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lundi 18 novembre 2024

100 000€ d'augmentation pour les 10 plus hauts salaires.... les autres salariés au pain sec !


Déclaration CFDT faite au CSE extraordinaire du 7 novembre 2024 devant le Directeur Général et le Directeur Financier du Groupe :

« La direction nous a expliqué plusieurs fois être à l’écoute de l’expertise de la CFDT, 1er syndicat de France. La CFDT espère donc enfin être entendue.

L’inflation annuelle en 2022 s’est établie à 5,2 % et en 2023 à 4,9%, soit plus de 10% en 2 ans. L’inflation devrait être de 2,5 % en 2024. La hausse a beau ralentir, les prix augmentent toujours.

Pourtant, selon l’OCDE, la France est l’un des pays où la croissance des salaires est la plus faible.

Le SMIC augmente de 2%, mais la direction de Sopra Steria refuse toute augmentation identique des salaires.

Par contre, entre 2021 et 2023,
les 10 plus hauts salaires SSG se sont augmentés en moyenne
de 100 000€ chacun
(sur le salaire annuel) ! soit +25% en 2 ans !

Pour certains salariés, trop nombreux, ça a été zéro !

Pour quelques autres, plus chanceux, les augmentations ont été de 2,95% en 2022 et 3,6 % 2023, ce qui est loin de compenser l’inflation.

Le pouvoir d’achat, ou le « salaire réel » comme dit l’INSEE, des salariés de Sopra Steria est en réduction constante. Pour le même travail, les salariés de SSG ont donc moins pour vivre.

En France, la baisse du chômage en 2022-2023 et les difficultés de recrutement dans les entreprises auraient dû aider aux augmentations salariales. Ce n’est toutefois pas ce qu’il s’est produit. Si les salaires avaient suivi l’inflation depuis 2020, le taux de marge des entreprises aurait dû baisser.

Or, c’est l’inverse qui s’est produit : les marges ont augmenté et les salariés ont payé la hausse des coûts de production (notamment du prix des matières premières, y compris énergie) au point que les salaires réels diminuent.

En clair, les profits ont augmenté davantage que les salaires et le partage de la valeur ajoutée s’est déformé au détriment des travailleurs.

Les salaires supérieurs au Smic sont régulièrement rattrapés par la hausse du salaire minimum due à l’inflation. Cependant, les salaires bénéficient jusqu’à 3,5 fois le Smic de dispositif de baisse de cotisations qui sont autant de subventions socio-fiscales. En France, un nombre croissant de travailleurs entre dans ces dispositifs de subvention aux bas salaires, ainsi que dans la prime d’activité. La faible dynamique salariale n’est donc pas prise en charge par les employeurs, mais par la solidarité nationale. Or, comme les salaires n’ont pas augmenté (en termes réels) entre 2019 et 2024, c’est la collectivité qui a payé, les bénéficiaires étant les employeurs, qui reportent le coût des faibles salaires sur l’État. L’État, c’est les impôts, et les impôts sont prélevés sur les salaires… ce sont encore les salariés qui paient.

Le taux de marge des entreprises a augmenté et les grands groupes affichent des résultats records.

L’entreprise Sopra Steria Group « performe » et ne créé pour autant pas d’emploi ! L’effectif est désespérément stable, malgré les acquisitions sur ces 3 dernières années.

Les sociétés du CAC40 affichent pour la première fois un total cumulé de résultats nets (leurs bénéfices) supérieur à 150 milliards d’euros, et pour la 3ème année consécutive des résultats supérieurs à 100 Mds€ (144 Mds€ en 2023). Plus de 70 Mds€ devraient être reversés aux actionnaires sous forme de dividendes (67 Mds€ en 2023). Les rachats d’actions (un outil servant à augmenter le dividende par action) devraient aussi se poursuivre : ils avaient déjà atteint le niveau record de 30 Mds€ en 2023.

Clairement, il y a des fossés qui se creusent dans le partage de la valeur, dans la redistribution des richesses et dans le financement de nos systèmes de solidarité. La faible croissance de la masse salariale entraine moins de cotisations sociales, moins de consommation et moins de recettes fiscales (TVA par exemple).

Les augmentations salariales et la préoccupation du pouvoir d’achat restent la revendication première des salariés. Les augmentations salariales des deux dernières années (2023 et 2024) n’ont pas rattrapé la perte de pouvoir d’achat dans cette période de forte inflation.

La CFDT demande plus de transparence.

Dans les années 1980, les pratiques des entreprises ont évolué en matière de rémunération en mettant l’accent sur l’individualisation des rémunérations au détriment d’une grille avec des augmentations générales. On peut constater que plus les pratiques salariales se sont diversifiées entre les employés, plus la transparence s’est perdue.

À travail égal, salaire égal. Il a été fait des lois. Il a été créé un index pour mesurer l’égalité professionnelle. Et malgré tout, on continue d’avoir des inégalités de salaires notables.

Ce n’est pas la transparence qui pose problème, mais plutôt l’opacité et l’incompréhension de la politique de rémunération ainsi que le manque d’objectivité. C’est l’incapacité à expliquer clairement comment les salaires sont déterminés et que l’employeur assume ses propres décisions qui sont sources de conflits et qui nourrissent des ressentis négatifs des salariés envers leur entreprise au lieu de s’y identifier (cf. les résultats du sondage GreatPlaceToWork). Être juste et équitable : il ne suffit pas de l’affirmer, il faut le prouver.

 

Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) 2025 se sont conclues, après une unique réunion, sur un refus catégorique à toutes les propositions de la CFDT.

La direction refuse toute transparence, et refuse même de donner les augmentations qu’elle envisage, contrairement à ce que la loi impose.

 

La CFDT demande une augmentation générale
pour compenser l’inflation et rééquilibrer les salaires.

La CFDT demande que la direction donne la journée de solidarité pour tous les salariés, qu’ils puissent profiter de leurs jours de repos largement mérités.

 

La CFDT demande un geste fort de la direction envers les salariés qui font la richesse de l’entreprise.

Ceci, à la hauteur des 100M€ de dividendes versés et des 150M€* de trésorerie dépensés pour racheter les actions et les détruire, afin d’enrichir les actionnaires. »

* (pour en savoir plus 150 Millions sortis de Sopra Steria...pour engraisser les actionnaires !)

Sans oublier l'augmentation des prix de vente de +4,4% en France pour Conseil et Intégration... Alors que les salaires c'est moins de 3% ! : voir : Résultats économiques du groupe SSG du 3ème Trimestre 2024 - Encore 4,4% de plus sur les prix de vente, et rien pour les salariés!!!

 

vendredi 18 novembre 2022

L'Essentiel du CSE Sopra Steria du 3 novembre : économie, économie....

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À transmettre à tous les salariés autour de vous :

Pour avoir les nouvelles et infos de dernière minute par vos élus CSE CFDT, il faut être inscrit sur l'Essentiel !

Pour cela un seul mail à  dscfdtsoprasteria@gmail.com 
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Bonjour à toutes et à tous,

Ci-joint l’Essentiel des 2 CSE extraordinaires du jeudi 3 novembre 2022 !

Au menu :

  • les informations économiques du groupe et la restriction des locaux !
  • la fermeture sauvage du site de Brest, à qui le tour ?

CSE extraordinaire du 3 novembre 2022 9h :

Informations économiques Groupe

La direction nous dit que tout va bien, que les objectifs sont tenus :

Le V2 d’octobre est meilleur que celui de septembre mais la direction s’attendait à encore mieux.

Pour la direction, la fin de l’année n’est pas encore sécurisée et aucune décision ne pourra être prise concernant une éventuelle prime de partage des profits. Par contre, cela ne l’empêche pas d’avoir revu les objectifs à la hausse pour l’année 2022 et de l’avoir annoncé au public et aux analystes financiers lors de la présentation des résultats !

Bref, selon l’interlocuteur, la direction annonce une super année ou invite à la prudence…

La direction indique que le taux de départ des salariés au niveau du Groupe ne l’inquiète pas car au même niveau que 2019 (avant COVID). Cependant en 2019, la direction nous indiquait que ce taux important de départs n’était pas soutenable à long terme. De plus, concernant SSG, ce taux de départ est bien supérieur à celui de 2019 ! Pour 2022, avec 2 306 sorties et 2 054 entrées à fin septembre 2022, on dépasse déjà les 17% de taux de départ en 9 mois !

Au niveau de SBS, selon la direction, le résultat est en dessous de l’attendu mais on prend le chemin du retour à la profitabilité. Cependant tout dépend de la vente des licences en décembre.

Excellente année pour SHRS qui retrouve sa profitabilité habituelle.

Rien de notable sur I2S. CIMPA fait beaucoup mieux que prévu.

Le Angleterre fait une année exceptionnelle malgré la décision d’une augmentation générale et d’une prime à tous les salariés et l’intégration de la filiale singapourienne en gros déficit.

Autre Europe suit son cours. À noter, une année exceptionnelle pour la Norvège.

Le projet Sparda en Allemagne est toujours en perte, sans visibilité d’amélioration à court terme. La recette du poste client a été compliquée, le déploiement est en cours. La recherche de nouveaux clients est suspendue en attendant la résolution des problèmes actuels.

Le Conseil d’Administration Sopra Steria a acté qu’il n’y aurait pas d’augmentation générale pour les salariés.

La direction indique que le CRH de fin d’année devrait peut-être être meilleur que celui de 2021 tant au niveau de la sélectivité que du montant des augmentations.

En parallèle, la direction confirme la mise en place d’un plan de réduction de l’immobilier sur 4 ans (d’au moins 20% en moins et plusieurs dizaines de millions d’euros d’économie) sans réelle prise en compte des contraintes des salariés (en ne se basant que sur le taux d’occupation des sites, donnée non fiable car basée sur le badgeage des salariés). L’argumentaire de la direction étant de ne pas vouloir payer des locaux où il n’y a personne.

À  la demande et sur proposition d’un texte de la CFDT, les élus du CSE ont voté à la majorité la motion suivante :

« Les résultats sont bons, tellement bons que les objectifs annuels 2022 sont relevés par la direction.
Les salariés partent de manière massive avec plus de 2 200 départs depuis le début de l'année.

Et les salariés restants subissent de plein fouet une inflation à plus de 6%, et des augmentations de prix de l’énergie annoncée à plus de 20% pour début 2023.

Face à ces constats, et malgré les alertes répétées des élu.e.s, la direction n'envisage... rien ! Ni augmentation générale, ni geste autre pour faire face à l'inflation.
L'augmentation de janvier est annoncée "plus généreuse que 2022", mais sera-t-elle seulement à l'inflation pour les quelques augmenté.e.s ?

Les salarié.e.s ne peuvent faire face à l’inflation qu'en quittant l'entreprise.

Sans oublier que les départs mettent à mal les projets et augmentent fortement la charge de travail des salarié.e.s, qui n’en sont pas plus récompensés.

Pendant ce temps, l'entreprise fait des économies sur les locaux et annoncent des résultats bonifiés par rapport aux objectifs !

Et plus de 65 Millions d’€ ont été versés en dividendes cette année, combien encore l’an prochain ?

Cyril Malargé a annoncé que les augmentations générales n'étaient pas la coutume des ESN. Pourtant certaines ESN le font déjà. Mais charge à lui de demander à son DG Adjoint Laurent Giovachini, qui est président de la gouvernance du Syntec, de faire évoluer les sociétés du domaine dans ce sens.

Les élu.e.s du CSE sont plus que déçu.e.s, et souhaitent une fois de plus alerter la direction sur la situation des salarié.e.s et sur l'urgence de lancer des actions fortes pour le bien des salarié.e.s, dans l’intérêt de l'entreprise ! »

CSE extraordinaire du 3 novembre 2022 11h :

Fermeture « temporaire » du site de Brest 

Lors du CSE de fin septembre, la direction des moyens généraux nous annonçait de simples travaux de rafraichissement des sols et murs sur le site de Brest (site ex-Sodifrance).

Lors du CSE des 20 et 21 octobre derniers, aucune information ou alerte concernant ce site.

Et patatras ! Le 27 octobre, des salariés du site alertaient des élus concernant l’annonce qui leur avait été faite le 17 octobre concernant la fermeture de leur site à compter du 3 novembre et ce jusqu’à au moins début 2023 pour cause de travaux avec mise en FULL télétravail.

La direction, comme à son habitude, n’a pas informé et consulté le CSE sur cette fermeture de site et les conséquences sur les conditions de travail des salariés alors qu’elle en détenait l’information avant le CSE du mois d’octobre.

La direction détourne l’accord Télétravail et met les salariés en télétravail occasionnel sans indemnisation supplémentaire pour 5 jours de télétravail au lieu d’un ou 2 par semaine, et en hiver avec les frais afférents. Les élus Traid Union dont leur organisation est signataire de l’accord Télétravail, ne semblent pas concernés et ne s’opposent pas à ce contournement dans l’application de l’accord.

La direction de site se retranche derrière le fait que les salariés n’ont pas émis d’opposition à ce full télétravail lors d’une réunion plénière pour asseoir sa décision unilatérale sans formalisation de l’accord effectif de chacun des salariés.

La direction n’a pas proposé de solution alternative sur le moment et recherche actuellement des espaces de coworking possibles au cas où mais refuse de les présenter au CSE.

La direction indique qu’elle va envoyer un mail à l’ensemble des salariés concernés pour leur proposer cette autre solution courant de semaine prochaine. En attendant, les salariés n’ont pas le choix et sont tous en télétravail depuis aujourd’hui.

En résumé, la direction fait ce qu’elle veut, quand elle veut, sans respecter les accords signés, et cela au détriment des salariés et avec le soutien des élus Traid Union qui ne disent rien.



mardi 9 août 2022

Essentiel du CSE SSG de fin juillet 2022 : Avis sur la situation financière et économique, actions "fortes" suite à Great Place to Work, Effectifs et difficultés de recrutement, ...

 Voilà un petit peu de lecture pour l’été, avec le résumé des points du CSE Sopra Steria de fin juillet !

Au menu estival :

  • Une inspectrice du travail qui vient chez SSG ;
  • L’avis des élus sur la situation financière et économique de Sopra Steria ;
  • Les actions (cocasses ?) suite au sondage Great Place To Work ;
  • Effectif : fuites des salariés et difficultés de recrutement ;
  • Modification de la prévoyance santé en cas de suspension de contrat ;
  • Des PV de CSE toujours plus fantaisistes ;

CSE ordinaire des 21et 22 juillet 2022 :

À noter, deux faits importants lors de ce CSE :

-          La présence de l’Inspectrice du Travail (Mme LAVA) le 1er jour du CSE. Elle indique venir faire connaissance avec l’instance, avoir déjà rencontré la direction le 3 mai lors d’une visite du site de Kléber (visite qu’elle a estimée satisfaisante en matière de sécurité). Elle précise avoir eu du mal à comprendre le fonctionnement de l’outil de suivi du temps de travail. Elle demande à être destinatrice du guide de l’outil et à être informée du contenu du nouvel accord Temps de Travail d’ici fin août 2022.

-          Le retrait des élus minoritaires (sauf S3I et CGC) après la prise à partie d’une élue Solidaires Informatique par la direction et la lecture de la déclaration suivante :


« Contrairement aux propos de la direction, ce n’est pas Nathalie Coullet ou les élus minoritaires harcèlent la direction. Selon les élus Solidaires Informatique, CFDT, Avenir et le représentant Sodifrance, c’est bien la direction qui harcèle certains élus, ciblés, de manière répétée jusqu’à ce qu’ils craquent. Les sourires narquois et la réaction hautaine de la direction face à la souffrance manifeste d’une salariée sont inacceptables.

Devant cette situation inacceptable, les membres du CSE choqués quittent la séance. »

Point 2.1 : Consultation sur la situation économique et financière 2021 

Le CSE doit rendre un avis chaque année sur la situation économique et financière de l’entreprise.

Un expert a été nommé, et il présente une synthèse de son rapport en séance.

L’expert rappelle que malgré les résultats excellents (ROA = 142 Millions € en 2021) la société Sopra Steria Group SA ne paye pas d’impôts en France !

Elle touche même des aides, avec 16M€ l’an dernier de Crédit Impôts Recherche (CIR) par exemple, soit 10% des résultats.

Quant aux économies engendrées par le télétravail, même le dirigeant de CapGemini reconnait que cela rapporte 1 à 1,5 points de marge, soit jusqu’à 70 millions € pour SSG. La direction SSG se borne à dire qu’elle ne suit pas cet impact.

Vos élus CFDT font la déclaration suivante :

« Les élus et le représentant syndical CFDT ont entendu l’expert indépendant : on voit difficilement comment la situation financière de l’entreprise Sopra Steria Group pourrait être meilleure.

Alors que toutes les conditions sont réunies, qu’attend la direction pour augmenter enfin les salaires ? Qu’attend-elle pour compenser l’inflation pour ses salariés ? Qu’attend-elle pour négocier un vrai accord de participation ?

Alors que les salariés ne cessent de remonter leur insatisfaction, qu’il y a déjà plus de 1000 démissions et 131 départs en période d’essai depuis le début de l’année, qu’attend la direction pour agir ?

Les élus et le représentant syndical CFDT s’interrogent sur la volonté de la direction de maintenir le taux d’activité en France ? ».

Point 3.1 : Retour sur les ateliers GPTW

Souvenez-vous, le sondage Great Place To Work (GPTW) lancé déjà 2 fois par la direction dans tout le Groupe. Ce sondage est commercial et fait pour permettre aux entreprises d’afficher une bonne note et une progression dans un soucis de publicité. Il donne l’illusion que la direction s’intéresse à l’avis des salariés mais aucune question sur les conditions de travail. Pour occuper encore le terrain et donner encore l’illusion d’actions, des ateliers ont été organisés dans les BU sur différents thèmes.

Il reste encore une grande marche à gravir avant d’être au niveau des meilleurs.

Mais pour la direction c’est la somme des petites actions mises en place qui va permettre d’améliorer les choses.

Les actions proposées par les salariés sont « triées », et étonnamment, il ne reste rien sur le temps de travail, sur les conditions de travail, sur le flex office, sur les heures supplémentaires … ! Quelle surprise !

À noter, que certains ateliers GPTW ont été annulés faute de participants. Preuve que les salariés ne sont pas dupes de la nature et de l’honnêteté de ces actions.

À noter aussi que la direction ne souhaite pas présenter en CSE les résultats par agence. Trop compliqué à produire soi-disant, alors qu’elles sont présentées en local. Ne serait-ce pas plutôt une volonté de la direction de cacher sous le tapis les difficultés remontées par les salariés de certaines agences.

Les actions choisies méritent le détour en termes de langue de bois et de belles paroles pour ne rien faire. On ne résiste pas à vous les partager :

Notre préférée ? On hésite entre la 1ère, dans le mode : tu considères que tu es mal payé, on va t’expliquer que tu es bien payé, sans te verser 1 centime de plus… et la 3ème dans la série : ça n’engage à rien et ça ne veut rien dire « construire une promesse collaborateur »…

Point 2.3 : Effectifs : fuites des salariés et difficultés de recrutement…

Les chiffres à fin juin :

-          Entrées : 1 024

-          Sorties : 1 511 dont 1 165 démissions et 131 fin de périodes d’essai !

Pour la direction, pas de péril en la demeure puisqu’il s’agit d’une variation saisonnière même s’il y a toujours trop de sorties. Ses prévisions sont de 18% de taux de départs à la fin de l’année. Nous sommes pourtant déjà à plus de 11% en 6 mois, soit plutôt 22% dans l’année !

Selon tous les acteurs du secteur, même à 18%, , ce taux est beaucoup trop haut pour préserver la santé de l’entreprise !

Il semblerait qu’à SSG il n’y ait qu’une seule saison sur toute l’année ; celle des démissions en série.

Le fait de proposer des contrats à 12 mois + 13 prime équivalente à un 13ème mois n’est pas positif pour les embauches (attention, ce n’est pas un vrai 13ème mois, mais bien une prime, et donc soumis à conditions). La direction envisage donc de modifier cela pour les nouveaux… à suivre donc !

Vos élus CFDT alertent encore sur certains bassins d’emploi où le taux de démissions reçues est encore plus important. Paris est habituellement le plus haut, au vu du dynamisme du bassin, mais ce n’est plus le cas ! Il est à seulement 9,6% de taux de démissions reçues alors que Bordeaux est à 10%, Clermont à 11%, Strasbourg – Lilles -Lyon à 12% chacun, Tours à 13%, Niort à 14% et Montpellier à presque 16% ! Quant à Angers, il atteint 18% avec une véritable hémorragie, certes sur des petits effectifs, mais cela pose question !

Quelle analyse de la direction ? Comment l’explique-t-elle sur des bassins pas aussi actifs en offre d’emploi ?

Aucune analyse ni recherche des causes… Elle « va voir » (même réponse que depuis des mois).

Comme à son habitude la direction « note le point », et pratiquera une descente verticale de ladite « note » vers un réceptacle connu de tous. En espérant qu’elle respectera les consignes du tri sélectif.

Vos élus CFDT s’interrogent sur la réelle volonté de la direction d’augmenter les effectifs en France.

Point 1 : Approbation des PV

PV CSE extraordinaire du 4 mai 2022 : les élus CFDT votent CONTRE ce PV, leurs remarques n’ayant pas été prises en compte (pire elles se sont égarées entre deux versions).

PV CSE extraordinaire du 9 mai 2022 : les élus CFDT votent CONTRE ce PV, leurs remarques n’ayant pas été prises en compte (pire elles se sont égarées entre deux versions).

PV CSE ordinaire des 18 et 20 mai 2022 : les élus CFDT votent CONTRE ce PV, des propos tenus dans une déclaration de la CFDT ayant été modifiés. Vos élus CFDT font la justification de vote suivante :

« De mieux en mieux ! Le secrétaire se permet de modifier une déclaration faite en CSE !

On réécrit carrément l’histoire et ce qui a été lu en séance plénière.

En l’occurrence, la CFDT a bien cité nommément Jean-Yves Perceau et son bras d’honneur lors de sa déclaration lue en séance du CSE du 18 et 20 mai 2022 et maintient ses propos. Les Traid-Unions n’ont jamais eu ces pudeurs de violette et ont déjà cité nommément des élus des autres syndicats dans les PV.

La CFDT se pose la question sur l’intégrité des secrétaires Traid-Unions. »

PV CSE extraordinaire du 21 juin 2022 :  les élus CFDT votent CONTRE ce PV reçu sans marque de révision, ce qui ne permet donc pas de savoir quelles remarques ont été prises en compte.

Suite à des déclarations du secrétaire du CSE (Traid-Union) faisant référence « aux élus du CSE », les élus minoritaires (CFDT, Solidaires Informatique et Avenir) demandent au secrétaire de ne pas les associer ainsi que leur syndicat à ces déclarations.

Point 3.2 : Information et consultation du CSE sur une mise à jour des décisions unilatérales santé et prévoyance

Les élus CFDT sont surpris de voir ce point à l’ordre du jour alors que la commission santé prévoyance qui devait se dérouler il y a deux jours a été annulée au prétexte que les comptes n’étaient pas prêts. Ces modifications des DUE santé et prévoyance auraient donc pu être discutées lors de cette réunion.

Le sujet est compliqué à comprendre, mais les implications sont loin d’être nulles.

La majorité des élus présents n’a pas lu ou pas compris le document, et peu interviennent sur ce point.

De plus, la direction impose l’information et la consultation dans la même séance, laissant peu le choix d’un avis éclairé aux membres du CSE. Le CSE devient un simple bureau d’enregistrement, avec les bonnes dispositions du syndicat pro-patronal TU.

Déclaration CFDT :

« La direction impose une information et une consultation dans la même séance, et sans avoir informé et échangé avec la commission santé-prévoyance prévue à cet effet. Et ce, alors même qu’une réunion était prévue l’avant-veille du CSE.

Contrairement à ce que dit la direction, les modifications ne sont pas que techniques !

Par exemple :

·       Le fait de demander aux salariés en suspension de contrat de payer la cotisation, sans préciser comment elle sera calculée, n’est pas une modification technique.

·       Le fait de ne plus maintenir les garanties santé et prévoyance quand le contrat est suspendu moins d’un mois, comme c’est le cas actuellement ! et de limiter ces garanties à 15 jours, changent les conditions pour les salariés de cette entreprise et n’est pas une modification technique !

·       Le fait de modifier les conditions de rattachement pour les salariés qui quittent l’entreprise (portabilité) n’est pas qu’une modification technique !

 

Sans oublier que cette façon de faire sans échanges ne permet pas de discuter des modifications apportées, alors que la nouvelle réglementation permet des adaptations alternatives plus positives pour les salariés ! 

 

Les élus et le RS CFDT ont demandé à ce qu’une commission santé prévoyance soit convoquée sur ce sujet avant de demander l’avis du CSE afin de l’éclairer.

La majorité TU rend un avis, qui plus est positif, sur la bonne confiance qu’ils ont de la direction !

Est-il besoin de rappeler que les élus ne sont pas là pour baser leur avis sur la seule affirmation de la direction que ces modifications ne sont que techniques. Ils doivent s’en assurer et donner LEUR avis éclairé ! »

Solidaires Informatique et Avenir se sont associés à cette déclaration.

Point 2.2 : Informations économiques France

Le DG n’est pas présent pour ce point, ni pour le point sur la consultation économique. Il l’est de moins en moins. Ce n’est pas un très bon signe pour les salariés.

Nos collègues anglais seraient-ils plus chanceux que nous ? Au 1er octobre, il leur sera attribué une prime de 500£ et une augmentation de salaire de 1 000£ annuelle.

Étonnant pour une Société dont la direction ne jure que par l’augmentation individuelle.

Et en France ? Toujours pas d’augmentation générale en ligne de mire.

Point 2.4 : Information en vue de la consultation du CSE sur un projet d’évolution d’organisation du Conseil : On recommence !

Un nouveau projet de réorganisation du conseil, comme tous les 5-10 ans. Cette fois-ci, mouvement inverse de 2013, où l’on avait réparti les agences conseil dans les BU sectorielles. On recrée une BU Conseil avec toutes les entités conseil dedans, quel que soit leur secteur d’activité.

Ce qui est « amusant », c’est que les motivations du projet sont les mêmes que celle du projet inverse de 2013 : valoriser les salariés, renforcer un modèle qui a fait ses preuves, donner de la visibilité au conseil.

En plus de récupérer les agences conseil de chaque BU pour les mettre dans cette nouvelle BU, on en fusionne certaines pour créer des entités « transverses ». Ainsi Conseil SSE + Conseil Secteur Public = entité conseil Secteur Public. Et les agences conseil Energie&Utilities + Transport + TélécomMédia + Retail Auto = entité conseil Industrie et Services.

Soi-disant personne ne sera laissé de côté malgré les fusions et changements qui provoquent des doublons. La direction nous parle des rares doublons de directeurs d’entité, mais nous nous voulons parler des autres : administratifs, adjoints, MRH, DVO, et surtout assistantes, qui ont déjà pâti des dernières réorganisation…

Un des atouts de cette nouvelle réorganisation serait pour la direction une meilleure visibilité et une meilleure projection des consultants dans les phases de recrutement. La direction préfère donc parler d’entité que d’agences. Jeu de mot, jeu d’organisation, le malaise est -il vraiment là dans nos difficultés de recrutement ?

La majorité du CSE veut faire intervenir un expert sur ce projet. Vos élus CFDT n’en voient pas l’intérêt mais nous ne voulons pas bloquer et nous abstenons. L’avis du CSE est à rendre au CSE d’octobre.  

Point 2.5 : Point sur la situation sanitaire

Ce point permet d’avoir la fréquentation des sites en fonction du nombre de postes, et notamment les « pics ». On apprend ainsi que Colomiers 2 a été occupé à plus de 128% et Chartres de Bretagne à 112%. Nous soulignons ces anomalies auprès de la direction.

Nous avons aussi des chiffres sur le télétravail. Le nombre de télétravail Exceptionnel et Occasionnel est important, ce qui souligne que l’accord n’est pas adapté et qu’il y a beaucoup d’« à côté » au télétravail régulier selon les entités.

La direction promet un rappel des règles à la rentrée (les salariés seront priés de tendre leur doigts) car elle sait que certains salariés ne les respectent pas. Nous soulignons que s’ils ne les respectent pas c’est surtout parce qu’elles ne sont pas adaptées à leurs conditions de travail !

La direction pointe du doigt les salariés (comme d’habitude), comme les grands fautifs de la désorganisation sanitaire. Preuve de leur malhonnêteté, certains ne pointeraient en TT que le 1er jour du mois pour toucher l’énorme prime de 20€. Scandaleux !

Vos élus CFDT soulignent que les conditions dans les locaux ne permettent pas de travailler correctement 3 jours par semaine sur site : en open space, il est impossible de passer la journée sur des réunions Teams, nombreuses, au milieu de ses collègues. Mais comment faire devant l’absence de salle de réunion ou leur non-aération en temps de covid ? Quant à passer la journée dans les « aquariums » disponibles sur certains locaux, comme à Latitude par exemple, c’est ingérable et épuisant pour les salariés !

Le mois dernier la direction nous remontait les premières mesures (inquiétantes) des mesureurs de CO2. Rien ce mois-ci, ni actions tirées des mesures passées, ni nouvelles mesures… Nous vous conseillons l’excellent outil de l’INRS pour estimer la quantité de ppm dans l’air en fonction du temps dans une pièce aérée ou non, selon le nombre d’occupants https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=outil97. Très instructif ! Où l’on apprend que les sites non aérés avec des fenêtres ouvrant à 9 cm ne peuvent pas permettre de descendre le taux de CO2, même en maintenant la fenêtre ouverte en permanence ! Alors les instructions de la direction d’ouvrir 10 min par heure…

Point 3.3 : Travaux du dimanche

Sur les cas de repos hebdomadaires légaux non respectés, remontés depuis des mois et encore plus nombreux en juin, la direction répond « ce qui doit être fait sera fait » en refusant d’expliquer ce qu’elle va faire et pour quels cas. Une note aurait été envoyée aux manageurs pour rappeler les règles, mais elle refuse de nous la fournir.

Des salariés ont effectué des travaux du dimanche en juin sans que le CSE n’en soit informé.

La direction ne voit pas l’intérêt de revenir sur ces travaux passés, puisqu’ils sont passés, sic ….Ce qui est certain, c’est que ces travaux sont passés à travers l’information du CSE. Pas grave, ce n’est juste que le droit du travail sur lequel on peut s’assoir sans problème.

Pire, la direction, bien qu’ayant été alertée par les élus du CSE, n’a pas rajouté ces interventions du dimanche dans le suivi des retours fait à l’instance.

La direction parle de faire un travail de terrain pour « re-sensibiliser » les manageurs à ces travaux du dimanche et à leurs règles. Étonnant, un peu plus tôt dans la même séance, la direction parlait de « rappel à l’ordre » pour les salariés sur le télétravail, mais quand il s’agit de manageurs et de respect de la loi sur le repos légal c’est une « sensibilisation » ! 2 poids, 2 mesures ?

Point 3.4 : Retour sur les astreintes du 1er mai 2022

Point abordé en l’absence de vos élus et du Représentant Syndical CFDT.

Point 3.5 : Informations trimestrielles

Point abordé en l’absence de vos élus et du Représentant Syndical CFDT.

Point 4.1 :

 Point abordé en l’absence de vos élus et du Représentant Syndical CFDT.

Point 4.2 : Désignation d’un nouveau membre de la Commission Développement des Compétences

 Point abordé en l’absence de vos élus et du Représentant Syndical CFDT.

Point 5 : Points divers

Point abordé en l’absence de vos élus et du Représentant Syndical CFDT.