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mardi 12 mars 2024

BORDEAUX : 4 bâtiments en 1, qui dit mieux ?

 

Vue d'ensemble : ensemble de bâtiments actuellement en construction
situés 79, avenue John Fitzgerald Kennedy, 33700 Mérignac.
 Les bâtiments sont composés d’un rez-de-chaussée et de cinq étages de bureaux.
Sopra Steria Group occuperait l’ensemble du bâtiment A,
sur une surface de 3425 m2, qui est séparé des autres bâtiments du site.


C’est la promesse de la direction à échéance du T4 2025 au mieux.

Les 4 bâtiments concernés sont ceux de Pythagore et de Galilée à Mérignac, celui de Connectiv-IT à Talence et celui de la filiale CS-GROUP situé aussi à Mérignac.

Le nouveau site se situe dans la zone aéroportuaire le long de l’extension de la ligne A du tramway.

Sous couvert de modernisation des locaux et d’accessibilité en modalité douce à proximité (tramway et piste cyclable), cette opération est surtout une formidable opération financière pour la direction avec l’économie du loyer de 3 bâtiments.

La réduction de 40% des postes de travail ne sera possible qu’avec la mise en place du flex-office et de l’outil de réservation en ligne ROOMZ dont vos élus CFDT ont maintes fois démontré et communiqué sur ses inconvénients au quotidien.

Les élus du CSE ont donné un avis favorable à la prise à bail du bâtiment en formulant de nombreuses réserves, notamment sur l'augmentation du temps de transports et la diminution de l'espace dédié aux vélos et voitures.

Gène à la mobilité avantageusement compensée par de nouveaux baby-foot en salle détente, LOL !

L’avis, proposé par la CFDT, est adopté à la majorité :

"Le projet de nouveau bâtiment Bordeaux SPI permettra de fédérer les salariés des sites SSG et de ConnectivIT, sur un site aux normes actuelles de l'immobilier Sopra Steria.

L'accessibilité du nouveau bâtiment sera relativement similaire aux sites actuels (hormis celui de Talence) car de l'autre côté de la voie rapide d'accès à la rocade et l'aéroport et sera plus accessible en TRAM.

Nous demandons que les représentants de proximité puissent participer à la réflexion sur l'aménagement du site.

La surface du nouveau site sera équivalente à celle des bâtiments existants.

Le CSE émet un avis favorable à la prise à bail du nouveau bâtiment SPI avec les réserves suivantes :

  • la tenue de l'engagement de la direction d'une information consultation du CSE sur l'aménagement des locaux,
  • la prise en compte de la présence d'un local de taille suffisante pour le CSE, d'un local pour les RP, d'un local de repos, d'un local d'allaitement et d'une infirmerie,
  • la tenue de l'engagement de la direction de prendre des places de parking supplémentaires dans un silo proche du bâtiment,
  • la prise en compte du temps de trajet des salariés du site de Talence avec par exemple la prise en charge des IK additionnels.

Le CSE rappelle qu'il ne valide pas les transformations constatées sur le terrain sur les règles de "l'environnement dynamique de travail" et que ces transformations doivent faire l'objet d'étude approfondie par le CSE et avis préalable avant leur application aux salariés. 

Le CSE alerte la direction sur la diminution des postes de travail sur le futur site bordelais  alors que la direction a une obligation d'amélioration continue des conditions de travail.

Le CSE constate une diminution du nombre de places de parking vélo qui est en totale contradiction avec la propre politique de développement de la mobilité douce de Sopra Steria et alors que le bâtiment est situé à 5 mn d’une piste cyclable sécurisée reliée à l’ensemble du réseau cyclable de l’agglomération bordelaise."


Congés payés et arrêt maladie : appel à témoignage pour faire valoir vos droits

Depuis le 13 septembre 2023, la Cour de cassation a aligné le droit français avec le droit européen en matière de congés payés.

Vous avez été en arrêt maladie depuis cette date ou bien vous êtes en arrêt maladie, vous pouvez désormais bénéficier du droit à congés payés au cours de cet arrêt.

Vous êtes en arrêt maladie suite à un accident de travail ou de maladie professionnelle depuis plus d’un an, vous pouvez désormais continuer à bénéficier du droit à congés payés au-delà de la première année.

Si vous êtes dans l’une de ces situations, la CFDT peut vous aider à faire valoir vos droits.

Contactez-nous via notre adresse mail : dscfdtsoprasteria@gmail.com


lundi 11 mars 2024

Acquisition de la société InProcess par Sopra Steria Group

Vos élus du CSE ont été consultés sur l’acquisition de la société InProcess qui «est une agence d'innovation stratégique qui conçoit des innovations inspirées par l'homme, pour donner souffle et pérennité aux expériences, services et produits de demain.

Mais que viennent-ils faire à Sopra Steria ? Les élus CFDT se le demandent.

L’avis, proposé par la CFDT, est adopté à la majorité des élus :

« Les élus du CSE constatent qu’ils n’ont aucune donnée sur le montant et l’impact financier de l’opération. Malgré les demandes, les élus n’ont pas non plus eu le contact du représentant des salariés CSE InProcess. L’information au CSE n’est pas légalement complète et oblige à rendre un avis négatif.

Les élus du CSE donnent un avis très défavorable à l’achat de la société InProcess pour plusieurs autres raisons.

La direction a beau affirmé que nous avons les mêmes métiers en déclarant «On écoute les clients et on essaye de les satisfaire», cette définition s’appliquent à toutes les activités marchandes humaines, même le plus ancien métier du monde.

Les élus constatent que les salariés de InProcess n’ont pas des métiers compatibles avec le Référentiel Métiers. La direction n’a aucune intention de développer ces métiers dans l’entreprise. Comment des anthropologues, sémioticiens, sociologues, ... pourront-ils trouver leur place et évoluer dans Sopra Steria Group ?

Il y a peu de chance que les 17 salariés s’intègrent et trouvent leur compte dans cette opération. Les élus jugent donc que cette opération n’est bénéfique ni pour les salariés de Sopra Steria ni pour les salariés d’InProcess.

Par ailleurs, le fondateur DG garde des mandats dans d’autres sociétés, ce qui fait douter de son implication à long terme en tant que salarié chez Sopra Steria. »

Cyberattaque opérateurs de tiers payant, TOUS CONCERNES !

Nous avons été informés fin janvier d’une cyberattaque concernant les opérateurs de tiers payant Viamedis et Almerys. Cette attaque impacte nos données personnelles détenues par notre gestionnaire de santé Vivinter.

Les informations communiquées ne sont pas claires :

  • Un 1er mail nous informait de manière globale de la cyberattaque. Un mail "individualisé" devait être envoyé aux personnes concernées conformément aux recommandations de la CNIL ;
  • Certains ont reçu un mail le 17 ou 18 février, qui indiquait que « vos données ont pu être exposées ». Ce mail n’est pas très clair et ne parait pas individualisé ;
  • Une communication sur le site de Vivinter indique que « Tous les assurés et les ayants droit sont touchés au regard du mode opératoire de l’attaque sur les opérateurs de tiers payant ».

Vous comprendrez donc que nous devons TOUS rester vigilants, notamment face à l'augmentation exponentielle d'usurpations d'identité !

Conseils de la CFDT :

  • Portez plainte individuellement pour vous protéger d'une éventuelle usurpation d'identité :
  • Faites attention à tous mails, sms, sollicitations téléphoniques… venant de tiers vous demandant des informations
  • Appeler la plateforme Vivinter dédiée pour plus d’information : 09 71 10 03 08

N'hésitez pas à joindre vos représentants CFDT si besoin : dscfdtsoprasteria@gmail.com

vendredi 8 mars 2024

8 MARS 2024 : les droits des femmes selon Sopra Steria

En janvier 2024, lors des négociations annuelles (NAO) sur le périmètre des sociétés SSG - SBS/Solutions - I2S - SHRS, la direction a communiqué aux organisations syndicales les données de mai 2023 de la Commission Egalité Professionnelle installée par un accord signé en 2021 par le seul syndicat majoritaire.

Dans ce document, la CFDT découvre et relève qu'en mai 2023 :

  • Sopra Steria a détecté 1 607 femmes sur 3 693 femmes en écart de salaire avec les hommes à société, BU, site, tranche d'ancienneté, classification, filière, métier et mission équivalents ! Soit près de 45% des femmes !
  • Pour les écarts de salaire de 1 253 femmes, la direction écrit que la tranche d’âge n’est pas utilisée pour la détection mais uniquement pour la justification des écarts. La direction s'appuie donc sur le critère discriminant de l'âge, voire tout simplement parce qu'elles sont des femmes !

  • La direction écrit que les autres 354 femmes bénéficieront d'un plan d’action en juillet 2023 et/ou janvier 2024 !
  • 1 253 femmes attendent donc toujours d'avoir l'âge ! Mais quel âge faut-il avoir  ?

En 2024, par le biais des moyennes de moyenne de l'Index Egalité Professionnelle, Sopra Steria affiche une note de 89/100 : cherchez l'erreur ! L'égalité des salaires n'entre même pas dans la politique affichée par l'entreprise ! 

Pourquoi faut-il rappeler sans cesse les lois du 22 décembre 1972 et du 23 mars 2006 qui posent le principe de l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes ? À travail égal, salaire égal !

Une négociation doit s'ouvrir pour un nouvel accord Egalité Professionnelle dans quelques semaines : la CFDT portera ses revendications pour que l'égalité professionnelle soit une Egalité Réelle à Sopra Steria !


En ce 8 mars, retrouvez aussi toutes les dates clés de l'évolution des droits des femmes et de la  lutte contre le sexisme :



🟠 [8 mars 2024 Journée internationale des droits des femmes ] Toutes et tous mobilisés pour l’égalité réelle ! ⚖️

Malgré les effets d’annonces gouvernementales de porter la cause des femmes « grande cause du quinquennat », que ce soit dans la vie professionnelle et dans la sphère privée, les inégalités et les violences envers les femmes perdurent.

Aussi, ce vendredi 8 mars, la CFDT appelle à manifester et à faire grève !

Pour l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes :

  • Les femmes perçoivent 1/4 de salaire de moins que les hommes, à la retraite l’écart des pensions se creuse à hauteur de 40 %,
  • Elles sont 58 % à être payées au SMIC et y restent plus longtemps,

  • Alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes, elles ne représentent que 39% des cadres,
  • Assignées à leur rôle de mère, elles occupent 80% des emplois à temps partiel, et 95% des congés parentaux sont pris par les femmes,
  • Le poids de la parentalité, incluant la double journée et la charge mentale, pénalise exclusivement la carrière des mères, accentuant encore les inégalités salariales.

Pour la revalorisation des métiers à prédominance féminine.

Pour des services publics de qualité répondant aux besoins, notamment dans la petite enfance : il manque plus d’un million d’emplois dans les métiers du soin et du lien et plus de 200 000 places dans la petite enfance.

Pour des moyens réels alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles :

  • 80 % des plaintes sont classées sans suite,
  • le gouvernement français refuse d’inclure la notion de consentement et le viol dans la directive européenne contre les violences faites aux femmes,
  • les discours masculinistes se renforcent dans la sphère publique, prônant un retour aux « vraies valeurs » et à un sexisme décomplexé,
  • Le Haut Conseil à l’Égalité, dans son rapport annuel, dénonce une aggravation du sexisme d’année en année

LE 8 MARS 2024 : mobilisons-nous, y compris par la grève, pour une société de progrès et de justice, pour l’égalité entre les femmes et les hommes !






vendredi 1 mars 2024

[COMMUNIQUE INTERSYNDICAL] Pour l’égalité réelle, toutes et tous mobilisé·es pour le 8 mars !


Nos organisations appellent à se mobiliser y compris par la grève le 8 mars 2024. Portons haut les couleurs de l’égalité entre les femmes et les hommes pour revendiquer une société de progrès et de justice.

Malgré les effets d’annonces gouvernementales de faire de la cause des femmes la grande cause du quinquennat, les inégalités persistent dans le travail, dans les foyers et dans la société.

Les inégalités salariales et de carrières ne diminuent pas ou très peu. Les femmes perçoivent 1/4 de salaire de moins que les hommes et à la retraite l’écart des pensions se creuse à hauteur de 40 %. C’est comme si les femmes s’arrêtaient de travailler tous les jours à 15h40. Elles sont 58 % à être payées au SMIC et y restent plus longtemps. Alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes, elles ne sont que 39 % à occuper des emplois de cadre. Les métiers à prédominance féminine sont dévalorisés et mal rémunérés. L’index dit « Pénicaud » doit être amélioré et cet outil ne doit pas remplacer les accords et les plans d’action dans les entreprises. Ses trop bonnes notes ne reflètent pas la réalité des inégalités salariales que subissent les femmes alors même qu’il ne concerne que 1% des entreprises et que seules 0,5% ont des index calculables.

Assignées à leur rôle de mère, elles occupent 80% des emplois à temps partiel et 95% des congés parentaux sont pris par les femmes. Le poids de la parentalité, incluant la double journée et la charge mentale, pénalise exclusivement la carrière des mères, accentuant encore les inégalités salariales. Tout est à craindre concernant l’émancipation des femmes, lorsque le président parle de « réarmement démographique » alors que les conditions de travail et de vie des femmes sont l’impensé des politiques publiques. Il manque plus d’un million d’emplois dans les métiers du soin et du lien et plus de 200 000 places dans la petite enfance.

Les discours masculinistes se renforcent dans la sphère publique, prônant un retour aux « vraies valeurs » et à un sexisme décomplexé. Le Haut Conseil à l’Égalité, dans son rapport annuel, fait le constat que le sexisme s’aggrave d’année en année.

Les moyens alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sont très en deçà des besoins, 80 % des plaintes sont classées sans suite, et le gouvernement français refuse d’inclure la notion de consentement et le viol dans la directive européenne contre les violences faites aux femmes. De la même manière qu’il refuse d’appliquer au-delà du droit constant la convention 190 et à plein la recommandation 206 de l’organisation internationale du travail pour lutter contre la violence et le harcèlement au travail.

Pour toutes ces raisons, nous devons faire du 8 mars 2024 une puissante journée de grève et mobilisation partout. Pour :
  • l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes
  • la revalorisation des métiers à prédominance féminine
  • des services publics de qualité répondant aux besoins notamment dans la petite enfance
  • des moyens pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles
Ne laissons pas passer les discours passéistes, sexistes, masculinistes. Nous ne voulons plus de promesses, nous voulons des actes.

Le 8 mars, toutes et tous en grève et en manifestation !