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mercredi 13 mars 2024

Sites toulousains I2S : prévision NOIRE pour la ville ROSE !

 

Les CSE de SSG, I2S et SBS ont été informés et consultés entre décembre 2023 et février 2024 sur les changements envisagés sur les sites toulousains suite à la décision de la direction de fermer le bâtiment CIMPA. 


Les 3 CSE ont voté le recours à une expertise mutualisée, comprenant notamment l'analyse des réponses du questionnaire envoyé aux 2700 salariés toulousains entre le 29 janvier et le 7 février 2024. 1 267 salariés avaient répondu, soit un taux de réponse de 47 %. Les conclusions de l'expert ne sont pas positives.

Ci-dessous l'avis négatif motivé du CSE Sopra Steria I2S du 29/02/24, adopté à la majorité des élus, sur les conséquences santé, sécurité, conditions de travail, économiques, environnementaux et RGPD du projet portant sur les évolutions immobilières envisagées sur les sites de Toulouse :

"Lors de sa séance du 15 décembre 2023, les élus du CSE Sopra Steria I2S ont décidé de faire appel à un expert pour être éclairés sur les conséquences santé, sécurité, conditions de travail, économiques, environnementaux et RGPD du projet portant sur les évolutions immobilières envisagées sur les sites de Toulouse.
En s’appuyant sur :

  • Le rapport d'expertise ;
  • Les éléments de réponse et de non réponse apportés par la direction lors des réunions d'information / consultation sur le projet :
  • Les inquiétudes remontées par certains salariés vers les RP, la CSSCT et le CSE depuis le début de la procédure et encore actuellement.

Les élus du CSE Sopra Steria I2S ont décidé de rendre un avis NÉGATIF MOTIVÉ sur le projet des évolutions immobilières envisagées sur le site de Toulouse au regard des risques de dégradation des conditions de travail, des RPS (stress, charge mentale, dépersonnalisation de l’espace de travail…) et risques physiques (TMS, bruit, qualité de l’air…) générés par ce projet intermédiaire qui risque de durer plus de 3 ans avant la mise en œuvre effective du projet CAMPUS Toulouse.

Les élus du CSE Sopra Steria I2S constatent que le projet présenté par la direction ne respecte pas la loi sur au moins les points suivants :

  • Des problématiques de renouvellement d’air sont relevés sur les bâtiments qui ont pu être analysés sur cette question (Europarc) ; ce qui va générer des risques pour la santé des salariés (maux de tête…) ;
  • Des déficits en termes de capacitaires sanitaires sont relevés dans certains bâtiments (Colomiers 1) ; cela peut entraîner de devoir réduire les effectifs dans les bâtiments, comme cela est déjà arrivé ;
  • L’obligation d’amélioration continue des conditions de travail des salariés.

De plus, les élus alertent la direction sur les points de vigilance et réserves suivants dans le cadre de ce projet :

  • Des synergies potentielles attendues entre équipes opérationnelles et non forcément porteurs de sens pour les salariés ; pouvant générer des inquiétudes en termes de mutualisations sous-jacentes, fusion… ;
  • Des mouvements multiples de salariés d’abord entre sites mais aussi entre les étages avec génération de ratios de pertes ou gains de postes très disparates et pour la majorité des ratios négatifs. Les taux de Flex Office en cible sont très contraignants < 0,6 et les sous-traitants ne semblent pas avoir été pris en compte. Or, les pics d’occupation relevés réinterrogent le nombre de postes prévus en cible, plus particulièrement sur Colomiers 1. S’il n’y a pas de réajustement/ rééquilibrage de postes ainsi qu’une communication importante et claire auprès des salariés, cela va générer des interrogations et des inquiétudes, des difficultés à trouver de la place dans son quartier et/ ou des débordements hors quartier, du télétravail « forcé » ;
  • Les élus alertent la direction que le flex-office est identifié comme le premier point négatif du projet par 42% des salariés du bassin toulousain ;
  • Les travaux d’aménagements seront réalisés sur site occupé avec des risques de nuisances sonores. Par ailleurs, les relocalisations temporaires durant ces travaux sont multiples. Les lieux d’affectation temporaires ne sont pas toujours clairs ainsi que le nombre de postes qui sera disponible sur ces lieux. Cela va générer des interrogations et des inquiétudes ;
  • La Charte Environnement Dynamique de Travail jamais diffusée et donc inconnue des salariés, est uniquement centrée sur les espaces de travail et non sur les besoins des salariés. Le poste standard prévu dans le projet va générer des TMS car les salariés ne seront pas bien installés sur leur poste (repose pied, clavier déporté, réhausseur de PC…) et ils manqueront d’équipements (écrans…). Par ailleurs, des besoins en douches sont remontés par 34 % des salariés ;
  • La disparition des caissons est en inadéquation avec les besoins en stockages professionnels et personnels ;
  • Les casiers prévus, non nominatifs, et devant être libérés chaque soir, ne seront pas en nombre suffisant ; ce qui va générer des transports et manutentions inutiles avec des risques tels que des maux de dos ;
  • Le nombre de salariés avec des aménagements de postes, qu’ils soient reconnus RQTH ou non, et induisant un bureau fixe non partageable, n’est pas clair. Il y a des risques que des salariés avec aménagements de postes soient oubliés et se retrouvent à partager leur poste. Il y a des risques de perte de matériels spécifiques et de dérèglement de ces matériels. Par ailleurs, ces postes doivent être clairement identifiés dans les espaces afin d’éviter qu’ils soient tout de même utilisés par d’autres salariés ;
  • Pour ce qui est de l’outil RoomZ, les données enregistrées et conservées par l’entreprise sont disproportionnées au regard de la finalité (poste disponible ou non) ;
  • Une évaluation des risques électromagnétiques au niveau des capteurs doit être menée pour les salariés porteurs de Dispositif Médical Implantable Actif préalablement à leur mise en service ;
  • Certains salariés voient leur temps de trajet augmenter dans le cadre du projet avec des risques de fatigue accrue et de stress ;
  • Il y a une quasi généralisation d’environnements de forte densité d’occupation des locaux (< 7 m2 par poste de travail) ce qui va générer des nuisances sonores dans les espaces de travail. De plus, certaines implantations sont à revoir (bench de 6 places qui sont à proscrire, postes à contre-jour, postes face aux murs…) ;
  • Dans le projet, il manque des salles de réunion (Colomiers 1, Eolis 2) ainsi que des espaces collaboratifs (bulles…) ; ce qui est en contradiction avec le déploiement des Environnements Dynamiques de Travail. Cela va générer des nuisances sonores dans les espaces de travail ;
  • Il y aura un manque de places de parkings (voitures et vélos) et de restauration au regard des besoins. Par ailleurs, les accroches vélo ne sont pas adaptées plus particulièrement sur le site de Eolis 2 ;
Enfin, les Ambassadeurs, non suffisamment outillés méthodologiquement, risquent de ne pas bien remonter les besoins réels des salariés alors qu’ils existent des représentants du personnel locaux qui ne sont pas sollicités pour l’être ;

Forts de ces constats, les élus du CSE Sopra Steria I2S :

  • Demandent à la Direction de prendre en compte les conclusions et recommandations de l’expertise ainsi que les alertes et réserves du CSE en vue d’améliorer le projet des évolutions immobilières envisagées sur les sites de Toulouse ;
  • Demandent que les économies générées par ce projet, de l'ordre de 1,5 millions d’euros par an, soient utilisées pour ces améliorations ;
  • Demandent à être impliqués dans les discussions et décisions relatives aux ajustements qui seront donc opérés par rapport à ce projet ;

Avec :

  1. Les actions que la direction pense ainsi mettre en œuvre face aux différents points de vigilance et préconisations actés par l’expert ;
  1. Les actions que la direction pense mettre en œuvre face aux mesures supplémentaires identifiées par le CSE Sopra Steria I2S :

Places disponibles :

Réaffirmer l’obligation de volontariat du télétravail avec un nombre de places suffisant sur site, avec certains salariés remontant aux RP des difficultés depuis des années pour trouver une place tous les jours.

Rangements et équipements des postes de travail :


60% des salariés se sentent mieux installés chez eux que sur site. Ce chiffre doit interpeller la direction. De meilleurs équipements sont attendus sur les postes de travail : sièges, 2ème écran pour 30% des salariés, adaptateurs …

Postes adaptés :



RGPD :



Acoustique :
Avec le déficit de salles de réunions, une hausse du bruit est prévue avec donc dégradation des conditions de travail.


Temps de trajet :




Manque de places de restauration les jours d’affluence :



Besoin en salles de réunion :
On note un manque de salles de réunion par rapport aux besoins évalués dans les résultats du questionnaire salariés.



Avec 1,5 millions d’euros d’économies par an estimé suite à la mise en œuvre de ce projet, les élus demandent que sur la base des recommandations du CSE, des annonces budgétées soient faites dans le cadre de la révision du Plan annuel de prévention des risques professionnels. Le CSE attend aussi une réponse sur chaque recommandation qu’elle soit retenue ou non.

  1. Le CSE demande un suivi ciblé des ajustements qui seront décidés ainsi qu’une mise à disposition des comptes rendus de réunion d’arbitrage sur ces points (entre la Direction et l’équipe projet).

L’analyse de ces points sus cités sera effectuée lors d’un point de situation tous les mois et ce, jusqu’à la fin de l’année 2024.

Les élus du CSE Sopra Steria I2S demandent également à être impliqués dans la mise à jour du Document Unique dans le cadre du projet.

Les élus se réservent aussi le droit, en lien avec la CSSCT d’effectuer des visites et enquêtes régulières dans les bâtiments concernés et d’en faire état dans le cadre des réunions de l’Instance.

mardi 12 mars 2024

BORDEAUX : 4 bâtiments en 1, qui dit mieux ?

 

Vue d'ensemble : ensemble de bâtiments actuellement en construction
situés 79, avenue John Fitzgerald Kennedy, 33700 Mérignac.
 Les bâtiments sont composés d’un rez-de-chaussée et de cinq étages de bureaux.
Sopra Steria Group occuperait l’ensemble du bâtiment A,
sur une surface de 3425 m2, qui est séparé des autres bâtiments du site.


C’est la promesse de la direction à échéance du T4 2025 au mieux.

Les 4 bâtiments concernés sont ceux de Pythagore et de Galilée à Mérignac, celui de Connectiv-IT à Talence et celui de la filiale CS-GROUP situé aussi à Mérignac.

Le nouveau site se situe dans la zone aéroportuaire le long de l’extension de la ligne A du tramway.

Sous couvert de modernisation des locaux et d’accessibilité en modalité douce à proximité (tramway et piste cyclable), cette opération est surtout une formidable opération financière pour la direction avec l’économie du loyer de 3 bâtiments.

La réduction de 40% des postes de travail ne sera possible qu’avec la mise en place du flex-office et de l’outil de réservation en ligne ROOMZ dont vos élus CFDT ont maintes fois démontré et communiqué sur ses inconvénients au quotidien.

Les élus du CSE ont donné un avis favorable à la prise à bail du bâtiment en formulant de nombreuses réserves, notamment sur l'augmentation du temps de transports et la diminution de l'espace dédié aux vélos et voitures.

Gène à la mobilité avantageusement compensée par de nouveaux baby-foot en salle détente, LOL !

L’avis, proposé par la CFDT, est adopté à la majorité :

"Le projet de nouveau bâtiment Bordeaux SPI permettra de fédérer les salariés des sites SSG et de ConnectivIT, sur un site aux normes actuelles de l'immobilier Sopra Steria.

L'accessibilité du nouveau bâtiment sera relativement similaire aux sites actuels (hormis celui de Talence) car de l'autre côté de la voie rapide d'accès à la rocade et l'aéroport et sera plus accessible en TRAM.

Nous demandons que les représentants de proximité puissent participer à la réflexion sur l'aménagement du site.

La surface du nouveau site sera équivalente à celle des bâtiments existants.

Le CSE émet un avis favorable à la prise à bail du nouveau bâtiment SPI avec les réserves suivantes :

  • la tenue de l'engagement de la direction d'une information consultation du CSE sur l'aménagement des locaux,
  • la prise en compte de la présence d'un local de taille suffisante pour le CSE, d'un local pour les RP, d'un local de repos, d'un local d'allaitement et d'une infirmerie,
  • la tenue de l'engagement de la direction de prendre des places de parking supplémentaires dans un silo proche du bâtiment,
  • la prise en compte du temps de trajet des salariés du site de Talence avec par exemple la prise en charge des IK additionnels.

Le CSE rappelle qu'il ne valide pas les transformations constatées sur le terrain sur les règles de "l'environnement dynamique de travail" et que ces transformations doivent faire l'objet d'étude approfondie par le CSE et avis préalable avant leur application aux salariés. 

Le CSE alerte la direction sur la diminution des postes de travail sur le futur site bordelais  alors que la direction a une obligation d'amélioration continue des conditions de travail.

Le CSE constate une diminution du nombre de places de parking vélo qui est en totale contradiction avec la propre politique de développement de la mobilité douce de Sopra Steria et alors que le bâtiment est situé à 5 mn d’une piste cyclable sécurisée reliée à l’ensemble du réseau cyclable de l’agglomération bordelaise."


Congés payés et arrêt maladie : appel à témoignage pour faire valoir vos droits

Depuis le 13 septembre 2023, la Cour de cassation a aligné le droit français avec le droit européen en matière de congés payés.

Vous avez été en arrêt maladie depuis cette date ou bien vous êtes en arrêt maladie, vous pouvez désormais bénéficier du droit à congés payés au cours de cet arrêt.

Vous êtes en arrêt maladie suite à un accident de travail ou de maladie professionnelle depuis plus d’un an, vous pouvez désormais continuer à bénéficier du droit à congés payés au-delà de la première année.

Si vous êtes dans l’une de ces situations, la CFDT peut vous aider à faire valoir vos droits.

Contactez-nous via notre adresse mail : dscfdtsoprasteria@gmail.com


lundi 11 mars 2024

Acquisition de la société InProcess par Sopra Steria Group

Vos élus du CSE ont été consultés sur l’acquisition de la société InProcess qui «est une agence d'innovation stratégique qui conçoit des innovations inspirées par l'homme, pour donner souffle et pérennité aux expériences, services et produits de demain.

Mais que viennent-ils faire à Sopra Steria ? Les élus CFDT se le demandent.

L’avis, proposé par la CFDT, est adopté à la majorité des élus :

« Les élus du CSE constatent qu’ils n’ont aucune donnée sur le montant et l’impact financier de l’opération. Malgré les demandes, les élus n’ont pas non plus eu le contact du représentant des salariés CSE InProcess. L’information au CSE n’est pas légalement complète et oblige à rendre un avis négatif.

Les élus du CSE donnent un avis très défavorable à l’achat de la société InProcess pour plusieurs autres raisons.

La direction a beau affirmé que nous avons les mêmes métiers en déclarant «On écoute les clients et on essaye de les satisfaire», cette définition s’appliquent à toutes les activités marchandes humaines, même le plus ancien métier du monde.

Les élus constatent que les salariés de InProcess n’ont pas des métiers compatibles avec le Référentiel Métiers. La direction n’a aucune intention de développer ces métiers dans l’entreprise. Comment des anthropologues, sémioticiens, sociologues, ... pourront-ils trouver leur place et évoluer dans Sopra Steria Group ?

Il y a peu de chance que les 17 salariés s’intègrent et trouvent leur compte dans cette opération. Les élus jugent donc que cette opération n’est bénéfique ni pour les salariés de Sopra Steria ni pour les salariés d’InProcess.

Par ailleurs, le fondateur DG garde des mandats dans d’autres sociétés, ce qui fait douter de son implication à long terme en tant que salarié chez Sopra Steria. »

Cyberattaque opérateurs de tiers payant, TOUS CONCERNES !

Nous avons été informés fin janvier d’une cyberattaque concernant les opérateurs de tiers payant Viamedis et Almerys. Cette attaque impacte nos données personnelles détenues par notre gestionnaire de santé Vivinter.

Les informations communiquées ne sont pas claires :

  • Un 1er mail nous informait de manière globale de la cyberattaque. Un mail "individualisé" devait être envoyé aux personnes concernées conformément aux recommandations de la CNIL ;
  • Certains ont reçu un mail le 17 ou 18 février, qui indiquait que « vos données ont pu être exposées ». Ce mail n’est pas très clair et ne parait pas individualisé ;
  • Une communication sur le site de Vivinter indique que « Tous les assurés et les ayants droit sont touchés au regard du mode opératoire de l’attaque sur les opérateurs de tiers payant ».

Vous comprendrez donc que nous devons TOUS rester vigilants, notamment face à l'augmentation exponentielle d'usurpations d'identité !

Conseils de la CFDT :

  • Portez plainte individuellement pour vous protéger d'une éventuelle usurpation d'identité :
  • Faites attention à tous mails, sms, sollicitations téléphoniques… venant de tiers vous demandant des informations
  • Appeler la plateforme Vivinter dédiée pour plus d’information : 09 71 10 03 08

N'hésitez pas à joindre vos représentants CFDT si besoin : dscfdtsoprasteria@gmail.com

vendredi 8 mars 2024

8 MARS 2024 : les droits des femmes selon Sopra Steria

En janvier 2024, lors des négociations annuelles (NAO) sur le périmètre des sociétés SSG - SBS/Solutions - I2S - SHRS, la direction a communiqué aux organisations syndicales les données de mai 2023 de la Commission Egalité Professionnelle installée par un accord signé en 2021 par le seul syndicat majoritaire.

Dans ce document, la CFDT découvre et relève qu'en mai 2023 :

  • Sopra Steria a détecté 1 607 femmes sur 3 693 femmes en écart de salaire avec les hommes à société, BU, site, tranche d'ancienneté, classification, filière, métier et mission équivalents ! Soit près de 45% des femmes !
  • Pour les écarts de salaire de 1 253 femmes, la direction écrit que la tranche d’âge n’est pas utilisée pour la détection mais uniquement pour la justification des écarts. La direction s'appuie donc sur le critère discriminant de l'âge, voire tout simplement parce qu'elles sont des femmes !

  • La direction écrit que les autres 354 femmes bénéficieront d'un plan d’action en juillet 2023 et/ou janvier 2024 !
  • 1 253 femmes attendent donc toujours d'avoir l'âge ! Mais quel âge faut-il avoir  ?

En 2024, par le biais des moyennes de moyenne de l'Index Egalité Professionnelle, Sopra Steria affiche une note de 89/100 : cherchez l'erreur ! L'égalité des salaires n'entre même pas dans la politique affichée par l'entreprise ! 

Pourquoi faut-il rappeler sans cesse les lois du 22 décembre 1972 et du 23 mars 2006 qui posent le principe de l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes ? À travail égal, salaire égal !

Une négociation doit s'ouvrir pour un nouvel accord Egalité Professionnelle dans quelques semaines : la CFDT portera ses revendications pour que l'égalité professionnelle soit une Egalité Réelle à Sopra Steria !


En ce 8 mars, retrouvez aussi toutes les dates clés de l'évolution des droits des femmes et de la  lutte contre le sexisme :



🟠 [8 mars 2024 Journée internationale des droits des femmes ] Toutes et tous mobilisés pour l’égalité réelle ! ⚖️

Malgré les effets d’annonces gouvernementales de porter la cause des femmes « grande cause du quinquennat », que ce soit dans la vie professionnelle et dans la sphère privée, les inégalités et les violences envers les femmes perdurent.

Aussi, ce vendredi 8 mars, la CFDT appelle à manifester et à faire grève !

Pour l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes :

  • Les femmes perçoivent 1/4 de salaire de moins que les hommes, à la retraite l’écart des pensions se creuse à hauteur de 40 %,
  • Elles sont 58 % à être payées au SMIC et y restent plus longtemps,

  • Alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes, elles ne représentent que 39% des cadres,
  • Assignées à leur rôle de mère, elles occupent 80% des emplois à temps partiel, et 95% des congés parentaux sont pris par les femmes,
  • Le poids de la parentalité, incluant la double journée et la charge mentale, pénalise exclusivement la carrière des mères, accentuant encore les inégalités salariales.

Pour la revalorisation des métiers à prédominance féminine.

Pour des services publics de qualité répondant aux besoins, notamment dans la petite enfance : il manque plus d’un million d’emplois dans les métiers du soin et du lien et plus de 200 000 places dans la petite enfance.

Pour des moyens réels alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles :

  • 80 % des plaintes sont classées sans suite,
  • le gouvernement français refuse d’inclure la notion de consentement et le viol dans la directive européenne contre les violences faites aux femmes,
  • les discours masculinistes se renforcent dans la sphère publique, prônant un retour aux « vraies valeurs » et à un sexisme décomplexé,
  • Le Haut Conseil à l’Égalité, dans son rapport annuel, dénonce une aggravation du sexisme d’année en année

LE 8 MARS 2024 : mobilisons-nous, y compris par la grève, pour une société de progrès et de justice, pour l’égalité entre les femmes et les hommes !