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mercredi 14 décembre 2016

L'Essentiel du Comité Central d'Entreprise (CCE) de décembre 2016

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Une nouveauté sur l’Essentiel, retrouvez l’Essentiel du CCE !

Le CCE ou Comité Central d’Entreprise, regroupe en une instance des représentants de chaque CE des entreprises I2S, Axway, Sopra Steria, SBS et HR, qui constituent l’Unité Économique et Sociale (UES) Sopra Steria. Cette instance se réunira une fois tous les 3 mois au moins, et doit donner son avis sur les changements affectant toutes nos entreprises et l’économie globale du groupe.
La première réunion, constitutive, a eu lieu le 5 décembre dernier, dont voici l’Essentiel ci-joint !

n  Point 1 : Élection du secrétaire et du trésorier
Ambiance cordiale pour ce premier CCE, tout le monde est d’accord pour une élection à main levée.
Élection du secrétaire : 2 candidatures (7 votants)
1 candidat Avenir : 4 voix, 1 candidat TU : 2 voix, 1 abstention
Élection du trésorier : 2 candidatures (7 votants)
Thierry Olivier (CFDT) : 4 voix, 1 candidat TU : 2 voix, 1 abstention
n Point 2 : Constitution du bureau
Les élus décident à l’unanimité d’élire un secrétaire adjoint et de ne pas élire de trésorier adjoint.
Élection du secrétaire adjoint : 2 candidatures (7 votants)
Nathalie Lacassagne (CFDT) : 4 voix, 1 candidate Solidaires : 2 voix, 1 abstention
n  Point 3 : Élection des membres des commissions obligatoires
Après une suspension de séance et concertation entre tous les élus, il est décidé de créer une commission économique, une commission formation et une commission égalité professionnelle.
Élection de la commission économique : en accord avec la direction les élus décident d’augmenter le nombre de postes de cette commission (passage de 5 à 6) afin que chaque tendance soit représentée au sein de cette commission.
Sont élus à l’unanimité les membres suivants : Thierry Fauré (CFDT) - Président, 1 élue Solidaires, Pierre Lemoine (Non syndiqué liste CFDT), 1 élu S3I, 1 élu Avenir, 1 élu TU.
Élection de la commission formation :
Sont élus à l’unanimité les membres suivants : 1 élue Solidaires – Présidente, 1 élu Avenir, 1 élu TU, Alain Moirez (CFDT), 1 élu S3I, 1 élu Avenirs.
Élection de la commission égalité professionnelle : Sont élus à l’unanimité les membres suivants : 1 élue S3I - Présidente, 1 élu TU, 1 élue Solidaires, Nathalie Lacassagne (CFDT), Alain Moirez (CFDT), 1 élu Avenirs.
n  Points divers
Calendrier des réunions du CCE :
Lundi 6 mars 2017 à 13h30
Mardi 6 juin 2017 à 13h30
Mardi 19 septembre 2017 à 13h30
Mardi 12 décembre 2017 à 13h30

Vincent Paris, arrivé en fin de séance, félicite les nouveaux élus. Il insiste sur l’importance de ne pas se focaliser sur le juridique et de travailler dans l’intérêt des salariés. En témoignage d’ouverture, la direction serait même prête à fournir des informations au-delà de ses obligations légales et à donner l’exemple en matière d’écoute même en cas de désaccords !!!
Il insiste, comme en CE, sur l’importance de la formation qui doit permettre aux salariés d’acquérir et conserver les compétences et expertises requise en cette période de transformation « digitale » et nous promet un plan de formation plus lourd.

Les élus entendent cette déclaration d’intention au bénéfice des salariés mais s’étonnent pourtant que dans le même temps :
- La direction se permette de muter sans préavis (d’une semaine à l’autre) ni consultation/concertation des équipes (HR) entières d’un site à l’autre (Manhattan à Meudon). Les élus informent la direction qu’une telle mesure ne va pas dans le sens d’une amélioration des conditions de travail car elle induit pour certains salariés une augmentation considérable des temps de transports.
=> Vincent Paris indique n’avoir pas connaissance de cette situation mais qu’il s’agit de répondre aux obligations de service.
- Le syndicat S3I se trouve écarté de la négociation sur le temps de travail. Cela ne va pas dans le sens d’une amélioration du dialogue social.
=> La direction explique qu’il ne s’agit pas d’une exclusion de son fait mais qui découle de la loi. Il conviendrait que les représentants de ce syndicat soient invités par un autre syndicat éligible à ces négociations.

mercredi 7 décembre 2016

"We Share" : Drôle de partage ! La fable de l'actionnariat salarié

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« NOUS PARTAGEONS »
Souvenez-vous, la campagne « nous partageons » (« we share ») de la direction de Sopra Steria,
que la CDFT dénonçait comme une action visant les manageurs !
(c'est ici : http://cfdtsoprasteria.blogspot.fr/2016/04/actionnariat-salarie-un-cadeau-pour-qui.html)
Au CE de septembre 2016, M. Pasquier lui-même est venu nous présenter les résultats de ce plan d’actions.

La réalité nous donne raison :
La moitié des salariés est à moins de 3000€/mois,
et, sans surprise, n'a que très peu pu participer au "partage"...

Seulement 26% des salariés gagnant moins de 3000€ ont souscris ! 
Et la direction se refuse à détailler la tranche pour voir ce qui s’y passe alors que cette tranche regroupe plus la moitié des salariés ! (salaire médian 2015 à 2840€ en 2015)
Et qu’elle détaille les tranches hautes…

Nous sommes donc très loin du remerciement pour TOUS les salariés que la direction annonçait.

Comme nous l’avions expliqué, il s’agissait donc bien de renforcer le contrôle de l’actionnaire principal
et non de faire participer les salariés aux prises de décisions de l’entreprise,
encore moins d'en faire des « entrepreneurs » :-)

Les salariés n’ont pas droit de vote, à part pour une chose, élire leurs représentants qui iront voter à leur place (sans leur demander leur avis) aux Assemblées Générales. Les actions de ce beau « partage » sont en effet rassemblées dans un FCPE, dont les représentants sont désignés en ce moment et jusqu’au 13 décembre par vote électronique. Le « contrôle » des actions est bien assuré.
Preuve en est la liste de candidats aux postes de représentants.

Sur 16 candidats, 13 candidats sont des manageurs de haut niveaul’une étant même présente au Conseil d’Administration, les autres étant Directeur de Division, d’Agence, DI, Directeur de site,...
Sans doute bon nombre d’entre eux sont également destinataires du nouveau plan des actions totalement(celles-ci) gratuites données au top 100 des manageurs. 
(Voir http://cfdtsoprasteria.blogspot.fr/2016/07/200-de-plus-pour-linteressement-ce-que.html)

La hiérarchie ne se cache même plus derrière des prête-noms, mais se propose elle-même pour contrôler le vote des actions des salariés.
Reste 3 candidats, dont évidemment un traidu*ion.

Si ce n’est déjà fait, nous vous incitons donc à voter pour le seul représentant du personnel candidat à ce poste,
notre camarade
 du syndicat Solidaires.
Il sera le plus à même de défendre les intérêts des salariés sans se laisser influencer par la direction !

Ce vote permet également de voir ce que la direction entend par un vote électronique,
et le manque de transparence et le contrôle exclusif qu’elle en fait ne nous rassure pas pour les futures élections du personnel…
  

mardi 6 décembre 2016

SCOOP : LA CFDT SOPRA STERIA DÉNONCE L’ACCORD TEMPS DE TRAVAIL !

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Il y a près d’un an, la CFDT signait l’accord Temps de Travail avec la direction Sopra Steria, après 4 ans de négociations et de démarches avec les inspections du travail qui sont venues constater sur 6 sites la non-existence d’horaires collectifs. La direction avait perdu en appel face à la CFDT sur le PV de l’inspection du travail pour non-suivi des horaires de travail, et avait alors accepté de négocier.
Comme nous le disions à l’époque (cf. notre comm’ du 11 décembre 2015 par exemple), l’accord n’était pas parfait mais nous voulions faire évoluer les mentalités et les pratiques dans notre entreprise.
Au bout de presque 1 an, il nous faut juger des résultats, et vérifier si la direction, ainsi que vos manageurs locaux, jouent le jeu.
À près d’un an d’application et malgré notre travail en Commission de Suivi, les résultats ne sont pas là.
 Nos objectifs principaux :


1 > La saisie du temps de travail et enfin la récupération des heures supplémentaires (ou le paiement) => Seulement 3% des salariés saisissent leur temps de travail. Les heures supplémentaires ont été refusées à 55% en moyenne sur les 9 premiers mois.
Des fausses informations sont relayées par le management sur ce qu’est une heure sup’…
2 > La possibilité d’arriver officiellement entre 7h30 et 9h30 et de partir dès 16h45 => Cela semble fonctionner, mais une grande souplesse existait dans beaucoup d’endroit auparavant.
3 > La possibilité de faire plus d’heures certains jours ou semaines et moins à d’autres, selon vos contraintes personnelles. => Les salariés ne peuvent utiliser leurs compteurs +/-4h, les manageurs prenant la saisie dans l’outil comme un acte de rébellion ou une provocation.
La saisie est découragée, avec menaces, convocations chez les chefs et insultes si besoin…

Nous avons nommé deux représentants à la commission de suivi, et cela fait des mois qu’ils se battent pour faire fonctionner cet accord, avec l’impression de revenir en arrière, la direction ignorant l’accord écrit et signé. Il a fallu se battre pour essayer de le faire respecter point par point, avec :
Ø  Des décalages répétés de la mise en service des différentes versions de l’outil.
Ø  Un grand nombre de fonctionnalités essentielles repoussées par la direction à avril 2017(sic !), 
Ø  L’ajout par la direction de fonctionnalités non prévues à l’accord pour simplifier le refus et la surveillance par les manageurs,
Ø  Le passage en force de la direction sur tous les points de désaccords,
Ø  Le non-respect de tous les engagements pris en commission,
Ø  Les dysfonctionnements remontés à droite ou à gauche, restant sans aucune réponse de la part de la direction.
Ø  Nos demandes de précisions (prévues dans l’accord) sur les endroits où le refus est massif, ignorées.
Ø  Etc…
Vos élus CFDT ont tirés la sonnette d’alarme et demandé à la direction de changer drastiquement les choses ! :
Inciter les salariés à saisir en masse, pour atteindre plus de 60% de saisies,
et modifier les communications sur cet outil pour tordre le cou aux fausses informations, …
La direction refuse tout : mail global envoyé aux salariés, message passé en V1, communication sur F2F,… Force est de constater que la direction ne veut pas.
Devant ces constats, après 37 réunions de la commission entre début février et début décembre, les élus et adhérents CFDT de Sopra Steria ont décidé de dénoncer cet accord.
LA CFDT DÉNONCE DONC CET ACCORD
QUI N’A QUE PEU D’EFFET POUR LES SALARIÉS !

Dénoncer l’accord : Quelles conséquences ?
Avec la dénonciation de la CFDT, l’accord tombe et, compte tenu des délais de dénonciation, la dénonciation sera effective fin 2018. L’accord reste applicable jusqu’à fin 2018. (Plages horaires fixes et mobiles, horaires variables, RTTh utilisables par le salarié dès le 15 octobre,…)
N’hésitez pas à nous contacter pour toute question ou problème!

(Attention, cela ne concerne que la société Sopra Steria Group. SBS et I2S ne sont pas concernés.)

SCOOP : Bilan de l’accord Temps de Travail


Bientôt un an que l’accord est signé, nous revenons vers vous pour faire un bilan du travail effectué cette année:
Dès le début, nous avons constaté un refus de la mise en place de cet accord, ou au mieux une avancée « à reculons » :
-          Mis devant le fait accomplit d’un outil développé par la direction, sans aucune concertation, présentant des écarts flagrants avec l’accord (demande de saisir le temps de la pause repas en plus, pré-remplissage des cases à 7h22, non prise en compte des M2…),
-          Décalages répétés de la mise en service de l’outil (apparition d’un pilote au lieu d’un déploiement général à tous les salariés, mise en service du pilote seulement en avril 2016, volonté de la direction d’un report de la mise en place pour tous, finalement ouverte en juin 2016 seulement),
-          Un grand nombre de fonctionnalités essentielles sont repoussées par la direction à une version ultérieure sans planning,
-          Découverte de fonctionnalités non prévues à l’accord pour simplifier le refus et la surveillance par les manageurs,
-          Refus de communication sur la signature de cet accord à tous les salariés avant avril 2016, malgré les nombreuses demandes, ce qui n’a pas permis une mise en place effective.
La commission a donc essayé de faire rétablir les choses et combler les manques. Une V2 étant incontournable au vu des moyens mis en œuvre par la direction pour le développement de l’outil.
En avril, la délégation CFDT continue de subir les réticences de la direction à faire réellement fonctionner l’accord. En effet :
-          Les spécifications de la V1 ont été validées sous réserves, par la commission, mais aucune réserve n’a été levée et aucun engagement n’a été tenu par la suite,
-          Le mail à destination de tous les salariés, écrit conjointement en commission, a été modifié par la direction avant son envoi, en enlevant notamment tout encouragement à la saisie !
-          Le guide utilisateur a été diffusé dans une version ne prenant pas en compte les remarques de la commission, il n’a été modifié que bien plus tard, laissant une version erronée et trompeuse circuler.
-          Black-out sur les formations des manageurs à l’accord, jetant le doute sur les directives réellement passées par la DG aux opérationnels.
Dès lors la commission travaille sur 2 fronts : l’analyse de l’utilisation de l’outil TT et la construction de la version suivante.
 Après des discussions avec la DG, nous obtenons la prise en charge de la rédaction de l’expression de besoin de la V2 et de sa qualification afin d’éviter toute mauvaise surprise.
 Mais voilà :
-          Les 1ères analyses des retours d’utilisations : douche froide !
Des dizaines de mails de salariés qui remontent leurs expériences partout en France, à qui on demande de ne pas saisir, de modifier leurs saisies, de ne saisir que les heures sup’, de ne pas utiliser leur +/-4h, … et que l’on menace ouvertement !
-          Des informations fausses sont relayées par les hiérarchies locales, comme le cas des M2 qui ne seraient pas concernés par l’accord !

De plus, l’équipe fait face à de grosses difficultés dans la gestion du projet par l’équipe DRH :
-          Pas de gestion de risques,
-          Pas de suivi des exigences actées dans l’expression de besoins,
-          Pas de stratégie de qualification ni de non-régression,
-          Pas de suivi des bugs (même ceux remontés par nos soins),
… où sont les bonnes pratiques prônées par la direction industrielle ?!?

 Sans parler des obstacles que rencontre la commission pour faire respecter l’accord dans la rédaction des spec V2 ! On a parfois l’impression de revenir en négociations, en ignorant l’accord écrit et signé.

La volonté d’avancer de la direction sur la V2 cet été s’illustre par la fréquence des réunions : une réunion le 13 juillet, la suivante le 21 septembre…

Suite à nos alertes répétées, l’équipe projet se retrouve modifiée, et nous découvrons un nouveau planning :
·         Un découpage en 3 lots,
·         Des développements déjà lancés sans validation des specs,
·         Et une phase de qualification décalée et réduite à peau de chagrin pour la commission.

Par la suite, au fil des réunions, nous comprenons que la promesse d’être intégrés au projet et de réaliser la qualif’ n’avait pour but que de nous occuper. Une autre équipe de la DRH est sur le sujet depuis des semaines, sans échanges autorisés avec nous (stratégie de qualif, tests, jeux d’essais,…). Finalement, notre tâche se réduirait à refaire des tests déjà effectués. Nous décidons donc de refuser de participer à cette mascarade et axons nos efforts sur le suivi et l’analyse des saisies et retours.

À ce jour, les spécifications ne sont toujours pas validées par la commission de suivi : certains points ne sont toujours pas conformes à l’accord, peu importe les retours de la commission : la direction tranche comme bon lui semble. La date de mise en production de la V2 lot1 ne cesse d’être décalée alors qu’elle était prévue en septembre.

Nos nombreux mails et demandes en réunion restent sans réponse, que ce soit sur :
·         Les dysfonctionnements remontés à droite ou à gauche,
·         Nos demandes de précisions sur les endroits où le refus est massif, comme prévu par l’accord,
·         Les sujets restants à traiter et du ressort de la commission selon l’accord, etc…
 Le dialogue est rompu, et les réunions se bornent à une répétition des mêmes questions et remarques sans obtenir d’avantage de réponses.
Notre analyse est sans appel : des divisions entières sans une seule heure supplémentaire !
Des aberrations du type :
-          pour la région Nord, sur 1055 personnes, 13 saisies et moins de 50 h sup validées.
-          pour la région Sud-Est, sur 877 personnes, 15 saisies et moins de 25h sup validées.
-          Pour RAA, 1023 salariés dont seulement 8 saisissent et moins de 9h sup validées.
-          Défense et sécurité, 4 saisies pour 511 salariés.
-          En septembre : 2065 heures sup validées (sur 3136h déclarées) pour 386 déclarants et 11500 salariés => 11114 salariés ne font aucune heure sup et 386 en font en moyenne 5h par mois ?! L’organisation du travail est à revoir chez Sopra Steria.
Le taux de saisie est ridicule (387 déclarants en septembre contre près de 600 en juin) : il évolue entre 5 et 2% depuis le début de l’année.
Un taux de refus de 85% pour janvier 2016. Une moyenne de taux de refus de 55% sur les 9 premiers mois de l’année.

Vos élus ont tirés la sonnette d’alarme et demandé à la direction de changer drastiquement les choses : inciter les salariés à saisir en masse, pour atteindre plus de 50% de saisies, et modifier les communications sur cet outil pour tordre le cou aux fausses informations, … La direction refuse tout : mail global envoyé aux salariés, message passé en V1, communication sur F2F, …
Force est de constater que la direction ne veut pas.

Devant ces constats, après 37 réunions de la commission entre début février et fin novembre, la section CFDT, élus et adhérents, ont décidé de dénoncer cet accord.

lundi 5 décembre 2016

L'Essentiel du CE de fin novembre 2016 : femmes dans la hiérarchie, évolution orga, point éco,...

n  Brève de tribunal…
La veille du CE, vos élus étaient convoqués au tribunal. Le moment d’anthologie a été  l’intervention de l’avocate de la direction de Sopra Steria, en parlant des élections de désignation des CHSCT :
« Vous savez combien ça coûte tout ça? Et c’est pris sur la participation des salariés ! »
L’organisation de ces désignations se résume à une location de salle une journée, les frais de déplacement selon le barème et 100 boites sandwich pour le midi, et cela une fois tous les 3 ans.
Et le kick off, chaque année, avec plus de 1500 manageurs sur 2 jours avec buffets de qualité ? Sans parler du budget cocktails, cafés gratuits et petits gâteaux à disposition du site de Paris Etoile à Presbourg ?
Intéressant, non ?  Mais pourtant il n’y a pas eu d’élections l’an passé ? Alors pourquoi les salariés sont-ils privés de participation depuis plusieurs années ??!
Et les dividendes des actionnaires, ce n’est pas plutôt ça qui grève la participation ?
n  Un nouveau CE… ou pas (suite)
Malgré plus de 50 points à l'ordre du jour, les traidu*ions débutent ce premier CE ordinaire par plusieurs déclarations agressives à l'égard des autres listes du CE. Nous ne voyons pas l'objectif de ces déclarations : de la provocation pure et simple pour commencer la mandature dans les pires conditions, ou bien perdre du temps, et réduire ainsi le nombre de points traités et de réponses apportées aux salariés pour ce premier CE.
Les traidu*nions manient bien les mots pour la critique, mais ne veulent pas s'investir dans la vie du CE (là où il y a le travail). Ils ont, entre autre, refusé le poste de trésorier adjoint à la dernière réunion.
Les traidu*ion  accusent les autres listes de sexismes, alors qu’ils n’ont qu’une seule femme parmi leur 8 élus titulaires et une seule parmi les 8 suppléants traidu*ion. Pour rappel, la liste CFDT a 2 titulaires femmes sur 4 titulaires et 1 suppléantes sur 4. D’ailleurs, dans l’ensemble des listes non-traidu*ion il y a égalité : autant de femmes que d’hommes, en titulaires comme en suppléants.
n  Point 14 : Prolongation des CHSCTs ?
La nouvelle loi précise que les mandats des élus au Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT) se terminent en même temps que ceux des élus CE qui les ont désignés. La plupart des CHSCT sont donc tombés le 4 octobre 2016. La direction veut croire que les CHCST peuvent être prolongés de 6 mois sur accord unanime avec le nouveau Comité d’Établissement. Elle demande donc notre accord.
Nous rappelons que certains CHSCT n’existent plus car la direction les a fait tomber en les trainant devant la justice. Certains sites n’ont donc plus de représentants. Vos élus CFDT rappellent que des DP viennent d’être élus, qui représentent les ex-sopra comme les ex-steria, et qui sont donc plus légitimes et plus représentatifs des salariés jusqu’à l’organisation de la désignation des nouveaux CHSCT.
Vos élus CFDT votent donc contre la prolongation et rappellent la loi : «  À défaut de CHSCT (…) les DP ont les mêmes missions et moyens que les membres de ces comités. ». Ils demandent donc à la direction de convoquer et consulter les DP sur tous les sujets CHSCT en attendant la désignation à venir.

n  Point 1 : Informations économiques sur l’entreprise
Lors de la présentation des informations économiques du mois d'octobre 2016 par Mr Vincent Paris, l'analyse des résultats économiques faite par celui-ci témoigne de la bonne santé économique globale du groupe. Lorsqu'il est demandé à Mr Paris si l'ensemble des salariés pourront bénéficier de ces bons résultats, un revirement de l'analyse sur ces résultats s'effectue. Cette fois-ci les temps deviennent durs et Sopra Steria est touchée comme toute l'économie française par la crise. Concernant les augmentations de salaire, elles resteront individualisées et basées sur la « méritocratie ».
La bonne santé économique de SSG cette année est portée par « France intégration, immobilier et HRS » l’Angleterre qui devait être une « locomotive » est positive mais bien moins rentable … l’amélioration vient aussi du redressement de la situation en Allemagne et à I2S, CIMPA (ex filiale d’Airbus) se porte bien.
Sinon la situation est correcte sauf :
- l’Espagne qui est en difficulté et devrait se redresser l’année prochaine.
- les secteurs banque et hors service public de l’Angleterre qui ne vont pas bien.
- SBS qui est sur un marché porteur mais qui doit faire de gros investissement difficile à maîtriser et en espérant que 9a paye un jour.
- le Danemark et la Suède petites entités en grosses difficultés mais soutenues par la Norvège.
I2S :
D'après notre DG, I2S est sortie de la zone rouge car les résultats de I2S s'améliorent d'année en année, la question qui se pose est de savoir si ces bons résultats se font uniquement au détriment des salariés, via la baisse des effectifs constatée, ou par un gain de parts de marché ?
Visiblement, l’amélioration de la marge d'I2S n'est pas obtenue en décrochant des nouveaux contrats dans l'infogérance, car l'ambition de la direction n'est pas d'être compétitive sur ce marché mondialisé et fortement industrialisé.  Sa volonté est d'assurer une présence dans ce secteur afin d'être en mesure de répondre aux projets globaux avec de l’Intégration Système. Sur ces projets, seule la rentabilité globale compte, la rentabilité faible de I2S étant compensée par l’activité plus porteuse de l’Intégration. Le pari de la direction sera-t-il gagné? L’avenir d’I2S nous le dira.
n Point 5 : Gestion des œuvres sociales du CE Sopra Steria
Les activités sociales et culturelles, appelées  souvent « ASC » sont des œuvres sociales à destination des salariés et de leurs ayants-droits. Au sein du CE de la société Sopra Steria Group, elles étaient gérés par plusieurs interlocuteurs, à savoir : le trésorier du CE, les trésoriers régionaux, la commission des loisirs nationaux, la commissions des loisirs parisiens, la commission sociale et la commission budget. Cette situation s’expliquait par le périmètre national du comité, qui doit contrôler la gestion des ASC pour plus de 12000 salariés sur 56 sites en France.
Aujourd’hui, la mise en place d’une gestion des ASC doit se faire dans le cadre d'un règlement intérieur du CE qui n'existe pas encore, et qui a été rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2015.
Pour laisser le temps aux membres du Comité d'Établissement de mettre en place ce nouveau règlement intérieur, dans lequel seront définies les commissions qui auront la charge de la gestion des ASC, le CE a voté à l'unanimité la délégation temporaire de la gestion des ASC à un groupe composée du secrétaire, du secrétaire adjoint, du trésorier, du trésorier adjoint et une personne par liste non représentée : 1 élu de la liste traidu*ion et un élu de la liste CGT.
n  Point 7 : Évolution de l’organisation Sopra Steria en janvier 2017
La direction n'annonce pas de gros changement pour 2017 :
*BU Conseil Energie&Utilities
On passe d’une division mono-agence à une division avec deux agences :
-Agence Conseil EDF
-Agence Engie & Utilities
*BU Rhône Alpe :
On passe de 4 agences LYON à 3 agences :
-Agence Lyon transport collectivité
-Agence Lyon énergie, social et télécom
-Agence Lyon banque et industrie
*BU Nord Est :
On passe de 5 agences à 3 agences (de moins de 300 personnes chacune) :
-Agence tertiaire
-Agence retail
-Agence industrie et services
*BU Défense et sécurité :
- Suite au rachat du cabinet LASCE (défense et sécurité) cette année, son effectif sera intégré dans SSG au 1er janvier 2016 au sein d’une agence conseil sécurité (agence de 110 personnes).
*BU Banque :
Il est prévu de passer de 3 agences à 2 agences. Mais nous n’avons pas encore les précisions.
*Structure France:
On apprend à la fois l’existence et la disparition de l’agence « Practice Digital » (Que faisaient-ils avec leurs doigts ?). 20 salariés sont concernés, ils seront transférés dans les différentes BU.
Ces informations sont dictées en direct en réunion du CE, aucun document ni info préalable, nous reviendrons donc sur le sujet au prochain CE. Il est étonnant de constater le regroupement d’agences, alors que le travail de la direction sur les fondamentaux suite à la fusion constatait qu’il ne fallait pas d’agences trop grosses…
Quant à l’accès des femmes aux postes de responsables de BU, d’agence ou de division, ce ne sera pas non plus pour 2017 avec moins de 10% de femmes à ces postes. Par contre les femmes représentent 99% des assistant-e-s et 73% des administratifs, contre seulement 23% du management (et 10% si on prend directeur de Division et Agence). Sans compter qu’il n’y a aucune femme directrice de Division Opérationnelle (seulement 2 femmes directrices de divisions conseil).  
n  Point 9 : Embauche de travailleurs étrangers chez Sopra Steria
Après quelques mois sans avoir d’embauche de salariés étrangers c’est 2 dossiers de salariés que la direction de Sopra Steria présente au CE pour avoir son avis. Évidemment positif comme toujours.  Mais on ne peut s’empêcher de s’étonner qu’avec les besoins de recrutement, la taille de l’entreprise, le nombre de salariés étrangers recrutés par SSG soit toujours aussi faible.
n  Point 11 : Groupes de travail du Comité d’Entreprise
Le nouveau CE se met au travail et créé des groupes restreints afin de pouvoir avancer sur des sujets urgents et importants.
Trois groupes sont constitués sur les sujets suivants :
-          Périmètres et moyens des CHSCT : afin de pouvoir aller vers la direction avec une proposition construite pour gagner du temps dans les désignations des CHSCTs.
-          Périmètres des commissions régionales et commissions facultatives : le protocole électoral prévoit la création de commissions régionales. Il faut maintenant les constituer et les définir. Il faut aussi définir les commissions facultatives dont le CE a besoin pour fonctionner. Il faut en effet revoir les organisations, au vu du grossissement du CE depuis quelques années autant en termes de sites que de nombre de salariés concernés.
-          Groupe de travail sur la rédaction du règlement intérieur : le RI du CE est inexistant depuis de nombreuses années et le fonctionnement repose en parti sur des usages. Il est obligatoire pour les CE depuis janvier 2015 et le groupe de travail doit le rédiger.
Chaque groupe de travail soumettra le résultat de son travail au CE afin de le partager avec tous les élus et de le voter.
n Point 3 : Politique sociale et expertise … suite
La politique sociale de Sopra Steria semble au point mort : dans le cadre de la consultation sur la politique sociale de l'entreprise, les conditions de travail et d'emploi, l'entreprise nous annonce qu'elle n'a jamais fait de plan pluriannuel de formation et de document sur les modalités d'expression des salariés, en dépit de cette obligation inscrite au code du travail. Il nous est indiqué par la direction qu'aucune entreprise en France ne respecte stricto sensu le code du travail français. Et pour les salariés ? Ils peuvent aussi déroger et faire ce qu’ils veulent uniquement ? Il est à noter également que ces documents étaient fournis au CE de Steria avant la fusion.
La désignation d’un expert sur le sujet de la politique sociale lors du CE de septembre, n’a pas eu l’air de plaire à la direction. « Budget déraisonnable », « liste de documents pas claire » … la direction tente de ne pas donner suite en faisant porter la faute au cabinet d’expertise. Le CE décide de soutenir le cabinet dans sa demande de documents et engage une procédure au tribunal. D’un coup la direction commence à donner quelques documents mais surtout pas de documents avant/après fusion afin de permettre au cabinet d’analyser en profondeur ce qui s’est passé pendant les années 2013-2014-2015.
Les élus rappelle à la direction que des documents, ô combien importants, prévus par la loi sont toujours manquants pour l’analyse tels que le plan pluriannuel de formation et les modalités d’exercice du droit d’expression des salariés. La direction affirme tranquillement que ces documents n’existent pas et qu’ils ne les produiront pas … la loi c’est pour les autres ?
Le CE, par deux votes très majoritaires, confirme sa volonté d’obtenir les documents nécessaire pour que l’expertise puisse avoir lieu et demande à l’avocat de déposer une requête afin de faire suspendre le délai d’analyse en attendant le jugement.
Il faudra maintenant attendre fin janvier 2017 que l’affaire soit entendue devant le tribunal.

*** INFO : la requête a été acceptée par le TGI ! Le délai d’information/consultation relatif à la politique sociale de l’entreprise est suspendu jusqu’à ce que soit statué le référé déposé pour le 31 janvier 2017 ! ***
Déclaration de la CFDT : « La direction affirme que le plan pluriannuel de formation et le document sur les modalités du droit d’expression des salariés n’existent pas. Elle affirme qu’ils n’ont pas d’utilité, et qu’ils ne sont pas réalisables. Pourtant ces documents existaient à Steria.
Lors de la fusion début 2015, la direction a fait le choix de ne plus produire ces documents légalement obligatoires sur la nouvelle société. Accessoirement le plan pluri annuel Steria n’a jamais été fourni aux élus Sopra. »
n  Point 6 : Travail du dimanche
Mois après mois, années après années, mandatures après mandatures … le travail du dimanche reste toujours une pratique floue et approximative. Des dates qui changent, des modalités de récupération fixées par la hiérarchie, des déplacements inexpliqués et aucun suivi des heures réellement effectuées. La direction continue …
Nos revendications restent les mêmes !
« Cela fait des mois que le CE vote la même motion sur les projets de travail du dimanche et refuse de donner un avis.
Aucune réaction de la direction.
Cela fait 9 mois que l’accord temps de travail est applicable, et nous n’avons dans les retours du travail du dimanche toujours AUCUNE information sur les heures d’intervention.
La direction s’en fout.
Les élus ne peuvent pas se prononcer compte-tenu du manque d’informations, notamment sur les heures réellement effectuées et payées aux salariés qui travaillent plus de 7 heures et 22 minutes le week-end (sic !) et du cas des salariés ex-steria depuis janvier 2015 et jusqu’avril 2016.
La direction assène des « vérités » aux élus alors que la réalité du terrain est bien différente, comme les élus le rappellent régulièrement avec des exemples concrets.
La direction doit se doter de moyens de gérer le travail du dimanche ET le travail exceptionnel demandé par la direction !
Les élus demandent à être informer de toutes les astreintes du dimanche ainsi que de leur suivi.
Les élus réitèrent leur demande d’obtenir enfin :
•             Le bilan des compensations/récupérations sur 2015 pour les ex-steria, qui se sont fait avoir pendant plus d’un an.
•             Les heures d’interventions prévues ;
•             Un tableau de suivi des heures des travaux du dimanche réalisés ;
•             Un suivi des récupérations et majorations pour tous les projets ;
Nous demandons la mise en place d’un vrai processus d’appel au volontariat.
Le travail du dimanche est une régression sociale, nous ne voulons pas que le dimanche devienne un jour de travail comme les autres. Pour les élus le travail du dimanche doit rester exceptionnel et ne saurait se banaliser comme un autre jour de la semaine.
Le travail du dimanche est basé sur le volontariat et reste soumis à l’accord du salarié.
Pour chaque heure travaillée le dimanche, au choix du salarié :
Récupération de 2 heures de repos
Ou
Récupération d’une heure de repos + paiement d’une heure. »
Pour recevoir directement et mensuellement « L’ESSENTIEL CE » il suffit d’envoyer un simple mail à EssentielSopra-subscribe@yahoogroupes.fr (depuis une adresse électronique perso) ou d’en faire la demande aux Délégués Syndicaux ou aux élus CFDT (la liste des DS et des élus CE  et DP est disponible sur intranet Sopra Steria).