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mercredi 13 novembre 2024

Politique sociale : à la recherche des documents manquants !



Pour l'information-consultation annuelle sur la politique sociale de l'entreprise, les conditions de travail et de l'emploi à Sopra Steria Group, Le CSE a fait appel à l'expertise d'un cabinet d’expertise indépendant, or cette année celui-ci n'a pas obtenu de la part de la direction tous les documents afin de mener à bien sa mission.

Quels sont les documents absents et pourquoi ceux-ci sont indispensables au travail de contrôle du CSE ? :

1- Méthode de calcul de l’indemnité de congés payés (ou procédure de calcul),

Rappelons, qu’il y a peu, la direction a été condamnée pour son calcul erroné sur plusieurs années de l’assiette de la prime vacances, bien sûr en défaveur des salariés. Cette anomalie avait été détectée suite à une expertise du CSE sur la politique sociale de l’entreprise.

2- Dernier bilan quantitatif et qualitatif des entretiens professionnels et bilans des entretiens à 6 ans

38% des salariés n’ont pas bénéficié d’un entretien professionnel durant les 2 dernières années, de même une enquête auprès des salariés menée à l’été 2024 confirme des lacunes dans la fréquence de ces entretiens professionnels. Ces entretiens professionnels et bilans des entretiens à 6 ans sont une obligation légale, la direction ne peut s’y soustraire. 

3- Temps de travail déclaré pour chaque salarié anonymisé en 2023 et 2024 à date

Depuis des années, la CFDT remonte au CSE des anomalies sur des situations de  dépassements de maximas de temps de travail et sur des non-respects des minimas de repos. La direction élude toujours le sujet. On comprend donc qu’elle ne veuille pas fournir le temps de travail déclaré pour chaque salarié.

4- Notes de cadrage des rémunérations variables 2023 et 2024

Une certaine opacité règne dans l’entreprise sur l’attribution des rémunérations variables. L’information sur les notes de cadrage des rémunérations variables permettrait de connaître les critères objectifs et équitables pour cette attribution.

Ces documents sont essentiels pour rendre un rapport d’expertise définitif, c'est pourquoi le CSE a décidé d'assigner en justice la société Sopra Steria Group pour qu'elle fournisse au plus vite l'ensemble de ces documents. La convocation au tribunal est fixée au 26 novembre prochain

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Les éléments clé du rapport d’expertise d’étape :

La force de travail : l’effectif diminue légèrement mais attention, depuis l’été, les ruptures conventionnelles sont en hausse, trop souvent pour des seniors que la direction ne souhaite pas former aux technologies NextGen (Intelligence Artficielle, Cloud, Data, Cybersécurité).

Selon la direction, il n’est pas prévu de refonte substantielle de l’organisation en 2025.

La politique de rémunération : Elle est en décalage complet avec la flambée de l’inflation depuis 2022. En effet 2/3 des salariés de SSG ont vu leur pouvoir d’achat baissé en 2022 et 2023 et 1/3 en 2024, malheureusement cette analyse n’est que le résultat de CRH minimalistes. L’inflation n’est pas le problème de la direction sauf quand il s’agit de l’augmentation des prix de vente facturés aux clients !

Parcours professionnels : 1 500 salariés de plus de 40 ans sont potentiellement en difficulté de parcours, ils n’ont aucune promotion depuis des années et ne bénéficient que de rare augmentation généralement de montant moindre.

Egalité professionnelle entre les hommes et les femmes : rien ne change, les recrutements et promotions des femmes sont insuffisants pour briser le plafond de verre.

Très clairement, la part des femmes diminue à mesure de la progression dans l’échelle des niveaux du référentiel métier et des coefficients Syntec.

A ce rythme, dans 50 ans, le constat sera le même !

Conditions de travail et politique de prévention des risques professionnelles :

L’évaluation des risques professionnels n’a pas évolué par rapport aux années précédentes. Les risques psychosociaux omniprésents dans nos métiers préoccupent peu la direction. Leur prévention se base toujours sur une appréciation trop globale et trop éloignée des situations de travail.

Temps de travail : les heures supplémentaires représente seulement 0,22% des heures travaillées pour chaque salarié, cela est dérisoire quand on connaît le réalité du terrain. Les propos du management : « je ne t’ai pas demandé de faire ces heures » portent ces fruits !

De plus, le suivi du temps de travail des salariés au forfait jour demeure une boîte noire pour les représentants du personnel. Un tiers des effectifs passe donc à la trappe de ce suivi.

Droit à congés payés : la nouvelle réglementation d’avril 2024 permet l’acquisition de congés payés pendant un arrêt de travail pour maladie ou accident non professionnel, son application est rétroactive au 01 décembre 2009. la direction s’est mise en conformité pour les salariés actuellement en arrêt long, mais évidemment elle joue la montre pour ne pas traiter les salariés partis de l’entreprise depuis 2009.


vendredi 8 novembre 2024

Temps partiel avec maintien des cotisations retraites à taux plein : La CFDT propose un accord, la direction dit oui !

Un nouvel accord grâce à la CFDT !

Cela fait maintenant des années que la CFDT milite pour l’égalité professionnelle.

Les salarié.es à temps partiel sont à l’immense majorité des femmes dans le Groupe Sopra Steria.

Il y a plusieurs années, c’est la CFDT qui a demandé une mesure dans le Groupe pour permettre aux salarié.e.s à temps partiel de cotiser à taux plein pour leur retraite (avec la prise en charge de la partie patronale par l’entreprise). Cette mesure a été mise en place, même si la publicité n’a pas été à la hauteur.

L’accord précédent (valable chez SSG, SHR, I2S et SBS) se terminant mi-juillet 2024, cela fait près d’un an que la CDFT demande en anticipation l’ouverture de nouvelles négociations pour éviter que les salarié.es ne se retrouvent sans rien. Cet accord regroupait d’autres sujets d’égalité professionnelle.  La direction a traîné depuis, nous laissant sans réponse pendant des mois.

En novembre 2023, en janvier et mars 2024 nous demandions à nouveau l’ouverture de ces négociations et le maintien de la mesure qui prévoit aux salarié.es à temps partiel de cotiser comme des temps pleins pour leur retraite ! La CFDT a alors expliqué aux autres partenaires que cette mesure peut se faire de manière unilatérale par la direction seule.

Pour nous, le jeu de la direction était très clair : gagner du temps en espérant que la représentativité syndicale change à son avantage avant la signature d’un nouvel accord égalité professionnelle (dans 3 ans).

La direction a finalement refusé d’agir de manière unilatérale pourtant dans l’intérêt des salarié.es. Les négociations finissent par s’ouvrir, mais le délai annoncé dépasse la date butoir de mi-juillet 2024. Nouvelle demande en juin de la CFDT pour maintenir cette mesure pour les nouveaux entrants. Les salarié.e.s déjà concernés par cette mesure n’en perdent pas le bénéfice et peuvent continuer à cotiser à taux plein pendant 8 ans.

Si nous réclamions que le sujet soit traité, c’était pour éviter les ‘trous’ après mi-juillet. En effet, depuis cette date les salarié.es qui passent en temps partiel se sont vus refuser cette mesure !

La CFDT a rédigé et proposé un accord dédié à ce sujet à la direction lors de la réunion de négociations du 11 octobre dernier !

Cela, pour enfin permettre cette cotisation pour les temps partiels, sans contrepartie sur d’autres sujets qui n’ont rien à voir !

Et finalement la direction se déclare favorable à cet accord ! L’accord est signé !

Après discussion et proposition de Solidaires Informatiques, nous espérions l’augmentation de la durée possible de cotisation à taux plein. La CFDT a souligné que la retraite ayant été repoussée de 2 ans, il serait logique de passer à 10 ans par salarié.e et a même proposé de retirer toute limite de temps. La direction a accepté d’étendre cette mesure dans la limite de 10 ans par salarié.e, continus ou discontinus.

 

 

N’hésitez pas à nous contacter pour en bénéficier au plus tôt ! L’accord devrait être applicable dès novembre puisque la CFDT, Solidaires Informatiques et Avenir ont déjà annoncé leur signature !


Attention : Un salarié à temps partiel peut demander cela à tout moment, sans attendre un renouvellement de temps partiel ou autre!

Attention 2 : Un salarié en forfait jours y a droit autant que les autres !





 

jeudi 7 novembre 2024

Résultats économiques du groupe SSG du 3ème Trimestre 2024 - Encore 4,4% de plus sur les prix de vente, et rien pour les salariés!!!

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La présentation publique des résultats aux analystes financiers a eu lieu ce jeudi 31 octobre à 8h30.

Vos élus CFDT étaient comme d’habitude présents, et vous font un résumé de cette présentation et des questions/réponses des analystes.


Le Chiffre d’Affaires (CA) du groupe est de 1 356,9 M€ au T3 2024, soit stable par rapport au T3 2023 (+0,9%).

Le marché est attentiste et peu dynamique, mais SSG a résisté.

Le groupe confirme ses objectifs pour l’année 2024 :

  • Chiffre d’affaires à peu près stable en variation organique ;
  • Taux de marge opérationnelle d’activité d’au moins 9,7 % ;
  • Flux net de trésorerie disponible autour de 350 M€.

La France se maintient avec un CA en léger recul (-1,2%) dans lequel Conseil et Intégration ne recule que de -0,3% mais le PLM ( gestion de cycle de vie des produits) chute de -12,8%. Défense et Secteur Public sont en croissance ce trimestre alors que Services financiers, Energie et Aeroline sont en baisse. L’effet d’Aeroline compte pour un point.

Pour les Solutions, le T3 est en croissance de Chiffre d’Affaire, mais là où le côté RH avec HR monte de 7,5%, le côte Solutions Immobilières perd 2,7%.

Le Directeur Général annonce que sur le T4 l’effet de comparaison sera plus négatif au vu du T4 2023.

Retrouvez le communiqué de presse ici, avec un éclairage par pôle https://drive.google.com/file/d/13WlHCjxn0JL0cWtrhe_RX6ZoduaRLxC_/view?usp=drive_link

Beaucoup de questions côté Airbus, mais un discours rassurant qui annonce que le creux de la vague est au T4 mais devrait s’arrêter là à 100M€/trimestre.


Le DG a insisté sur les grands chantiers à entreprendre :

  • Changement de la dimension du conseil
  • Montée en valeur de nos offres technologiques
  • Évolution du modèle opérationnel de l’entreprise !

Avec la création d’un nouveau poste de COO(Chief Operating Officer - Directeur des Opérations) pour se faire… Le DG parle d’un modèle plus homogène, plus cohérent…

Quelles évolutions ? Pourquoi? Comment ? Et surtout quels impacts sur les salariés ? … mystère pour le moment.


Le DG a précisé que l’intercontrat était assez stable et n’évoluait pas, à 5% et que nous n’étions pas en sureffectif. Alors pourquoi les Ruptures Conventionnelles à l’initiative de l’employeur et les licenciements augmentent ?

 

En France, sur Conseil et Intégration, les prix de vente ont augmenté de 4, 4% (à fin septembre 2024) ! 

Et les salaires ? Rien à voir avec 3% d’augmentation entre janvier et juillet 2024 pour quelques chanceux… Encore plus de 1% qui disparaît dans les poches…

Prochain RV le 12 décembre, avec le modèle opérationnel et « les objectifs en termes d'allocation du capital »… La préparation de la succession continue…

 

mercredi 6 novembre 2024

Augmentations NAO 2025 : de moins en moins...

Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) 2025 ont débuté avec la direction, mais les premières discussions sur les salaires, les rémunérations et le suivi des écarts hommes-femmes ont été très décevantes.

Un Rejet Total des Revendications : la direction a balayé d’un revers de la main toutes nos revendications et sans aucune négociation :

  • Augmentation générale de 150 EUR mensuelle ==> NON
  • Augmentation de 4% de la masse salariale pour les salariés ayant un salaire inférieur au salaire médian ==> NON
  • Augmentation de 2% de la masse salariale pour les salariés ayant un salaire supérieur au salaire médian ==> NON
  • Promotion de plus de femmes en valeur absolue au prochain cycle CRH par rapport aux hommes ==> NON
  • Création de cycles spécifiques de revalorisation/correction des anomalies de rémunération ==> NON
  • Mise en place d’une prime 13ème mois pour tous les salariés sans impact sur le brut mensuel actuel ==> NON
  • Primes de fin d’année payées au prorata de présence et non plus sous condition de présence ==> NON

 

Une Décision Unilatérale : La direction continue de prendre des décisions de manière unilatérale, ignorant les syndicats et leurs revendications. La direction a annoncé que cette année, il y aurait peu d’avancées sociales (« Peau de chagrin ! »), invoquant un marché en baisse. Comme d’habitude, non ???

Et pourtant une Entreprise en Bonne Santé Financière ... Malheureusement tournée uniquement vers les actionnaires - Avec un ROA de 10%, l’entreprise se porte bien. 100 millions de dividendes ont été distribués aux actionnaires. La direction a aussi trouvé 150 millions d’euros pour racheter et détruire des actions (https://cfdtsoprasteria.blogspot.com/2024/10/150-millions-sortis-de-sopra-steriapour.html)

En bref, 250 millions pour les actionnaires et que trop peu pour les salariés ! Pas de WeShare, peu d’augmentations, peu de variables, pas de prime spécifique… Sopra préfère rémunérer le capital plutôt que ses salariés.

Et que dire des autres points :

  • Le pouvoir d’achat ? Ce n’est pas la préoccupation de la direction qui refuse d’en parler, déclarant : “nous ne sommes pas là pour compenser l’inflation”. « En 2023, 2/3 à ¾ des salariés de SSG ont perdu du pouvoir d’achat » (Rapport d’expertise politique sociale)
  • Égalité Hommes-Femmes ? La direction a refusé de discuter de l’égalité hommes-femmes en NAO, prétextant qu’une négociation d’accord était en cours. En attendant, les CRH passent et les inégalités persistent, et à ce rythme, pour 50 ans au moins !

Mais alors, quelles sont les avancées retenues ? Aucune, c’est comme chaque année : 

  • Aucune augmentation générale,

  • Aucun estimation du pourcentage de salariés augmentés,

  • Aucun contrôle sur l’égalité hommes-femmes n’a été annoncé

Pire, aucun chiffre sur l’augmentation envisagée mais elle s’annonce encore pire que l’année précédente.