Retrouvez l'historique de toutes nos comm's sur ce blog ! (menu en bas à droite)

mardi 9 mai 2017

L'Essentiel du CE de fin avril : Comment l'entreprise supprime la participation, le green washing de SSG, le plan jeune et seniors ridicule, Filmer non stop les salariés? quelle bonne idée...

n  Point 1 : Point sur la participation : calcul et montant
Suite aux questions de vos élus, la direction revient sur la formule et les calculs arrivant à une participation nulle pour les salariés. La direction a choisi d’appliquer la formule minimale légale, qui est :
Réserve de Participation = ½ x (Bénéfice Net Fiscal – 5% Capitaux propres) x Salaires/Valeur Ajoutée.
- Le Bénéfice Net fiscal = bénéfice fiscal au taux de droit commun – Déficits antérieurs reportables – Impôts au taux de droit commun = 81,8M€ - 41,4 M€ - 12M€. En effet, l’entreprise a récupéré les déficits reportables de steria et les impute chaque année dans sa formule, sachant qu’il reste encore près de 50M€.
- Les Capitaux Propres sont très élevés, dus à des choix d’imputation de la direction d’entreprise = 780M€ (5%C=39M€)
- Salaires = 570 114 073€ (brut social DADS)
- Valeur Ajoutée = 1 062 330 759€                  => S/VA = 53,6%, contre 55% l’an dernier !
Vos élus CFDT font donc remarquer que sans le déficit reportable, et même avec les capitaux propres énormes, les salariés auraient touché non pas 0 mais 700€ de participation cette année ! soit 8,2M€ en tout. Ils remarquent également que ces 8,2M€ sont très loin d’être compensés par les 4M€ du supplément d’intéressement (300€ bruts).
Vos élus CFDT rappellent que ce déficit permet également à l’entreprise d’économiser sur ses impôts malgré ses excellents résultats en 2016.
Les élus constatent que si l’entreprise distribuait plus aux salariés, les capitaux propres augmenteraient moins et que cela augmenterait donc la participation.
Avec un tel calcul et de tels choix, les salariés de Sopra Steria sont assurés de ne pas recevoir une participation pour les 2 prochaines années ! (Cela fera alors 4 ans sans participation)
Et la direction s’étonne de la difficulté à embaucher et du nombre de démissions ?
n  Point 1 : Point sur la participation : Dénonciation de l’accord et information des salariés
Le CE avait décidé et voter au dernier CE la dénonciation de l’accord signé entre le CE et la direction sur la participation, au vu des résultats nuls que la formule donne pour plusieurs années. Le seul intérêt de cet accord était la rémunération de la participation bloquée à 5%, mais étant donné que la participation est nulle, les 5% ont peu d’intérêt. L’accord va donc être annulé, ce qui n’aura aucun impact réel sur les salariés.
Ceci permet à vos élus de demander à la direction des négociations sur un nouvel accord de participation, pour cette fois-ci changer la formule minimum.
Nous demandons à la direction de bien vouloir transmettre à tous les salariés un texte pour informer et expliquer notre dénonciation. La direction tergiverse… Réponse au prochain CE…
n Point 20 : Salaires et primes
La direction ne veut pas fournir de document écrit sur les critères objectifs des augmentations individuelles.
Vos élus CFDT rappellent à la direction que ce type de document serait intéressant pour tous les salariés, et améliorerait la transparence sur l’évaluation. Les CRH sont une gigantesque boîte noire pour la plupart des salariés, où seuls les salariés connus ou en bonne relation avec les chefs sont augmentés…
Ce document avait pourtant été promis lors d’un CE précédent… la direction n’a qu’une parole… ou pas.
n Point 2 : Point économique du mois à fin mars 2017
Les indicateurs sont bons, rien à signaler.
Ce point est l’occasion de parler des problèmes de recrutement que constate l’entreprise, dans toutes ses entités. De plus, le nombre de démissions croit.  
Vos élus constatent, pour la première fois, que le nombre de salariés de SSG diminue, les faibles arrivées ne permettant pas de compenser les départs nombreux !
V. Paris nous confirme que le marché est plus actif et que les difficultés de recrutement sont réelles, et juge que les concurrents chasse chez nous.
Pour autant, aucune action pour y remédier ou nous rendre plus attractif… Circulez, y’a rien à voir…
n Point 3 : Consultation du CE sur une rupture conventionnelle d’un salarié protégé
Un délégué du personnel trainé devant le juge par la direction dès son élection…  Et en inter-chantier pendant plus de 6 mois…  Vos élus CFDT refusent de voter sur ce sujet, et donne la justification suivante :
« Les éléments que le CE a pu avoir sur le cas de rupture conventionnelle de Monsieur ABROUS font douter de l’absence de lien avec son mandat.
Après les élections, il s’est retrouvé attaqué en justice sur sa candidature DP, ce qui est loin d’être anodin, et est resté en inter-chantier 6 mois.
In fine, les élus CFDT du CE ne doutent pas de la volonté de Monsieur ABROUS de vouloir quitter cette entreprise, qui apparemment ne veut plus de lui et ne lui offre aucune carrière.
De plus, l’accumulation de cas de départs de salariés protégés pose question. »
n Point 4 : Consultation du CE sur le licenciement d’un salarié protégé
Une autre représentante du personnel, qui cette fois-ci, aurait fait un abandon de poste. Vos élus votent cette fois-ci un refus d’avis :
« Les élus du CE ne sont pas suffisamment informés pour rendre un avis éclairé au vu des faits suivants :
- Le seul élément fourni, l’est par la direction, et est une note rédigée par ses soins ;
- Ce jour le CE n’a pas pu entendre le salarié ;
- Aucun courrier ou courriel de sa part ne nous a été fourni.
- Les élus pensent qu’il y a eu une ou plusieurs demandes de RC de la salariée, refusée par la direction, immédiatement préalable à l’abandon de poste. »
n Point 6 : Suivi de l’intégration de la société de conseil LASCE dans SSG
Les consultants de LASCE sont désormais intégrés, et ne doutons point, ils sont HEU-REUX !!
Comment ne pas l’être alors qu’ils ont eu le droit à une cérémonie de remise des pc portables Sopra Steria (WOUHAAAAAAA !) ! Qu’ils ont désormais un wifi qui marche tout le temps (oui, parce que dans les petites boites y’a des fils partout et ça marche pas tout le temps, on se prend les pieds dedans….) Qu’ils ont accès à une cantine (WOUHAAAA !) Et qu’ils ne peuvent plus travailler comme avant en télétravail ! Ah ? ça, ça leur a posé soucis ? ah bon ? vous êtes sûrs ? c’est étonnant, on est tellement bien dans la tour Manhattan ! Sans parler de leur passage de forfait jours à travailleurs en heures, Tout ceci a dû sacrément baisser augmenter leur autonomie !
Nous demandons le nombre de départs de ces salariés depuis l’achat. La direction n’a pas de chiffres… quel dommage !
n Point 5 : Présentation des actions environnementales
La responsable du dossier développement durable vient nous présenter les actions environnementales de Sopra Steria Group. Principal axe : les déplacements, mais aussi les locaux, la gestion des déchets,…
Sauf que… Les déplacements ne prennent pas en compte les déplacements domicile-travail, malgré les missions de plus en plus loin, les sites qui déménagent sans tenir compte des lieux d’habitations des salariés, etc…
SSG ne veut toujours pas entendre parler de télétravail, ce qui limiterait pourtant les déplacements. Mais puisque les trajets domicile-travail ne comptent pas, sans doute ils ne polluent pas non plus ! La direction affirme même que l’empreinte des déplacements diminue, alors qu’elle supprime le télétravail où il existait ! oO
Tout finit par s’éclairer : ce ne sont pas que nous limitons les déplacements et autres pollutions, mais nous « compensons » en achetant des crédits Carbone ! C’est tout simple, et ça coûte trois fois rien (60 000€) Pourquoi se fatiguer ?
Pour ce qui est des bâtiments, certains nouveaux sont en effet labélisés BBC, enfin, ils l’étaient, car la direction passe le nombre de poste de 200 à 500 et change tout le système de clim’… évidemment, le bâtiment devient moins ‘neutre’…
De plus, les équilibres présentés se font dans le monde et non en France uniquement. On achète des certificats d’utilisation d’énergie renouvelable en Inde, etc.
Le Green washing est en marche…
La direction nous présente également des projets solidaires développés avec Sopra Steria, comme l’accès à l’eau. Dans ce domaine, nous suggérons à la direction de se mettre en cohérence et de ne pas acheter d’eau Nestlé comme c’est le cas, au vu de la position du directeur de Nestlé sur la non-accès à l’eau des populations et sa privatisation ! (L’extrait sur notre site http://cfdtsoprasteria.blogspot.fr/2017/05/sopra-steria-entreprise-solidaire.html  )
La responsable développement durable ne semble pas comprendre ni nos suggestions ni nos étonnement…
et quitte le CE dans une grosse voiture V6…
n Point 9 : Travail du dimanche et des jours fériés
De nouveaux travaux du dimanche, dont un sur lequel nous n’avions pas été consulté mais qui a eu lieu. Pourquoi s’emm… Nous votons notre refus d’avis qui devient habituel en demandant d’avantage de suivi et d’informations.
La direction ne respecte pas une fois de plus l’accord Temps de Travail, qui précise qu’elle doit prévenir par écrit le salarié au minimum 3 jours ouvrés avant !
La direction annule au dernier moment, sans aucune compensation pour le salarié qui a bloqué son week-end, alors que dans un cas d’incertitude elle devrait utiliser l’astreinte, qui assure le paiement de la plage horaire au salarié, indépendamment de l’intervention ou non.
Vos élus rappellent que le 1er mai est chômé et qu’aucun salarié ne doit travailler ce jour-là ! L’information ne redescendant pas toujours aux petits chefs locaux, nous demandons à la direction de faire un rappel, avec a minima la publication d’une actu sur F2F…
n Point 11 : Consultation du CE sur le plan d’actions de la direction en faveur de l’emploi des jeunes et des seniors et au soutien de la transmission des savoirs et compétences
Vos élus CFDT proposent au vote l’avis suivant, adopté à l’unanimité :
« Les élus du CE émettent un avis très défavorable sur le plan d’action en faveur des jeunes et des seniors. Ils demandent à la DIRECCTE de ne pas approuver ce plan d’action.
Les seniors ont consacré une grande partie de leur carrière à l’entreprise et en échange, ils ne sont plus augmentés, plus formés, et s’ils veulent réduire leur activité, c’est seulement si cela ne dérange pas trop l’entreprise.
Où est le plan « considérable » de formation promis par le Président du groupe afin de former et transformer les salariés au digital ? Alors que les seniors devraient être les premiers concernés, l’objectif de formation pour les seniors est inférieur à celui des autres salariés. (5% de jours pour les séniors alors qu’ils représentent 12% de la population).
Les seniors sont une richesse pour l’entreprise, contrairement à ce que croit la direction.
Les élus ont déjà alertés la direction sur ces problèmes, elle ferme les yeux sur les constats chiffrés, et elle refuse de mettre des solutions en place.
Ce plan d’action n’apporte RIEN à l’entreprise ni aux salariés, et ne l’engage en RIEN, il se contente de décrire ce que fait l’entreprise et de dire que ce sont des objectifs. Aucun objectif volontariste.
Aucune des remarques ou suggestions faites par les élus n’est prise en compte, la direction refuse de modifier ce plan en affirmant que les négociations sont terminées. Nous assistons là à un simulacre de consultation, frisant avec l’entrave, d’un plan sur lequel rien ne peut être modifié sauf les fautes d’orthographe. Le sujet devrait être consensuel, il est normalement source de convergence, il est navrant que la direction se ferme à tout dialogue social. »
n Point 12 : Points crédités au CE pour les locations pour les salariés ex-steria
Pour les locations, si plusieurs salariés demandent les mêmes locations, le départage se fait sur le montant du compteur location du salarié, puis son ancienneté. Le compteur location est incrémenté à chaque fois qu’un salarié bénéficie d’une location via le CE. Lors de la fusion, il était impossible de récupérer l’historique des salariés ex-steria, et il leur avait alors été affecté artificiellement quelques points pour « mimer » cet historique. Seulement les salariés ex-steria se retrouvent donc avec une plus faible chance d’obtenir des locations qu’un nouveau salarié ! Devant ce constat, les élus traidunion, refusent toute modification, mais la majorité du CE décide de retirer les 0,5 points restant aux ex-steria pour ne pas les pénaliser à deux ans de la fusion.
n Point  17 : Désignation de l’expert social du CE
Le CE doit être consulté comme chaque année sur le volet de la politique social de l’entreprise. Pour l’aider à se faire une opinion, il peut nommer un expert sur une liste fournie par l’état, qui réalise une expertise et remet son rapport au CE. Les élus du CE veulent anticiper la désignation de cet expert, même si les documents ne seront disponibles qu’en mai-juin, afin de travailler sur les informations demandées. La direction fait pression pour que les élus ne choisissent pas un expert particulièrement persévérant qu’elle n’apprécie donc pas ! Vos élus lui rappellent qu’elle n’a pas à influer sur le choix de l’expert, et que c’est sa persévérance qui en fait son succès auprès d’autres IRP du groupe notamment. Nous désignons donc ACEE à la majorité.
n Point 21 : Agile : Kit Agilité Distribuée : et si on filmait les salariés tout le temps ?!
Vos élus apprennent par un des leurs que des « Kit agilité » sont distribués dans toute l’entreprise. Il ne s’agit de rien de moins que des caméras et tv installées dans les openspace et bureaux des salariés sur différents sites. Il semble même que cela soit une volonté de la direction industrielle de l’étendre !
La loi oblige la direction à consulter les représentants du personnel (CHSCT et CE) AVANT l’installation de nouvel outil, et AVANT tout changement dans les conditions de travail, et ce n’est pas pour rien.
Ils auraient dû être consultés dès la volonté d’installer ces nouveaux outils dans les bureaux. En effet, rien à voir avec un service de visio dans une salle de réunion : les seuls visibles sont alors les personnes dans la salle, qui le savent, sont là pour la réunion, et à une heure donnée. Et voilà que la dérive commence :
Une initiative, vendue à un client (et à d’autres peut-être ?), a été prise, de pouvoir pour le client voir en direct l’équipe travailler, toujours sans aucune consultation des représentants du personnel !
Seulement voilà, il est totalement ILLÉGAL de filmer les salariés sur leur lieu de travail (hors cas spécifiques très règlementés) Et que dire de la possibilité de flicage, d’enregistrement et de diffusion ?!
La direction refuse tout système de badge pour le temps de travail mais veut filmer ses salariés au travail ?!
L’installation de caméra même dans les entrées, est soumise à consultation des IRP ET information de tous les salariés ET doit être « proportionnée » aux risques. Impossible de mettre une caméra pour voir qui vole le PQ par exemple !
Et après, quelle sera l’étape suivante ? Le directeur juridique lui-même semble ne pas comprendre nos remarques et attend que les élus se lassent de s’indigner. Quand le président ou le DG sera poursuivi au tribunal pénal, ce sera plus clair ? Nous lisons la déclaration suivante :
« Les élus du CE sont choqués et outrés de l’attitude de la direction sur le sujet des kit agilité distribuée(KAD). Des caméras et télés ont été installées sans aucune information - consultation d’aucun des IRP, contrairement à toutes les obligations, et ce dans les bureaux et open space des salariés. Et ce dans plusieurs sites, voire partout. Les élus apprennent que ces kits sont disponibles à la commande sur le site DMSI. Les élus demandent dans quels endroits/projets ces kits ont été distribués et la liste des commandes passées à la DMSI.
Pire, ces webcam sont parfois allumées en continu pour filmer les salariés et retransmettre ailleurs ou au client.
De pire en pire, la direction ne peut assurer que ces vidéos ne sont pas enregistrées.
Filmer les salariés à leur poste de travail est totalement illégal, et relève du pénal, à l’exception de cas très précis de sécurité qui n’ont rien à voir avec l’activité de Sopra Steria.
La direction refuse de faire un mail et un rappel à tous les salariés et BU pour suspendre l’utilisation de ces dispositifs dans l’attente de l’information et consultation du CE et des CHSCT, voire du changement du règlement intérieur. Cette position est hallucinante.
Le CE en prend acte et demande la suspension de cette séance. »
La direction finit par promettre de suspendre le cas dévoilé jusqu’à la consultation du CHSCT, et par faire un mail aux CP et autres responsables de Kit Mobilité… À suivre…
TEMOIGNEZ DE L’INSTALLATION DE CES KITS, DU MAIL REÇU, … !
NOUS AVONS BESOIN DE VOS RETOURS !
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire