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mercredi 10 juin 2026

IA. Y-a un loup ?  Y es-tu ? Que fais-tu ?

Quand c’est flou ! IA un loup ?

L’IA est partout chez Sopra Steria, chez nos clients, dans nos missions et sur notre poste de travail. Les communications et les formations sont envahies de nouveaux outils IA, qu’il faut connaître, qu’il faut utiliser. Mais, au-delà de l'utilisation de nouveaux outils IA, qu’attend vraiment la direction des salariés ?

Des nouvelles compétences techniques et comportementales ? Un haut niveau de rapidité et de flexibilité ?  Avec le temps réduit de certaines tâches de conception ou production, faudra-t-il paralléliser ? Qui pourra s’adapter à cette accélération, avoir une acuité cognitive continue pour contrôler ou vérifier ce que fait l’IA ? Qui sera capable d’enchaîner les actions, boucler et livrer plus vite ?

Les métiers des ESN s'automatisent et les filières entières mutent

Ce n’est pas en jouant sur le volant de la sous-traitance, de l'offshore et du turn-over naturel que cela se réglera. Les experts missionnés par le CSE SSG nous alertent au CSE de mai 2026. Ils prévoient que les missions et les projets porteurs et rémunérateurs seront désormais sur les plateformes IA, que la facturation sera différente, comme les marges. Les prestations de transformation, de conseil, d’organisation ou d'accompagnement seront très concurrentielles.

Les salariés s'interrogent et certains s’angoissent sur leur place demain !

Dans le monde Sopra Steria de l’IA, les missions porteuses seront-elles proches des salariés en région ? Où seront les experts, les équipes d’intégration et de maintenance ? Quelle sécurité et quelle carrière dans les filières et les différents métiers ? Que restera-t-il de leurs compétences ?

Au CSE SSG de mai, la direction a indiqué que Sopra Steria recrute déjà autrement et évalue les candidats sur "leur capacité à évoluer et à monter sur les sujets".

Et pour les salariés qui sont déjà là ?  Nous avons compris que Sopra Steria ne les recruterait peut-être plus aujourd'hui ! Et s’ils n'embarquent pas dans le train de l'IA et restent à quai ?  Une RC ? Les salariés ne doivent pas être baladés en fonction d'aiguillages économiques "de court termes" qui échappent à tous ! 

Nous voulons une cartographie de Sopra demain avec les métiers, les centres de profit et les salariés !  Malgré les demandes continues de la CFDT, rien de concret ! On nous refuse un groupe de travail, une commission ; et la direction nous annonce seulement maintenant qu’un groupe restreint au niveau du CSEC devrait s'emparer du sujet de l’IA. 

Depuis 2 ans, la CFDT réclame une vision claire sur les enjeux IA, un dialogue social constructif et guidé par le souci des salariés présents.  


Prime vacances, une victoire à la Pyrrhus !

L’affaire a tout d’une victoire. Après des années de procédure, la justice reconnaît enfin que le calcul de la prime vacances est erroné. Mais, plusieurs mois plus tard, les salariés concernés découvrent l’envers du décor : le droit est reconnu, le paiement est refusé.

Au départ, le sujet paraît technique. Une ligne de calcul, une assiette de prime, des indemnités de congés payés à intégrer ou non. Mais derrière cette mécanique comptable se joue une question simple : l’entreprise peut-elle réduire l’enveloppe globale de la prime vacances en excluant les indemnités versées aux salariés qui quittent l’entreprise pendant la période de référence ?

La Cour de cassation répond clairement : non. La prime doit être calculée sur l’ensemble des indemnités de congés payés versées aux salariés de l’entreprise, peu importe qu’ils aient quitté l’entreprise en cours d’exercice. Sur le principe, le débat est donc tranché.

Il faut pourtant des années pour en arriver là. Le CSE fait expertiser le calcul, demande des éléments, se heurte à des refus, puis engage une procédure. Le tribunal déboute les demandeurs. La cour d’appel confirme. Puis la Cour de cassation casse cette décision. En 2024, la cour d’appel de renvoi reconnaît à son tour que le mode de calcul doit être corrigé.

Mais c’est ici que le dossier change de nature. Faire reconnaître une irrégularité collective ne signifie pas automatiquement obtenir un paiement individuel. Le droit social distingue l’intérêt collectif, que peuvent défendre les représentants du personnel et les organisations syndicales, du droit propre de chaque salarié à réclamer une somme déterminée.

Autrement dit, le collectif permet d’établir l’erreur. Mais au moment de passer à la fiche de paie, chaque salarié se retrouve renvoyé à sa situation personnelle : ses dates de présence, son contrat, les sommes éventuellement dues, et surtout la prescription.

La direction de Sopra Steria, dont l’aspect social lui est étranger, s’appuie aujourd’hui sur ce verrou. Elle soutient que les primes versées depuis 2019 sont conformes, et que les seules années encore discutables (2016, 2017 et 2018) sont désormais trop anciennes pour donner lieu à régularisation. Le message envoyé aux salariés est brutal : le calcul était contesté, mais il serait trop tard pour payer.

Cette situation laisse un goût amer. Elle montre la distance qui peut exister entre un droit reconnu par la justice et un droit réellement réparé. Dans cette affaire, la procédure permet de gagner le principe, mais pas encore d’obtenir la traduction concrète de cette reconnaissance sur les bulletins de paie.

La suite ne peut donc pas se limiter à l’espoir d’une régularisation générale. Les chances d’obtenir collectivement le paiement rétroactif pour tous apparaissent aujourd’hui très limitées. En revanche, une exigence demeure : obtenir la transparence complète des calculs, leur individualisation, et permettre à chacun de savoir précisément ce qui aurait dû lui revenir.

Cette affaire raconte plus qu’un litige sur une prime. Elle rappelle qu’en droit du travail, gagner une règle ne suffit pas toujours à faire réparer ses effets. Le droit est reconnu. L’employeur perd le principe, le salarié perd l’argent.

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Autres articles sur le sujet :

PRIME VACANCES : retour vers le passé : arnaque de la direction !

mardi 9 juin 2026

CONSULTATION DU CSE SSG SUR LA STRATEGIE 2026 : UN MANQUE TOTAL DE VISION

Lors du CSE de fin mai, vos élus CFDT ont proposé un avis circonstancié à la vue des informations remises sur la stratégie 2026 :

« Le CSEE doit donner son avis sur la stratégie, alors qu’il y a un manque total de vision. Nous n’avons rien au-delà de la fin d’année, et tout cela va changer avec le nouveau DG, comme l’a dit le président du Groupe. La vision du nouveau DG doit être donnée ces jours-ci au Conseil d’Administration. Le CSEE n’a aucune information mais on lui demande son avis, alors qu’il n’y a aucune réelle stratégie.

Les « leviers de croissance » identifiés par la direction vont forcément impacter les salarié.es, leur emploi, le contenu de leur travail et leurs conditions de travail. Rien n’est présenté pour rassurer les inquiétudes nombreuses des salarié.es, pour assurer que leur employabilité sera maintenue, que leur emploi sera conservé, et qu’ils et elles auront encore une place dans cette entreprise. Les salarié.es voient ce qui se passent ailleurs, avec l’IA entre autres, et la direction ne donne aucune information concrète sur ces sujets. L’inquiétude est grande chez les salariées et salariés de l’entreprise. 

Le CSEE demande une visibilité totale sur les effectifs : objectifs et suivis des emplois structures (fonctions support, comptabilité, ressources humaines, commerciaux, ...) comme des emplois productifs (en particulier Testing et développement mais aussi CP,...). Le CSEE demande aussi un engagement fort sur l’employabilité de tous et toutes les salariées. »

Les élus majoritaires ont voté contre notre avis alors que 24h avant, ils avaient fait un appel du pied pour que notre avis complète celui de la commission Stratégie du CSEE, comme l’année dernière.

Cherchez l’erreur. 

L'avis de la commission mis au vote est négatif et quoi qu’il en soit, vos élus CFDT font leur travail et continueront à le faire pour représenter les salariés de l’entreprise.


lundi 8 juin 2026

641 798 raisons de croire en la force du collectif CFDT


Derrière un chiffre, des personnes et des convictions

641 798. Voici le nombre officiel d’adhérentes et d’adhérents à la CFDT en 2025. Un chiffre ? Non. 641 798 histoires.

Derrière ce nombre, il y a des collègues comme vous et moi. Des salariés qui, un jour, ont décidé de ne plus rester seuls face à la pression, à l’injustice, ou simplement par solidarité. Parce qu’un collègue avait besoin de soutien. Parce qu’ils en avaient assez de subir sans réagir. Parce qu’ils ont compris que, ensemble, on va plus loin.

On nous caricature souvent : « Adhérer à un syndicat, c’est choisir un camp. » « Il faut être en colère H24. » « Il faut avoir un problème. » 

La réalité est bien plus simple.
La majorité des adhérents CFDT, ce sont des femmes et des hommes, qui tentent de tenir dans un monde du travail de plus en plus brutal, individualiste, épuisant. Et un jour, ils ont choisi de ne plus subir seuls.

Un syndicat en mouvement, ancré dans le réel

Chaque année, par transparence, la CFDT fait certifier son nombre d’adhérents par les commissaires aux comptes. Au 31 décembre 2025, nous étions 641 798.

Un chiffre en progression continue depuis quatre ans, avec une dynamique remarquable :

  • 52,4% de femmes parmi les adhérents,

  • Plus de 52 000 jeunes de moins de 35 ans qui rejoignent nos rangs.

Cette croissance, c’est la preuve que le syndicalisme CFDT répond aux attentes des salariés et des agents publics. Dans un contexte social tendu, nous apportons des solutions concrètes, parce que nous sommes présents sur le terrain, et ancrés dans les entreprises et les administrations.

Pourquoi la CFDT est-elle la première organisation syndicale de France ?

Parce que nous sommes indépendants. Indépendants de toute direction, de toute DRH, de tout manageur. Notre seule boussole, ce sont les valeurs de solidarité, de justice sociale et de dialogue.

Soutenir la CFDT, c’est choisir un syndicat qui :
 ✅ Écoute les salariés et défend leurs intérêts au quotidien,
 ✅ Agit pour améliorer les conditions de travail,
 ✅ Innove pour s’adapter aux défis de demain.

Et chez Sopra Steria ?

Chez Sopra Steria, comme ailleurs, la force du collectif fait la différence.

  • Vous subissez des pressions au travail ? Vous n’êtes pas seuls.

  • Vous constatez une injustice ? Agissons ensemble.

  • Vous voulez défendre un collègue ? La CFDT est à vos côtés.

Rejoignez-nous. Parce que chaque adhésion, c’est une voix de plus pour faire bouger les lignes. Parce que 641 798 adhérents, c’est 641 798 façons de rendre le travail plus humain.

Profitez de l'adhésion découverte :
2 mois pour faire connaissance

Du 1er juin au 30 septembre 2026, l’Adhésion découverte vous permet, de bénéficier jusqu'à 3 mois, des services et avantages des adhérents de la CFDT( le mois de l'adhésion + 2 mois) : votre première cotisation sera prélevée au terme du second mois après la date de votre adhésion.

Ce temps vous est offert pour découvrir notre organisation. Vous serez accompagné par les militants CFDT et aurez accès à tous nos services.

Au bout de ces trois mois :

  • vous souhaitez continuer à adhérer à la CFDT. Vous n’avez rien à faire de plus : Bienvenue à la CFDT ! Votre adhésion est officielle, et vous pouvez bénéficier, en plus, d’un accompagnement juridique et d’assurances.
  • vous avez changé d’avis ? C’est très simple : vous résiliez votre adhésion en ligne via le formulaire de contact de votre espace adhérent.

samedi 6 juin 2026

Congé supplémentaire de naissance, il est arrivé !

Les décrets d'application pour le congé supplémentaire de naissance sont enfin publiés depuis le 31 mai ! Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau droit pour mieux accompagner votre enfant dans ses premiers mois et mieux concilier vie professionnelle et vie familiale : 


Une communication de la Direction des Ressources Humaines est en préparation afin de vous présenter les modalités d’application de ce nouveau droit au sein de Sopra Steria, ainsi que l’ensemble des dispositions qui y sont associées.

Pour toute question, précision ou difficulté rencontrée, n’hésitez pas à vous rapprocher de vos représentants CFDT, qui se tiennent à votre disposition pour vous accompagner : dscfdtsoprasteria@gmail.com


vendredi 5 juin 2026

Un cycle CRH en juillet pour qui ? (SSG)

 

è Pour les personnes en CDI, productives (ni structure, ni fonction), de moins de 5 ans d’expérience, de niveau N1/N2 

è Qui n’ont pas été augmentées depuis un an, voire plus ! = une demande CFDT entendue !
Même si notre demande concernait toutes les « NA » (non-augmentés) quelles que soient leur ancienneté, filière, …

o   Pour les N1, on prend la date d’entrée chez SSG

o   Pour les N2, on prend la date de diplôme (si autre emploi précédent)

o   Pour les ex-alternants embauchés en CDI, on prend la date de diplôme

è Mais aussi pour les « cas exceptionnels », qui ne le sont pas tant que ça ! Alors n’hésitez pas à vous manifester auprès de votre management !

lundi 18 mai 2026

Quand le malaise devient structurel : il faut agir

Depuis plusieurs mois, les remontées des équipes de différents périmètres dessinent le même constat : la situation sociale se dégrade fortement, et ce de manière transversale.


Une charge de travail qui explose

Les salariés font face à des charges de travail toujours plus lourdes, sans renfort, sans anticipation, et avec des difficultés de recrutement persistantes. Beaucoup nous signalent travailler dans un contexte de surcharge quasi permanente, sans réelle visibilité sur l'évolution des équipes. Dans le même temps, la direction exige toujours plus de rendement, tout en naviguant à vue, sans stratégie claire et sans prise en compte des risques que cela fait peser sur les équipes.


Une difficulté à recruter des profils spécifiques qui met tout le monde en tension

Les recrutements sont souvent compliqués, ou simplement décalés dans le temps. Cette situation entraîne une pression continue sur les équipes en place, au détriment de la qualité de vie au travail et de la santé des salariés.


Des augmentations en chute libre en 2026

Les CRH de début d’année ont été vécus comme un véritable choc chez les salariés :

  • augmentations extrêmement faibles,

  • absence de reconnaissance de l’investissement,

  • sentiment général d’injustice et de désengagement.

Les salariés le disent clairement : avec de telles augmentations, difficile de se sentir valorisés et/ou encouragés.


Un climat social qui se détériore

Le cumul de tous ces éléments conduit aujourd’hui à une démotivation profonde, une perte de sens et une inquiétude généralisée sur l’avenir des métiers et des équipes.


L’état actuel n’est pas tenable. Les salariés ne peuvent pas continuer à absorber toujours plus avec toujours moins.

 La CFDT alerte sur certaines décisions prises qui sont contraires aux valeurs affichées du Groupe.

Les salariés ne travaillent-ils pas avec le même objectif que la direction et les actionnaires : la réussite du Groupe ?