportent aucun urgence ou risque vital ni pour la nation, ni pour les entreprises concernées. Ces travaux ne répondent pas aux exigences légales et n’ont donc pas lieu d’être.
Quant à la santé des salariés, elle n’entre à aucun moment dans le discours, les préoccupations ou les choix de la direction, ce qui est affolant !
Si tous les clients le demandaient, tous les salariés de Sopra Steria Group travailleraient bientôt le 1er mai, au mépris total de la loi, appâtés par des primes alléchantes au vu de leur salaire maintenu délibérément bas. »
n Point 9 – Embauches de travailleurs étrangers
Notre entreprise peine à compenser les départs et nous voici encore un mois de plus sans embauche de salarié étranger. C’est très regrettable et toujours aussi surprenant. Il n’y a pas de talents ailleurs qu’en France ?