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A LIRE ABSOLUMENT
La CFDT vous communique l'avis rendu par le CSE concernant la dénonciation du bail de Manhattan et ses conséquences sur les conditions de travail et de sécurité des salariés rattachés à ce site.
"Avis motivé du Comité Social d'Entreprise SSG sur l'évolution du bail Manhattan
Ce 11 juin 2021, le Comité Social et Économique de Sopra Steria Group est convoqué en réunion extraordinaire pour rendre son avis sur le projet d’évolution du bail de Manhattan. Le présent avis est basé sur les échanges des réunions des 16 et 22 avril 2021 sur la base des documents remis aux élus et le rapport du cabinet 3E Conseil que les élus remercient pour le travail fourni dans des délais contraints.
Contexte
Ce projet d’évolution du bail de Manhattan,
arrivant à échéance le 30 juin 2021, avait tout d’abord été présenté aux élus
du Comité Social et Économique Central qui a laissé le soin à chaque CSE
d'établissement de réaliser une éventuelle expertise dans le cadre de sa propre
information-consultation.
La
direction a convoqué tardivement en dernière minute le CSE Sopra Steria Group le
16/04/2021 pour l’informer en vue de sa consultation d’un projet d’évolution du
bail du site de Manhattan. Dans la prolongation de cette réunion le 22/04/21,
une majorité d’élus a voté le recours à une expertise.
En raison des échéances, la direction a été
contrainte de répartir les salariés sur plusieurs sites temporaires imposant
trois déménagements jusqu’à l’ouverture du nouveau bâtiment de Latitude.
Au
total, 3104 salariés de Sopra Steria Group rattachés administrativement au site
de Manhattan sont concernés par le projet, avec un passage de 7 étages (RDC, 8e,
9e, 10e, 12e et 16e étage non
conservés) à 1 seul étage (11e Ouest conservé jusqu’à fin mars 2022)
dès le 1er juillet 2021 soit 160 positions de travail conservées contre 839 actuellement.
Le projet de la direction soumis au CSE de Sopra Steria Group se décline en une première phase de télétravail « autant que possible » sur la base du volontariat couvrant la période du 1er juillet au 30 septembre 2021, puis en une seconde phase estimée du 1er octobre à l’ouverture de LATITUDE en février/mars 2022, avec un retour sur site encadré par les dispositifs de télétravail en vigueur. Les salariés resteront rattachés administrativement au site de Manhattan et disposeront d'ordres de mission pour travailler sur leur site temporaire : Meudon, Montreuil ou Kléber. Une phase 3 est mentionnée (ouverture du bâtiment Latitude), mais l’information-consultation ne concerne que les phases 1 et 2.
Le rapport de l'expertise pointe de nombreux aspects du projet qui rejoignent les questionnements des élus
Cette phase transitoire est contraignante pour une majorité de salariés avec des impacts sur la vie personnelle (organisation familiale, temps de travail effectif sur site, conditions de travail, temps de déplacements).
Recommandations du CSE à la Direction pour
limiter les impacts du projet sur la santé et la sécurité des salariés
Avertissement : l’avis prend en compte les nouvelles directives et
consignes sanitaires qui ont évolué depuis la réalisation de cette expertise.
Les points de manquement exposés ci-dessus conduisent les élus à formuler les demandes suivantes à la direction pour amortir les impacts de l'organisation proposée sur la Qualité de Vie au Travail et réduire les Risques Psycho-Sociaux :
Perte de
droits pour les conjoints des salariés :
Les conjoints de salariés, qui sont eux-mêmes salariés du privé, perdent le
droit d’être assuré par notre complémentaire en 1er rang et sont donc contraint
de prendre une autre complémentaire santé !!!
La direction a joué
sur l'ambiguïté pour ne pas annoncer les choses et faire croire que
c'était la même opération de dé-noémisation que par le passé. Il n'en est rien.
Après ces premières
réponses en décembre dans un sens, la direction change de réponses ! Et
malgré nos mails de questions 5 fois depuis le 14 décembre 2020 et les
questions en CSE, nous avons seulement en mai obtenu enfin un retour (par oral) :
CERTAINS MÉNAGES VONT DEVOIR DÉSORMAIS PAYER 2
COMPLÉMENTAIRES SANTÉ
ALORS QU'ILS N’EN PAYAIENT QU'UNE JUSQU'ALORS!
Et tout cela, sans délai et sans
prévenir les salariés concernés, qui se retrouvent en
avril et mai à batailler pour comprendre et pour se faire assurer, au risque
d'avoir des périodes non couvertes !
Malgré les alertes de vos élus CFDT, malgré leurs demandes répétées, la
direction n’a rien voulu entendre, ni sur sa communication, ni sur sa mise en
place, et encore moins sur sa décision inéquitable !
Pour les autres conjoint.e.s, ils
sont couverts ! (Fonctionnaires,
indépendants, retraités, sans emploi, ...) Normal, notre complémentaire est
"famille" : la même cotisation pour le même salaire, qu’on soit
célibataire ou avec 4 enfants et conjoint.e…
Jusqu'à la prochaine décision unilatérale de la direction!
Il faut donc bien choisir son/sa conjoint.e (et son métier) pour ne pas payer plus !
TOTALEMENT ANORMAL ALORS QUE NOTRE COMPLÉMENTAIRE EST « FAMILLE »
ET NE DOIT PAS FAIRE DE DISCRIMINATION ENTRE LES SALARIÉS !
Mais tous les salariés avec un.e conjoint.e travaillant dans le privé ne sont pas traités à la même enseigne ! Encore de la discrimination. Sans oublier que cette décision n’était pas nécessaire mais est un « choix » de la direction pour ne pas augmenter les cotisations sur les plus hauts salaires !... (voir la suite)
Chronique d’une décision
sauvage qui aurait pu être mieux gérée, et même évitée :
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Annoncée
comme « juste une dé-noémisation » :
La
direction a pris la décision unilatérale
de dé-noémiser certains conjoints, c’est-à-dire de couper le lien direct entre
le remboursement sécu et le remboursement Gras Savoye de notre complémentaire
santé.
Et elle en
profite pour faire une belle entourloupe !
En effet,
elle n’accepte de re-noémiser que les conjoints fournissant un justificatif... Et
dans certains cas, le justificatif qu’elle demande, c’est Sopra Steria qui doit
le fournir, mais elle s’y refuse ! 1ère embrouille.
Ensuite,
comme nous l’affirmions dans notre communication de décembre suite aux
informations données par la direction elle-même, rien ne devait changer pour les conjoints à part cette histoire de
dé-noémisation(Article ici). Cela pouvait donc être plus fastidieux pour les conjoints
dé-noémisés, mais à part le travail de paperasse en plus, car il fallait
envoyer les justificatifs sécu à notre complémentaire, les droits ne
changeaient pas.
Cette
opération est d’autant plus trompeuse
qu’en 2018, une campagne de
dé-noémisation de conjoints avaient eu lieu, mais sans toucher aux droits des
conjoints ! Seuls les conjoints qui
avaient déjà une autre complémentaire avaient été touchés et ils ne
perdaient aucun droit. (Ils devaient
faire jouer la leur en 1er rang, puis se faire rembourser le reste à
charge non remboursé par Gras Savoye en 2ème rang.)
Perte de
droit sans le dire :
Et voilà
qu’aujourd’hui la direction nous annonce le contraire !! Les droits
changent ! Certains conjoints n’ont
plus le droit d’être assuré par notre complémentaire santé !!!
Aujourd’hui,
les conjoints salariés du privé ne peuvent plus utiliser Gras Savoye en 1er
rang !
Ils ne
peuvent donc plus demander de remboursement
sauf s’ils font jouer une autre mutuelle avant !
Le conjoint salarié du privé doit donc prendre une autre complémentaire. Leur employeur se doit
de leur en proposer une et d’en payer une partie, c’est la loi, mais reste la
partie à la charge du salarié !
ET C’EST
AINSI QUE CERTAINS MÉNAGES SE RETROUVENT À DEVOIR PAYER 2 COMPLÉMENTAIRES SANTÉ
ALORS QUE CELLE DE SOPRA STERIA EST « FAMILLE » !
Inégalité
partout :
Discrimination
donc, entre les salariés qui ont des conjoints travaillant dans le privé, et
les autres ! Certains conjoints sont pris en charge,
d’autres non ! Choisissez bien !
Mais
ce n’est pas fini. Car
même entre ces salariés dont les conjoints sont salariés du privé, les
traitements sont différents, la discrimination continue. 4 cas
différents :
1) Les
« coup de chance » : ceux qui avaient demandé début 2021 un
justificatif à SSG pour affirmer que leur conjoint était couvert par notre
complémentaire santé. Ceux-ci ont fourni ce justificatif à Gras Savoye et passent
entre les mailles du filet ! Pas de dé-noémisation et pas de double
complémentaire à payer pour eux en 2021 !
2) Les
« malins » qui ont cochés la case « autre (fonctionnaire,
sans activité)» sur la demande de justificatifs de Gras Savoye et ont fait une
attestation sur l’honneur comme quoi leur conjoint n’avait pas de
complémentaire santé. Idem, rien ne change pour eux !
3) Les
autres salariés n’avaient pas de justificatif, étant donné que dès mars, la
direction refusait d’en fournir ! Ils ont essayé de comprendre et
d’obtenir des réponses de Gras Savoye. Mais ils ont été contraints de devoir
prendre la complémentaire de l’employeur de leur conjoint ou autre au dernier
moment. Ce qui pèse évidemment sur les finances des familles !
4) Dernière minute : Il faut aussi bien choisir sa société !
SSG, I2S et Beamap, SHR, SBS ont un contrat commun… mais les salariés de SHRS sont épargnés pour 2021 !!!! Différence
de traitement… En effet, et contrairement à ce qui a été dit en commission
Prévoyance Santé (pour toutes les sociétés de l’UES), la DRH de SHRS a annoncé
qu’en 2021 il n’y aurait pas de dé-noémisation de conjoint en 2021 !
Vos
élus CFDT ont remonté tous ces problèmes de discriminations à la direction, qui regarde ailleurs… Sa décision est prise, appliquée à la
hussarde, peu importe les dégâts.
Une décision
évitable ?
Le pire
est que cette décision aurait sans doute pu être évitée. La direction la
justifie en effet par des comptes mauvais, et un taux de conjoints affiliés
chez nous trop fort.
Ø Mais si elle
avait obligé les conjoints qui ont déjà une autre complémentaire à la faire
jouer en 1er rang, pour que Gras Savoye ne rembourse que le reste charge,
les comptes ne seraient sans doute pas si mauvais ! Il suffisait pour cela
de refaire chaque année la campagne
lancée en 2018, ce que vos élus CFDT avaient réclamé plusieurs fois!
Mais la direction, « débordée », n’a jamais donné suite(alors que c’est
le prestataire qui s’en charge)..… et les comptes ont baissé.
Ø De plus, la CFDT a fait part de nombreuses remarques notamment sur le
fait qu’aucune communication n’ait été faite aux salariés (comme nous l’avions
déjà demandé de nombreuses fois et encore depuis octobre 2019 pour cette
mandature) sur la dérive des frais santé et l’utilisation à privilégier du
réseau carte blanche ! Sans aucun succès ! Il est un peu facile
d’envisager dès lors des modifications alors que les salariés sont maintenus dans
le noir depuis des années sur l’état financier du contrat santé!
Ø Enfin, pour
rappel, la CFDT a toujours demandé à ce que s’il y avait augmentation
de cotisation nécessaire, il faudrait déjà commencer par faire payer les plus
riches, car aujourd’hui la cotisation n’est pas
proportionnelle au salaire. Et sur la
tranche C des salaires,
rien n’est prélevé ! Ceci permettrait de faire payer en fonction de ses
capacités chaque salarié ! (Détails en fin
d’article ici)
Décision qui
aurait pu être bien gérée ?
Cette
décision aurait peut-être pu être comprise si elle avait été :
1) Clairement
exposée aux salariés depuis le début, ce qui n’a pas du tout été le cas !
La direction elle-même se contredisant… Un
message « Votre conjoint est
salarié du privé, à partir de cette année il devra prendre la complémentaire
proposée par son employeur à telle date » aurait été la moindre des
choses !
2) Annoncée
avec un délai suffisant pour
permettre aux salariés et à leur conjoint de s’organiser !
3) Tous
les salariés étaient traités de la même manière,
ou qu’à défaut la direction rétablisse la situation pour tous en attendant de
faire les choses correctement !
Mais non,
la direction a clairement joué sur l’ambiguïté, a ignoré vos élus CFDT et leurs
questions et remarques sur la communication, confiante et convaincue qu’elle ne
pouvait bien décider que seule !
C’est
à cause de ce genre de décision unilatérale et inéquitable que vos élus CFDT se
battent depuis des années (seuls) pour que notre complémentaire santé et
prévoyance fasse l’objet d’un accord, avec une gestion paritaire, puisqu’elle
est payée aussi pas les salariés !
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Faites-nous
remonter vos expériences sur le sujet et vos cas, c’est avec ces retours que
nous pouvons appuyer nos demandes !
Préambule
La
CFDT espère que cette nouvelle négociation sur le télétravail aboutira à un
accord plus audacieux pour inscrire l’entreprise dans le monde actuel et
être en phase avec la communication du Groupe (développement durable, écologie,
qualité de vie au travail, …). Gardons à l’esprit que le télétravail répond à
une forte demande sociale et est un facteur différenciant quant à
l’attractivité de l’entreprise.
La CFDT tient à souligner que depuis le début de la crise sanitaire que nous
vivons, la mise en place du télétravail a démontré
son efficacité en termes de productivité, de continuité de service et
d’adaptabilité des salariés. La direction doit être rassurée quant à
l’autonomie des salariés dans cette nouvelle organisation du travail au sein de
l’entreprise.
Suite aux premières réunions sur ce thème, nous
comprenons bien que la direction n’est malheureusement pas dans l’optique de
tenir compte de l’expérience du télétravail que nous venons de vivre.
Les
revendications suivantes ne sont pas exhaustives et pourraient évoluer au fur
et à mesure de l’avancement de la négociation.
Définition
de la population éligible au télétravail
La CFDT demande l’accès au télétravail pour l’ensemble des salariés de
l’entreprise.
La
direction doit maintenant négocier le télétravail lors de la signature des
contrats clients et ne plus se retrancher derrière des contraintes clients ou
techniques pour refuser le télétravail aux salariés. Sopra Steria se doit de
faire évoluer les pratiques dans le secteur du digital. C’est le rôle d’un
leader.
La
population éligible au télétravail se doit d’être
clairement définie dans l’accord, en en définissant des critères si
besoin, d’ancienneté par exemple. Ceci dans l’optique de ne pas laisser
l’appréciation individuelle d’accord du télétravail à un manageur, avec les
risques de discrimination que cela comporterait.
Modalités
d’accès au télétravail
La CFDT demande la possibilité pour les salariés d’avoir de 1 à 3 jours de télétravail par semaine, selon leur
souhait. Au maximum :
Moyens
mis à disposition de tous les salariés télétravailleurs
La CFDT demande que les télétravailleurs soient équipés correctement pour leur
permettre de mener à bien leur mission à partir de leur espace de télétravail.
D’une
part, l’entreprise doit fournir le matériel informatique nécessaire :
D’autre part, elle se doit de participer financièrement aux frais engendrés par la mise en place du poste de travail du salarié :
• Une allocation forfaitaire de 10€ par jour de télétravail (40€ par mois pour un
jour de télétravail par semaine), pour prendre en compte les frais de
télétravail aux vues des coûts de chauffage, électricité, eau et médiateur pour
la vie de famille (enfants/parents) …
• Mise en place d’un forfait aménagement à hauteur de 500€ maximum sur présentation des factures pour l’achat de bureau, chaise de bureau, lampe, adaptation du local, étagères, meubles, répéteur WIFI ou CPL, installation électrique… (hors matériel prescrit par la médecine du travail).
Prise
en compte des espaces de co-working
La CFDT demande la prise en compte des espaces de co-working comme lieu de télétravail possible pour les salariés. De plus, la CFDT demande la prise en charge des frais liés à l’utilisation de cet espace en compensation des frais liés à l’abonnement internet et à l’installation, à hauteur de 500€ par an sur présentation des factures.
Les moyens d’accès aux salariés en télétravail
pour les IRP
Les modalités d’exercice des mandats du
télétravailleur doivent être prévues :
- D’une part, le
salarié représenté éprouvera les plus grandes difficultés à contacter ceux qui
sont censés le représenter et le défendre car il ne côtoiera pas les
représentants sur son lieu de travail et la prise de contact supposera des
démarches au-delà de la durée habituelle de présence sur le lieu de travail, en
sus des autres obligations du salarié (temps de transport, obligations
familiales), etc.
- D’autre part, le
représentant du personnel assumera son mandat dans des conditions dégradées et
difficiles puisqu’il est privé du contact avec une grande partie de ceux
qu’il est censé représenter.
• Mise en place de panneaux d’affichage numérique, en
parallèle des panneaux physiques, par périmètre :
INSTANCE CSE
o Les coordonnées des élus du CSE et des représentants
syndicaux (nom, prénom, adresse mail, téléphone, site de rattachement),
o
Gestion autonome de l’affichage libre et immédiat
pour les élus CSE.
INSTANCE RP
o Les coordonnées des représentants de proximité du
périmètre (nom, prénom, adresse mail, téléphone, site de rattachement),
o
Les réponses aux questions des RP,
o
Gestion autonome de l’affichage libre et immédiat
pour les RP.
SYNDICATS
o
Les coordonnées des délégués syndicaux (nom, prénom,
adresse mail, téléphone, site de rattachement),
o
Gestion autonome de l’affichage libre et immédiat pour
les organisations syndicales.
• Les IRP doivent disposer de la liste complète des
salariés en télétravail et s’engagent à respecter la confidentialité des
informations en leur possession. Dans le cadre de leur mandat, ils peuvent contacter les télétravailleurs
individuellement ou de manière groupée par messagerie électronique et vocale,
par Teams, Yammer, … ;
• Du fait de la dispersion des télétravailleurs, des
moyens supplémentaires, tant du point de vue financier que du temps, doivent
être définis pour permettre aux représentants du personnel d’avoir des contacts
avec les télétravailleurs, mais aussi pour permettre aux télétravailleurs
d’exercer un mandat ;
• Donner aux IRP
la possibilité d’organiser des réunions mensuelles par visioconférence en
invitant les salariés sur leur temps de travail et d’en faire la publicité,
notamment pour l’appel aux questions et sujets les préoccupant. Ces réunions
doivent pouvoir également être possibles pour les salariés en présentiel ;
• Les règles de
Yammer doivent permettre les propos syndicaux pour autoriser les IRP à répondre
ou communiquer avec les salariés sur les sujets qui les concernent ;
• La mise à disposition d’une application spécifique
pour permettre d’être au plus proche des salariés ;
•
Le droit syndical doit être renforcé en période de télétravail exceptionnel,
où le lien entre organisation syndicale et salarié est plus problématique, afin
de continuer à mener un rôle d’alerte auprès de l’employeur. Les éléments cités
ci-dessus peuvent être renforcés par leur nombre ou leur fréquence.
Mise en place de formations
La
mise en place du télétravail doit être accompagnée sur plusieurs plans et la CFDT estime qu’il est impératif de former et sensibiliser tous les acteurs
intervenants autour du télétravailleur :
• mise en place
d’une formation obligatoire au maximum 1 mois après la mise en place du
télétravail pour le télétravailleur ayant pour thèmes principaux l’organisation
et les risques liés à l’isolement,
• mise en place
d’une formation obligatoire pour tous les managers hiérarchiques de
télétravailleurs abordant les droits et obligations de l’employeur, l’évolution
de l’organisation liée au télétravail dans les méthodes, la gestion des charges
de travail des télétravailleurs.
Le suivi des demandes de télétravail
La CFDT demande la mise en place d’un processus formalisé
pour les demandes et acceptations/refus. Toutes les demandes de
télétravail souhaitées par les salariés doivent être saisies, même lorsque
celles-ci ne seront pas acceptées. En effet, la non-saisie de ces demandes
fausse les statistiques de suivi (constat actuel).
La CFDT demande que le refus ne soit pas un simple avis du manager mais qu’il soit
motivé par un argumentaire construit basé sur les critères de postes éligibles,
définis dans l’accord.
De
plus, la CFDT demande l’accès des élus du CSE et des RP à l’outil de suivi des
demandes de télétravail au même titre que celui du temps de travail.
Une commission de suivi de l’accord, composée de 2 membres de chaque OS représentative et 2 membres de la direction, avec une réunion semestrielle et une demi-journée semestrielle de préparation par membre, qui aura accès aux demandes et pourra demander des explications sur tout cas individuel de refus de TTV.
Télétravail Exceptionnel
Le télétravail exceptionnel
se doit de répondre aux mêmes obligations que le télétravail habituel. Le management
ne peut décider seul des modalités, équipements, remboursements, ou autres
modalités du télétravail, sous prétexte qu’il est exceptionnel. Ceci doit être
prévu dans l’accord.
Une nouvelle écriture du paragraphe de télétravail
exceptionnel et une compensation supplémentaire sont demandées.
Durée de l’Accord
Afin de permettre l’évolution de l’accord au vu de la situation et de l’expérience, nous demandons une durée d’accord de 1 à 2 ans.