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vendredi 27 mars 2026

La CFDT interpelle la direction sur les augmentations !

 Déclaration CFDT faite au CSE du 26 mars 2026 :

Un cycle de révision historiquement bas : jusqu’où la direction ira-t-elle dans l’injustice salariale ?

Avec un taux de sélectivité à 29,29 %, un pourcentage d’augmentation moyen de 1,19 % et un taux de promotion à 12,51 %, le cycle RH 2026 de Sopra Steria Group s’inscrit dans la continuité des années les plus précaires pour les salariés. Pire encore : il se classe parmi les pires de l’histoire récente de l’entreprise, rivalisant avec le cycle 2021, année marquée par la crise Covid.

Pourtant, les résultats financiers de l’entreprise sont au rendez-vous :

  • 297 millions d’euros de bénéfice net en 2025, en hausse de 18,3 % par rapport à 2024,
  • une dette en baisse,
  • une hausse du dividende de 14 %.

Comment justifier un tel décalage entre la performance économique exceptionnelle et la parcimonie des augmentations et promotions pour les salariés ?

 

Une politique salariale discriminatoire et injuste

La direction de Sopra Steria Group persiste dans une logique de pingrerie systématique envers ses salariés, alors qu’elle se montre bien plus généreuse envers elle-même.

Exemple frappant :

  • DHG : 41,38 % des effectifs augmentés, avec une augmentation maximale de 4 000 € par mois – un montant indécent, surtout quand on sait que le montant médian d’augmentation attribuée aux salariés est de 140 €.
  • Nouveau directeur général : plus de 300 % d’augmentation, un écart de rémunération indéfendable dans un contexte où les salariés subissent des augmentations inférieures à l’inflation.

 

Des promesses non tenues : la reconnaissance, parent pauvre des enjeux RH

Depuis près de 10 ans, Sopra Steria Group mène des enquêtes internes (Great Place to Work, RPS) confirmant que la reconnaissance au travail est le critère le plus dégradé. Pourtant, la direction semble ignorer les attentes légitimes de ses salariés :

  • Refus d’aborder l’équité salariale lors des ateliers GPTW,
  • Objectifs inatteignables pour accéder à cette reconnaissance,
  • Des remerciements artificiels sans traduction concrète en salaires ou en avantages.

Les salariés ne veulent plus de faux-semblants : ils réclament une juste répartition de la richesse produite par Sopra Steria Group.

 

La CFDT exige un sursaut : la richesse de l’entreprise, c’est ses salariés

La CFDT rappelle à la direction que les salariés sont la seule richesse réelle de Sopra Steria Group. Leur travail, leur engagement et leur expertise génèrent les résultats financiers exceptionnels – résultats qui profitent largement aux actionnaires et à la direction.

Pourtant, en 2026, la politique salariale reste inchangée :

  • Augmentations dérisoires (médiane de 140 €),
  • Promotions rares (12,51 % des effectifs),
  • Écart abyssal entre les augmentations des salariés et celles de la direction.

La CFDT exige :

  1. Une révision immédiate de la politique salariale pour refléter la contribution réelle des salariés,
  2. Une transparence totale sur les critères de promotion et d’augmentation,
  3. Une revalorisation salariale significative pour tous les effectifs, sans exclusion.

La direction doit enfin comprendre que sa seule légitimité repose sur le respect et la reconnaissance de ceux qui font son succès : les femmes et les hommes, salarié.es de l’entreprise.




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