Déclaration CFDT faite au CSE du 26 mars 2026 :
Un cycle de révision historiquement bas : jusqu’où la direction
ira-t-elle dans l’injustice salariale ?
Avec un taux de sélectivité à 29,29 %, un pourcentage
d’augmentation moyen de 1,19 % et un taux de promotion à 12,51 %, le
cycle RH 2026 de Sopra Steria Group s’inscrit dans la continuité des années les
plus précaires pour les salariés. Pire encore : il se classe parmi les pires de
l’histoire récente de l’entreprise, rivalisant avec le cycle 2021, année
marquée par la crise Covid.
Pourtant, les résultats financiers de l’entreprise sont au
rendez-vous :
- 297 millions d’euros de
bénéfice net en 2025, en hausse
de 18,3 % par rapport à 2024,
- une dette en baisse,
- une hausse du dividende de
14 %.
Comment justifier un tel décalage entre la performance
économique exceptionnelle et la parcimonie des augmentations et promotions pour
les salariés ?
Une politique salariale discriminatoire et injuste
La direction de Sopra Steria Group persiste dans une logique de pingrerie
systématique envers ses salariés, alors qu’elle se montre bien plus
généreuse envers elle-même.
Exemple frappant :
- DHG : 41,38 % des effectifs augmentés, avec une augmentation
maximale de 4 000 € par mois – un montant indécent, surtout quand on
sait que le montant médian d’augmentation attribuée aux salariés est de 140
€.
- Nouveau directeur général : plus de 300 % d’augmentation, un écart de
rémunération indéfendable dans un contexte où les salariés subissent des
augmentations inférieures à l’inflation.
Des promesses non tenues : la reconnaissance, parent pauvre des
enjeux RH
Depuis près de 10 ans, Sopra Steria Group mène des
enquêtes internes (Great Place to Work, RPS) confirmant que la
reconnaissance au travail est le critère le plus dégradé. Pourtant, la
direction semble ignorer les attentes légitimes de ses salariés :
- Refus d’aborder l’équité
salariale lors des ateliers GPTW,
- Objectifs inatteignables pour accéder à cette reconnaissance,
- Des remerciements artificiels sans traduction concrète en salaires ou en avantages.
Les salariés ne veulent plus de faux-semblants : ils
réclament une juste répartition de la richesse produite par Sopra Steria
Group.
La CFDT exige un sursaut : la richesse de l’entreprise, c’est
ses salariés
La CFDT rappelle à la direction que les salariés sont la
seule richesse réelle de Sopra Steria Group. Leur travail, leur engagement
et leur expertise génèrent les résultats financiers exceptionnels – résultats
qui profitent largement aux actionnaires et à la direction.
Pourtant, en 2026, la politique salariale reste inchangée :
- Augmentations dérisoires (médiane de 140 €),
- Promotions rares (12,51 % des effectifs),
- Écart abyssal entre les augmentations des salariés et celles de la
direction.
La CFDT exige :
- Une révision immédiate de la
politique salariale pour
refléter la contribution réelle des salariés,
- Une transparence totale sur les critères de promotion et d’augmentation,
- Une revalorisation salariale
significative pour tous les effectifs, sans
exclusion.
La direction doit enfin comprendre que sa seule légitimité
repose sur le respect et la reconnaissance de ceux qui font son succès :
les femmes et les hommes, salarié.es de l’entreprise.

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